mercredi 16 octobre 2013

Aymeric Chauprade interviewé sur ria novosti

Morceaux choisis :

Blog d'Alexandre Latsa: "Si la Russie court derrière le modèle occidental, elle sera toujours en retard"
ria novosti, 16/10/2013 (en Français texte en français )
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La souveraineté est une évidence pour tous les peuples du monde, et en particulier pour ceux qui ont pris leur indépendance récemment ou qui aspirent à créer un État indépendant. Les Européens de l'Ouest, ou plutôt leur fausses élites gouvernantes, sont les seules du monde à avoir abdiqué la souveraineté de leurs peuples. C'est une trahison dont elles devront répondre devant l'Histoire. Des millions de Français ont péri à travers l'Histoire pour défendre la liberté et la souveraineté du peuple français, sous les monarques comme en République. Mon nom est inscrit sur les monuments aux morts français. Si les Français voulaient s'en souvenir, il n'est pas une famille française qui n'ait son nom inscrit sur ces monuments aux morts, de la Première, de la Deuxième ou des guerres de défense de l'Empire français.

Imaginez-vous un Américain ou un Russe abdiquer sa souveraineté? Pour eux le patriotisme est une évidence, qui va d'ailleurs tellement de soi que tout parti affirmant un programme nationaliste en Russie est perçu comme extrémiste parce qu'il n'y a nul besoin là-bas d'affirmer l'évidence. Nos amis russes doivent comprendre en revanche qu'en France ce n'est plus l'évidence et par conséquent qu'il est normal qu'un parti politique qui veut rendre au peuple la souveraineté, mette celle-ci au sommet de son programme!

Aujourd’hui nous assistons à une relative rapide modification des relations internationales, avec le basculement du monde vers l’Asie et la potentielle fin du monde unipolaire. Comment envisagez vous que cette transition puisse se passer?

Ce que je vois c'est que les États-Unis refusent de perdre leur premier rang mondial et peuvent créer de grands désordres, peut-être même des guerres de grande ampleur, dans les décennies à venir, et que les Européens, quant à eux, sont dans la gesticulation kantienne, la proclamation de belles leçons de morale qui s'accompagnent d'un déclin en puissance dramatique et donc pathétique.

Au sein de cet basculement, la France semble quant à elle pourtant de plus en plus aligner sa politique étrangère sur les intérêts américains, cela est visible avec la crise en Syrie. Comment l’expliquez-vous?

Je l'explique très simplement. L'oligarchie mondialiste a pris le contrôle des principaux partis de gouvernement français, le PS et l'UMP. La majorité de ses dirigeants ont été initiés dans les grands clubs transatlantiques. Ils ont épousé le programme mondialiste et ne raisonnent plus en patriotes français comme le faisait le général de Gaulle. Lorsque le peuple français l'aura compris, ces fausses élites seront balayés car elles n'ont pour bilan que le déclin en puissance de la France et la perte de sa souveraineté

5 commentaires:

  1. En revanche, oui je soutiens Marine le Pen et il est possible que je joue prochainement un rôle sur la scène politique à ses côtés. Marine a un caractère fort, une carapace héritée des coups que son père a pris pendant tant d'années, et je la sens donc capable de prendre en main avec courage le destin du pays. Le courage plus que l'intelligence est ce qui manque aux pseudo-élites françaises, lesquelles sont conformistes et soumises à l'idéologie mondialiste par confort.

    Comment envisageriez vous la relation franco-russe?

    Je l'ai dit et je le redis haut et fort. Si le Front national arrive au pouvoir, il rompra avec l'OTAN et proposera une alliance stratégique avec la Russie. Ce sera un tremblement de terre énorme au niveau international et c'est la raison pour laquelle, avant d'arriver en haut des marches, et même avec le soutien du peuple, il nous faudra affronter des forces considérables. Nous y sommes prêts. Et n'oubliez pas que la France est le pays de Jeanne d'Arc. Tout est possible donc, même quand tout semble perdu!

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  2. La souveraineté c'est au peuple de l'exercer. Un peuple enraciné dans une patrie charnelle, pas un peuple déraciné par un état et isolé derrière des frontières administratives.
    Si le peuple oublie la patrie au profit de la nation, s'il abandonne à l'état sa souveraineté, il n'est plus peuple, il est agglomérat de citoyens.
    Toujours faire la différence entre peuple et état. Toujours faire la différence entre patrie et nation. Question de survie.
    Ce que le FN veut ce n'est pas un peuple enraciné c'est un agglomérat de citoyens soumis à un état fort personnifié par un chef charismatique. C'est le rouleau compresseur mais avec d'autres méthodes. C'est Babel 1.0, à l'ancienne, mais c'est Babel quand-même, et pas qu'un peu.
    La solution n'est ni dans la mondialisation "festiviste" ni dans le FN. Plutôt dans l'enracinement, l'autogestion, la reprise en main par la base de la "res publica", la common decency, et la défiance non seulement vis à vis du spectacle mais aussi vis à vis des grandes gueules autoritaristes qui balancent des phrases simples qui sonnent bien pour rassembler autour d'eux certains qui recherchent à juste titre des repères mais se font avoir. (grandes gueules qui finalement font aussi partie du spectacle)

    "L'État est une chose froide qui ne peut pas être aimée mais il tue et abolit tout ce qui pourrait l'être ; ainsi on est forcé de l'aimer, parce qu'il n'y a que lui. Tel est le supplice moral de nos contemporains.
    C'est peut-être la vraie cause de ce phénomène du chef qui a surgi partout et surprend tant de gens. Actuellement [en 1943], dans tous les pays, dans toutes les causes, il y a un homme vers qui vont les fidélités à titre personnel. La nécessité d'embrasser le froid métallique de l'État a rendu les gens, par contraste, affamés d'aimer quelque chose qui soit fait de chair et de sang. Ce phénomène n'est pas près de prendre fin, et, si désastreuses qu'en aient été jusqu'ici les conséquences, il peut nous réserver encore des surprises très pénibles ; car l'art, bien connu à Hollywood, de fabriquer des vedettes avec n'importe quel matériel humain permet à n'importe qui de s'offrir à l'adoration des masses."
    S. Weil, "L'Enracinement" (1943), chapitre "Déracinement et nation"

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    1. Je te suis assez là dessus... L'Etat n'est pas une fin en soi. Au contraire. Mon côté "anarchiste torie" à la Orwell me retient.

      Mais bon, ils parlent de proportionnelle, de référendums... Ce qu'ils proposent ressemble beaucoup au modèle Suisse. Et puis faut voir avec quelle chienlit ils partiraient.

      Reste que ça c'est la vitrine. Derrière, c'est pas reluisant. Cf ce qu'on peut lire sur le Laurent Lopez élu à Brignolles. Philippot se dit gaulliste, je veux bien le croire. Mais est-il représentatif de ce qu'est réellement ce parti ?

      De toutes façons, pour moi, une chose est claire. Le véritable fascisme qui menace, c'est le mondialisme. Il est hors de question de voter pour un parti qui propose son approfondissement ou même le status quo. Ça c'est la base. Ensuite, on avise parmi ce qui reste : blanc/dupont aignan/UPR/FN... Et j'exclue bien le FdG qui est mondialiste lui aussi.

      Maintenant le vote, franchement, si il ne reste que ça comme espoir, c'est qu'on est acculé. C'est son propre quotidien qui compte. Là qu'on agit.

      Et puis le mondialisme vient de loin. Ca fait 3 siècles que les réseaux font une pression incroyable pour avancer leurs pions. Penser qu'ils laisseront tout s'effondrer à cause d'une élection ? Que Le Pen devienne trop menaçante, et vous verrez qu'elle mourra d'un cancer fulgurant et spontané...

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    2. "Mon côté "anarchiste torie" à la Orwell me retient."
      Oui ça me semble effectivement un bon repère

      "Maintenant le vote, franchement, si il ne reste que ça comme espoir, c'est qu'on est acculé. C'est son propre quotidien qui compte. Là qu'on agit."
      +1

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  3. Réaction d'un Suisse (vivant en Suisse)...

    Je crois, Tonio, que Marine Le Pen n'a rien compris au système de démocratie semi-directe suisse. Il ne s'agit absolument pas d'un système référendaire ou plébiscitaire, mais tout simplement d'un système majorité/opposition, dans lequel le peuple joue le rôle d'opposition.

    Depuis toujours (enfin, depuis au moins 1943 et l'entrée des socialistes au Conseil fédéral) nous avons au gouvernement - le Conseil fédéral - une vaste coalition allant de l'équivalent de la droite populiste au parti socialiste, de l'UDC au PS suisse (imaginez une coalition UMPSFN). Et le peuple joue simplement le rôle d'opposition. Il peut contester les lois voter ou en proposer - enfin au plan constitutionnel. Un système qui est d'ailleurs reproduit à l'échelle des cantons, et de beaucoup de grandes communes.

    Et le peuple vote aussi bien "festiviste" (il a approuvé par exemple à 65% des voix notre avatar de mariage pour tous - ou à l'échelon de certains cantons comme ici à Berne, la distribution d'héroïne et les shootoirs) qu'"enracinement" (refus constant de l'adhésion à l'espace européen, refus de tout dérapage des comptes publics ou d'une semaine de vacances supplémentaire non financée, soutien sans faille à la petite agriculture de montagne, etc.). Honnêtement, vous voyez une Marine Le Pen mettre ensuite en oeuvre sans broncher ces décisions du peuple souverain? Les Suisses sont un peuple viscéralement républicain et démocratique. Il n'y a jamais eu ni monarchie, ni homme "fort", ni culte des chefs.

    L'histoire de la droite populaire française / ou extrême droite, comme en voudra, est tout autre.

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