mardi 22 octobre 2013

Bruno Bertez : Les Clefs pour Comprendre du Lundi 21 Octobre 2013: L’ennemi, c’est la nuance! La nuance est l’arme des enfumeurs!

Démontage en règle du "La-déflation,-c'est-le-mââââl"...

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 21 Octobre 2013: L’ennemi, c’est la nuance! La nuance est l’arme des enfumeurs! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 21/10/2013 (en Français texte en français )
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Beaucoup d’amis lecteurs me font remarquer que mes propos ne sont pas nuancés. C’est vrai, je ne pratique pas l’Enanisme. L’Enanisme c’est : « d’un côté il y a ceci, d’un autre il y a cela. Il y a toujours du pour et du contre. Il est difficile de trancher; conclusion, moi énarque, compte tenu de la mission de dépassement des contradictions au service de l’Etat qui m’a été confiée, je considère que c’est moi qui décide ». Roosevelt disait : « Donnez-moi des conseillers manchots, j’en ai marre des conseillers qui disent d’un côté, il y a ceci et de l’autre il y a cela! La vie est une lutte, pas un jeu de devinettes »



La vérité n’est pas nuancée. On n’est pas un peu vierge ou enceinte… encore que par les temps qui courent …Au contraire, elle est caricature, réduction à l’essentiel, passage à la limite. Les tableaux de Goya donnent mieux à voir la réalité des grands de son époque que ne le font les hyperréalistes actuels. En peinture, comme en écriture, je suis expressionniste, je force le trait pour frapper, impressionner, choquer. Et motiver.



Ce qui est nuancé, c’est le jugement que l’on peut porter non pas sur la vérité, elle est ce qu’elle est, mais sur la réalité. La loi de la gravitation est ce qu’elle est, mais vous avez le droit de la déplorer. Elle vous empêche de voler. Ne voyez aucune allusion aux vols dont sont victimes les citoyens.

Nous exposons la vérité d’un mode de gouvernement. A vous d’être pour ou contre. Ils dépensent, ils creusent les déficits et les dettes. Les dettes s’accumulent, ont des effets non voulus comme le surendettement, l’accroissement des inégalités, les pertes de libertés et de souveraineté, les déstructurations sociales, la destruction de l’avenir des jeunes, la montée en puissance de la finance au détriment de l’économie réelle productive, le dépérissement de la démocratie réelle au profit de la démocratie du spectacle.

La fonction des idéologies économiques est, à un moment donné, de fournir des justifications à une forme d’exercice du pouvoir des classes dominantes. Il y a forcément dans chacune des idéologies une part de vérité, sinon d’évidence, sinon comme on dit « cela ne marcherait pas ». Une partie de l’idéologie est mise en avant, c’est ce que l’on fait en rappelant les « succès » historiques, les « bienfaits » de l’idéologie keynésienne; une autre partie de l’idéologie est escamotée, généralement son coût et ses inconvénients. On peut le faire, tant que les bénéfices sont supérieurs aux pertes.

Le libéralisme, en tant qu’idéologie libère les forces productives, grâce à la sélection des meilleurs et grâce à un système incitatif, motivant.

Le keynésianisme tente de corriger les déséquilibres produits par la croissance et l’accumulation, en accentuant le coté répartition et en mettant l’accent sur le maintien d’un demande suffisante pour limiter le sous emploi.

Le marxisme économique prétend dépasser les contradictions que rencontre le système du capital en socialisant les moyens de production.

Les vrais libéraux, libertariens, les Autrichiens, disent : les contradictions du capital disparaissent si on laisse la destruction de ce qui est inefficace faire son œuvre.

Bien entendu, je caricature.

Je signale que libéralisme et keynésianisme sont les deux faces d’un même système, le système capitaliste, « le travailleur reste exploité », mais qu’ils diffèrent par le rôle et l’importance de l’Etat.

Dans le système d’idéologie keynésienne, en gros, le système social-démo, l’Etat et ses fonctionnaires/ponctionnaires jouent un rôle prépondérant. Ce qui fait émerger une classe dominante qui exerce un pouvoir de plus en plus envahissant. Quasi autistique puisque coupée des réalités, autre que celle des jeux de pouvoirs, de carrière et d’alliance.

Je soutiens que le Keynésianisme, la social-démo, ont des conséquences systémiques terribles:

-Gonflement des stocks de dettes publiques et privées, qui débouchent sur le surendettement et l’instabilité financière à la Minsky, développement exponentiel de la spéculation.

-Montée, hypertrophie de la fonction bancaire puisqu’il faut créer, gérer, mettre en valeur de plus en plus de dettes, la fonction crée l’organe et produit les théories nécessaires au fonctionnement.

-Constitution d’un capital financier- somme des dettes qu’il faut honorer- qui peu à peu prend le pas sur le capital productif, s’attribue une part croissante du surproduit. Ce capital financier, au fur et à mesure que le stock de dettes s’accumule devient de plus en plus fictif, on peut de moins en moins l’honorer par les cash-flows et revenus, on est condamné, comme maintenant, à tenter de le maintenir en vie en l’adossant à des assets et à faire monter le prix des assets, ce qui est la raison des bulles fabriquées par les banques centrales.

-Production d’une classe sociale ultra-riche dont la fortune est fondée, non sur la production de richesses réelles , mais sur la manipulation et la science des mystères de l’argent , de la dette, des assets financiers et des quasi-assets. Ceux qui s’enrichissent non pas en dormant, comme le dit la tradition, mais qui s’enrichissent parce que ce sont les grands prêtres de la religion du fétichisme de la monnaie. Cette classe sociale détient l’argent et avec cet argent, elle achète le Pouvoir. Elle ouvre ou ferme les robinets du crédit aux gouvernements pour infléchir ou dicter sa politique, confère la ratification du traité européen Merkel-Sarkozy. Elle impose la politique économique qui lui convient : maintien de l’euro pour sauver ses créances, austérité, hausse des impôts pour solvabiliser et soutenir la valeur de ses créances sur les marchés, elle impose aux banquiers centraux, chefs des Guelfes Noirs, l’avilissement programmé des monnaies pour passer le cap des besoins de liquidités.

-Constitution d’une Grande Alliance politique qui regroupe :
  • La classe financière et les ultra-riches.
  • La classe politique, les apparatchicks -qui cornaquent les travailleurs- et la Haute Fonction Publique nationale et internationale.
  • La classe de ceux qui sont les fous des nouveaux princes, médias, faux intellectuels, stars du show bizz, tous ces gens qui ne se coltinent pas le poids du réel productif mais servent à distraire, divertir, tromper , propagander, enfumer, pour endormir les masses et les faire se tenir tranquilles.
  • La classe des déviants du système, des anti-héros, futurs nouveaux héros, lesquels sont le fer de lance de la destruction du tissus social et de la société civile, progressistes du style Libération, sponsorisés par les ultra-riches et la Haute finance. Dans le style « les banlieues sont l’avenir de la France »

Je ne suis ni pour, ni contre le keynésianisme, ce que je me propose c’est de le donner à voir, de le montrer d’une autre façon que celle que les classes dominantes et leurs alliés le mettent en scène.

Je montre au fil de mes textes que les théories économiques de l’équilibre sont des idéologies du conservatisme; si on est en équilibre, on ne bouge pas. Le progrès est fait d’une succession de déséquilibres, de déséquilibres dépassés. Regardez comment vous marchez! Les théories de l’équilibre sont, comme toute théorie des constructions symboliques plus ou moins homogènes, plus ou moins complexes, plus ou moins efficaces, pour justifier l’ordre existant , cet ordre que nous écrivons (des)ordre.

Les théories de l’équilibre ont pour fonction systémique de nier qu’il existe une histoire, de nier qu’il y a des conflits, d’empêcher que ce qui est neuf, source de mieux être et de progrès advienne. Ainsi on est en train de nier et de « ratiboiser » tous les progrès de niveaux de vie secrétés par les trente dernières années, on organise la négation de ces progrès, la régression.

On arrive a vous persuader que l’allongement de la durée de la vie est un mal absolu, que le progrès technique, la productivité ne servent pas à cela, précisément, produire plus pour vivre plus et plus longtemps. On arrive à vous faire croire que le progrès de la productivité, de l’efficacité sont un mal, qu’ils ne devraient pas faire baisser les prix, augmenter votre pouvoir d’achat. On cache le choix essentiel, princeps des politiciens, le refus de la baisse des prix que produisent le progrès des techniques et la meilleure utilisation des hommes. Pourquoi refuser la naturelle baisse des prix qui augmenterait le pouvoir d’achat ? Ben voyons, tout simplement parce que cela ruinerait les kleptos, ceux qui sont en levier, ceux qui s’enrichissent en faisant des matelas de dettes. Leurs dettes vaudraient plus cher! La mécanique infernale qui consiste à acheter des biens dont le prix monte avec des dettes dont la valeur baisse volerait en éclats. L a mécanique infernale de la concentration des patrimoines dans les mains des ultra-riches exploserait.

Je montre que ces tentatives keynésiennes de reproduire et de faire durer le système fondé sur le délire financier, la toute puissance du capital fictif, l’euthanasie du capitalisme de production et d’entrepreneurs, la destruction des classes moyennes, tout cela nous fait glisser vers un univers concentrationnaire, Orwellien, d’ou les libertés et le sens de la vie disparaissent peu à peu.

Je soutiens que la crise qui a commencé en 2006, avec le top des prix de l’immobilier américain était une opportunité pour changer de système, pour sortir de la Financiarisation et que les Grandes Alliances , de droite comme de gauche , les banques centrales se sont arque-boutées pour que surtout rien ne change, et je soutiens que l’idéologie keynésienne a fourni la panoplie de ce status quo dont le prix à payer est la perte de liberté et de dignité.



Soral, Michéa, Bertez, même combat. Par des approches et des sensibilités différentes. Mais on en revient toujours au même : l'union nécessaire des décents, majoritaires, pour reprendre le pouvoir à l'alliance objective des indécents qui a tous les pouvoirs, mine les bases de la société des décents, les divise et empêche leur union par sa ridicule opposition gauche droite.

8 commentaires:

  1. Ne vous arrachez pas les cheveux, une bonne couche toute fraîche vient d'être appliquée.

    Nous en avons pour trois mois avant la procaïne.

    Passez de bonnes fêtes de fin d'année.

    Euphorie générale grassement rémunérée. Tout baigne dans le virtuel, c'est génial. Le réel c'est pour les ploucs… c'est bien connu.

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  2. Le problème de Bertez (qui est quelqu'un honnête au demeurant) c'est qu'il ne veut pas comprendre une chose, que l'histoire nous a pourtant apprise en 1929, la déflation on sait quand ça commence on ne sait pas où et quand cela se termine!!!
    " Pourquoi refuser la naturelle baisse des prix qui augmenterait le pouvoir d’achat ? Ben voyons, tout simplement parce que cela ruinerait les kleptos, ceux qui sont en levier, ceux qui s’enrichissent en faisant des matelas de dettes." C'est un point de vu, pais je le pense faux, les vrais kleptos ont acheté des biens physiques (or, terres agricoles, immo, mines, forêts) depuis longtemps, se sont les banques centrales qui achètent les obligs et les petits épargnants via les comptes épargnes "garantis" qui vont vraiment morfler!!!
    Dans un processus de déflation, les salaires aussi baissent, le taux d'emploie baisse, ce qui entraine toujours plus de déflation.
    C'est toujours le même caramel avec lui, il refuse de comprendre que la concentration du capital est constitutif du capitalisme, qu'historiquement les remises à zéro se sont toujours fait par la guerre...

    Pour comprendre le délire monétariste:https://www.youtube.com/watch?v=PHe0bXAIuk0

    Et oui une productivité en constante croissance est un problème, quand les robots produiront tous à la place hommes, qui consommera la production???

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    1. Je tiens aussi à dire que des solutions permetants d'en finir avec ces problèmes monétaires et avec le pouvoir des banques existent, elle ne sera peut être jamais mis en place car elle tue le pouvoir des banques:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/100_%25_monnaie

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    2. Sommes nous confrontés a une acceleration de l'histoire? Un peu a la maniere d'un vortex nous voila entrainé de plus en plus pres du gouffre. Aspiré irrémédiablement on ne peut lutter contre une telle force, on ne peut que s'en accomoder, surfer sur les événements en esperant y réchapper. Le vortex c'est l'entropie de l'anthropie, celle d'un modele qui pousse plus loins sa propre logique mortifere et dont une élite internationaliste, déracinée parcequ' apatride en est le géniteur, le maitre d'oeuvre.
      La destruction qui opere sous nos yeux n'est aucunement le fruit du Hasard, celui la n'existe pas, la seule chose, intemporelle qui existe chez l'Homme c'est son Hybris et son ignorance a saisir le sens du Sacré, le sens intime de sa propre existence dans le maelstrom scénaristique de la Vie. Le kleptocrate, le mégalomane, le pervers narcissique... se hisse a la fonction de prédateur parcequ'il en est l'organe sécréteur naturel, il construit son monde en regard de sa propre nature qu'il n'interroge pas, elle est légitime a son coeur , en conformité avec sa raison,ses désirs. Comme le parasite qui pompe son hote- et l'hote c'est nous! - il stratégise selon ses desseins, il s'associe avec ses pairs et s'invente une religion, une légitimité a sa prédation. La religion découlant de l'Hybris est destructrice du Sacré, de la dignité et du sens véritable de l'Humain mais oh paradoxe! elle est aussi pourvoyeuse de contraintes necessaires aux égarés (hotes) qui pourront trouver là la possibilité d'un retour sur eux-meme a l'aune des malheurs qu'ils gouteront, bien malgré eux . La souffrance est rédemptrice, elle pousse a l'exces l'homme dans ses retranchements, elle l'invite au recentrage, aux grandes questions existencielles celles qui font Sens et qui leve le voile de son ignorance... tel le prisonnier dans la caverne de Platon.
      Le scénario actuel dans lequel nous sommes bien malgrés nous impliqué nous oblige au recentrage et quelque part ce blog (et d'autres) cristallise nos angoisses, nos interrogations et nous pousse a envisager des réponses qui necessitent de nous transfigurer, de nous liberer de cette matrice avec laquelle nous prenons nos distances (l'acteur devient spectateur de lui meme et du théatre dans lequel il se trouve).
      Comprenez moi bien, je ne suis pas masochiste, mais le reel étant ce qu'il est, on se doit de composer avec lui il en va de l'exercice meme de notre Tache ici-bas, celle d'Evoluer Consciemment vers notre Humanité plutot que notre Bestialité (hybris). Le Progres ici est ce qui nous sépare -qualitativement, humainement- de ce que l'on a été hier. c'est tout le Sens Sacré de notre existence que d'avoir face a face predateur et proie, parasite et hote car cette situation crée la dynamique necessaire a l'ascension cognitive de l'Homme, c'est l'équilibre du YIN et du YANG ou s'operent les métamorphoses de l'Etre. Notre Infortune fait potentionnellement notre Fortune.
      MASTER T

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    3. Alors, comment dire, je commence à en avoir un peu ras-le-bol de l'argument "la déflation, on sait où ca mène".Sous-entendu, s'il y a de la déflation, vous allez voir, Hitler va revenir.
      L'histoire (avant Keynes) n'a toujours été qu'une succession de périodes d'inflation et de déflation. Et si nous avions eu Hitler à chaque période de déflation, il ne resterait plus beaucoup d'êtres humains sur terre pour pouvoir en discuter aujourd'hui.
      A titre d'exemple, voici un graph inflation/déflation sur longue période (350 ans) :
      http://www.financialsense.com/sites/default/files/users/u716/images/2013/0204/us-historical-inflation-rate-1650-2013.jpg
      Cela dit, à la vitesse à laquelle les conneries s'enchaînent, je ne pense pas qu'on va avoir besoin de déflation pour connaître une nouvelle vague de terreur...

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    4. @K
      Pas de point godwin!!!
      On est d'accord les crises sont constitutives du capitalisme, le solde de celle que nous vivons va-t-être terrible...C'est pas la fête qui nous attend!!
      Je dis juste que les politiques ne veullent pas de déflation et que c'est un processus qui n'est pas indolore loin de là, il n'y a pas que les klepto qui morfleront... La baisse des prix c'est la baisse des marges, des salaires, du taux d'emploi...c'est toi, moi, le voisin...Va voir la petite vidéo que j'ai mise en pièce jointe sur le premier message, qui fini sur un fantasme de levareging heureux, branlette monétariste, pour comprendre ce qu'i essayent de faire...

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  3. Bertez: "Je ne suis ni pour, ni contre le keynésianisme..."
    J'ai bien lu?

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    1. Je continue.

      Bertez: "Je montre au fil de mes textes que les théories économiques de l’équilibre sont des idéologies du conservatisme; si on est en équilibre, on ne bouge pas."
      Tout à fait d'accord lorsque l'équilibre est pensé comme équilibre statique. Donc exit les théories de Pareto et de Nash. Exit la loi de l'offre et de la demande (et poubelle un sacré paquet de "Nobels" d'économie).

      Bertez: "Le progrès est fait d’une succession de déséquilibres, de déséquilibres dépassés."
      Je pense que le terme correct est "équilibre dynamique".

      Bertez: "Regardez comment vous marchez!"
      Gauche/droite!

      Disco: "Soral, Michéa, Bertez, même combat. Par des approches et des sensibilités différentes. Mais on en revient toujours au même : l'union nécessaire des décents, majoritaires, pour reprendre le pouvoir à l'alliance objective des indécents qui a tous les pouvoirs, mine les bases de la société des décents, les divise et empêche leur union par sa ridicule opposition gauche droite."

      J'ai lu sur ce blog Disco a milité un temps (et milite encore?) pour le centre, le Modem. Je pense que ce n'est pas un bon choix car je pense que l'équilibre des sociétés est nécessairement dynamique: gauche/droite! Pour moi l'UMPS (UMP+PS solférinien) est en passe de devenir le nouveau Modem, dernière phase avant sa disparition...

      Bertez justifie son rejet(?, cf. mon premier commentaire) de l'idéologie keynésienne pour sa staticité conservatrice et son choix de l'idéologie libérale de la "destruction créatrice schumpeterienne" pour sa dynamicité. Pour moi il refuse de voir que cette dynamicité est également conservatrice: après la lente kleptocratie statique en noir et blanc, keynésienne, il refuse de voir (c'est comme ça que je le lis) la rapide kleptocratie dynamique en couleur, schumpétérienne. "Je signale que libéralisme et keynésianisme sont les deux faces d’un même système, le système capitaliste". Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Bertez!

      Bertez: "Les théories de l’équilibre [statique] ont pour fonction systémique [...] de nier qu’il y a des conflits."

      C'est également la position du très keynésien Paul Jorion (il prépare, je crois, un bouquin sur lui). Il va en effet répétant (Le prix, Misère de la pensée économique) que l'établissement du prix est le résultat d'un rapport de force dans lequel l'offre et la demande n'interviennent pas ou fort peu. Don't fight the FED...

      Pour moi une théorie dynamique de l'économie passe par une théorie du conflit. La seule théorie du conflit que je connaisse est la théorie des catastrophes de René Thom. Thom a appliqué sa théorie à la biologie, la sociologie, la psychanalyse, la linguistique. A ma connaissance pas à l'économie.

      L'une de ses citations préférées est: "Le prédateur affamé est sa propre proie, pour moi [Thom] à la base de l'embryologie animale".

      Depuis l'effondrement de l'URSS le capitalisme affamé est sa propre proie, en conflit avec lui-même! Et la vertigineuse rapidité de la concentration des richesses que l'on observe actuellement en est pour moi l'illustration Beaucoup, dont moi, voient ça avec angoisse. Quelle alternative alors qu'on nous rebat les oreilles avec le fameux TINA de Maggie?

      Certains, comme Paul Jorion voient la fin du capitalisme (cf. son bouquin "Le capitalisme à l'agonie). La citation de Thom permet peut-être d'imaginer une autre issue...





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