vendredi 4 octobre 2013

David Cameron plus efficace que François Hollande

David Cameron plus efficace que François Hollande
Le Point, Pierre Beylau, 04/10/2013 (en Français texte en français )
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Croissance en nette hausse, chômage en baisse, hausse des salaires : le remède de cheval du Premier ministre britannique porte ses fruits.

En rythme annuel, la croissance britannique est actuellement de 1,3 % et atteindra vraisemblablement 3 % dans les deux ans qui viennent. Le chômage est à moins de 8 %. L'indice de confiance des consommateurs est à son plus haut niveau depuis six ans. Certes, la dette est toujours préoccupante (95 % du PIB). Mais le déficit budgétaire devrait être ramené à 1 % en 2015. L'objectif étant de dégager un excédent budgétaire à l'horizon 2020. Ces résultats ont été obtenus grâce à un remède de cheval infligé sans ménagement. Des coupes drastiques ont été effectuées dans les dépenses publiques. Celles-ci représentaient 47,4 % du PIB en 2009 contre 43 % cette année. On a taillé à la hache dans les aides sociales. En deux ans le Royaume-Uni a supprimé 400 000 postes de fonctionnaires. Mais dans le même temps 1,4 million d'emplois ont été créés dans le privé et les salaires ont augmenté en moyenne de 2,9 % au deuxième trimestre 2013 par rapport à la même période de l'année précédente.

Le gouvernement a annoncé son intention d'obliger les chômeurs de longue durée (plus de deux ans) à accomplir gratuitement des travaux d'intérêt général s'ils veulent conserver le bénéfice de leur allocation, d'ailleurs minime. Ils devront, a déclaré George Osborne, par exemple "faire des repas pour des personnes âgées, ramasser les ordures". Cela concernerait environ 200 000 personnes. Le système des stages obligatoires pour chômeurs sera appliqué avec davantage de rigueur. L'écheveau des aides sociales - on en compte actuellement 51 - va être radicalement simplifié.

Bien sûr, tout n'est pas rose au pays d'Albion. Les inégalités sont criantes et les classes moyennes ont du mal à régler leurs factures. Cameron est conscient de ces problèmes sociaux et des mesures sont envisagées pour redonner un souffle d'air au pouvoir d'achat : réduction des frais bancaires qui pénalisent notamment les jeunes, diminution des tarifs des transports, etc., car la proposition des travaillistes de geler le prix de l'énergie pour les particuliers semble avoir fait mouche dans l'opinion.


En même temps, c'est évident qu'en disant à des gens qui reçoivent de l'argent en échange de rien ou d'un faux travail, d'aller réellement produire de la valeur ajoutée utile, ça ne peut faire que du bien à la collectivité... Mais faut croire qu'on est à une époque en France où même les évidences sont devenues interdites...

12 commentaires:

  1. et à combien se monte l'inflation officielle (et la réelle) ? cela relativise les "augmentations" de salaires, brutes et non corrigées d'une inflation, aussi bien que la réduction de la dette publique.

    Cependant la dimunition de la dépense publique et celle du déficit vont dans le bon sens d'une baisse réelle de l'endettement.

    --neuneu.

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  2. Faut regarder le resultat qui est une forme de dumping social. Ce n'est pas suffisant de prendre des mesures qui semblent logiques dans un cadre donné. Comme ce que Lordon disait, la gauche (mot qui ne veut plus rien dire today evidemment) c'est ceux qui veulent sortir du cadre pour le refaire.

    En clair, un système crée des disparités au sein de la société qu'elle réussit à légitimer. Ne pas oublier qu'en definitive la notion de justice n'est pas forcement égale au mérite, au marché ou a quoi que ce soit d'autres. Ce sont des constructions purement arbitraires.

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  3. Bof, bof. Il est encore trop top pour tirer des conclusions. Jetez un coup d’œil sur l'évolution du PIB du Royaume-Uni ces dernières année:

    https://www.google.fr/search?client=ubuntu&channel=fs&q=pib+uk&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=yo9OUvjIFsHAhAfrq4GQCQ

    C'est normal que le PIB croît plus vite maintenant, puisque qu'il a baissé plus vite durant la crise.
    Si les USA se mangent un double-dip maintenant, le PIB du Royaume-Uni va baisser plus vite que celui de la France, pour ensuite rebondir plus vite.

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  4. la Grande Bretagne c'est, dans le contexte europeen, "le beurre et l'argent du beurre":
    la différence fondamentale entre anglais et européens c'est la souveraineté monétaire et un pole financier démesuré!.
    1,3% de croissance cette année, achetée avec du quantitative easing, c'est toujours moins que le niveau de l'inflation a 2,68%. Quant a l'augmentation des salaires a 2,9% c'est 0,22% de gain et encore tout cela dépend des artifices comptables.

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  5. allez bientôt il font faire travailler les enfants et euthanasié les malades on nous prend pour des con dire que les gens veulent travailler le dimanche pourquoi pas 24 /24 payé le smic,mangez vous entre vous ;les britannique ne sont pas des exemple il ont oublie de faire travailler les rentiers qui vive du travaillent des autres

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    1. en France on encourage et subventionne à pas travailler, sauf que pour s'occuper des vieux, faire des soins médicaux, avoir des moyens de transport etc il faut que des gens travaillent
      pour avoir une société qui propose des biens et des services ils faut les produire et plus on en produit et plus ils sont accessible à tous

      si on pousse le raisonnement si personne ne travaille: plus de nourriture, plus électricité, plus de chauffage, plus d'eau courante

      tant que notre système encourage à pas travailler ça sera des soins médicaux plus chers, des transport plus cher, se loger et se chauffer sera cher etc.

      Par exemple pour avoir un bon chirurgien, et des bon soins il faut en France payer en plus et éviter l’hôpital public, à la cause de la raréfaction de l'offre
      alors que si on travaillait plus dans notre société il y aura globalement des soins plus abordables et de meilleurs qualités (c'est un exemple il faut prendre au global)

      moins on travail et plus ce qui est utile devient chère et inaccessible aux pauvres.

      alors le jamais on ne cèdera aux 35h par semaine à la retraite à 60 ans et le smic à 2000E c'est bien mais si c'est en dehors de la réalité et bien final c'est les pauvres et le plus grand nombre qui n'auront plus accès aux bien et aux services

      ça se voit depuis longtemps par rapport à la Angleterre et l'Allemagne, la France va devenir bien plus pauvre alors que de par ses avantages (géographique et ressources naturelles) elle est potentiellement bien plus riche.

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  6. C'est vrai que la mécanique économique reste déséquilibré, mais ce n'est pas sans effet. A mon sens un peu d'inflation des salaires et/ou des prix à quand même plusieurs avantages, d'une part cela réduit mécaniquement les dettes et charges fixes, d'autre part l'augmentation des salaires augmente l'attractivité du pays. L'inflation c'est le cauchemard des banquiers car leurs capitaux s'effritent d'autant, dans le cas de la crise uqi nous concerne et en tant que particulier, une inflation salariale identique à celle des prix, je signe tout de suite. On peut se poser la question des chiffres bidons d'inflation du gouvernement (qui joue le jeu de la finance), mais aujourd'hui l'ajustement salarial en france ne concerne que le SMIC et les fonctionnaires, tous les autres n'ont pas leur salaire indexé sur l'inflation, ce qui changerait drastiquement la donne économique et la répartition des richesses.

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    1. la hausse des salaires des fonctionnaires entre 2010 et 2011, c'est une baisse de 0,6% chez les hospitaliers corrigé d'une inflation a 2%...( j'en fais partis) c'est une baisse encore plus marquée! on est a ce titre dans une stagflation faible.
      source "sud ouest"

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  7. Les salariés cotisent en Angleterre pour leur chômage ? Parce qu'en France oui. Alors travailler pour avoir le droit de récupérer son propre argent... Comment dire...

    C'est le même principe que la retraite chez nous remarque : non seulement tu dois cotiser toute ta vie, mais en plus on t'explique clairement que tu n'es pas prêt de le revoir quand tu en auras besoin, cet argent.

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  8. Dette publique du Royaume-Uni : 95 % du PIB.

    Dette publique de la France : 93,4 % du PIB.

    C'est l'anniversaire de la tragédie grecque.

    Le 4 octobre 2009, les élections législatives donnent une victoire au Parti Socialiste en Grèce.

    Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.

    Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l'état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

    En octobre 2009, toute la planète constate que la Grèce est en faillite. Mais les dirigeants européens ne veulent pas que la Grèce quitte l'Union Européenne, ni qu'elle retourne à sa monnaie nationale, la drachme.

    Les dirigeants européens décident de tout faire, et même de faire n'importe quoi, pour garder la Grèce dans l'Union Européenne. Alors que la Grèce est déjà surendettée, les dirigeants européens ...

    ... décident de lui prêter de l'argent, et donc ils la surendettent encore plus !

    D'octobre 2009 à octobre 2013, cette politique suicidaire a aggravé la catastrophe, partout en Europe.

    Les autres Etats européens n'avaient pas l'argent nécessaire aux soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce : ils ont dû emprunter des dizaines de milliards d'euros sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite prêter cet argent à la Grèce et pour pouvoir créer des soi-disant fonds de « stabilité » (FESF, MES).

    Résultat : les soi-disant fonds de « stabilité » ne stabilisent rien du tout. Les Etats européens sont de plus en plus surendettés. Leur dette publique s’est emballée. Leur dette publique est devenue hors de contrôle.

    Quant à la Grèce, sa dette publique atteindra 176 % du PIB à la fin 2013.

    C’est comme un tourbillon qui nous entraîne tous vers le fond de l’océan : la Grèce, puis les Etats européens périphériques, les uns après les autres, sont en train de faire naufrage, et ils entraînent tous les autres Etats européens vers le fond de l'océan.

    L'Union Européenne, c'est un suicide collectif.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

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  9. Donc ces résultats ne seraient pas liés au problème de l'immigration, dont souffre aussi l'Angleterre ?
    Au Japon, par contre, qui ne souffre pas d'immigration aigüe, ils n'ont pas d'aussi bons résultats.

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  10. Cameron a trouvé la solution : faire travailler gratuitement des gens qui, auparavant, percevaient un salaire...

    Exemple : il vire des fonctionnaires. Au bout d'un certain temps, ceux-ci ne touchent plus de chômage. Après, pour toucher les aides sociales, ceux-ci devront travailler gratuitement.

    On pourrait généraliser cette démarche à tout le système : virons tout le monde, puis faisons-les travailler gratuitement. Alors, forcément, nous aurons de la croissance...

    A quand en France ?

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