mercredi 16 octobre 2013

La Chine en producteur de marques

La Chine en producteur de marques
Agefi via Le blog à Lupus, 16/10/2013 (en Français texte en français )
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C’est déjà une réalité, la Chine s’impose de plus en plus en producteur de marques. Le phénomène est encore très discret, mais la planète luxe ne devra bientôt plus seulement compter le sous-continent comme premier débouché mondial, mais aussi comme premier concurrent. Plusieurs exemples récents démontrent cette montée en puissance et certains groupes commencent à réagir. En janvier dernier, Qeelin, joaillier basé à Hong Kong, passais sous le contrôle de Kering (ex-PPR). Il y a un mois, Chiang Xia, en mains de Hermès, ouvrait sa première enseigne à Paris.

La marque de confection masculine SheJi Sorgere apparait plus représentative encore du changement en cours. Son lancement, au printemps 2012, tient presque de révolution culturelle: le projet est lancé à Pékin, le financement est étatique, la fabrication est entièrement italienne, réalisée sous la direction artistique d’un styliste italien. L’approche est imparable: coupler l’accélération globale de l’industrie du luxe (asiatique en particulier) au potentiel domestique et à l’institutionnalisation du «China pride». Sur un modèle entièrement repris du luxe à l’occidentale, construit sur l’intégration du savoir-faire de réputation: confection en Italie, joaillerie à Paris, etc. La créativité du challenger et l’identité chinoise en plus.

A un niveau plus local, il est évident que l’horlogerie fait partie des prochains champs d’expression. Pour l’instant, le secteur est encore un objet d’étude et la présence chinoise s’intensifie surtout en termes d’investissements dans les marques et les fournisseurs existants (le dernier grand mouvement étant l’intégration, au printemps dernier, de Corum par China Haidian, déjà propriétaire des montres Eterna). En toute logique, la prochaine étape devrait être la création ex nihilo de marques chinoises, contrôlées depuis Pékin ou Shanghai, mais authentiquement swiss made.

Jusqu’à présent, tous les paramètres du changement n’étaient pas encore en place. Malgré des capacités financières gigantesques, l’investisseur chinois a toujours donné l’impression de manquer de la mentalité long terme qu’exige la construction d’une marque de luxe. Ce niveau de sophistication étant visiblement atteint, on ne voit plus ce qui pourrait faire obstruction à l’émergence d’une vraie présence chinoise. Il ne s’agit plus de savoir si cela va se produire, mais quand cela se produira. Pour les marques traditionnelles occidentales, l’impact pourrait être massif, à la mesure de l’importance du débouché. Juste pour l’exemple, l’Asie représente aujourd’hui près de 40% des exportations de l’horlogerie suisse!

1 commentaire:

  1. et à ce train là j'espère me tromper mais il est probable que les chinois qui ne sont pas plus bêtes que nous, feront aussi bien en qualité et accédant à plus de confort sous traiteront leur basses besognes aux pays étrangers.

    La misère grandissant en europe et le droit du travail se réduisant comme peau de chagrin ( en allemagne le tx/h de 4€ est déjà en vigueur) notamment fera que les crèves faim abandonnés par leurs états travailleront pour les chinois qui sous traiteront.

    Les américains pour garder la face, sont prêt et ont probablement déjà négociés avec la chine (voir réunion nixon président chinois sur leur possible partage du monde pendant leur entrevue début des 70') pour que l'europe s'effondre et mange dans la main des chinois. Les américains en profiteront indirectement (moins de concurrence et manipulation des uns et des autres : diviser pour mieux régner...). Les américains ont ou vont négocier avec les chinois leurs dividendes ou retours indirects sur "investissement" (c'est quand même la goldman sachs cheval de troie américain qui à percé la coque du titanic-europe...).

    L'année dernière je suis allé en serbie et pour ceux qui connaissent suite aux bombardements illégitimes de l'otan de 1999, le pays était quasi revenu à l'âge pré-industriel. j'ai été interloqué du fait de voir en 2012 des commerces tenus par des chinois ou les serbes allaient faire des courses de tous les jours et tenez vous bien qui étaient employés ? : des serbes pures souches bien blancs caucasien...(payé entre 100 et 200€/mois pour un taf a plein temps) les caissières-patronnes étaient chinoises, comptaient les billets et grignotaient un petit encas entre deux clients !

    si les français ne se préparent pas ça va être très très douloureux ce qui va arriver ici...

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