lundi 14 octobre 2013

La croissance et les poux sont de retour….(cherchez l’intrus)

La croissance et les poux sont de retour….(cherchez l’intrus)
Institut des libertés, Charles Gave, 13/10/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Etant en ce moment en France, j’ai le grand plaisir d’écouter de temps en temps les « informations » dispensées sur les chaines de radios ou de télévisions Françaises. Récemment, j’ai eu droit à toute une série d’interviews données par le Ministre des Finances Français, monsieur Moscovici je crois, sur le fait que la politique économique suivie par le gouvernement actuel portait ses fruits et que la croissance était « de retour », ce dont je ne saurai trop me réjouir.

Et pourtant, malgré les qualités éminentes de notre ministre des Finances actuels et en dépit de l’autorité que lui confèrent ses fonctions et de son extrême compétence, j’ai des doutes et même des doutes fort sérieux sur ce retour de la croissance en France. Quand le ministre me dit « tous les indicateurs sont orientés dans la bonne direction », je ne peux m’empêcher de penser au « tous les feux sont au vert » de Pierre Maurois, en 1982, alors Premier ministre, juste avant que tout ne s’écroule.

Essayons cependant de comprendre pourquoi notre ministre nous annonce un avenir radieux.Il tire sa confiance (apparemment) des « prévisions » de L’OCDE qui annonce une reprise de l’activité et une hausse du PIB dans notre beau pays pour l’année en cours, à moins que ce ne soit pour l’année prochaine. On parle de 0.4 % ou de 0.8%, je ne sais plus très bien. ( pour rappel,Il faudrait 2 % pour que le chômage baisse).

Voila qui me parait intéressant.

En effet:
  • L’erreur d’estimation moyenne des modèles économétriques que fait tourner l’OCDE est très supérieure à ce chiffre, ce qui montre à tout le moins que les économistes de l’OCDE ont le sens de l’humour puisque leurs prévisions vont parfois jusqu’à nous donner la deuxième décimale dans le chiffre après la virgule…
  • Ensuite, plutôt que de citer ce chiffre avec contentement en s’appuyant sur la compétence et l’impartialité supposées des économistes de l’OCDE, peut être serait-il bon de faire un petit retour en arrière et de vérifier la qualité des prévisions qu’ils ont faites depuis quelque temps concernant l’activité économique à venir des différents pays sur lesquels ces bons docteurs Diafoirus se penchent.. Je n’aurai pas la cruauté de rappeler les prédictions que l’OCDE a faite sur l’évolution à venir des économies Grecques ou Italiennes il y a quelques années et je vais me contenter d’un exemple beaucoup plus simple et beaucoup plus récent. En Avril de cette année, monsieur Olivier Blanchard, économiste en chef de cette noble institution et grand Keynésien devant l’éternel a pris à partie publiquement le premier ministre Britannique pour expliquer que la politique de contraction des dépenses publiques qu’il suivait était absurde et allait amener la Grande Bretagne en dépression. Passons sur le fait qu’un fonctionnaire que personne n’a élu se permette de juger le Premier Ministre de la plus vieille Démocratie du monde où les fonctionnaires doivent démissionner de la fonction publique s’ils se présentent aux élections et venons en aux résultats.

Moins de six mois après l’annonce de l’effondrement de l’économie Britannique par monsieur Blanchard, tous les observateurs s’accordent pour dire que l’économie est en plein boom et que de tous les pays de l’OCDE c’est celui qui a le plus fort taux de croissance. Réaction de monsieur Blanchard à une erreur aussi invraisemblable puisque tout permettait d’annoncer dés Avril ou même avant que la Grande Bretagne allait de mieux en mieux (voir le papier sur ce site écrit sur la perfide Albion à cette époque) ?

Un silence assourdissant, bien sur…

En pratique, si la croissance revenait en France, ce serait une grande première dans l’histoire de l’ humanité. Mais avant d’expliquer à nouveau ce qu’est la croissance et d’où elle vient, il me faut encore une fois rappeler ce qu’elle n’est pas.

Commençons par définir le mot. Si notre ministre sous entend par croissance le fait que le PIB monte, voila qui ne veut strictement rien dire. En effet comme chacun le sait, la part de l’Etat dans le PIB Français atteint 57 %, ce qui veut dire que le secteur privé représente 43 % de la richesse produite.Or, le système étatique est en cas flow négatif perpétuel (déficit budgétaire depuis 1973).

Toute croissance du système étatique se finance donc soit par un accroissement des prélèvements fiscaux sur les 43 % restant, soit par une augmentation de la dette qui n’est qu’un impôt différé. Imaginons que le PIB augmente de 0.8 % l’an prochain et que nous ayons à la fois une augmentation d’un peu plus de 1% du PIB étatique et une stagnation voir une baisse de l’économie privée. Voila qui ressemblerait furieusement à une croissance du type Union Soviétique dont on sait qu’en général elles se terminent mal. La seule croissance qui compte, c’est celle du secteur privé et à la rigueur du système Etatique s’il n’a pas recours à la dette ni aux impôts pour croitre.

Un chiffre: L’an prochain le PIB devrait augmenter de 17 milliards d’Euro et la dette de 100 milliards. Parler de croissance dans ce cas la me parait quelque peu… farfelu.

Tout ce qui se sera passé, c’est que le gouvernement aura tiré une traite, une de plus sur le futur et qu’il aura rajouté cette traite à la croissance actuelle. Du Madoff si en est.

Venons en maintenant aux conditions nécessaires pour qu’il y ait croissance économique. Elles sont au nombre de deux et de deux seulement.
  • Il faut que le cout du capital soit inferieur au rendement du capital. Cette phrase un peu obscure veut simplement dire que ceux qui prennent des risques doivent gagner plus d’argent que ceux qui n’en prennent pas, et donc que les taux d’intérêts doivent être inferieurs au taux de croissance des profits. Or, si l’on exclue les grandes valeurs du CAC 40 , dont la rentabilité ne dépend plus de l’économie Française, les autres entreprises opérant en France ont une marge brute d’autofinancement en chute libre, atteignant et enfonçant des plus bas historiques mois après mois. Cette marge brute d’autofinancement, que le gouvernement voulait taxer encore tout récemment est à peu prés la moitié de ce qu’elle est en Allemagne. Un grand patron d’une société Française me disait récemment que son groupe avait deux usines, l’une en Allemagne, l’autre en France et que la rentabilité de l’usine en Allemagne était le double de ce qu’elle était en France. La prochaine usine sera donc bâtie en Allemagne.Comme les taux d’intérêts sont supérieurs au taux de croissance des profits en France, il ne PEUT PAS y avoir d’investissements dans ce pays et donc la productivité va continuer à s’écrouler et le chômage à monter. Il ne peut pas en être autrement, sauf à penser que les entrepreneurs Français sont idiots, ce qui n’est pas le cas. La survie de leurs affaires exige qu’ils investissent partout, sauf en France…ce qu’ils font, et heureusement. Immédiatement, à ce point du raisonnement, tout le monde les accuse de manquer de patriotisme, ce qui est une incommensurable ânerie. Il n’existe pas de patriotisme économique , il n’existe que le patriotisme qui exige que le capital que nous avons reçu de nos parent ne soit pas gaspillé, ce qui n’est pas le cas en France, et depuis longtemps. Ceux qui ne font preuve d’aucun patriotisme, ce sont les élites politiques et non pas les entrepreneurs, qui eux se battent pour transmettre un stock de capital supérieur à celui qu’ils ont reçu.
  • Les entrepreneurs sont de petits être sensibles qui vivent dans l’incertitude et la crainte, tant le monde dans lequel ils se battent est concurrentiel. Pout prendre leurs décisions, ils ont d’abord besoin d’une grande stabilité fiscale et réglementaire, ce qui est loin d’être le cas a l’heure actuelle, mais surtout ils ont besoin que l’Etat ne fasse pas trop de bêtises structurelles. Car en plus de faire des erreurs conjoncturelles les gouvernements peuvent aussi faire d’énormes boulettes structurelles, D’après Arthur Laffer (créateur de la courbe éponyme) cinq énormes erreurs économiques amènent presque toujours à une dépression si elles sont commises par le gouvernement :
  1. Une guerre, ce qui fait baisser la rentabilité du capital investi.
  2. Une augmentation massive des réglementations (même résultat)
  3. Des législations protectionnistes (idem)
  4. Une erreur flagrante de politique monétaire tels les taux de change fixes. L’euro est un merveilleux cas d’école. Le résultat de notre cher Frankenstein financier étant bien sur l’effondrement des marges brutes d’autofinancement dans toute l’Europe du Sud, ce que chacun peut constater aujourd’hui.
  5. Une augmentation des impôts (ce qui fait baisser bien sur la rentabilité des affaires).

Comme chacun peut le voir, à l’exception de la guerre (ie Give war a chance ?), il n’y a pas une seule erreur qui manque à l’appel.

Si donc nous avions une période de croissance durable qui s’instaurait en France, il me faudrait manger mon chapeau et reconnaitre que j’ai eu tort et avant moi Adam Smith, Jean Baptiste Say, Ricardo, Bastiat, Wicksell, Von Mises , Hayek, Schumpeter, Sauvy, Rueff …et que Marx et Keynes avaient raison, ce qui est cependant peu vraisemblable… Il me semble en effet que nous disposons de suffisamment d’éléments de preuves qui nous ont été fournis tout au long du XX eme siècle pour que j’écarte cette dernière hypothèse.

Bref, ce que raconte aujourd’hui le gouvernement Français, Président de la République en tète me rappelle fâcheusement ce que disait Pierre Maurois en 1982. Et les résultats vont être les mêmes.Déjà les recettes fiscales s »effondrent, signe annonciateur des tempêtes à venir.

Einstein disait que la définition de la folie c’était de faire la même chose toujours et encore en espérant à chaque fois des résultats différents.

Nous y sommes .Nous sommes gouvernés non pas par des incompétents, mais par des fous.

Globalement d'accord. Deux points me chiffonnent tout de même.

1) Le libre échange à tous crins me semble contradictoire avec l'idée de libéralisme (il ne peut amener qu'à un retour de fait à l'ancien régime alors que l'hyper classe échappe à l'impôt et à toute décence commune). Qui plus est le libre échange a permis justement l'explosion du niveau de vie de la rente, en transférant du niveau de vie des salariés soumis aux 4 vents de la mondialisation vers tous les planqués.

2) Enfin, l'obsession de la concurrence. Les libéraux omettent toujours d'inclure dans leur idéologie le surcoût de la concurrence par rapport à un monopole : publicité, marketting, services commerciaux, multiplication des services de R&D, d'administratifs, d'informatique... Le gros problème du monopole d'État est l'installation systématique dans la rente de ceux qui sont dedans. Mais imaginez un système où vous arrivez à abolir ça (par l'interdiction de droit de grève pour quiconque est en situation de monopole par exemple)... Enfin bon... Je vais pas réinventer le monde, mais il me semble que ce n'est pas si manichéen que ça... Mais typiquement, prenez le PQ. Ça ne me semble pas une industrie en pleine effervescence d'innovation. Imaginez un monopole d'État, avec le même PQ, marqué PQ, pour tout le monde. Franchement, ça changerait pas ma vie... Enfin bon, notez qu'au Venezuela, sur cet exemple, ils ont réussi à tomber en pénurie de PQ justement... Bref... Pas simple...

16 commentaires:

  1. " Les libéraux omettent toujours d'inclure dans leur idéologie le surcoût de la concurrence par rapport à un monopole".

    Il y a différents courants chez les libéraux. Je pense que tu serai plus enclin à être intéresser par les positions défendues par notre prix Nobel d'Economie feu Maurice Allais.

    Cordialement,

    Martin

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  2. L'absence de concurrence conduit à la médiocrité... ou au manque de PQ, entre autre.
    Le libre-échange entre pays développés n'est pas franchement condamnable.
    Par contre, avec des pays comme la Chine ne respectant pas les règles, où à bas coût, là, ...
    Positions de friedrich list, et même Allais.
    Selon Zemmour et Friedmann (:-) ) libre échangisme = libre circulation homme machine fric
    Les hommes, pas besoin d'épiloguer sur le remplacement
    Les deux autres sont problématiques, peut-être pas conceptuellement (et encore, je doute), mais dans leur réalisation. Sans compter la politique, les budgets, ...
    Bref... Vive la concurrence, mais dans un cadre limité

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  3. Dans ton exemple du PQ, il suffirait d'organiser une concurrence entre les différents sites de production et qui profiterait à tout les salariés des sites performants, pour obtenir le meilleur du la concurrence sans ses coûts inutiles.

    De toutes façon, il y a forcément des monopoles d'état (justice, police, armée, infrastructure) et on voit bien que c'est le grand n'importe quoi dans chacune de ses administrations.

    Il suffirait d'établir des critères d’efficacité et de moduler les revenus en fonction de ces critères. Et là où c'est possible pourquoi pas faire cohabiter du privé correctement réglementé.

    Si c'est un peu compliqué (mais tout à fait possible) au niveau de la police/justice/armée, c'est déjà beaucoup plus simple pour la voirie et l'éducation nationale.

    Si l'état était bien géré, il pourrait facilement rentrer en concurrence et éliminer n'importe quel secteur qui abuse de sa position dominante. D'ailleurs, l'état occupe lui même une position plus que dominante.

    Pour moi le libéralisme, c'est laisser les gens rouler à 180km sur route. S'il n'y avait pas de réglementation, je n'hésiterais pas et ce n'est pas l’hypothétique peine de mort qui m’arrêterait.

    Le libéralisme, c'est aussi les petits caractères en bas du contrat qui font que le boulanger, très compétant dans la fabrication du pain, se fera toujours baiser par le banquier ou l'assureur (mais aussi le plombier, le garagiste ...).

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  4. Friedmanienmaispastrop15 octobre 2013 à 08:37

    Peut-être une des vertus sur le libre échange qui vous échappe : le fait qu'il permet de réduire les coûts finaux globaux des produits et d'améliorer le pouvoir d'achat des personnes.

    Imaginez que les importations de riz soient surtaxées en France et que l'on ne puisse acquérir que du riz produit en France, son coût de revient serait probablement 2 ou 3 fois supérieurs au riz chinois ou thaï et le pouvoir d'achat de chacun s'en trouverait affecté.

    Le libre échange permet à chacun de se concentrer sur la fabrication de bien où il est le plus productif, ce qui lui permet de dégager des revenus supplémentaires lui permettant d'acquérir les biens pour lesquels il ne dégage pas une productivité suffisante.

    Evidemment, cette vision est théorique et elle part du postulat que les Etats ne faussent pas cette concurrence en subsidiant massivement certains secteurs comme les panneaux photovoltaïques chinois ou l'agriculture dans un grand nombre de pays développés. A partir du moment où la libre concurrence est faussée, elle ne peut effectivement plus fonctionner et certaines barrières à l'entrée deviennent nécessaires.

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    1. Le libéralisme pur est un truc de commerçant!!! L'économie n'est pas une science dure l'économie c'est de la politique, du pragmatisme, ouvrir ses frontières et laisser se faire dépouiller comme on le fait depuis 40 ans c'est une erreur politique!!!
      Imagine que demain il n'y a plus d'agriculture ou de sidérurgie en France pour des raisons de bon sens économique (pour des raisons de pure rentabilité, pour un problème comptable!!) et que la guerre éclate, tu maudiras le libéralisme et la globalisation!!!
      Le capitalisme occidental va mourir, car les politiques et les stratèges ont laissé le pouvoir aux comptables et aux marchants de poisson!!! On va la prendre dans la gueule la main invisible!!! Chaque pays devrait tendre vers une grande autonomie alimentaire, militaire et énergétique!! C'est du bon sens politique même si « économiquement » parlant ce n'est pas l'optimum!!!

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    2. "elle part du postulat que les Etats ne faussent pas cette concurrence"

      Et comme ce postulat est évidement faux, le libre échange est un jeu de dupe d'où seules ceux qui ne peuvent pas être mis en concurrences avec le tiers monde tirent leurs épingles.

      Si les dentistes, les chirurgiens ou même les coiffeurs pouvait être facilement mis en concurrence avec le tiers monde, ça rigolerait beaucoup moins pour eux.

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    3. "et que la guerre éclate, tu maudiras le libéralisme et la globalisation!!!"

      Surtout qu'on est déjà en guerre économique et que nombre de nos compatriotes, pourtant tout à fait compétant et compétitif se font laminer par l’Allemagne, sa modération salariale et son armée d'ouvrier des pays de l'est.

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    4. friedmanienmaispastrop15 octobre 2013 à 11:20

      "ouvrir ses frontières et laisser se faire dépouiller comme on le fait depuis 40 ans c'est une erreur politique!!!"

      Je dirais plutôt que l'ouverture des frontières a permis aux gens d'avoir accès à des biens de première nécessité ou non pour un coût bien moindre que ce qu'ils auraient du acquitter si les frontières avaient été étanches.

      "Chaque pays devrait tendre vers une grande autonomie alimentaire, militaire et énergétique!! "

      Je partage en partie votre vision mais une plus grande autonomie alimentaire ne veut pas dire de tenir à bout de bras avec l'argent des contribuables, des activités qui n'ont pas de rentabilité par elle-même. Nous pouvons voir sur ce blog qu'en France, il est possible de produire sans subvention et avec une rentabilité économique suffisante certaines denrées alimentaires.

      La Nouvelle-Zélande a fait l'expérience d'une agriculture sans subside et, étonnament, sa population est peu taxée, ses agriculteurs sont plus riches que nos agriculteurs européens et elle est exportatrice nette de produits agricoles. Un tel modèle doit être possible en Europe ... si l'Etat veut bien retirer ses grosses pattes de secteurs où il n'a strictement rien à faire.

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    5. Friedmanienmaispastrop15 octobre 2013 à 11:43

      "nombre de nos compatriotes, pourtant tout à fait compétant et compétitif se font laminer par l’Allemagne, sa modération salariale et son armée d'ouvrier des pays de l'est."

      Mais pourquoi 110 000 Français se sont-ils expatrier en Allemagne si les conditions de vie et sa modération salariale sont si terrrribles ?

      Quant aux dentistes et chirurgiens, voilà typiquement l'exemple de professions subventionnées par les pouvoirs publics avec les remboursements de sécurité sociale. Pas vraiment des métiers libéralisés ...

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    6. Ce que je veux dire c'est que le libéralisme pur est une utopie, y'a que la commission européenne qui pense que cela est possible!!! Les politiques s'en mêlerons toujours que cela soit en favorisant le dumping (c'est bon pour le business et c'est libéral les baisses d'impôts ça plait à Gave!!) ou en subventionnant (berk c'est keynésien ou pire marxiste!!) : c'est un choix politique!!
      Le problème des gens comme Gave ou toi mon ami friedmannien c’est qu’ils n’ont pas compris que le capitalisme à faillit comme le communisme avant lui, car il est basé sur le rendement du capital investi et que pour que le capital donne un rendement il faut qu’il génère de la croissance. La croissance c’est fini dans nos économies mature : investissement publique y’a plus, consommation c’est beurk la demande c’est mal il faut la comprimer, alors y’a plus de client privé ou publique donc plus d’investissement !!! Tant que nous étions assez bête pour nous détruire tout les 30 à 40 ans c’était possible, après avoir fait table rase, on reconstruit c’est bon pour la croissance !!! Va voir la petite explication de Sapir hier aux experts (et la tête de Doze), quand il déclare que l’investissement est bloqué faut de client et pas faute de crédit !! Si je n’avais pas peur de me faire cracher dessus par les béats du marché (en opposition aux oints du seigneur cher à ce cher Charles), j’oserai parler de crise de surproduction !!!
      La seule fois où Gave m’a paru pertinent c’est quand il a déclaré aux Experts que la fuite en avant des banques centrales (dont le modèle de libéralisme qu’est le UK) c’était la fin de la globalisation. Depuis il ne fait que ce qu’il sait faire, réfléchir a comment profiter du retour de la croissance qui malheureusement pour lui ne reviendra pas.Un chirurgien pense avec son bistouri, charpentier avec son marteau et un investisseur-financier avec sa croissance, c’est son seul outil.

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    7. "Mais pourquoi 110 000 Français se sont-ils expatrier en Allemagne si les conditions de vie et sa modération salariale sont si terrrribles ?"

      Euh, c'est quoi cette question con ? Pour avoir du boulot, mieux vaut la modération salariale que pas de boulot du tout.

      On peut baisser les salaires à l'infini, je doute qu'à la fin, on soit plus riche.

      Pour l'Allemagne, c'est assez simple : dans libre échange, il y a échange, tant qu'ils auront un excédent commercial, on pourra considérer que les salaires sont trop bas (ou qu'ils ont trop d'épargne). Lorsque les Allemands consommeront comme ils le méritent, on pourra se remettre en cause. La France est le second fournisseur de l'Allemagne, nulle doute que si la consommation y était équilibrée, cela profiterait à la France.

      On peut aussi très bien se passer de voitures allemandes pour rééquilibrer notre déficit mais ce serait une stratégie non coopérative dans l’intérêt de personne.

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    8. Friedmanienmaispastrop15 octobre 2013 à 16:05


      "mieux vaut la modération salariale que pas de boulot du tout." ==> vous voyez que nous pouvons être d'accord :-)

      L'image d'une Allemagne style "Germinal" qu'on véhicule en France me semble largement baisée : l'Allemagne est 5e nation mondiale à l'indice de développement humain là où la France est 20e.

      Quant aux inégalités de revenu mesurées par le coefficient de Gini, elles sont nettement moins prononcées en Allemagne qu'en France.

      Des chiffres et des faits : juste de quoi remettre en question des images d'épinal.

      Je ne suis pas particulièrement fan de la politique économique et sociale menée en Allemagne mais cette manie typiquement française de rejeter sur les autres (les allemands, les PIGSS, les Chinois, ...) les problèmes qu'elle a elle-même créé est assez insuportable.


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    9. Je n'ai aucun problème avec l'Allemagne, je suis très content que la France ait un voisin riche, ça ne peut être que du bon pour nous.

      Le problème, c'est qu'avec une monnaie unique tu ne peux pas avoir un déficit commercial récurent. A quoi sert la monnaie unique s'il n'y a pas un minimum de coopération ?

      Au final, l’Allemagne aura détruit notre industrie (enfin surtout l'espagnole et l'italienne) et ne sera jamais payé.

      Un deal perdant perdant, comme d'hab. avec l'Allemagne j'ai envie de dire.

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    10. Friedmanienmaispastrop15 octobre 2013 à 23:02

      " A quoi sert la monnaie unique s'il n'y a pas un minimum de coopération ?"

      Je crois qu'une monnaie unique entre pays dont les travailleurs ont des productivités différentes ainsi que des fiscalités différentes est juste un prétexte pour permettre à "l'oligarchie maçonnique" comme dirait notre hôte d'assoir son pouvoir et de restreindre nos libertés.



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  5. "Le libre échange à tous crins me semble contradictoire avec l'idée de libéralisme "

    Celle là, elle est pas mal.

    L'ancien régime (et le régime actuel) était marqué par les privilèges dispensés par l'Etat.

    Comme l'homme ne peut rien faire d'autre qu'échanger pour accéder du mieux possible à l'universalité des biens, les privilèges sont justement fondés sur un empêchement (par la force brute) du libre échange.

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    1. C'est ça...

      Récite bien ton catéchisme Bastiat compatible et fais semblant de ne pas voir que les hyper riches et les multinationales mondialisées ne payent plus aucun impôt, quand les petits se font racketter...

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