jeudi 3 octobre 2013

La longue descente aux enfers de la classe moyenne américaine

Brèves de Trottoirs du Dimanche 29 Septembre 2013: la longue descente aux enfers de la classe moyenne américaine
Le blog à Lupus, 29/09/2013 (en Français texte en français )
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Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…



Dans le secteur immobilier, dont l’effondrement est à l’origine de la crise financière de 2008-2009, les prix des maisons sont certes en hausse (" 12,2% sur un an, selon l’indice S&P/Case Shiller de juillet), et le marché de la revente croît également. Cependant, l’industrie immobilière confirme un ralentissement de la demande, cet été, face à la montée récente des taux hypothécaires. Le total de la dette hypothécaire aux États-Unis est désormais environ 5 fois plus grand qu’IL ne l’était-il y a 20 ans. Et le taux de délinquance de ces prêts hypothécaires qui était de l’ordre de 2 pour cent en 2000 est aujourd’hui à près de 10 pour cent.





Le taux d’accession à la propriété aux États-Unis est le plus bas qu’il n’ait été en 18 ans et il est devenu plus cher que jamais que de louer une maison en Amérique. En fait, le loyer demandé médian des logements locatifs vacants vient d’atteindre un nouveau record jamais observé.



Le commerce de détail US "s’active" à première vue depuis un an, notamment dans le secteur de l’automobile (" 0,9% en août). Mais la confiance des consommateurs a diminué sensiblement en septembre, et les ventes des magasins ont ralenti en août (" 0,2% après un gain de 0,4% en juillet), signe que les ménages américains s’essoufflent rapidement. C’est que l’endettement des consommateurs aux États-Unis a augmenté de 1 700% depuis 1971, et 46% de tous les Américains reportent un solde de carte de crédit débiteur de mois en mois.

Comme le confirmaient les plus récentes statistiques (août), le chômage aux États-Unis continue certes de reculer (7,3%, soit 0,1% de moins qu’en juillet). Mais la baisse est lente. Et si le chômage diminue, ce n’est pas pour de bonnes raisons. Ce ne sont pas tant les embauches qui augmentent que le nombre croissant d’Américains qui renoncent à chercher un emploi.

Plus de 90 millions d’Américains en âge de travailler sont considérés comme "pas ou plus sur le marché du travail".. Ce qu’on appelle le «taux de participation», ou la part de la population qui a un travail ou qui en cherche un, est tombé à 63,2%, un creux en 35 ans! Bref, les Américains abandonnent le marché du travail par milliers. - 516.000 Américains "ont quitté la population active" rien que le mois dernier. Ce qui constitue un record à la hausse le plus important jamais observé!


Environ une personne sur quatre travaillant à temps partiel en Amérique vit en dessous du seuil de pauvreté. -À l’heure actuelle, 40 pour cent de tous les travailleurs américains gagnent moins que ce qu’un travailleur avec un salaire minimum à temps plein gagnait en 1968 .Le nombre de foyers américains recevant des coupons alimentaires est à un niveau record .

Selon le Bureau du recensement américain , la classe moyenne a la plus petite part du gâteau du revenu global jamais enregistré auparavant!

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