mercredi 23 octobre 2013

Le Blog d'Acrithène : L’immigration est-elle une plaie économique ?

L’immigration est-elle une plaie économique ?
Le Blog d'Acrithène, 22/10/2013 (en Français texte en français )
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Comme la question de l’immigration est sur le devant de la scène depuis quelques jours, je publie ce billet que j’ai réécrit une dizaine de fois, sans en être jamais satisfait, et que je rechigne à publier car je m’y censure largement, et volontairement. Non que je craigne les conséquences pour moi-même (quoique) de ce que je pourrais écrire, mais simplement parce que je crois que certains aspects du débat deviennent dangereux pour tout le monde lorsqu’ils entrent dans la sphère politique.

Pour conserver un regard froid sur le sujet, je me limiterai à son aspect financier. L’immigration coûte-t-elle de l’argent aux contribuables, ou au contraire en rapporte-t-elle ? Ce problème étant politiquement très clivant, il entraîne des débats récurrents et des études contradictoires reposant pour la plupart sur des sophismes. Les statistiques internationales compilées par l’OCDE dans son dernier rapport sur le sujet permettent de faire le point sur la question.

Le sophisme de la comptabilité instantanée

Il est d’abord nécessaire de dénoncer les raisonnements et études sophistiquées portant sur le sujet.

La manipulation la plus fréquente opérée par les économistes et comptables cherchant à montrer les bienfaits de l’immigration consiste à identifier les ménages immigrés et à faire la différence entre les prestations qu’ils reçoivent et les cotisations qu’ils versent. Si ce solde est négatif, l’immigration rapporterait davantage qu’elle ne coûte.

A ce jeu, il est facile de calculer que l’immigration rapporte de l’argent. Il suffit de constater que la part des immigrés dans les actifs est plus importante que dans les retraités. A l’évidence un immigré de trente ans ne coûte rien au système des retraites, et peu à l’assurance maladie… aujourd’hui. Si on appliquait cette méthode à la finance, on aboutirait à la conclusion qu’il faut toujours s’endetter davantage, vu que le différemment du remboursement aboutit à simplement l’ignorer dans une analyse « en instantané ».

Par cette stratégie, Xavier Chojnicki (Lille 2) trouve que les cotisations nettes des prestations d’un immigré étaient de 2 250€ en moyenne (2011). Cette « étude » est régulièrement citée dans la presse ou sur les plateaux télé pour justifier que l’immigration représenterait un gain pour la collectivité. Pourtant, une fois l’ensemble du cycle de vie pris en compte, le même auteur aboutit à une perte de 8 700€ par immigré. Olivier Monso (2008) dans une analyse comprenant aussi l’ensemble du cycle de vie aboutissait à une contribution négative semblable de 7 400€.

Seul le raisonnement intégrant l’ensemble du cycle de vie est économiquement valide, mais le raisonnement en comptabilité instantanée a au moins le mérite d’apporter une nuance utile dans l’appréciation des comptes actuels de l’Etat. L’immigration, causera peut-être d’importants déficits futurs, mais d’après les chiffres de X. Chojnicki, elle n’est pas responsable des déficits actuels, au contraire…

Il est aussi notable que, même en admettant ces chiffres négatifs, les ordres de grandeurs restent relativement faibles. Un million d’immigrés représenterait un coût, sur l’ensemble de leur vie, d’environ 7 à 9 milliards d’euros, c’est-à-dire équivalent à seulement deux années de subventions à l’audiovisuel d’Etat.

Pour l’OCDE, l’immigration serait déjà un coût

Cependant, même en adoptant la démarche de la comptabilité instantanée, l’OCDE conclut quant à elle que l’immigration représente déjà un coût pour la France, en désaccord avec les chiffres de l’étude de Chojnicki. D’après l’OCDE, les ménages immigrés auraient déjà en France une contribution fiscale nette négative de 1 450€, contrairement à la plupart des autres économies développées. Cette particularité de la France vient du fait que l’immigration française est en moyenne plus ancienne que dans les autres pays. Une plus grande proportion de ces ménages se trouve donc dans les tranches d’âge coûteuses.

Le décalage temporel au cœur du problème

Comme je l’ai expliqué, le défaut central de l’analyse comptable « naïve » (instantanée) de l’immigration est qu’elle semble ignorer que les cotisations actuelles des immigrés – qu’elle comptabilise – créée des créances futures (retraites, maladies…) – qu’elle ne comptabilise pas.

Pour corriger en partie ce biais, on peut en particulier exclure de l’analyse le système de retraites (cotisations et pensions), qui y est particulièrement sensible. Dans ce cas, les chiffres de l’OCDE montrent que les ménages immigrés reçoivent légèrement plus de prestations que les ménages natifs, et surtout payent nettement moins de cotisations. En tout, le solde des prestations et des cotisations (hors retraite) est de 4 000€ plus favorable pour le ménage étranger que pour le ménage natif. En faisant l’hypothèse grossière qu’un ménage natif a un solde moyen [prestations-cotisations] égal à zéro (équilibre financier parmi les natifs), cela signifie qu’un ménage immigré coûte en moyenne 4 000€ par an (hors retraites) à la collectivité.

Si on prend l’ensemble du cycle de vie en compte, et qu’on fait une analyse rétrospective des contributions fiscales et des services reçus, le solde devient logiquement particulièrement sensible à l’âge d’arrivée dans le pays. D’après les économistes de l’OCDE, pour les ménages dont le chef de famille a moins de 40 ans l’année de son arrivée, ce solde est positif et devient négatif quand il a plus de 40 ans à son arrivée.

Mais à nouveau, il convient d’être prudent dans l’analyse. Ce solde est la différence au cours de la vie entre l’ensemble des contributions fiscales et des prestations reçues à titre individuel (prestations sociales, aides, dépenses d’éducation) mais ne prend pas en compte les dépenses collectives (routes, défense, justice, police, et tous les dépenses de l’étatisme contemporain).

Réintégrer ces dépenses dans l’analyse serait extrêmement compliqué, et pas toujours justifié pour les dépenses qui ne sont pas proportionnelles à la taille de la population (par exemple le traitement de la dette). Cependant l’OCDE offre de comparer les natifs aux immigrés, ce qui permet de se faire une idée de la correction éventuelle à apporter.

Ainsi, d’après l’OCDE, un ménage immigré paierait, entre 25 ans (âge du chef de famille) et la fin de sa vie, 60 000€ de plus en impôts et cotisations qu’il ne recevra au titre des prestations individuelles. Mais ce chiffre est de 140 000€ pour un natif ! Une manière d’interpréter cette valeur, est que lorsqu’un ménage natif dont le chef de famille a 25 ans quitte la France et est remplacé par un homologue immigré, l’Etat devrait provisionner 80 000€ de pertes nettes. Et bien davantage si on suppose que le français moyen n’est pas représentatif du français qui décide d’émigrer.

La cavalerie comme solution

Comme je l’ai expliqué, si la France est déjà dans le rouge selon l’OCDE, c’est à cause de l’ancienneté moyenne de son immigration. D’après les chiffres de l’OCDE, si elle avait accueilli davantage d’immigrés sa situation budgétaire de long terme serait davantage dégradée, mais sa situation budgétaire présente serait peut-être meilleure, car l’immigré moyen serait plus jeune.

Et sur ce point, l’étude de Xavier Chojnicki dérape totalement en proposant de résoudre le problème par une cavalerie (définition). Imaginons qu’un immigré rapporte 10€ en période 1 et coûte 20€ en période 2. En moyenne la perte est de 10€ par immigré sur le cycle de vie. Cependant, si à chaque période vous doublez le nombre de nouveaux immigrés, le coût total de l’immigration ne se manifestera jamais. En effet, en période 2, votre vieil immigré coûte 20€, mais deux jeunes immigrés vous rapportent 10€ chacun, soit 20€ en tout. Le solde est donc nul. En période 3, vous aurez 2 vieux immigrés, coûtant 40€, et 4 jeunes immigrés cotisants 40€. Solde nul à nouveau, et ainsi de suite…

Ce qui permet à X. Chojnicki d’affirmer à la fois que la moyenne est négative et que le total est quant à lui positif : « Pour autant, l’impact global de l’immigration sur les finances publiques est légèrement positif dans le long terme du fait de l’apport perpétuel d’individus d’âge actif… ». En même temps, on ne peut pas lui en vouloir, toute la Sécurité Sociale fonctionne en cavalerie, ignorant qu’il s’agit d’un mécanisme mathématiquement divergent et donc insoutenable.

Les natifs enfants d’immigrés

Pour être exhaustif, Chojnicki, pour rééquilibrer vers le positif son calcul d’une contribution moyenne négative de 8 700€ sur l’ensemble d’une vie, n’utilise pas seulement la cavalerie mais ajoute aussi la contribution des enfants d’immigrés. Et ce bien qu’il n’apporte aucune donnée sur le sujet.

Il est évident que les secondes générations et les suivantes ne devraient pas être négligées dans les études du coût ou des bénéfices de l’immigration, qui se limitent en général aux « immigrés », c’est-à-dire aux premières générations.

Or les quelques données disponibles sur les « secondes générations » appellent le plus grand pessimisme. D’après Y. Algan (Sciences Po), C. Dustmann (University College London), A. Glitz (Barcelona GSE) et A. Manning (London School of Economics), les secondes générations dont les parents étaient issus du tiers monde sont en France bien plus mal loties que leurs parents (Algan et al., 2010). Les secondes générations du Maghreb auraient un taux d’emploi de 56,3% chez les hommes (vs. 66,3% pour les enfants de natifs) et 47,7% chez les femmes (vs. 58,9%). Ces taux seraient de 32,9% et 21,2% pour les fils et filles d’immigrés du reste de l’Afrique.

Au contraire, les enfants d’immigrés d’Europe du Sud affichent des taux d’emplois non seulement supérieurs à ceux de leurs parents, mais aussi supérieurs aux enfants de natifs : 71,5% pour les fils, 66,7% pour les filles.

L’étude d’Algan et al. est une comparaison entre pays européens, qui tend au regard des performances du Royaume-Uni et de l’Allemagne, à attribuer les échecs de nos secondes générations au moins autant à la France qu’aux immigrés. Au Royaume-Uni, les fils d’immigrés d’Afrique Noire ont un taux d’emploi de 60,6% contre 32,9% en France.

L’hétérogénéité de l’immigration

A l’évidence, l’analyse de l’immigration néglige de s’interroger sur qui sont les immigrés. Ce que montre l’OCDE, c’est que l’âge de leur arrivée est un facteur important dans le calcul de ce qu’ils « coûtent » ou « rapportent » au pays qui les accueille. Mais l’âge n’est pas le seul critère, l’étude d’Algan et al. montre que le pays d’origine est extrêmement déterminant aussi. D’autres qualités particulièrement importantes mais non observables sont décisives, en particulier ce qui motive les immigrés. Il est évident qu’un immigré attiré par des opportunités de travail ou d’investissement meilleures chez nous sera probablement plus rentable que son homologue mû par les promesses de la Sécurité Sociale.

L’immigration peut être une chance, ou un fardeau

L’argument du Front National est que le surplus d’immigration vient prendre les emplois des natifs, comme si l’emploi était une donnée fixe qu’il faudrait partager. La gauche semble incapable de répondre sur le fond à cet argument, dans la mesure où elle adhère au même raisonnement fondamental : la logique des 35 heures étant semblable. Les syndicats contribuent à ce sophisme lorsqu’ils expliquent que reporter l’âge de la retraite n’a pas de sens en l’absence d’emplois, et que les personnes âgées devraient laisser la place aux jeunes. Des commentateurs sérieux allant du très libéral The Economist (lien) au très progressiste Paul Krugman (lien) démontent régulièrement ce sophisme, en vain.

Or, pour faire simple, ce qui crée de l’emploi, c’est la hausse de la productivité ou la baisse du coût du travail. Ce qui crée du chômage, c’est la baisse de la productivité ou la hausse du coût du travail.

Lorsqu’un immigré entre en France pour travailler, il vient partager avec les natifs le poids du système social et de la dette, et donc réduit les cotisations et taxes prélevées sur chacun. Cela réduit le coût du travail et encourage l’emploi. Si on s’en tient à la logique économique (qui est réductrice), il faudrait accueillir le plus possible de ces gens.

Inversement, un immigré entrant en France et présentant un coût net pour le système social crée du chômage, car ce coût se répercute sur l’imposition de l’activité économique et en particulier le coût du travail. Il vaudrait mieux pour la collectivité des natifs que ces gens restent chez eux.

Mais suivant cette logique, il faudrait aussi expulser des centaines de milliers de français natifs : fonctionnaires oisifs, intermittents du spectacle et l’ensemble des personnes ayant une contribution sociale nette particulièrement négative et n’ayant davantage de droits que la jeune Leonarda que de la seule chance d’être nés en un endroit plutôt qu’un autre.

Dans ce système absurde, il faudrait s’inquiéter au moins autant de l’émigration des plus créatifs et productifs d’entre nous, qui ayant une contribution sociale nette excessivement positive, choisissent de s’expulser eux-mêmes.

Références
  • Yann Algan, Christian Dustmann, Albrecht Glitz & Alan Manning, 2010. "The Economic Situation of First and Second-Generation Immigrants in France, Germany and the United Kingdom," Economic Journal, Royal Economic Society, vol. 120(542), pages F4-F30, 02.
  • Xavier Chojnicki, « Impact budgétaire de l’immigration en France », Revue Economique, 62(3), 2011 (lien)
  • Olivier Monso, « L’immigration a-t-elle un effet sur les finances publiques ? », Revue française d’économie, vol. 23, n°2, pp. 3-56, 2008. (lien)
  • OECD, International Migration Outlook 2013 (lien)

Je mets un bémol à cette analyse, sur la partie "le travail n'est pas un gâteau à se partager". Si effectivement, le travail est une fonction du nombre de bras, il est aussi une fonction des ressources disponibles. Or plus on est serrés sur un même territoire donné, moins on a de ressources disponibles par habitant. Moins d'hydroélectrocité par habitant, moins de m² par habitant, moins de rente touristique par habitant, etc etc... La chose n'est pas aussi manichéenne que ce que veulent bien en dire les adeptes du "travail gateau" d'un côté, et du "travail qui se crée tout seul" de l'autre...

En tous cas, bien content d'apprendre que derrière les mensonges répétés et insupportables de la propagande sur l'immigration qui rapporte qu'elle-est-une-chance, en contradiction totale avec de ce qui crève les yeux à quiconque regarde le vrai monde, la réalité est que ça coûte un bras à la population native, qui non contente de se faire remplacer par une élite "éclairée" qui vomit son peuple historique enraciné et veut instaurer l'Homme Nouveau à toute force, doit en plus se saigner pour arroser de pognon gratuit ceux chargés de l'effacer.

20 commentaires:

  1. Les asiatiques en général ne coûtent rien.
    Par contre certains africains, à cause du chomage, de leur taux de natalité, donc qui vivent d'aides sociales + logements aidés etc. coûtent un max.
    Pour d'autres africains ou autres (est et moyen-orient) et bien si le bilan aides/travail-cotisations est à l'équilibre ils prennent tout de même le travail d'un local en raison d'un niveau d'inactvité très élevé de la population.
    Inactivité = chomeur, étudiant, retraité, malades, etc

    DONC avec plus de 10 millions de sans emploi, l'immigration coûte obigatoirement et un max en infrastructure à cause de l'arrivée massive de 2 à 400 000 personnes/an.

    Il en irait autrement si la France manquait de main d'oeuvre.
    Le reste n'est que sophisme et mensonge.

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  2. Et encore... il manque des éléments...

    Les dégradations, les forces de police, les frais de justice, et tout ce que les particuliers doivent dépenser pour se protéger...

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  3. Plus on en parle et plus les avis sont nuancés et deviennent complexes, au niveau de la réalité.
    Je suis pour qu'on en parle.
    « C'est lorsqu'on a frotté les uns contre les autres, noms, définitions, visions, sensations, qu'on a discuté dans les discussions à l'amiable, où l'envie ne dicte ni les questions ni les réponses, qu'éclate et encore à grand'peine, la lumière de la sagesse et de l'intelligence. »
    Reste ensuite à évaluer le coût culturel, si çà a encore une valeur quelconque aux yeux du consommateur.

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  4. Il faut mentionner l'étude de Gourevitch, qui bien qu'imparfait va encore plus loin en mentionnant les coûts sécuritaires.

    Il faudrait rajouter la dégradation du climat social (non chiffrable) et aussi la dégradation de l'école publique (on a des stats sur le sujet).

    Mais l'approche purement comptable de l'OCDE a cela d'intéressant qu'elle est "indiscutable". Si l'immigré d'Afrique coûte plus qu'il ne rapporte au niveau comptable, sans même aller plus loin, l'affaire est pliée.

    Mais il faut dire une chose : elle coûte a l'état, mais rapporte a d'autres. Probablement qq multinationales, probablement quelques retraités aussi qui sinon devraient toucher moins.

    La conclusion sur le fait d'expulser les fonctionnaires et les artistes drogués gauchiste est croustillante ! hahaha

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  5. Jerejoins anonyme de 7h09, quand on a 10 millions de sans emplois (ou même le tiers) on n'a pas besoin de faire venir des travailleurs d'ailleurs.
    D'autant que l'imigration venant en France est une immigration pas du tout ou faiblement qualifiée.
    Tout le reste n'est que discussion stérile sur le sexe des anges.
    A moins que le but ne soit pas une immigration de travail mais de peuplement. là je ne comprendrai jamais pourquoi "on" veut démolir un pays qui somme toute fonctionnait bien.

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    1. Et la concurrence !

      Puisqu'on peut trouver des miséreux TRÈS heureux de travailler pour le SMIC à vie, pourquoi on s'en priverait.

      Ah OK, à terme, ça foutra un gros bordel dans la population, bah, pas grave, on s'exilera pour éviter de payer la note.

      Et c'est valable pour tout, si les détenteurs de capitaux pouvait faire bosser des ingénieurs, des médecins du tiers monde pour le SMIC, ils ne se généraient pas. D'ailleurs, ça arrive.

      Mais bon, c'est le capitalisme, le libéralisme, alors il faut fermer sa gueule et bosser toujours plus et toujours plus longtemps.

      Hier, reforme, ça voulait dire améliorer, aujourd'hui réforme, ça veut dire régression.

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  6. Et il faudrait rajouter les plans banlieues successifs qui coûtent très cher mais rapportent gros a Bouygues. Le dernier en date 40 myards.

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  7. les coûts d'infrastucture sont évidents (RER B ...)
    de même que les surcouts contraints par l'éducation (pour rappel, combien faudrait il embaucher de maitres / professeurs dans le 93 pour être aux "normes nationales" d'aprés un des syndicats enseignants et quels serait le cout de cela (il y a eu un début de polémique làa dessus il y a qq mois ..)

    et puis même s'ils "rapportaient", est ce une raison pour leur céder la place ou leur donner la place de nos enfants ?

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  8. A voir absolument sur France 2
    http://www.france2.fr/emissions/infrarouge

    Tout y est : logement / ponzi éducatif / chômeurs diplômés sous employés...

    Terriblement vrai et en plus sur une chaine public!!!

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  9. Sans compter les roms et leur manies de voler des gosses...

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  10. conclusion ponzi est en faillite l\europe du sud nous sauvera pas et les rentiers sont perdus les étudiants sont dans la rue la chance pour la france sont des deux cotes du comptoir.

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  11. Ce débat sur le cout de l'immigration est tellement vide de sens. Un faux débat destiné à se détourner de la problématique réelle de l'immigration qui sont celles liées au dumping et à l'acculturation d'un territoire.

    L'immigration rapporte t elle? Oui. A qui? Certainement pas à la collectivité, mais aux entreprises privées, du plus petit restaurateur jusqu'à la plus grande entreprise de BTP.

    Peut on remplacer les immigrés? Non. Personne né sur le territoire n'accepterait la nature des métiers qu'ils occupent à un tel niveau de rémunération. Je ne parle même pas des rémunérations non déclarées, qui concerne une grande part de l'immigration réelle et on chiffrée dans les études.

    Enfin, ces études sont également biaisées quand il s'agit de déterminer à quel moment une population immigrée devient française. A partir du moment où ils ont les papiers français, à la 2ème génération, à la 10ème?

    Bref, le problème de l'immigration est beaucoup plus global et concerne non seulement les territoires auxquels on retire les forces vives que ceux où on cherche à abolir toute idée de Nation. Là est le seul angle à utiliser si on veut faire une analyse sérieuse du problème. Le reste, c'est du pain bénit pour nos politocards.

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    1. archi faux:viens en bretagne:travaux publics:pas un seul immigré et les natifs sont très bien payés.c'est de l'intox de prétendre que les français ne veulent plus faire certains travaux.dans certaines régions,on se sert des immigrés et des européens pauvres pour baisser les salaires au maximum,les français sont soumis a une concurrence déloyale,cela explique une grande partie du chomage

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    2. Ton point est intéressant... même si incomplet... voire biaisé.

      -l'immigration de travail... n'est RIEN comparée à l'immigration "asile" et "regroupement familial"
      Et c'est tout le problème.

      -dans une famille qui vient d'Afrique sub saharienne, si l'homme occupe en effet un emploi dont personne ne veut... sa famille (femme et enfants) eux vont "coûter".
      En clair : un gain d'un côté pour certaines personnes/sociétés, est largement annulé par un coût pour la collectivité.

      -il est spécieux de ramener la question de l'immigration à la question de l'emploi. Un immigré de "travail", comme à Dubai... il débarque (de Philippines, Thaïlande, Inde)... il bosse... et il repart dans son pays.

      Il lui strictement interdit de s'installer avec sa famille ou de se marier sur place !

      -or la France subit une immigration tout à fait différente : une immigration de "peuplement", de colonisation, de remplacement pour dire les choses comme elles sont.Ca n'a rien à voir. D'où les tensions qui vont malheureusement devenir extrêmes.

      -A Dubaï, il n'y a pas de problème d'"immigration"... alors mêmes que les immigrés sont plus nombreux que les citoyens de Dubaï ! Parce que les choses sont claires : vous venez, vous êtes payés, vous repartez.
      C'est un deal gagnant-gagnant.

      L'immigration en France est un deal gagnant-perdant.

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    3. De bonnes réflexions !

      De toutes façons dans un monde ouvert, on imagine mal devoir payer les boulots d'esclave à leur juste prix au risque de liquider ce qui nous reste de compétitivité.

      Donc, on stop l'immigration, on stop l'exile, on verrouille les frontières et on se retrouve en URSS des années 60, pas simple ...

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    4. Fausse analogie cher ami...L'URSS empêchait les soviétiques... de sortir !

      Nous il s'agit d'empêcher des millions d'Africains.... de rentrer.

      Très différent, tu ne crois pas ?

      De toute façon, l'honnête homme a lu le Camp des Saints, écrit par Raspail en 1973.... et depuis il sait que c'est foutu.

      Les navires à Lampedusa.. on va les couler ? Bien sûr que non.

      Donc, voilà. C'est game over. Fini.

      Je te le dis : tout est connu depuis ce bouquin qui est une véritable fulgurance...

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    5. "Fausse analogie cher ami...L'URSS empêchait les soviétiques... de sortir !"

      Je reprend : sans la pression de l'immigration sur les salaires, plus aucun français pour faire les job merdiques au SMIC à vie, cependant à 1500 - 2000 euros voir plus, on retrouve de la demande pour ce genre de job.

      Problème : plus personne n'acceptera de faire un job d'esclave au SMIC et tous ces jobs subiront la saine loi du marché de l’augmentation généralisée des salaires du secteur (càd des boulots pénibles mais sans qualification).

      Hausse des salaires = perte de compétitivité => exile des talents dans les pays où le talent ne sera plus en concurrence avec la pénibilité.

      Vouloir payer correctement les travaux pénibles alors que partout ailleurs, c'est le coup de lance pierre, implique la fermeture des frontières pour éviter que les travailleurs de la complexité ne se fasse la malle ... comme en URSS.

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  12. en parlant de festivisme

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/23/01016-20131023ARTFIG00404-les-partis-de-gauche-n-ont-pas-capitalise-sur-le-mariage-pour-tous.php

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  13. «Le nombre de bénéficiaires de l'AME était de 220.000 pour les trois premiers mois de l'année 2012 et de 270.000 pour la même période en 2013.»

    ***************

    Suivez les tribulations du député Claude Goasguen à la recherche de la vérité... des chiffres. Qui sont soigneusement cachés.

    http://tinyurl.com/k299cyf

    Ainsi Mayotte... chut... on ne veut surtout pas connaître le déficit abyssal de "la première maternité de France"

    Je me marre, je me marre.

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  14. Je crois qu'il faut voir les choses de manière plus globale...

    Ne vit-on pas dans un système intrinsèquement déficitaire?
    Dans ce cas l'immigration n'est pas la cause de nos malheurs...et surtout pas la solution...
    La politique d'immigration n'est elle pas qu'un maillon d'un schéma de ponzi beaucoup plus global?

    A qui ce schéma de ponzi profite t'il réellement?

    Ayons enfin un débat responsable ouvert et honnête:
    L'immigration est elle réellement de nature économique ou fait-elle partie d'une politique "humaniste"?
    Les statistiques sont formelles: l'essentiel de l'immigration -et de loin- n'est pas une immigration de travail mais provient tout simplement du regroupement familial...
    Depuis quand le regroupement familial crée t'il des richesses?

    Ce ne sont que quelques modestes questions. Mais déjà en posant mieux le problème, il est plus facile d'y trouver les réponses...

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