dimanche 20 octobre 2013

Luchini dans ses dernières oeuvres

A partir de 14mn45 :






Il est très fin, dans sa manière de dire autant de choses sans les dire, et de ridiculiser toutes ces belles âmes curetonnes de la nouvelle religion officielle, payées grassement à être solidaires avec l'argent des autres, et dont la pseudo générosité est en réalité leur gagne pain.

Ils touchent tous leur billet sur leur indignation et leur solidarité obligatoire avec le monde entier, payée avec la TVA, la CSG et autres ponctions sur le smicard-et-demi précarisé et abandonné de Clermont-Ferrand... Sans cette soumission obligatoire à la dictature maçonnique mondialiste, pas de place de foireux dans les merdias, finies les soirées mondaines où on se pavane en tant que soumis en chef parmi les goules, les putes et les courtisans, et plus de gros biffeton de 10 000 minimum tous les mois.

Tous ces gens me font en fait penser à ce personnage du petit écrivain collabo joué par Jean-Paul Rouve, dans Monsieur Batignolles... Monsieur "excellent titre". Certes ici avec l'idéologie extrêmiste totalement opposée, mais fasciste également, avec une constante tout de même, même si c'est sur des bases inverses : l'instauration de l'Homme Nouveau.

Ce qui me frappe, c'est la baisse de niveau évidente parmi les foireux. C'est que trouver des profils à la Guy Carlier, de gens suffisamment doués et retors pour jouer la carte de l'indignation gôchiste, avec un CV de directeur financier de la Becob qui bouffe au Fouquet's, ça court de moins en moins les rues... Le système ne cesse de baisser en qualité sur ses élites foireuses et soumises. Il galère de plus en plus à trouver des traitres intégraux, avec un minimum de talent. Il n'y a plus désormais que des lourdauds insupportables, moralistes, pas drôles, style Caron ou Aram, tellement mauvais et allergènes qu'ils en arrivent à avoir l'effet inverse de celui attendu sur une population priée de se soumettre à la dictature maçonnique mondialiste de l'Homme Nouveau.

7 commentaires:

  1. tiens une mesure de gauche
    http://www.lemonde.fr/argent/article/2013/10/19/les-deputes-baissent-la-tva-a-l-importation-des-uvres-d-art_3499392_1657007.html

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    1. Oui ! Une vraie mesure de "gôche"... C'est même caricatural.

      Nous avons des millions de chômeurs et de gens qui tirent le diable par la queue... Mais la "gôche" est très sensible aux riches bobos gochos qui... achètent des "oeuvres d'art" !

      Avec 80 milliards de déficit par an... il est certain que la top priorité est de baisser la TVA sur les "oeuvres d'art" importées !

      Quelle bande de sinistres crapules.

      Plus c'est gros plus ça passe, c'est stupéfiant.

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  2. Hors sujet, mais dans le registre "Il est très fin, dans sa manière de dire autant de choses sans les dire“ Voilà l'écureuil qui s'y met…

    http://www.leparisien.fr/images/2013/10/18/3236133_8effab20-3775-11e3-bae6-00151780182c.jpg

    et merci Fabrice Luchini… pour l'art et la manière.

    Un , c'est les burnes de l'épargnant…

    Deux, ne cherchez plus vos noisettes…

    Trois, la communication ne peut-être plus parlante.

    Alors encore bravo les caisses d'épargnes, ceux qui avaient encore un doute seront enfin rassurés…

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  3. l'autre mine de rien arrive à lui balancer qu'il est un réactionnaire archaïque fasciste ça la un peu énervé

    À l'image de Céline, avec un esprit critique développé, Philippe Muray se voulait le chroniqueur et le contempteur du désastre contemporain, cette époque où « le risible a fusionné avec le sérieux », où le « festivisme » fait loi. Son œuvre stigmatise, par le rire, la dérision et l'outrance de la caricature les travers de notre temps. Il inventa pour cela (dans Après l'Histoire) une figure emblématique de ce temps : Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire, « fils naturel de Guy Debord et du Web »13. À l'opposé d'une vision étroitement nihiliste, il avait le projet, contre le « règne du Bien » (décrit dans l'essai L'empire du Bien), de « réintroduire le négatif pour montrer que lorsqu'on l'évacue, on ne peut plus rien comprendre ». Il développa ce personnage sous le nouveau nom de Festivus festivus dans des entretiens avec Elisabeth Lévy parus pendant plusieurs années dans la revue Immédiatement.

    Philippe Muray invente également le concept d'« envie du pénal », qui stigmatise la volonté farouche de créer des lois pour « combler le vide juridique », c'est-à-dire, selon lui, pour supprimer toute forme de liberté et de responsabilité. Envie de pénal qu'on retrouve aussi dans la judiciarisation de la vie quotidienne, autrement dit le recours permanent aux tribunaux pour régler les problèmes auxquels les individus sont confrontés.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Muray


    Car au fond quel est le programme de l’Occidental tel qu’il se manifeste dans le vacarme des mots et des conduites? Il
    semble qu’il consiste à s’identifier à toutes les tendances régressives de la modernité : substituer au désir d’être
    enseigné celui d’être reconnu, supprimer la frontière entre le principe du plaisir (l’enfance) et le principe de réalité (l’âge
    adulte), entre l’animal et l’homme, entre la nature et l’histoire, absorber la culture, l’art, le sport, la religion, l’école, la
    politique dans « le cercle enchanté de la communion festive ». Rien ne doit échapper à l’hyperfestivisation et à la
    surenchère permanente sur les ruines de la Loi et du Réel.

    Evidemment l’idée ne va pas de soi et chacun peut imaginer la réaction de tous les petits Festivus fabriqués par
    l’Ecole : « Fin de l’Histoire ? Vous plaisantez ! Ne passons-nous pas une grande partie de notre temps à exercer notre
    esprit critique et à défiler dans les rues avec nos parents et nos professeurs, continuant ainsi le travail de la négativité ? »
    Sans doute, reconnaît Muray, le monde est plein de rebelles, plein de minoritaires en luttes mais ces minoritaires ont ceci
    de particulier qu’ils sont « extrêmement nombreux et assermentés » et que ce qui se croit une rébellion est en réalité la
    forme que prend aujourd’hui la domination.

    Muray y revient sans cesse. Ceux qui occupent les fonctions d’autorité dans tous les domaines (au sein de l’Etat, de
    l’Education nationale, du monde de la Culture etc.) et sont les architectes de cette catastrophe satisfaite d’elle-même,
    exercent leur travail de sape des idéaux de la modernité sous le drapeau de cette même modernité. Ils en singent la
    fonction critique et négatrice mais l’ordre ancien ayant disparu la confrontation s’effectue à l’intérieur du moderne, dans
    un monde sans altérité tout occupé à se dire oui à l’infini.

    Ainsi « l’iconoclasme en charentaise », « la rébellion encouragée » impose sa domination dans la bonne conscience de
    son apparente négativité. Et comme il faut, néanmoins, nourrir l’illusion du combat, Homo festivus n’a pas d’autres
    solutions, dans ce temps où, la persécution ayant disparu, rien ne fait obstacle à son expansion, de s’ inventer des
    ennemis. Telle est la fonction de ce qu’il appelle « le réactionnaire » ou « le fasciste », fascistes d’opérette évidemment
    mais si indispensables pour se camper dans la posture héroïque de la victime! C’est cette imposture que Muray pense
    sous l’expression : les mutins de Panurge.

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  4. « L’antilepéniste est un théologien du lepénisme, et il combat ce dernier avec lyrisme, mais aussi conserve-t-il avec lui
    des modes de raisonner communs et s’expose-t-il à des chocs en retour (celui du 21 avril par exemple). L’a-lepéniste, à
    l’opposé, considère le lepénisme comme vide de sens. C’est mon cas. Il n’entretient donc pas, même par l’exécration,
    cette ornière. L’anti-lepéniste, lui, dès le soir du premier tour, se précipite pour y déverser dans cette ornière, toutes ses
    protestations. Et la suite s’enchaîne. Pendant quinze jours, du haut de leurs rollers antifascistes, les jeunes au bord des
    larmes de crocodiles accusent « la connerie des adultes », lesquels ne sont pourtant guère plus que des jeunes un peu
    vieillis. La presse s’extasie de tous ces défilés et décrit, dans l’inimitable style de bergerie néo-stalinienne qui est le sien,
    ces merveilleuses coulées de foules, ces « débats ambulants nourris par des fanfares », ces « veillées citoyennes », ce
    « mouvement quasi festif qui déroule son cortège dans les rues de Paris », entre les cris de « No pasaran » et de « Nous
    sommes tous des enfants d’immigrés ». On hurle aussi : « Le Pen crapaud, le peuple aura ta peau » ou encore : « Le Pen
    au zoo, libérez les animaux ». (Slogan qui nous ramène à la monstruosité dont je parlais et qui mériterait de longues
    gloses fort instructives…). Les jeunes, qui ont toujours dit oui à tout, toujours tout approuvé, apprennent à dire NON

    Il n’y a
    plus d’altérité dans l’univers d’Homo festivus, plus de féminin et de masculin, plus de frontières nationales, plus de
    différences culturelles, plus d’être individualisés, seulement un métissage planétaire, une résorption de l’individualité
    dans l’indistinction d’un « tout à l’ego » infantile.

    Faut-il conclure que les conquêtes de l’esprit européen s’achèvent à Festivopolis? Comique de la farce … Il reste la
    liberté d’en rire et, comme les fêtes ne se terminent pas toujours bien, attendons de voir ce que l’imprévisible Histoire qui
    continue, au nez et à la barbe d’ Homo festivus, nous réserve.

    http://www.philolog.fr/la-regression-anthropologique-philippe-muray/

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  5. En complément une intervention d'Hervé Juvin. à boire et à manger… mais pas mal de justesses dans le fond.

    http://www.dailymotion.com/video/x160bjd_les-matins-faut-il-redecouvrir-le-vrai-sens-de-la-politique-afin-de-preserver-nos-diversites_news

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  6. Oui, vu à l'époque en live. Ce type est tout simplement une des trop rares expression du génie français décrit par Soral. Les deux s'entendraient à merveille sur l'analyse commune qu'ils ont des oeuvres littéraires et des femmes d'ailleurs. Une fois sa carrière achevée, gageons qu'il glissera quelques quenelles bien senties à la façon d'un Daniel Prévost.

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