vendredi 4 octobre 2013

Reruralisation : le cas typique de Bordeaux

Comme vous le savez surement, j'habite Bordeaux. Et la lame de fond lente mais inexorable qui s'y produit est symptomatique à mon avis d'une vaste lame de fond qui s'étend.

Je n'ai pas de lien à donner, mais dans le dernier magazine du conseil général où les rentiers du département nous expliquent à quel point ils distribuent du bonheur en barres à leurs clientèles festivistes avec l'argent gratuit qu'ils nous volent (pour rappel, un tiers des logements sociaux sont occupés par des étrangers), il y avait quelques pages très intéressantes...

Une page expliquant que seuls 10% des ménages de la Gironde peuvent acheter des logements à plus de 230 000€. Prix qui est le minimum minimorum pour acheter une merde en béton plastique sur la CUB.

On y apprend aussi, que la ville de Bordeaux, avec ses 200 000 habitants, compte pour 17% de la population de la Gironde, mais beaucoup plus quand on regarde les gens au RSA ou les allocataires des diverses subventions.

Idem j'ai récemment lu un article de Sud Ouest expliquant que la CUB se désespère, alors que la part de la population de la CUB (l'agglomération bordelaise) dans celle de la Gironde diminue et va passer sous les 50%. Et c'est pourtant pas faute d'agrandir la CUB en y rajoutant des communes, un peu comme ils agrandissent l'Europe... Il faut grossir, groSSIR, GROSSIIIIR ! Sinon, comment faire marcher le ponzi ?

Les socialistes fabiens de l'UMPS qui nous cultivent comme des tomates hors sol se désespèrent que le peuple de sheeple refuse de s'entasser dans leurs environnements urbains meilleur des mondesques et invivables, vendus pourtant à grand renfort de comm dégoulinante de guimauve et d'images United Colors of Bandes de Cons avec des mannequins chatoyants aux sourires de crétins réjouis sous Xanax...

Bref, comme à Londres, c'est le white flight partout.

La France historique qui bosse et paye pour toutes les conneries de nos illuminés au pouvoir, cherche à échapper aux bétaillères des transports en commun, au festivisme migratoire maçonnique, à l'insupportable pravda de la culture subventionnée, à la propagande soviétique vivrensemblesque, aux T3 en béton plastique hors de prix.

C'est la fuite à la campagne...

Et vu que c'est la France ouvrieuse qui s'enfuit, combien de temps avant que l'emploi se déplace également ?

Déjà il y a eu Internet qui a enfoncé un clou dans le cercueil en redonnant de l’attractivité à la campagne. Il ne manque plus qu'une solution de transport plus acceptable, ou le développement du travail à domicile ou à proximité, pour achever le monstre... Sans parler de l'inéluctable faillite de l'Etat qui tarira la pompe à pognon gratuit pour toutes les clientèles urbaines de miséreux importés, et ne manquera pas d'établir un climat festif et jovial dans les grandes agglomérations.

7 commentaires:

  1. ben, pour avoir quitté le centre de Bordeaux pour sa périphérie campagnarde, je considère que les transports en commun de la CUB me conviennent plutôt bien, je n'ai jamais ressenti l'impression de bétaillères (à la différence de Paris/IdF)

    on ne dit pas "grossir, groSSIR, GROSSIIIIR" mais : "coâtre, croâââtre, crôô-âââtre"

    --neuneu

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  2. C'est étonnant parce que Bordeaux a plutôt une réputation de ville bourgeoise et fait peu parler d'elle au niveau délinquance et criminalité.

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    1. Bordeaux, épargnée par la délinquance/criminalité ?
      Mais QUELLE ville pourrait prétendre être épargnée par la violence/criminalité ?
      Mougin peut être, où un figurant célèbre possède des parts de SCI, histoire de pas acquitter d'ISF....
      Les abords de la place des Vosges où machin"du courage, merde" possède un ridicule petit appartement...
      Même pas St sylvain d'Angers, où une ex première ministre possède un château et 7 ou 8( on sait pas trop) hectares de terrain...
      Alors Bordeaux, hein, excusez moi, préservée des déprédations de nos gentils sauvageons, j'ai des doutes...

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  3. Je ne vois pas les choses ainsi. Je pense que ton dégoût grandissant du système actuel (un peu comme une crise d'ado en retard) fausse ton jugement.

    Pour l'instant l'énergie, et donc les armes et les transports sont entre les mains des "festivistes babéliens". Les bouseux de la campagne ne font que vivre en périphérie du moteur économique et n'en sont pas la source. Ils ne sont pas le coeur de la civilisation car non autosuffisant, ni même produisant beaucoup de surplus.

    C'est le coeur de la machine EROEI qui compte. Aujourd'hui, le surplus provient des puits de pétrole. Surplus qui se tarit. Demain ? on ne sait pas. Je doute que ça reparte dans les campagnes. Si ça le fait, c'est que rien ne sera venu remplacer le pétrole, et dans ce cas, on sera reparti a un niveau de vie des années 50/60 au mieux (on pourrait redescendre beaucoup plus loin).

    Donc pour moi, l'attractivité de la campagne est toute relative. Elle est attractive car beaucoup moins aliénante et beaucoup moins juungle urbaine, mais pas a cause de sa vivacité économique.

    Ceci dit, sur le moyen terme (1 génération) ça pourrait changer si le télétravail se généralise, et avec lui les pôles d'excellence, genre nano-techno, biotech, big data, etc... C'est tout à fait possible dans l'absolu, mais je ne suis pas sûr que les gens soient au niveau pour impulser ce genre de mouvement. Pour l'instant les geeks sont en ville et pas ailleurs avec leur fablabs.

    Mais sait-on jamais ...

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    1. Pas d'accord yoananda.

      Dans la mesure où l'industrie disparaît, il ne reste grosso modo (pour simplifier très fort) comme production réelle de devise dans ce pays que le tourisme et l'agriculture.

      Toutes les villes, ce ne sont en fait que des masses de gugusses qui courent dans tous les sens à faire pour l'essentiel des boulots fictifs.

      Le moteur fondamental de cette économie urbaine Potemkine où des tas de gens consomment sans produire en retour une richesse réelle équivalente à ce qu'ils consomment, c'est la dette. La dette publique, la dette privée qui alimentent en faux brouzoufs toute cette économie mirage.

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    2. Et surtout, le déficit commercial.

      Pour rappel, le déficit commercial de la France est de 100€ par mois par personne.

      100€ de vraie marchandise (à prix chinois), de concret, de qui se touche, par mois, que les français consomment sans payer. Et une fois retirées les dépenses liées à l'économie Potemkine, combien les français dépensent en concret par mois ? 300€ ? 400€ ? C'est un quart de la consommation réelle que la plèbe impériale ne paye pas...

      Combien de temps ça va durer ?

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  4. Cette analyse sous estime la main mise des élites sur les structures publiques et les entreprises privées. Les moyens techniques existent déjà et on peut d'ores et déjà passer à un modèle de travail et d'enseignement à distance. Pour moi, leur volonté est de maintenir le modèle actuel jusqu'à l'abolition des frontières et la soumission des hommes à une seule culture et une seule religion. Ce n'est qu'après qu'une répartition homogène sur les territoires se fera, lorsque les générations futures seront soumises aux technos virtuelles. Le plan est parfait, je ne vois aucun signes de rébellion sérieuse dans le troupeau.

    En attendant, seuls ceux qui ont les moyens peuvent parvenir à maintenir leur "monde d'avant". Sur le temps d'une vie, c'est déjà un noble objectif.

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