vendredi 4 octobre 2013

Reruralisation : le cas typique de Bordeaux (réponse à yoananda)

yoananda : Je ne vois pas les choses ainsi. Je pense que ton dégoût grandissant du système actuel (un peu comme une crise d'ado en retard) fausse ton jugement.

Pour l'instant l'énergie, et donc les armes et les transports sont entre les mains des "festivistes babéliens". Les bouseux de la campagne ne font que vivre en périphérie du moteur économique et n'en sont pas la source. Ils ne sont pas le coeur de la civilisation car non autosuffisant, ni même produisant beaucoup de surplus.

C'est le coeur de la machine EROEI qui compte. Aujourd'hui, le surplus provient des puits de pétrole. Surplus qui se tarit. Demain ? on ne sait pas. Je doute que ça reparte dans les campagnes. Si ça le fait, c'est que rien ne sera venu remplacer le pétrole, et dans ce cas, on sera reparti a un niveau de vie des années 50/60 au mieux (on pourrait redescendre beaucoup plus loin).

Donc pour moi, l'attractivité de la campagne est toute relative. Elle est attractive car beaucoup moins aliénante et beaucoup moins juungle urbaine, mais pas a cause de sa vivacité économique.

Ceci dit, sur le moyen terme (1 génération) ça pourrait changer si le télétravail se généralise, et avec lui les pôles d'excellence, genre nano-techno, biotech, big data, etc... C'est tout à fait possible dans l'absolu, mais je ne suis pas sûr que les gens soient au niveau pour impulser ce genre de mouvement. Pour l'instant les geeks sont en ville et pas ailleurs avec leur fablabs.

Mais sait-on jamais ...

Pas d'accord avec ça.

Dans la mesure où l'industrie disparaît, il ne reste grosso modo (pour simplifier très fort) comme production réelle de devise dans ce pays que le tourisme et l'agriculture.

Toutes les villes, ce ne sont en fait que des masses de gugusses qui courent dans tous les sens à faire pour l'essentiel des boulots fictifs.

Le moteur fondamental de cette économie urbaine Potemkine où des tas de gens consomment sans produire en retour une richesse réelle équivalente à ce qu'ils consomment, c'est la dette. La dette publique, la dette privée qui alimentent en faux brouzoufs toute cette économie mirage.

La dette, et surtout, le déficit commercial.

Pour rappel, le déficit commercial de la France est de 100€ par mois par personne.

100€ de vraie marchandise (à prix chinois), de concret, de qui se touche, par mois, que les français consomment sans payer. Et une fois retirées les dépenses liées à l'économie Potemkine de service, combien les français dépensent en concret par mois ? 300€ ? 400€ ? C'est un quart de la consommation réelle que la plèbe impériale ne paye pas...

Combien de temps ça va durer ?

37 commentaires:

  1. Non, lis le 34 plans de Montebourg.
    http://yoananda.wordpress.com/2013/09/17/les-34-plans-de-montebourg-non-la-france-nest-pas-si-larguee/
    Nous ne sommes pas encore un pays du tiers monde (tourisme + agriculture) comme tu le crois.

    On a des universités, on exporte des cerveaux, on a des industries de pointes :
    armement, aéronautique, naval, chimie, luxe, médical, supercalculateurs, nucléaire.

    C'est dans ces domaines de pointe que ça se joue. Les agriculteurs ils vont faire quoi quand il va manquer du pétrole ? et pareil pour le tourisme, il mourra au prochain spasme de la crise.

    Qu'on soit une économie en perdition, je suis d'accord avec toi. Mais l'agriculture ne dégage pas de surplus, c'est juste du pétrole transformé. Ce qui dégage du surplus, c'est le pétrole.
    Le tourisme OK, la, ça nous rapporte, et c'est vrai qu'on est un pays a la pointe dans ce domaine, on est super bien équipé (histoire, monuments, équipements). Mais demain les gens viendront visiter en virtuel ! lol

    Donc pour moi le rural winner, je ne le vois pas reprendre la main. Il restera en marge, a moins que tout ne s'effondre vraiment brutalement. Pour l'instant c'est juste un gus qui n'a pas assez de moyens pour assurer sa protection face a la mondialisation multiculturelle : il a peut-être les armes intellectuelles, mais pas les armes physiques (il faut les 2). Sinon le coeur de l'économie, je le redis, c'est ceux qui produisent l'énergie. Et c'est pas dans les campagnes que ça se passe.

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    1. "Sinon le coeur de l'économie, je le redis, c'est ceux qui produisent l'énergie."

      C'est absurde : ceux qui produisent de l'énergie ne font "que" répondre à une demande, celle des besoins pour faire tourner l'économie, justement.
      Ce n'est pas un moteur, seulement une partie du carburant.

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    2. Raisonne par l'absurde :
      enlève les iPhone, il reste quoi dans ton économie ? : tout le reste.
      enlève le pétrole, il reste quoi ? le moyen age ...

      c'est absurde si tu ne rends pas compte que tu manges 2L de pétrole (engrais, tracteur, transport, pesticide, herbicide, fongicide) par jour.
      c'est absurde si tu ne comprends pas que l'armement n'est qu'une question de maîtrise de l'énergie.
      produire de patates, c'est produire du carburant pour ton corps.
      etc...

      l'énergie c'est le coeur de l'économie, sans énergie, il n'y a rien.

      Mais ton erreur est partagée par beaucoup d'économistes. Un peu moins depuis Roegen.

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    3. Ce n'est pas une erreur.
      Je ne confonds pas l'intérêt stratégique de quelque chose, et sa place dans l'économie.

      Le pétrole est indispensable pour tout ce qui est plastique. Pour le reste, on sait déjà s'adapter (cf WWII et pénuries de carburants).
      Et si les ricains changent leur fusil d'épaule, et s'intéressent plus au gaz qu'au pétrole maintenant, c'est qu'ils doivent avoir compris un truc, tu ne crois pas ?

      Pour ton exemple, pour qu'il soit comparable, il faudrait enlever tous les téléphones portables, pas que les iDaubes : pareil, on sait faire, mais je te garantie que ton économie actuelle va sacrément faire la gueule si tu les enlèves.

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    4. @Anonyme

      Tu oublies le plus important : le volume !
      Avec son carburant de synthèse, la wermarch ne pouvait qu'à grand peine alimenter ses chars.
      Dans une guerre moderne où la mobilité est la clé, être limité dans ses mouvements par l'énergie est la voie pavée vers la défaite.

      La vérité est que pour l'instant il n'y a rien de mieux en terme de4EIROI et de volume disponibles que le pétrole.

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  2. "Dans la mesure où l'industrie disparaît, il ne reste grosso modo (pour simplifier très fort) comme production réelle de devise dans ce pays que le tourisme et l'agriculture."

    Il reste quand même de l'industrie automobile, l'armement, l'aéronautique, le spatial, chantiers navals, l'agroalimentaire, articles de sport, de luxe, technologies de pointe, labos pharmaceutiques, bâtiment...

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  3. Ceci dit, je parle du court / moyen terme.

    Au long terme, j'espère bien que tu aies raison. Mais pour ça, il faudra attendre les imprimantes 3D, les batteries graphènes, et autres bio-électricité...

    Ça c'est pour la prochaine génération. Nous, on va avoir le merdier de la transition entre les 2 à gérer.

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  4. Ben , on peut juste voir le problème différemment et se poser la question, dans la mesure où l' on n' est pas d' accord avec le système, de comment faire pour ne plus y participer ou du moins le moins possible.
    Shakespeare se posait déjà la question : " Etre ou ne pas être, telle est la question. y a t il plus de noblesse d' âme à subir la fronde ou les flêches de la fortune outrageante, ou bien s' armer contre une mer de douleurs et à l' arrêter par la révolte. " ( Hamlet )
    Je regarde le crâne tous les jours

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  5. D'accord avec yoananda, le cœur de la civilisation c'est la ville. Mais qu'adviendra-t-il quand la civilisation thermo-nucléaire va se contracter, faute de disposer d'une énergie à bas coût et quand les villes et leurs périphéries seront anémiées, faute d'être perfusées en continu avec les ressources importées directement des campagnes environnantes et des autres continents ? Quel sera alors le degré de civilisation et son rayonnement dans une urbanité concentrationnaire, brésilisée, tiers-mondisée et balkanisée suite au grand remplacement de population ?

    La civilisation s'est développée dans les villes ; elle peut tout aussi bien y péricliter.

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    1. C'est bien pour ça que j'écris une série sur les effondrement des civlisations sur mon blug en ce moment, pour voir s'il y a un "pattern" quelquonque qui permettrait de comprendre.

      Par rapport à Rome, les paysans ont été gagnants de l'effondrement du centre, car moins de taxes. Mais ce n'a été qu'un épisode. Ils ont été perdant un terme de sécurité aussi ... donc ...
      ce n'est pas une question simple, et j'ai, je pense les même doutes que Tonio sur cette question.

      Moi aussi je fais le choix de m'éloigner des coeurs de ville. Mais je n'en fait pas une idéologie pour autant ;-)

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    2. Svp, essayez de lire les articles publiés sur ce blog un peu plus attentivement : le nucléaire n'est PAS une énergie à bas coût ! On reporte juste son coût réel sur les générations futures. Comme beaucoup d'autres choses, d'ailleurs...

      Pour les villes, essayez d'étudier leur développement en occident au moyen-âge, à partir du XIème siècle, l'essor de la construction au XIIIème siècle, etc...
      (bon ok, il n'y avait pas d'énergie nucléaire à l'époque, mais un réchauffement qui a entrainé de meilleurs rendements agricoles)

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    3. @Anonyme : pour les élites, les coûts environnementaux futurs liés au nucléaires ne rentrent pas en ligne de considération. Ce qui importe c'est le coût actuel des ressources énergétiques fossiles et les profits sonnants et trébuchants qu'elles génèrent.

      Concernant les meilleurs rendements agricoles au moyen-âge, leur origine est avant tout à rechercher du côté de la révolution agricole médiévale. ;-) Le développement démographique des villes a par ailleurs été particulièrement dopé par l'explosion démographique qui a suivie la révolution agricole. Quand au développement des villes du moyen-âge, jeter un œil du côté de l'histoire de l'Italie du Nord et de la Hanse médiévale, offre un indice sur l'origine de leur prospérité et leur croissance, ainsi que sur celle du modèle de civilisation qui est le notre aujourd'hui et sur son maître d'œuvre, le bourgeois, promoteur du proto-capitalisme. ;-)

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    4. Et pourtant, il n'y a pas que ces villes d'Italie ou d'Allemagne qui se sont développées.
      Quand je parlais d'étudier leur développement, c'était par rapport au sujet de l'effondrement des civilisations en rapport avec la complexité. Car je trouve que cela contredit complètement la théorie exposée par Yoananda (sans animosité, hein).

      Pour le débat sur l'origine des meilleurs rendements agricoles du XI-XIIIème siècles, entre la révolution agricole et l'amélioration du climat, comme les rendements ont explosé un peu partout en Europe, avant même la diffusion des nouvelles techniques, je suis plutôt partisan de l'influence prépondérante du climat, sans négliger pour autant l'apport des découvertes.

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    5. Hé oui ! Il n'y a pas que les villes d'Italie et d'Allemagne qui se sont développées à cette époque. Toutefois la hanse, l'Italie du nord et quelques autres places eurent un rôle dominant au niveau commercial, puis politique, en Europe. Elle furent les hauts lieux du développement du capitalisme mercantiliste, ou capitalisme commercial, ou capitalise marchand et de la bourgeoisie marchande. Leur modèle rayonna sur l'Europe et s'y diffusa.
      Cette époque ne vit pas seulement des villes se développer, elle fut aussi le lieu de l'apparition de villes nouvelles par nuées.

      Concernant l'optimum climatique médiéval, sa durée et son intensité demeurent sujet à polémique.

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    6. Oui, mais pour ces villes allemandes et italiennes, ne serait-ce pas dû d'abord au "hasard" géo-stratégique ? A l'influence de certaines personnes, certaines familles, plutôt qu'à un modèle commercial ? J'ai tendance à penser que le modèle commercial s'est développé grâce aux relations, aux accords, et pas inversement (cf accords entre Venise et puissances méditerranéennes musulmanes par exemple).

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    7. En effet, il y a de ça : "c’est la vie urbaine qui va permettre les premières manifestations du capitalisme au Moyen âge, du moins sous sa forme purement commerciale. On les voit apparaître principalement dans deux régions favorisées au point de vue économique, dans les républiques municipales de l’Italie et aux Pays-Bas. Pourquoi ces deux régions ont-elles été les premiers champs d’élection du capitalisme ? C’est que le commerce maritime avec l’Orient, — à la suite des Croisades —, a doté les républiques italiennes d’une grande masse de capitaux. C’est que les Pays-Bas ont été l’un des principaux entrepôts entre l’Orient et le nord de l’Europe. Dès le Moyen âge, semble-t-il, c’est le grand commerce qui est la source essentielle du capitalisme." http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Origines_du_capitalisme_moderne/1

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    8. En tout cas, merci pour cet échange courtois et suivi !

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  6. l'urss ils ont du pétrole.

    " c'est juste un gus qui n'a pas assez de moyens pour assurer sa protection face a la mondialisation multiculturelle : il a peut-être les armes intellectuelles, mais pas les armes physiques (il faut les 2). "

    - qui vivra verra.

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    1. Du pétrole, mais aussi et surtout du gaz.
      Qui permet "facilement" de produire de l'électricité, qui risque d'être le carburant futur si on continue sur la lancée de Tesla :
      http://www.24heures.ch/auto-moto/tesla-s-devient-n1-ventes-norvege/story/10560335

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  7. Je confirme que l'industrie disparait : je suis ingenieur R&D et au chomage depuis un an... c'est t'y pas beau ?
    Je regarde a l'etranger maintenant car en france je suis inemployable.

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    1. Dans quelle industrie cherchez-vous?

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  8. Il n' a pas complétement tord au sujet de l' industrie : oui il y a une industrie en France mais comparons avec d' autres pays avec des élément réels et probants :

    Pour cela prenons la Suisse , 8 millions d' habitants , et la France , 65 millions d' habitants et regardons le nombre de machine outils " la mère de toutes les machines " qui est un bon indicateur du développement industriel.

    Pour ceux qui en ont l' occasion d' être à Bruxelles , l' usine ultra moderne d'Audi ouvre tous les jours ses portes au public : c' est une bonne occasion de voir un monde plein de machines outils.

    Donc consommations en machine outils :
    Suisse : 745 Mi € en 2000 , 924 Mi € en 2007
    France : 1672 Mi € en 2000 , 1150 Mi € en 2007

    Le manque d' investissement fait qu' on arrive à des situations où cela retombe sur les salariés français : exemple cette usine de fabrication de bloc de climatisations pour voiture à Charleville-Mézières : ayant des clients internationaux , elle est revendu à un groupe coréens. Après visite des coréens de l' usine : machines obsolètes, il faut une ré-investir complétement : ils veulent une nouvelle usine ......

    Mais pas en France , en Slovaquie = on garde les clients et on quitte la France !

    Lisez ce dossier pour vous faire une idée: ( pour ma part , j' ai quitté la France pour le Nord de l' Europe pour continuer à travailler dans l' industrie ) :

    http://www.ifrap.org/La-desindustrialisation-francaise-l-exemple-de-la-machine-outil,1261.html

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    1. Mais nous on investit aussi : dans les fonctionnaires et les immigrés bac-12 ! c'est ça l'avenir de la France (ça porte un autre nom : tiers mondisation).

      Pourquoi ?
      parce qu'en France y a un idéologie gauchisante qui gangrène l'esprit des (faibles) gens. tu vas sur agoravox TV pour te faire une bonne idée des parasites qui traînent : http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/salaire-complet-et-fin-du-monopole-41006

      les syndicats, les associations subventionnées, les bureaucrates, sont d'autant plus virulents qui sont parasitaires. Et ce, au détriment des vrais pauvres qui veulent s'en sortir, des vrais fonctionnaires qui remplissent leur mission avec dévouement, et des vrais gestionnaires qui inventent des vrais solutions. Le tout sur le dos des entrepreneurs, des salariés, des investisseurs. Et en se défaussant sur les méchants financier et les vilains traders qui abusent de leur position de force financière autant que eux le font avec leur position de force idéologique.

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  9. Tonio : tu sais, il existe aussi une "ruralité" informatique. Pour l'instant, tu es chez blogspot, et tu dépends de la grosse industrie informatique centralisée, plus ou moins étatique, etc...

    Si tu veux aller au bout de la démarche, reprendre en main ta vie au niveau du jardin, c'est l'un des aspects, mais il faut aussi le faire au niveau énergétique (et la bon courage) et au niveau de l'information (et pour ça y a absolument tout ce qu'il faut : linux, raspberry pi, owncloud, etc...). Reste le niveau de la "défense", et la ... c'est un autre merdier.

    Mais je ne suis pas sûr qu'on soit dans le bon pays pour ça.

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  10. OK. Mais on focalise sur les machines outils... alors que c'est un effet... pas une cause.

    La cause (pour reprendre l'exemple de la Suisse) c'est un code du travail qui fait 54 articles, alors qu'en France.. il y en a des milliers (10 000)

    (Voir :
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0682.asp

    Donc ne perdez pas de vue l'essentiel.

    Le cadre institutionnel, le cadre mental, la population etc.

    Et sur ces 3 points, la France est LOIN DERRIERE la Suisse... Ce qui explique son décrochage total, et donc des entreprises qui souffrent et donc un investissement plus faibles en machine outils.

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  11. (ps :je reposte ici, mon com avait atterit dans la mauvaise news)
    Il faut synchroniser l'homme sur le temps de la machine ou sur le temps de la terre? Selon moi la première richesse d’un peuple c’est la fertilité de sa terre, et la seconde la fertilité de sa pensée. Otez la terre à la population, et c'est lui enlever son premier moyen de subsistance, c'est en faire un peuple d'asservis, c'est en faire des salariés. LA révolution première que chaque peuple doit accomplir c'est une nouvelle révolution agricole. Quittons ces villes, reprenons les terres et la société repoussera. Avant la révolution industrielle, il y a 3 siècles, l'alimentation de l'humanité reposait sur une base de 200 plantes. Aujourd'hui c'est 12.

    Je me permet sur ce sujet de remettre le lien PDF de “essai critique sur le concept de développement” (avec la permission de son auteur) paru aux Presses Universitaires de Grenoble :
    https://rapidshare.com/share/53A7B7AD0B611613C4DF819DA0395604
    La croissance, c’est le PIB, le PIB c’est l’industrialisation. L’industrialisation suffit-elle au bonheur humain ? L’industrialisation va-t-elle seulement dans le sens du bonheur humain ? La réponse est en vous.

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    1. En faisant mes recherches sur les effondrement de civilisation j'en arrive a la conclusion que c'est en effet le lien à la terre qu'il faut revoir comme fondement de notre civilisation.

      Et pour le coup je pense que la seule vraie révolution possible c'est la permaculture et la forêt comestible afin de ne pas répéter les erreurs que chaque civilisation fait inlassablement et qui la mène a sa perte, a savoir, fonctionner contre la nature et non pas avec elle.

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  12. J'habite Paris. J'aime y vivre, c'est un choix.

    Beaucoup de gens vivant ici aiment y vivre. On a les moyens ou on les a pas. Pour tout ces gens, comme pour moi la perspective de vivre à la campagne représente 'l'ennui' et une sorte de mort social. Désolé mais la campagne et les petites villes, plus de pain dans les boulangeries après 18h00 et plus personne dans les rues après 19h00 je connais, j'ai pratiqué et c'est effectivement la mort social et l'ennui, ou en tout cas quelques chose de très élémentaire et pas très vivifiant.

    C'est le même problème pour ceux qui sont fauchés et croit donc que tout le monde est comme eux.

    Le problème de vos analyses est que vous généralisez vos envies, moyens et visions à tout le monde....

    Vous devez être très aigris, et ça va empirer. Car, par définition, ce sont ceux qui font qui ont toujours raison, et pas les commentateurs.

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    1. je suis d'accord, c'est un peu aigri vs rêveurs au final si on ne prends pas parti. Les fuyard accusent les urbains de délire (aliénation + drogue) et ceux qui restent accusent d'être aigri ou de looser qui cèdent à la pression de la compet économique.

      J'ai connu.
      idem pour moi au début je me disais : campagne = ennui. Et je le dis pour avoir pratiqué les 2.
      Mais petit à petit, ca a évolué, ville = aliénation et campagne = nature.
      A la campagne, y a personne dans les rues le soir, mais les gens socialisent dans leurs maisons, s'invitent a tour de rôle,et surtout ont beaucoup plus de choses à faire que de glander avec leurs amis drogués (en ville en dehors des soirées mondaines plein de beuh y a quoi ?). Au final a la campagne, y a le sport, la forêt, et maintenant avec internet, y a la culture de pointe, l'accès aux conférences et aux colloques (y compris avec la possibilité d'y participer).
      Vient se rajouter l'insécurité (qui est remplacée par les ragots a la cambrousse) et hop, la ville, et Paris en particulier, c'est pour les fous, et les esclaves ... après, au final, chacun s'invente l'idéologie qui justifie son choix de vie ! lol

      Mais j'ai remarqué qu'en ville les gens ne PEUVENT PAS croire en la crise, alors qu'a la campagne il s'y ATTENDENT. Tout simplement parce que en ville, si la crise arrive, ils n'ont aucune refuge, c'est juste impossible d'y penser car la vie n'aurait plus de sens. A la campagne ils sont résilient par nature.

      Et comme, perso, je n'aime pas me bercer d'illusions ... j'ai quitté la ville mais je garde un pieds dans le monde urbain quand même. Pour l'instant du moins.

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    2. Cet échange est intéressant parce qu'il semble montrer que dans la tête des gens il n'y a que deux choix : vivre dans un bazar gigantesque comme Paris ou dans le désert à 500 kms de tout. Mais il y a des solutions intermédiaires !

      Je vis à la campagne, dans un petit village de quelques centaines de personnes, mais à un quart d'heure d'une grande ville (Liège, en Belgique). Et je considère que je suis au paradis !! :-)

      J'ai la nature, le calme et tout ce que décrit Yoananda (la vie sociale peut être très agréable : les fêtes de village ou de quartier, les barbecues entre voisins, la brocante annuelle, ..., je connais plus de la moitié des habitants du village, qui connaît la moitié des habitants de sa rue en ville ?). Et quand je veux le bazar, je l'ai en 15 minutes (embouteillages, parking souterrain puant, mais aussi cinéma, théâtre, centres commerciaux, ..., même les enregistrements de The Voice Belgique si je veux !!).

      Je suis conscient que le luxe que représente ce mode vie a un coût : je dois avoir une voiture. Et du carburant à mettre dedans ...
      Mais la plupart des citadins que je connais ont quand même une voiture, alors.

      Au passage, je remercie Tonio pour ses leçons de jardinage. 8-)
      Avec le bel été qu'on a eu, j'ai eu des tomates extraordinaires !!!

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  13. Les Francais sont fatigués de la modernité. Le reste du monde pas.
    Le territoire francais s'est américanisé. La campagne est un refuge pour une classe moyenne en perdition. C'est le maquis. La liberté? La désolation.
    Lisez ca: http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/eric-dupin-la-france-s-est-americanisee_1282763.html
    A proscrire si vous souhaitez donnez à vos enfants des opportunités de s'insérer dans le monde qui produit et qui gagne.

    L'alternative? mettez-vous à étudier, apprenez des langues, voyagez dans le monde, actualisez vos connaissances techniques. Si vous avez le coeur pour, intégrez une grosse boite avec ambition, sinon montez quelque chose. Ca vous parait compliqué? C'est l'attitude la plus répandue dans les pays émergents, où l'on a faim de futur, sachez-le.

    Vous ne tenez pas particulièrement à ce que votre enfant soit dans ce système? Il reste le dev en free lance en télétravail, le petit fonctionnariat de province, ou l'artisanat bucolique
    (l'agriculture n'est pas une option réaliste pour un urbain fraichement reconverti). Bref, du tranquille, mais du fragile.

    Ce qui est vraiment regrettable, c'est la mort du génie francais: la France apeurée cherche refuge dans sa nostalgie épinalée des villages pittoresques, au lieu de s'inventer un futur dans son style, c'est à dire avec panache, en s'appropriant les nouvelles technologies au lieu de les craindre. En 1890, la France sortait de deux décennies de vide politique et économique. En quelques années, elle devint la reine de l'electricité, de l'architecture, de la peinture, de la musique, de l'automobile, de l'aviation. Une étoile pour le monde. Avec fougue, envie, défi.

    En France, aujourd'hui, la seule question qui s'impose, sous peine de déclassement irrémédiable, est:

    Comment réveiller rapidement cet esprit unique, qui joint technique et art, science et philosophie, art de vie et progrès?

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    1. Haaa ! ca ca fait plaisir à lire.

      Je suis d'accord. Le futur aujourd'hui c'est pas le passé !
      Le futur, c'est les nano tech, le big data, les vétements intelligents, les imprimantes 3D, etc...
      Et la France peut y prendre part, encore ...
      Sauf que je me demande si elle en a vraiment envie, je vois bien qu'elle fait le choix de la tiers-mondisation a tous les niveaux, du décrochage.
      Enfin, une certaine france du moins, car il y a des esprits novateurs chez nous aussi. Tout le monde n'est pas technophobe.

      Les 34 plans de Montebourg, pour une fois dans ce gouvernement d'incompétents, va dans le bon sens et redonne une lueur d'espoir (mais bon ne rêvons pas quand même) :
      http://yoananda.wordpress.com/2013/09/17/les-34-plans-de-montebourg-non-la-france-nest-pas-si-larguee/

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    2. L'ennui avec le futur, c'est qu'on en parle mais personne ne l'a jamais vraiment vu.
      Après si vous pensez que que les technologies qui existeront dans 35 ans seront plus utiles aux 10 milliards d'humains (2 milliards en 1927) que de la vrai nourriture qui pousse dans de la vrai terre. Vous savez qu'en Somalie, où la population survie, 1 somalien sur 4 a un téléphone portable. Priorité à la technologie !

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  14. Mr Anonyme, si vos campagnes sont mornes aujourd'hui comme vous dites, c'est parce qu'elles sont laissées à l'abandon suite à l'exode rural et à la salarisation plus où moins forcée de la population, à sa tertiarisation. La vie a bien changé en 50 ans vous savez.
    Vous généralisez vos envies, on peut en dire de même.
    Mais vous avez-beau bien vous amuser dans votre capitale, le jour où les galeries commerciales où vous faites vos emplettes ne seront plus approvisionnées par des containers des 4 coins du mondes, vous essaierez surement de faire pousser des tomates sur votre balcon vous aussi.
    Quand à votre dernière remarque, ne vous inquiétez pas pour nous. : « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » Camille Desmoulins.

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  16. Le gens habitent là où il y a du travail.
    Il veulent du travail pour manger.
    Donc si y'a pas de possibilité de se nourrir.
    C'est le péri-urbain et la campagne qui serras privilégier.

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  17. la question c'est qu'est ce qu'on va faire de tous les glandus inutiles qu'on occupe à coup d'allocs diverses et variées?

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