mercredi 6 novembre 2013

Bayrou-Borloo : l’alternative en carton

Bayrou-Borloo : l’alternative en carton
Gaulliste libre via E&R, 06/11/2013 (en Français texte en français )
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Hier soir, François Bayrou et Jean-Louis Borloo ont scellé leur alliance sur le plateau du journal de TF1. L’UDI et le Modem ont signé un contrat de mariage mais pas de fusion, comme au temps de l’UDF, qui rassemblait divers partis. Une union totalement dans le débat public actuel.



L’UDF 2.0, petit filet d’eau tiède

Bien sûr, il y a une opportunité tactique, du fait du profond désamour des Français, tant pour la majorité actuelle que pour l’UMP, qui ne s’est pas remise de la tragi-comédie de l’élection de son président. Mais c’est une chose de surfer sur un mécontentement, cela en est une autre de rassembler des suffrages aux élections. Car quelle politique cette « Alternative » va bien pouvoir porter ? Quelle serait la différence en matière d’Europe, de mondialisation, d’immigration, de sécurité, d’éducation entre les centristes et les politiques menées sous Nicolas Sarkozy et François Hollande ? Ce n’est pas l’indigent filet d’eau tiède qui leur sert de charte qui va nous éclairer sur la question.

Les centristes ont voté tous les traités européens, accepté la camisole budgétaire, soutiennent le traité transatlantique, l’indépendance des banques centrales et la privatisation de la création de la monnaie, le libre-échange dérégulé, la course à la compétitivité. Pire, en 2012, alors que le candidat PS voulait équilibrer le budget en 2017, que le président sortant annonçait 2016, François Bayrou annonçait 2015. Aurait-il alors pratiqué une politique d’austérité sauvage pour y arriver, coupant plus encore les dépenses et augmentant plus encore les impôts qu’aujourd’hui ?

Quel espace politique ?

Alors, bien sûr, la droitisation de l’UMP créé un certain espace politique. Le virage anti-Etat et anti-impôts de plus en plus assumé de la formation dirigée par Jean-François Copé créé un espace politique. Ce dernier a ainsi proposé de réduire la dépense publique de pas moins de 130 milliards d’euros, sans naturellement s’appesantir sur les détails. Les jeunes actifs de l’UMP ont carrément proposé de supprimer l’impôt sur le revenu, faisant passer Reagan et Thatcher pour de dangereux progressistes adeptes de la redistribution des revenus. Naturellement, le financement n’est pas précisé.

Néanmoins, il ne faut pas surestimer l’espace politique de l’UDF 2.0 car sur l’Europe ou la mondialisation, on peinera à distinguer les différences avec l’aile la plus libérale du PS (Moscovici & Co) et l’aile plus modérée de l’UMP. On ne voit pas bien en quoi ils pourraient proposer des solutions différentes pour lutter contre le chômage. Ils proposent ce même cocktail indigeste qui étouffe le pays, à savoir plus d’Europe et de compétitivité, en l’habillant d’humanisme et d’écologie. Mais il sera difficile de voir la différence avec le PS. D’ailleurs, les deux propositions faites hier soir (une meilleure représentation des partis et une baisse de charges) sentaient le réchauffé et qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Du coup, le choix des européennes comme première élection nationale pour la nouvelle alliance apparaît très hasardeux. En quoi les électeurs pourraient être motivés pour soutenir cette liste qui soutient comme tant d’autres cette mauvaise Europe qui les torture. Le succès est, heureusement, tout sauf certain.

Pour ma part, je maintiens que le centre est le seul parti à mettre en avant la nécessité de nettoyer les écuries d'Augiasse de la dépense publique. Je suis intimement persuadé qu'on peut gagner 10 points de PIB en dépense publique, avec un service équivalent rendu aux français, juste en refaisant toucher le sol à tout ce petit monde, et en refondant tout le système en supprimant toute complexité inutile.

Sur tout le reste, ce sont des babeliens au service du fascisme bancaire 2.0, comme l'UMPS, et ils ont en effet toute leur place au centre, entre PS et UMP.

17 commentaires:

  1. "Fascisme bancaire"...
    Franchement Disco, je vous lis depuis longtemps, depuis BI.org, toujours avec intérêt, mais utiliser des "concepts" autant à l'emporte-pièce ne peu que vous desservir.
    Cordialement

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  2. Tonio reveille toi
    Borloo = parti radical = franc mac...
    Bayrou vient de vendre son âme pour exister. C est désolant

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  3. Nettoyer les écuries d'augiasse ? ça ne fera que mettre des milliers de fonctionnaires au chômage.
    S'il y a tant d'emplois occupationnels, ce n'est pas pour rien.
    Ca ne résoudra rien.
    Et en plus c'est impossible, ils ne touchent plus le sol avec leur idéologie pseudo marxiste ce clergé de fonctionnaire.

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  4. Correction : Bayrou n'existait pas... avant non plus.

    Bayrou n'a jamais existé.

    Poussé régulièrement par les médias aux ordres, ce type est parfaitement inutile (à part dans les calculs électoraux).

    Mélanchon doit rabattre les gauchistes vers le PS. Bayrou est son homologue à "droâte" : rabattre les centristes vers l'UMP.

    Et voir maintenant Bayrou + Borloo... c'est juste le sommet de l'engeance.

    Reflet fidèle de notre époque : le gloubi boulga mental.

    Qu'ils se taisent, qu'ils disparaissent. Allez ouste !

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    1. "Bayrou est son homologue à "droâte" : rabattre les centristes vers l'UMP"

      Euh, Bayrou a voté Hollande je crois, mais la confusion mentale étalée sur ce blog ne m'étonne plus...

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  5. Ecuries d'Augias, pas Augiasse.

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  6. avoir baladés les électeurs UMP et PS ont épuisés toutes les possibilités plus personne n'y croit,
    le système crée donc un nouveau parti pour attraper les électeurs
    il ne faut pas être bien malin pour comprendre que c'est un piège et ça sera toujours la même politique...

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    1. Le FN aussi est un piège. Asselineau explique ça très bien.

      En associant toute contestation de Babel, de l'euro, de l'Europe à des gusses qui vous mettent Taubira en singe, vous discréditez automatiquement toute idée de récupération de notre souveraineté...

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    2. N'empêche que c'est le seul parti qui peut pousser le système à un reboot, ne serait-ce que par la pression qu'il exerce sur la classque politique pourrie qui nous dirige et qui vendrait ses parents pour 3 sous.

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    3. oui l'u-p-r est le seul à faire de la politique et à poser des vrais questions.
      ça change un peu du caca qu'on trouve partout ailleurs

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    4. Oui. Reboot. Reset.

      Tonio tu tombes dans le piège du piège dans le piège.

      -le FN défend l'idée de souveraineté
      -un type traite Taubira de "singe"
      -donc l'idée de souveraineté est disqualifiée
      -donc le FN est mauvais et contreproductif

      Ca s'appelle un syllogisme. Et c'est clairement un piège.

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    5. Exact, si le FN arrivait au pouvoir de toute façon nous serions sous la surveillance de l'ONU et des autres instances diverse pour toutes les décisions, les tensions intérieures seraient de toute façon chaotiques

      La meilleure issue est une démocratie citoyenne, mais on en est loin...

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  7. 'Faut être mentalement sévèrement limité pour espérer quelque chose de neuf de ces deux-là...

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  8. Au moins quand j écoutais Bayrou je sentais de l'honnêteté et un minimum d intérêt général sans clientélisme à 2 balles comme les autres marchands de tapis.
    Bien d accord qu il est trop europtimiste et qu il veut pas renier son idéologie c est dommage. Mais franchement qu on sorte déjà du clientélisme parce que sinon on s en sortira jamais. C est la plaie absolue qui empêche de faire quoi que ce soit. Alors pour un nouveau départ moi je vote Bayrou, enfin je votais. Parce que la 1e chose à faire c 'est en effet d arrêter de se voiler la face et de voir les problèmes en face. Ensuite on verra comment on le fait mais qu on le fasse en pensant a l intérêt général pas guidé par le clientélisme qui nous ronge depuis 30 ans.

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    1. Ce type a appelé à voter Hollande... en 2012.

      Une telle salissure est indélébile !

      Bayrou est un clown, un idiot à peine utile. Et Borloo ! Mon dieu, quelle paire !

      Encore plus nocif qu'un bon gauchiste des familles... Veulerie, train de sénateur, faux provincialisme (ah Bayrou Le Béarnais ça sent bon le terroir), hypocrisie permanente, faux-culisme constant, bruxellois jusqu'au bout des ongles, traître à la nation... la liste est longue.

      Il est incompréhensible qu'on tende encore un micro à un type pareil.

      Enfin si on comprend : monsieur a son petit rôle de rabatteur à jouer. Alors les médias le réactivent, de temps en temps.

      On le sort du placard.

      Il a échoué à plusieurs reprises aux présidentielles, ils ne pèse rien, ne représente que lui et une poignée de crétins, qu'on appelle des "centristes" (ah ah ah ah) il est non seulement inutile mais dangereux.

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    2. C est sûr que de réussir aux présidentielles ça démontre la valeur d un politique. Raisonnement bidon du début à la fin lol.

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  9. Bayrou estime qu'on peut et doit rembourser la dette, qu'on peut devenir aussi compétitif que les allemands, qu'on peut réformer la fonction publique sans douleur...
    Autant dire qu'il ne touche pas le sol

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