samedi 9 novembre 2013

Comment la France s’est ruinée en Algérie : Hommage à Daniel Lefeuvre

Comment la France s’est ruinée en Algérie : Hommage à Daniel Lefeuvre
Bernard Lugan, 08/11/2013 (en Français texte en français )
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La mort de Daniel Lefeuvre est une perte immense pour la minuscule phalange des africanistes libres, eux qui, dans les Thermopyles de la pensée, ont décidé de combattre jusqu’au bout les masses du bas clergé universitaire porteuses du politiquement correct.

Né le 11 août 1951 et mort le 4 novembre 2013, le brillant universitaire qu’était Daniel Lefeuvre avait suivi la voie ouverte par Jacques Marseille qui fut son directeur de thèse. Après que ce dernier eut magistralement prouvé que, loin de les avoir pillées, la France s’était appauvrie dans ses colonies[1], Daniel Lefeuvre, alors professeur à l’université de Paris VIII, démontra dans un livre fondateur[2] que l’Algérie fut un insupportable fardeau pour la France et que, loin de l’avoir pillée, la France s’y ruina.

Une telle remise en cause de la doxa marxisto-tiers-mondiste venant d’un ancien communiste[3] provoqua un véritable déchaînement de haine chez les « bien-pensants ».

La thèse de Daniel Lefeuvre renversait les dogmes et les idées-recues. Que l’on en juge : en 1959, toutes dépenses confondues, la « Chère Algérie » engloutissait à elle seule 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !

En soulageant les misères des populations algériennes et en faisant reculer la mortalité infantile la France avait créé les conditions d’une catastrophe qu’elle s’était elle-même condamnée à gérer. Résultat du dévouement et de l’efficacité du corps médical français, à partir de 1945, chaque année 250 000 naissances nouvelles étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population d’où un doublement tous les 25 ans. Or, depuis les années 1930 les ressources locales stagnaient et depuis 1935 le territoire n’était plus en mesure de nourrir sa population. La France devait donc, et toujours aux frais du contribuable métropolitain, y importer grains, pommes de terre, viande, laitages etc., Même l’huile produite localement ne suffisait plus à la consommation.

L’image d’Epinal de l’Algérie « grenier » de la France s’envolait ainsi sous le froid scalpel de l’historien économiste.

Daniel Lefeuvre montrait ainsi que l’Algérie s’enfonçait inexorablement dans le néant, les gouvernements français successifs se contentant d’accompagner financièrement une crise allant en s’aggravant année après année, tout en nourrissant les bouches nouvelles, en bâtissant des hôpitaux, des écoles, des routes, des ponts et en tentant de créer artificiellement des milliers d’emplois.
A l’exception de Vichy qui tenta une audacieuse politique d’industrialisation qui ne fut pas poursuivie après la Libération, aucun gouvernement n’osa lancer les indispensables grandes réformes structurelles. Aucun n’osa poser la question du nécessaire désengagement, l’appartenance de l’Algérie à l’ensemble français étant alors une évidence pour tous les partis politiques, de droite comme de gauche, parti communiste compris. Mais l’aveuglement avait un coût que les économistes et les milieux patronaux métropolitains évaluèrent. Lucides et inquiets ils tirèrent la sonnette d’alarme. En vain.

En 1953 les politiques durent se rendre enfin à l’évidence car les recettes locales ne permettaient plus de faire face aux dépenses de fonctionnement. L’Algérie était bel et bien en faillite.

En 1952, anticipant en quelque sorte la situation, le gouvernement de l’époque avait demandé au parlement le vote de 200 milliards d’impôts nouveaux, tout en étant contraint de faire des choix budgétaires douloureux. Pour aider encore davantage l’Algérie il fallut donc faire patienter la Corrèze et le Cantal. Le sacrifice des Français de France fut alors double puisque leurs impôts augmentaient tandis que les engagements de l’Etat dans les domaines routiers, hospitaliers, énergétiques, etc., étaient amputés ou retardés.

« Tutrice généreuse », la France couvrait « avec constance les découverts de sa pupille », et l’implication du budget national dans les déséquilibres algériens allait sans cesse en augmentant. C’est ainsi que, de 1949 à 1953 le volume des investissements sur fonds publics en francs courants atteignit 305 milliards dont les 4/5° assurés par l’Etat français. De 1952 à 1956 les ressources d’origine métropolitaine affectées au financement du 2° plan d’équipement passèrent de 50% à plus de 90%. Le pic de l’aberration fut même atteint avec le « Plan de Constantine » annoncé par le général De Gaulle le 3 octobre 1958 et qui, lui aussi, prétendait apporter une réponse économique à des problèmes sociaux, démographiques, culturels et politiques.

L’addition des sommes versées par l’Etat français, donc par nos parents ou nos grands-parents, donne le vertige :
- Durant les seuls 9 premiers mois de 1959 les crédits d’investissement en Algérie atteignirent 103,7 milliards dont 71,5 milliards directement financés par le Trésor français.
-De 1950 à 1956, la seule industrie algérienne reçut, hors secteur minier, en moyenne 2 395 millions d’anciens francs annuellement.
- En 1959 et en 1960 cette somme atteignit en moyenne 5 390 millions.

Entre 1959 et 1961, pour le seul « plan de Constantine », les industries métropolitaines investirent 27,40 milliards d’anciens francs hors secteur des hydrocarbures. Les industriels français étaient-ils soudainement devenus philanthropes, eux qui s’étaient jusque là prudemment tenus à l’écart de la « chère Algérie » ? Daniel Lefeuvre donne l’explication cette soudaine « générosité » : « le prix des créations d’usines en Algérie (a) été payé par les contribuables métropolitains grâce à un cadeau de 90 millions d’anciens francs fait par l’Etat à chaque industriel » !

Quels intérêts la France avait-elle donc à défendre en Algérie pour s’y ruiner avec une telle obstination, avec un tel aveuglement ? La réponse est claire : économiquement aucun ! Et pourtant : « Que d’articles, de déclarations, de discours pour rappeler que l’Algérie est le premier client de la France ! Que de sottises ainsi proférées sur le nombre d’ouvriers français qui travaillaient grâce aux commandes passées par l’Empire ! » écrit Daniel Lefeuvre.

Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions algériennes avaient en effet des coûts supérieurs à ceux du marché. En 1930 le prix du quintal de blé était de 93 francs en métropole alors que celui proposé par l’Algérie variait entre 120 et 140 f, soit 30 à 50% de plus.

C’est parce que la France payait sans discuter que l’Algérie pouvait pratiquer ces prix sans rapport avec les cours mondiaux ce qui, en 1934, fit tout de même dire au rapporteur général de la Commission des finances des Assemblées financières algériennes : « Il n’y a pas d’exemple assurément que par sa législation protectrice, par son économie dirigée, l’Etat ait fait subir à la loi naturelle de l’offre et de la demande une aussi profonde mutilation ».

Résultat d’une telle politique, l’Algérie qui avait vu se fermer tous ses débouchés internationaux en raison de ses prix n’eut bientôt plus qu’un seul client et un seul fournisseur, la France, qui continuait d’acheter à des cours largement supérieurs au marché des productions qu’elle avait déjà largement payées puisqu’elle n’avait cessé de les subventionner !

Le plus insolite est que l’Algérie ne fit aucun effort tarifaire dans sa direction, dévorant sans gène une rente de situation assurée par les impôts des Français. Ainsi, entre 1930 et 1933, alors que le vin comptait pour près de 54% de toutes ses exportations agricoles, le prix de l’hectolitre qu’elle vendait à la France était supérieur de 58% à celui produit en Espagne, ce qui n’empêchait pas la métropole de se fermer au vin espagnol pour s’ouvrir encore davantage au sien…

Daniel Lefeuvre a également démontré que, contrairement aux idées reçues, la main d’œuvre industrielle en Algérie était plus chère que celle de la métropole. Un rapport de Saint-Gobain daté de 1949 en évalue même le surcoût : « pour le personnel au mois, la moyenne des (rémunérations versées) ressort à 27000 f pour la métropole contre 36000 f en Algérie (…) Par comparaison avec une usine métropolitaine située en province, l’ensemble des dépenses, salaires et accessoires est de 37% plus élevée ».

L’industrialisation de l’Algérie était donc impossible, sauf à rembourser ce surcoût aux industriels. C’est d’ailleurs ce que fit la France comme le montre l’exemple de la verrerie particulièrement bien étudié par Lefeuvre. En 1945 une bouteille fabriquée en Algérie coûtant 78% de plus que la même bouteille produite en métropole, il valait mieux importer que de fabriquer sur place. Un accord fut alors conclu entre les Verreries d’Afrique du Nord (VAN), la Caisse des marchés de l’Etat et le Crédit national : les VAN s’engageaient à produire en Algérie même des bouteilles et des dérivés puis à les mettre sur le marché à un prix agréé par le Gouvernement général de l’Algérie ; en contrepartie l’Etat prenait à son compte les pertes. Quant aux investissements nécessaires à la relance de la fabrication et qui étaient de 150 millions de f de 1946 ils étaient assurés pour 50 millions par l’Etat et les 100 millions restants par emprunt du Crédit national avec garantie étatique. De plus, pour faire face aux dépenses de fabrication, les VAN disposeraient de crédits d’aval de 70 millions consentis par la Caisse des marchés.

Pour survivre, l’industrie algérienne devait non seulement disposer d’un marché local protégé mais encore être subventionnée par l’Etat français…

La découverte des hydrocarbures en 1956 ne changea pas la donne et l’Etat français fut contraint d’imposer quasiment à des compagnies réticentes une mise en production qui débuta timidement entre 1957 et 1959 pour démarrer véritablement en 1961. Ce pétrole était en effet trop léger pour la transformation en fuel dont avait alors besoin l’industrie française. De plus, à cette époque, le marché mondial était saturé et le pétrole algérien entrait directement en concurrence avec le pétrole libyen plus facile à exploiter et à écouler. Enfin, le brut algérien était cher : 2,08 $ le baril contre 1,80 $ au cours mondial. Une fois encore la France vola donc au secours de l’Algérie en surpayant un pétrole dont elle avait pourtant financé les recherches et la mise en exploitation !

Concernant l’immigration algérienne en France, et contrairement à tous les poncifs, Daniel Lefeuvre a définitivement démontré qu’avec le statut du 20 septembre 1947 conférant la citoyenneté française aux musulmans d’Algérie, ce fut la préférence nationale, en l’occurrence la préférence algérienne, que choisirent les gouvernements de la IV° République. Contrairement à une autre idée-recue, les choix des patrons métropolitains étaient au contraire à la main d’oeuvre italienne, espagnole et portugaise mieux formée donc moins chère et facilement assimilable. Comme l’écrit encore Daniel Lefeuvre, « contrairement à une légende tenace, l’afflux d’Algériens en métropole, dans les années 1950, ne répond pas aux besoins en main d’œuvre de l’économie française au cours des années de reconstruction ou des Trente Glorieuses » ce qui détruit « l’imagerie de rabatteurs, parcourant le bled, pour fournir à un patronat avide, la main d’œuvre abondante et bon marché dont il serait friand ».

A lire ces lignes, on comprend que les Coquery-Vidrovitch, les Liauzu et les Stora aient eu des brûlures d’estomac…

13 commentaires:

  1. "loin de l’avoir pillée, la France s’y ruina"
    Pourquoi les deux ne seraient pas compatibles? On peut imaginer un pillage au profit d'un petit nombre pendant que la masse paie, tant chez les colonisés sous forme de captation de ressources que chez les métropolitains sous forme d'impôts.

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  2. Mouai... enfin bon comprendre une problématique aussi complexe il faut pour être honnête en avoir une connaissance exhaustive plutôt que de s'arrêter sur certains aspects pour s'auto congratuler et s'auto satisfaire.

    Un fait dont on ne parle jamais et qui est un résultat concret et qui rapporte du cash à l'état français malgré la soi disant décolonisation :

    Les ports de la plupart des anciennes colonies d'afrique noire versent à l'état français des commissions sur toutes les transactions et mouvements de marchandises. Et ça c'est actuel.

    Autre fait que tout le monde peut vérifier :

    La France a acquis sa grandeur et sa puissance (même si elle est relative et qu'on peut polémiquer sur ce point) grâce à son parc nucleaire. Tous les français sont dépendants de l'électricité issu du nucléaire.

    Notre puissance nucleaire (civile et militaire) ne peut subsister sans nos entreprises implantés en Afrique noire.

    L'année de son élection sarkozy s'était rendu en afrique noire, au Mali je crois et avais dis texto :

    " Il faut se rendre à l'évidence, la France n'a pas besoin des africains ! les africains ont besoin de la france..."

    Si du jour au lendemain les entreprises comme areva sont éjectées ou ne peuvent plus extraire les matières premières d'afrique, la france comprendra à quel point elle est dépendante et redevable des matières premières des territoires africains.

    Rien ne sert de chercher constamment des justifications pour se donner raison et bonne conscience.

    La France est empêtrée dans un bourbier, dont nous sommes tous responsables, immigrés et français de souches, râleurs et compagnies. Tous responsables à des niveaux relatifs.

    Acceptons la réalité, sortons de l'illusion et relevons nous les manches !

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    1. Rien à redire.
      Pour abonder dans ce sens, notre pari technologique du tout, ou presque, nucléaire nous rend dépendant de la Russie aussi, car c'est vers la Sibérie que nous expédions nos déchets les plus radioactifs. Stockés en plein air. La notion d'indépendance devrait être l'objet de tels débats sans risquer d'avoir à blâmer et le passé et les acteurs actuels de la vie économique au sein d'un système à revoir de fond en comble. Pour avoir vécu et travaillé avec des anciens pieds-noirs plutôt proches de l'OAS (avec son trésorier...) , et en ayant bien intégré et leur passé de colons et leurs habitudes managériales, je reste quelque peu dubitatif devant certaines assertions affirmant que les coûts de production en agriculture y étaient plus élevés qu'en France. Mon oeil !
      Ensuite, le recours à l'organisation précédemment citée par le pouvoir, bien évidemment de façon occulte avec le faux-vrai attentat du petit Clamart comme illustration des manipulations diverses et variées nécessaires dans ce genre d'entreprise, pour "Donner" une fausse indépendance à l'Algérie en en faisant vider toutes les classes moyennes et les élites par la trop célèbre menace de "La valise ou le cercueil" est à elle seule éloquente sur la réalité de l'équation qu'il y a eu en termes économiques entre la métropole et ses trois départements couvrant près de 2,4 millions de km2. Un détail, jusqu'aux début des années 80 c'est Gaz de France qui jugeait quand bon il était et de quels montants il fallait réévaluer les prix du gaz d'origine algérienne, et on nous rebat les oreilles avec une soit disante indépendance ? Foutaise !
      Cette fausse indépendance avait été clairement identifiée comme incontournable par la "vista" du Général afin d'asseoir la place d'une troisième voie entre les deux grands blocs de l'époque. Avec cette série des indépendances en série, Paris pesait non pas une voix à l'ONU, mais bien 30 à 40 voix. Un nain économique mais un géant politique. Du réalisme pour donner à la France un poids prépondérant dans la construction de la future Europe aussi !
      Hélas, cette voie a été déviée, voire trahie, par tous les successeurs du Général, et principalement par son ancien Premier Ministre.
      Nous restons des nains économiques et nous dansons le Fandango sur les restes de notre diplomatie. Alleluia !

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  3. très intéressant, on pourrait faire le même article sur la Corse, au tourisme près -à ne publier que dans quelques années- puis sur la Bretagne?, les Basques, Alsaciens, dom tom..
    Peut être que dans un siècle, l'indépendance de l'Algérie aura marqué le début de la grande partition qui aura lieu au XXI ème siècle. L'Algérie c'était pourtant bien la France, mais pas assez pour certains métropolitains et trop pour certains algériens.

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    1. Non, à la différence des régions françaises, l'Algérie n'était pas la France, et on ne pourrait donc pas faire le même article sur la France. Vous confondez réalité et "vérité officielle".

      La "vérité officielle" est très facile à modifier. Si on en a la volonté et la force, on peut débarquer dans n'importe quel pays, hisser le pavillon français, faire graver "république française" sur tous les édifices publics, voire traduire devant les tribunaux tous ceux qui disent que cet endroit n'est pas la France.
      La réalité, elle, ne se laisse pas modifier par le premier tampon administratif venu.

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    2. Au train où vont les choses, on peut déduire que dans 100 ans l'Algérie Française sera de retour mais du coté nord de la Méditerranée !

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  4. Etrange aussi que l'on évite toujours de nous parler de la Régence d'Alger.

    L'Algérie n'était pas indépendante, elle était sous domination turque.
    La ville d'Alger vivait de la piraterie. Les pirates barbaresques étaient redoutés dans toute la méditerranée.
    Et l'esclavage était pratiqué à grande échelle (Subsahariens, Européens) avec des conversions quasi forcées à l'islam (renégats).

    Mais il faut reconnaitre que la conquête de l'Algérie par la France a été très violente.

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  5. Tonio, tu ne donnes qu'une source dans ce billet. Qu'en disent d'autres historiens et économistes? Faut-il être proche du FN pour ne pas être soupçonné de connivence avec l'agenda maçonnique babélien?

    Ruiner la France? C'est exagéré. En 1950, le budget de l'état ne représentait que 27,6% du PIB (OCDE). On ne peut pas faire un bilan économique en ne comptant que l'argent public versé à l'Algérie. A combien s'élevaient les profits privés?

    Quand au paragraphe sur le pétrole algérien, c'est une analyse peu argumentée et à court terme. Même si à l'époque ce n'était pas compétitif, cela pouvait se concevoir comme un investissement pour le futur (dans une perspective au-delà de 10 ans). Pour produire du pétrole et du gaz, il fallait construire des infrastructures qui ne rapportaient pas immédiatement (routes, ports, oléoducs) et former localement les techniciens et ouvriers spécialisés.

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  6. 20% du budget de l'état consacré à l'Algérie n'était un nombre démesuré. L'Algérie était un département français. En 1948, il y avait 8,6 millions d'habitants en Algérie et 41,1 millions en métropole: environs 17% des "citoyens" français vivaient donc en Algérie à l'époque.

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  7. J' ai un peu du mal à la fin car le " rabatteurs, parcourant le bled" c' est ce qui a fait venir mon voisin du Maroc aujourd 'hui retraite .

    De ce qu' il m' a di t :

    Il avait 18 ans et cultiveait son champs lorsqu' un camion plein de jeunes à l' arriere s' arrêta.

    Le passager à l' avant est descendu et lui a proposer d' etre riche en travaillant en France

    apres avoir couru voir son pere pour son accord , il est monté et s' est retrouve 48h plus tard dans une mine de Charbon du Nord de la France.

    En sortant de la mine ,les recruteurs attendaient pour debocher la main d' oeuvre.

    C' est ainsi qu' il finit en region parisienne , chez Citroen à Nanterre ( l'usine occupe la moitie de la ville ).

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  8. @Anonyme de 10:11

    Sur l'Alsace ?? Vous connaissez un tant soi peu cette région pour proférer des bêtises pareilles ? Comparer l'Alsace à l'Algérie ou à la Corse est une aberration. C'est la 3ème région la plus riche de France derrière l'IDF et Rhône-Alpes. L'Alsace a toujours été sollicitée pour payer, mais les subventions de l'Etat envers cette région sont plus que minimes (cf le financement des lignes de TGV vers Strasbourg).

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  9. je ne suis absolument pas de ton bord , Tonio. mais je trouve ta réflexion souvent stimulante.
    Il arrive quelques fois que tu te plantes complètement. c'est le cas avec cette reprise d'article.
    il ne suffit pas d’être contre pour être dans le vrai. ça serait trop simple...alors , un peu plus de rigueur et de raisonnement

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  10. En 62 la France a été un pays exportateur de pétrole grâce à l'Algérie.
    Effectivement la mise en place a été longue et difficile, car nous voulions développer une technologie 100% française pour l'exploitation, alors que des gens comme Guillaumat étaient d'avis de faire venir des entreprises états-uniennes, comme pour exploiter Parentis. Ce qui finalement fut, fait (au grand dam du PC !).
    C'est le raison du décollage de la production en 61.
    Quand à cette histoire de pétrole trop léger, c'est d'une telle connerie qu'elle entache de soupçon le reste de l'article. Le light lybien était moins cher, car il utilisait une technologie anglo-saxonne rôdée et était issu de gisements abondants. De plus, à l'époque il y avait également sur-production. Mais il n'en reste pas moins que ce pétrole ne nous coûtait que les infrastructures à mettre en place, qui n'ont jamais été menacées par le FLN tout au long du conflit.
    Preuve que pour le pognon, tout le monde peut s'entendre...
    J'ai mis en ligne le documentaire de Charlier ici : http://www.youtube.com/watch?v=SGBjAnNlIt8

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