vendredi 15 novembre 2013

Contrepoints sauterait-il dans la dissidence ?

Voila qui fait suite à l'émission des experts d'hier...

La France est en feu. Hobbes l’avait prédit. Hollande l’a fait !
Contrepoints, Philippe Bouchat, 15/11/2013 (en Français texte en français )
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Regard sur l’actualité politique présente à travers les lunettes de Hobbes.

La France est en feu. Au propre, comme au figuré. S’en indigner est légitime. Mais facile et surtout inutile. Car les solutions qui sont préconisées habituellement – prévention et répression – se sont avérées être, au mieux, des emplâtres sur une jambe de bois. Faut-il dès lors se résigner et voir dans cette éruption de la violence un signe de notre temps ? Non ! Tant le bon sens le plus élémentaire que la morale – quelle qu’elle soit, confessionnelle ou non – commandent au contraire de demeurer debout, fermes, et de lutter sans cesse pour une humanité libre et paisible.

Cherchons plutôt les fondements de cette violence qui s’exprime partout et en permanence. Pour ce faire, interrogeons le passé et, en particulier, le grand penseur anglais Hobbes1. Dans son célèbre ouvrage, Le Léviathan, Hobbes analyse les trois causes principales de conflit que sont la compétition, la défiance et la gloire. « La première pousse les hommes à attaquer pour le profit, la seconde pour la sécurité et la troisième pour la réputation. » Dit autrement, les hommes peuvent, naturellement, devenir violents pour acquérir des biens (compétition), les défendre (défiance) ou pour qu’on les estime (gloire). Par rapport à la troisième cause, Hobbes explique qu’elle peut se déclencher pour « des détails, comme un mot, un sourire, une opinion différente et tout autre signe qui les sous-estime ». Terrible actualité de Hobbes qui aurait pu ainsi commenter les violences quotidiennes dans les écoles et quartiers sensibles où l’on peut tuer pour un regard considéré comme manquant de respect2.

Après avoir ainsi expliqué les causes profondes de la violence naturelle, Hobbes développe alors l’idée du pacte de non-agression que les hommes passent entre eux en abandonnant cette liberté de nuire à autrui à l’État dont la mission essentielle – dans l’acception philosophique de ce terme – consiste donc à neutraliser cette violence naturelle et s’assurer du caractère paisible de la cité.

Si nous nous focalisons maintenant sur le présent en le regardant à travers les lunettes de Hobbes, que voyons-nous ?

1. Un État qui entrave fortement, voire empêche, les individus et les entreprises de faire du profit, au sens hobbésien d’acquérir des biens. Les normes contraignantes sont de plus en plus nombreuses, volumineuses et complexes et découragent l’initiative. Les prélèvements sont au plus haut et découragent l’embauche. La formation n’est pas adaptée aux nouvelles exigences des entreprises et crée donc du chômage structurel.

2. Nous pouvons également voir cet État confisquer ce qui a néanmoins pu être produit et acquis, malgré ces nombreuses entraves. Les taxes battent en effet des records en nombre et en importance. La taxe de 75% et l’écotaxe ne sont que des révélateurs symboliques de cette confiscation du labeur de tout un chacun.

3. Nous pouvons voir, enfin, l’État attaquer l’identité de la Nation française décrite par Charles de Gaulle comme étant « catholique, de race blanche et de culture gréco-latine ». Il ne s’agit pas ici de racisme3. Mais du sentiment de la majorité, de moins en moins silencieuse, de ne plus être respecté dans les traditions qui ont forgé son identité. Le « mariage » pour tous et les repas halal dans les cantines sont deux exemples, deux symboles, de ce malaise. Mon propos n’est pas ici de le regretter ou de s’en féliciter4, mais de poser un simple constat : les Français dits de souche ne se sentent plus respectés au même moment où les étrangers et Français d’origine étrangère ne sentent pas respectés par l’État, ses agents et ses représentants. Finkielkraut explique ce malaise par le fait que nous vivons à l’époque « du plus jamais ça » faisant suite à l’Holocauste et à la colonisation : de peur de retomber dans ces travers, l’Européen, et donc le Français, est tombé actuellement dans le travers inverse du déracinement et de l’idolâtrie de l’Autre.

Notre époque voue aux gémonies qui nous sommes et préfère porter au pinacle ce que nous ne sommes pas. Raison pour laquelle les ouvriers ont abandonné la gauche classique qui préfère son nouvel électorat arc-en-ciel (les LGBT, les féministes, les nouveaux immigrants, les jeunes). Raison pour laquelle le FN est devenu le premier parti ouvrier de France, non pas que les Français soient devenus plus racistes qu’avant, mais ils se sentent de plus en plus mal à l’aise et perdus face à un monde qui a tout chamboulé autour d’eux, alors qu’ils professent toujours un monde menacé de disparition.

Amis Français, votre peuple a une grande histoire, une belle et glorieuse Histoire ! Mais la gauche politique, depuis son avènement au milieu du XIXème siècle n’a cessé de saper les fondements de votre civilisation universaliste ancrée dans de magnifiques traditions. Quant à la gauche actuelle, en empêchant que vous acquériez des richesses, en confisquant ce que vous avez pu accumuler et, surtout, en détruisant de manière méthodique les ressorts de l’identité nationale, a créé les conditions de l’éclatement de la violence que nous subissons. Hobbes l’avait prédit. Mais la gauche se caractérise justement par la suppression des traditions, des héritages, des passages de témoins. Elle n’est pas en mesure de tirer les leçons du passé.

La suite ? Il suffit de lire Hayek qui, dans son ouvrage-clé La route de la servitude, nous enseigne que le fascisme et le nazisme ont des racines socialistes au sens qu’il donne à ce moment. C’est lorsque la gauche prospère que le ferment de la violence et de la destruction du tissu social atteint son point culminant. Ce n’est pas encore la nuit des Longs Couteaux, mais celle de Cristal semble avoir bien commencé en Bretagne et ailleurs. Est-ce une fin fatale ? Non si on tire les leçons du passé. Hobbes nous montre la voie. Mais la gauche sait-elle tirer les leçons du passé ?



Merci François Hollande
Contrepoints, Rafik Smati, 15/11/2013 (en Français texte en français )
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Merci à François Hollande de contribuer, sans le savoir, à précipiter l’histoire de France.

François Hollande est le moins populaire et le plus contesté des Présidents de la Cinquième République. Nous pouvons, à juste titre, lui reprocher bien des choses : un louvoiement omniprésent, un amateurisme déconcertant, une absence de vision politique… Pourtant, François Hollande, sans le savoir, contribue à écrire l’histoire de France. Et solennellement, je veux l’en remercier.

Merci François Hollande de susciter autant de désillusion dans l’opinion publique. Saviez-vous que vous rendez un service énorme à la France ? Notre pays, en effet, ne se réforme pas, mais avance par révolutions. Et grâce à vous, une telle possibilité est désormais crédible. Vous précipitez l’histoire. Merci.

Merci François Hollande de provoquer la chute d’un système politique carriériste. Vous êtes vous même une caricature de ce modèle. La politique est votre métier. Vous avez passé toute votre vie à préserver votre gagne pain, et avez abandonné depuis longtemps la bataille des idées. Vous nous démontrez aujourd’hui, par votre méconnaissance de la vie réelle et du fonctionnement des entreprises, que l’engagement politique doit désormais être repensé. Merci.

Merci François Hollande d’avoir mis en place un gouvernement aussi décevant que celui de votre prédécesseur. Les Français prennent enfin conscience des limites du bi-partisme dans le paysage politique national, et de nouvelles voix seront bientôt entendues. Merci.

Merci François Hollande de dégrader la fonction présidentielle. De ce fait, votre successeur sera condamné à y mettre beaucoup plus de grandeur. Merci.

François Hollande, vous êtes un peu notre Louis XVI. Vous représentez à merveille la politique d’un autre temps. Vous êtes l’ancien régime. C’est ainsi que vous vous apprêtez à entrer dans l’histoire. Merci.

Et surtout, merci, mille fois merci François Hollande de me donner à ce point envie d’agir.


Perso, je pense que c'est trop tôt. La France n'est pas assez mûre. Pas encore assez appauvrie, détruite dans ses fondamentaux historiques... Trop de gens encore qui ronronnent tranquillement dans leur petit monde de routine sans voir que tout s'écroule 2 km plus loin. Typiquement, il y a eu un sondage aujourd'hui indiquant que 60% des français n'ont pas de sympathie envers les bonnets rouges...

Et à partir trop tôt, certains "factieux" (comme ils disent) non représentatifs vont juste réussir à faire peur aux sheeple.

24 commentaires:

  1. électorat arc-en-ciel (les LGBT, les féministes, les nouveaux immigrants, les jeunes).

    > non pas les jeunes et même pas les homos.
    > les syndicalistes oui les fonctionnaires de moins en moins.

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  2. Merci François Hollande de provoquer la chute d’un système politique carriériste. Vous êtes vous même une caricature de ce modèle. La politique est votre métier. Vous avez passé toute votre vie à préserver votre gagne pain, et avez abandonné depuis longtemps

    >> la bataille des idées.

    lgbt, féminisme, racisme sauf anti-blanc, festivité divers et invariable.

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  3. Contrepoints : le site qui arrive à faire passer Rousseau pour un adepte du libéralisme, qui titre "1800 études confirment l'innocuité des OGM, "le vins US est meilleur", etc. Ces gens loin d'être inquiets pour la France, se réjouissent que le pouvoir politique s'effondre. Ils trépignent d'impatience de prendre les commandes du pays. Eux et leur amis ultra-libéraux impriment déjà surement un programme pour remettre l'économie française sur les bons rails (de leur réseau) quand la démocratie aura sombré dans le chaos. Ils attendent le "choc". Industrialisation, privatisation, compression de l'état, déréglementation. En gros faire revenir la France au niveau du Bangladesh en matière d'économie et de protection sociale. Hors de question de remettre en cause l'industrie et la finance.

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    1. Stratégie du choc. Certes, il y a de ça.

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    2. @yannick:qu'est ce qu'on a a perdre?tu préfères la mort lente ps(qui s'accélère)?la paresse et le clentélisme institués comme religion d'état?on est coincés entre les socialos et la finance us,il va bien falloir qu'on bouge de toutes façons,le free lunch est terminé pour les occidentaux

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    3. Sebastien Berthaud15 novembre 2013 à 11:39

      Quelle connerie de lire ça, nous parlons de personnes qui souhaitent libéraliser la finance et l'industrie, ce qui signifie briser les corporatismes et les oligopoles ; couper tout lien entre le politique et le financier. Montre moi Yannick un seul parti, en France qui considère que laisser la BNP/socgen/dexia se viander dans leur merde est une bonne chose.

      Les libéraux ne sont pas les parodies que tu crois (ton image est vraiment mosie - typiquement franchouille/socialiste), ils n'ont pas de réseau ou de lobbying de patrons, ils n'ont pas de rolls roys et de gros cigares. Pour eux, prendre les rennes consiste à ramener l'Etat à sa position première : le régalien et à laisser les individus se demerder entre eux.
      Ya un moment, ou il va falloir avoir les couilles de réformer le lévianthan - 46% du budget annuel de l'Etat part dans son système social ; on fait quoi ? rien ?

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    4. "le vin US est meilleur"

      Pour aller très souvent aux US et ne boire là bas que du vin US ça je peux te la garantir. Le vin français à même catégorie de prix est risible (c'est de la merde) quand on le compare avec le vin US.

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    5. "En gros faire revenir la France au niveau du Bangladesh en matière d'économie et de protection sociale"

      Avec ton pote Hollande on y va tout droit... Quand il n'y aura plus rien à piller... On y sera.

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    6. "Quel connerie de lire ça" : désolé d'exprimer mon point de vue. Ce n'est pas parce que les gouvernements depuis des lustres ne savent pas gérer le pays qu'il faut croire au conte de fée du libéralisme. Libéraliste qui tout en critiquant la vision du "bon sauvage" de Rousseau (à laquelle il n'a jamais crû mais bon...) s'en sert pour sa théorie de main invisible du marché. Cette main c'est la main du bon sauvage.
      Le libéralisme a eu tout le loisir de s'exprimer depuis 30 ans et la situation dans laquelle on se trouve est en grande partie de sa responsabilité.
      Gaspiller l'argent collecté est scandaleux, payer des impôts ne l'est pas selon moi.
      Quel est le but des libertariens : privatisation de toutes les entreprises d'états, privatisation des retraites, privatisation de l'éducation, privatisation des retraites, privatisation de la santé. Etc. Voire même pour certain privatisation de l'armée, ce qui a été en parti à l'origine du fiasco de la guerre d'Irak et de la traque des terroristes (proposer 5000$ à celui qui livre un terroriste dans un pays où on vend des hommes pour 20$ a très vite rempli les geôles de l'armée américaines... de 97% d'innocents).

      Moi je ne suis pas favorable au libéralisme, mais je suis prêt à m'y plier si on change les institutions, et que le peuple choisit clairement cette voie. Si il en choisit une autre, alors à toi de t'y plier. Le tout c'est de trouver un nouveau système politique qui regagne autorité, légitimité, et intégrité.
      Comment commencer : http://www.newsring.fr/societe/1921-la-france-se-resume-t-elle-a-ses-corporatismes/72181-un-systeme-politique-diviseur-et-clienteliste-ne-pourra-jamais-quattiser-le-corporatisme

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    7. D'accord avec Yannick Lecitoyen, le système actuel est érodé voire obsolète (terme à la mode). Le libéralisme n'est pas ce qu'essaye de vendre le site Contrepoints, ces gens sont des porte-voix, des imposteurs, les idiots utiles d'un monde pensé par des gens dont les desseins sont pires que le pire monde Orwellien.
      Les grands sujets de Contrepoints : la vente libre d'organes, la libéralisation des drogues, la suppression du smic, l’apologie des entreprises de la Silicon Valley, etc. Aucun des sujets abordés par eux ne l'est avec des arguments, il s'agit de répéter en boucle des petites phrases, lapidaires, dont le seul but est de saper l'état.
      Essayez de trouver une seule critique faite à l'endroit de Contrepoints sur la toile, à part quelques commentaires disparates, le site bénéficie d'un nettoyage express et maison offert par Google, un de leur grand sponsor.
      Critiquer l'état ? réformer le système ? libérer le monde du travail ? et bien d'autres sujets : trois fois oui, mais surement pas avec le chemin que souhaitent nous faire emprunter les "employeurs" de Contrepoints pour qui le seul objectif est l'augmentation de leurs profits au détriment de tout le reste, et pire encore, la main mise sur le monde. C'est pour ça que Contrepoints, comme des milliers de sites et blogueurs à travers le monde, s'échinent comme de bons petits soldats à porter la bonne parole.

      Comme ces idiots sont persuadés de défendre une cause réelle, n'hésitant pas de surcroit à entretenir un conflit générationnel inventé de toutes pièces, les 50/60 ans seraient ainsi responsables du mal être actuel. Tout ce petit monde finira par se retourner, ce n'est question que de temps, contre les idées qu'ils défendent, lorsque le système qu'ils mettent en place et qu'ils croient que le nommer "libéral" suffit à lui même, se retournera contre eux en les rejetant tels des Kleenex. C'est inéluctable, mais ils ne le savent pas encore ou feignent de ne pas le voir.

      Entre autre : un reportage de Hugo Van Offel : "La face cachée de la silicon Valley - géants du net - ennemis d'états".
      Ces gens agissent comme l'état qu'ils conchient : organisation d'une police voire d'une armée privée, rejet de toute critique, formatage des employés, rejet de toute autre forme de pensée, eux seuls savent ce qui est bon... ce qui démontre le caractère totalitaire de ce "mouvement" opportunément appelé "libéral", en fait c'est le même processus que le socialisme !

      Commentaire plus que tardif, mais réaction tout de même. Tous n'ont pas baissé les bras, bien au contraire !

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  4. ", il y a eu un sondage aujourd'hui indiquant que 60% des français n'ont pas de sympathie envers les bonnets rouges... "

    Doucement Tonio avec les sondages…

    …la preuve image:
    http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/11/15/les-six-radars-du-haut-doubs-deguises-en-bretons-ouyw

    Même en Alsace ils s'y mettent… encore deux ou trois de cramés.

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  5. J'aimerai qu'une fois pour toute on arrête de parler de gauche ou de socialisme pour parler du PS, des verts ou même du front de gauche!!!
    Le socialisme est une réflexion sur l'accumulation du capital productif dans les mains de ceux qu'au 19ème siècle les socialistes appelaient les bourgeois capitalistes... En fait aujourd'hui certains les appellent les kleptos ou les ploutos qui sont historiquement consubstantielle du capitalisme (Cf http://www.youtube.com/watch?v=27oDSki8yGw)... Puisque le capitalisme selon Marx c'est un mode de production basé sur la propriété privée des moyens de production...
    Maintenant parlons Libéralisme, je l'ai déjà dit sur ce blog le libéralisme est une utopie. Penser que les marchés et la concurrence pourraient un jour être vraiment libre et non faussée, c'est nier la nature humaine: l'homme triche, ment et essaye!! Les marchés ne sont pas des dieux se sont des hommes!!! Et puis le plus gros biais du libéralisme c'est d'affirmer le primat de l'économique sur le politique. L'exemple du marché européen et de la monnaie unique nous prouve le contraire tous les jours!!! Le marché unique c'est la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes: c'est obérer tout tentative de politique nationale face à la supposé efficience des marchés et dès 1958 Mendès-France dans un discours sur le traité de Rome avait prophétisé ce qui nous arrive (cf http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article526), nous y sommes. La paralysie de l'action politique sacrifié au dogme Libérale des marchés efficients de la libre concurrence non faussée. Il ne faut pas confondre la redistribution des richesses via l'impôt (La sociale démocratie, l'état providence et l'économie sociale de marchés des 30 glorieuses c'est du capitalisme, ce n'est pas du socialisme!!!!) et la socialisation (qui n'est pas l'étatisation mode communiste) des moyens de production... CF l'exemple que j'avais déjà proposé à Tonio sur Marinaleda ou comme un nombre incalculable de kibboutz en Israël.
    Commençons par bien définir les choses!!!

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    1. +1 avec ce que vous écrivez qui n'est pas, à mon avis, la tendance dominante sur ce blog, la tendance dominante étant le "vrai" libéralisme, pas le machin babélien qui est du keynésianisme déguisé (cf. la politique de la Fed, le soutien aux banques, etc.). Et le "vrai" libéralisme consiste à dégraisser au maximum le mammouth étatique en ne gardant que les fonctions régaliennes d'Etat gendarme, garantissant la propriété privée et laissant la libre entreprise et le "struggle for life" faire le reste.
      J'ai lu dans Wiki (Philosophie de l'Histoire) que "pour Karl Marx, selon la théorie du matérialisme historique, le sens de l'histoire est l'avènement d'une « société sans classes », l'abolition de la propriété privée par la révolution communiste rendant possible l'abolition de l'État, qui n'a jamais eu pour autre finalité que de garantir la propriété des classes dominantes : lorsque l'égalité économique sera établie, l'État n'aura plus lieu d'exister."
      "Lorsque l'égalité économique sera établie, l'Etat n'aura plus lieu d'exister". Marx a donc le même but que les ultra-lib, par un autre chemin!
      Il y a bien loin entre la théorie et les faits si on regarde l'URSS et son effondrement. Je suis certain que beaucoup de marxistes sincères(?) se sont dits alors que si l'URSS en était arrivée là c'est que ses dirigeants n'avaient pas suivi les préceptes de Marx.

      Pour moi le monde ultra-libéral, mondialisé, est en train de s'effondrer sous nos yeux et la majorité des gens de ce blog, sincèrement(?) libéraux se disent que si l'€URSS en est arrivée là c'est parce que ses dirigeants n'ont pas suivi les préceptes de Friedmann (c'est ce que n'arrêtent pas de nous répéter Gave et Bertez).
      Les libéraux, avec la Troïka comme bras armé, continuent leur stratégie de privatisations, d'affaiblissement de l'Etat. Cela aura à mon avis pour principal effet d'accélérer l'effondrement.

      Pour moi l'analogie est frappante entre URSS et €URSS: on va avoir droit à un effondrement en couleurs alors que celui de 1989 était en noir et blanc.

      Mais à mon avis, le problème n'est pas là, il est dans les théories économiques de Marx et de Friedmann et al., mauvaises toutes les deux.

      Qu'est-ce qui ne va pas dans la théorie libérale? Pour moi c'est la notion même de libre-échange qui est incorrecte. En osant une analogie économie/biologie je dirais que le libre-échange actuel correspond à un échange biologiquement stérile, alors qu'il faudrait imaginer une forme d'échange correspondant à un échange biologiquement fécond...

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    2. Le socialisme c'est pas le PS.
      L'écologie c'est pas les Verts.
      L'extrême-droite c'est pas le FN.
      La gaullisme, c'est pas l'UMP.
      Quel bordel !

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    3. "Commençons par bien définir les choses!!!" A commencer par le libéralisme, ce que je lis dans ce commentaire est complètement caricatural. Il faut lire Bastiat, député du Sud-Ouest de la gauche (la vraie) et lire Maurice Allais (seul français prix Nobel d'Economie) avant d'écrire n'importe quoi. Si le libéralisme est une utopie, qui du communisme?

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    4. @Martin T
      Le communisme est aussi une utopie et pour la même raison: la propension qu'à l'homme a vouloir accumuler du pouvoir et à tout faire pour le garder!!
      Le pouvoir par l'état, l'administration, le parti pour les communistes tendance URSS: bureaucratie ou capitalisme d'état!!!
      Le pouvoir par la finance et l'accumulation capitaliste: ploutocratie too big to fail, socialisme pour riche ou capitalisme libéral!!!
      C'est toujours la concentration de pouvoir qui est un poison...
      Le jour ou les libéraux seront pour taxé les héritage à 100%, on pourra parlé de libéralisme efficient!!

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    5. Confusion compréhensible entre libéralisme babélien (la pensée unique libérale-libertaire de notre temps, qu'on pourrait tout aussi justement qualifier de communisme de marché), dogme néoclassique en économie, lubies ultra-libérales des gugusses nihilistes pour qui Ayn Rand fait office de techno-papesse, et libéralisme au sens d'une philosophie morale, basé sur le meilleur des travaux de Hayek. Ce dernier, le seul réellement défendable et utile pour éclairer notre temps, devrait justement nous enseigner une certaine défiance envers les constructivismes pseudo-libéraux.

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    6. "Confusion entre libéralisme babélien... et le libéralisme au sens d'une philosophie morale, basé sur le meilleur des travaux de Hayek."
      Gave et Bertez hayekiens?
      Pour moi un libéralisme moral n'est viable que si la morale est encouragée. Comment pratiquement? Je n'ai pas lu Hayek...


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    7. Je viens de lire la fiche Wiki de Hayek. J'y trouve ceci:
      "Il introduit un argument nouveau, inspiré de la sélection naturelle. L’idée de base de toute sa démonstration, c’est que les comportements qui permettent à la société de fonctionner de façon satisfaisante et efficace ont été sélectionnés et transmis à travers les générations sous forme de règles et de valeurs..."
      Pour moi c'est OK si la sélection est non pas une sélection darwinienne par la mort (à mon avis le cas que Hayek envisage) mais une sélection lamarckienne par l'affect, c'est-à-dire si chacun agit de façon à maximiser son bien-être.
      Là où je ne suis plus du tout d'accord c'est quand il remplace (comme d'ailleurs tous(?) les économistes libéraux) la maximisation du bien-être par la maximisation d'un "profit" (indéfini car non rapporté à un étalon de mesure) exprimé quantitativement en dollars. Si je pense que la main invisible chère à Adam Smith peut faire merveille collective dans le cas de la maximisation du bien-être individuel, je suis convaincu que ce n'est pas le cas lorsque chacun cherche à maximiser son "profit" et que la crise actuelle en sera bientôt la tragique illustration.

      Pour moi le véritable libéralisme consiste à affirmer que c'est à chacun de dire comment faire évoluer son environnement de façon à maximiser son bien-être, et ce à tous les échelons (famille, commune, canton, département, région, nation, etc.) et non à une élite de le décider pour chacun de nous. Cette évolution doit, selon moi, se faire du particulier vers le général, par un fédéralisme se construisant à partir de la base, condition pour moi impérative de sa stabilité, le principe de base étant que tout problème résoluble doit être résolu au niveau le plus local possible et le plus simplement possible (et donc le plus localement), l'application de ce principe garantissant pour moi un Etat minimum). Cette façon de voir va à l'encontre des dogmes les mieux établis. Ainsi, dans le modèle ci-dessus,c'est la demande qui crée l'offre et non l'inverse (loi de Say)...

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  6. D'accord sur le fait que ce soit trop tôt, même si je ne pense pas que Contrepoint soit suffisamment lu pour faire office de rassemblement de factieux.
    Par contre sur les sondages, honnêtement qui y croit encore ? C'est du foutage de gueule à quel point ils sont traffiqués. Un échantillon de 1000 personnes représentatifs de la société française à l'heure d'aujourd'hui si volatile ? Non !

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  7. Non mais sans rire, là Tonio, tu déconnes. Citer Rafik Smati, un bobo fils à papa robinet d’eau tiède comme exemple… Bon, qu’il soit fils à papa, je m’en bats complétement, mais le reste non. Les bobos robinet d’eau tiède qui nous ont mis dedans depuis des années, je me passe de leurs avis. Je crois même que plus jeune, il était sur la liste de Joëlle Ceccaldi Raynaud (UMP) à Puteaux, une nana avec 2-3 casseroles derrière elle... Comme l’internet en était encore à ses débuts, difficile d’en trouver la trace aujourd’hui, mais si qqn a accès aux archives pour confirmer…
    Le mec est aussi crédible que DSK venant nous donner un cours sur le harcèlement sexuel.

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  8. "Dans son célèbre ouvrage, Le Léviathan, Hobbes analyse les trois causes principales de conflit que sont la compétition, la défiance et la gloire. « La première pousse les hommes à attaquer pour le profit, la seconde pour la sécurité et la troisième pour la réputation. "
    Nous voila donc exposé a un triptyque sémentique fort interessant. On aborde les sensibilités humaines sous l'angle de "l'esprit animal".
    Revenons un peu sur un autre triptyque sémentique, celui d'Aristote:
    - ETHOS (ethique)
    - LOGOS (raison )
    - PATHOS (emotionnel)
    HOBBES choisit de décrire une attitude fort commune à nos sociétés consuméristes, ou non, puisque ce fond commun chez l'Humain est ancré dans nos racines cognitivo-comportementales les plus anciennes. Ce n'est donc pas criticable en sois, ce fait peut etre admis sans qu'il fut besoins de contre argumenter... Mon argumentation se poserait plutot sur une notion de LIBRE ARBITRE, seule alternative au non choix de " l'esprit animal".
    C'est toute la force incisive et puissante du PATHOS qui imprime sa marque sur nos comportements grégaires et qui contraint le LOGOS a revetir un langage de soumission. L'ETHOS résulte d'une tradition filliale de la geste et de la pensée, induit par le mimétisme comportemental qui oblige a la légitimation: necessité fait loi!, si je ne fais pas comme les autres, je serais vu comme moins que rien (gloire)-socialement en marge- et ma sécurité dépendant du degré de reaction belliqueux (défiance) pour m'insérer dans le moule social (lissage de l'esprit de compétition) je me contris a un exercice ou je lutte aussi bien contre les effets du logos/ethos/pathos exogene mais aussi endogene, il s'agit bien de 2 luttes fratricides!.
    Dans la Nature, nous avons le choix dans le cénacle d'une meme espece entre l'individuation pure (solitaire) ou la socialisation... hors, l'Humain est un ETRE SOCIAL et qui de fait lutte pour lui meme et ses proches...a priori. Le cercle des accointances sociales est une frontiere mobile qui englobe le sujet lui meme, comme cellule individuelle, et qui s'étend au dela de lui meme pour se perdre jusqu'a la "grande famille organique" de l'espece ou a une moindre échelle celle de la Nation. Le sujet humain est par essence distinct tout en étant commun, et pour cause puisqu'il recouvre aussi bien la somme de ses ATAVISMES a celle plus réductible de son LIBRE ARBITRE... Réductible d'abord par la force de pression exogene puis par extension endogene, ceci conduisant le sujet a la conflictualité: l'ethos sociétal face a celui de l'individus, en particulier, mais aussi par extension territoriale au logos et au pathos.
    A l'esprit de competition j'opterai pour celui d'association, a l'attitude de conflictualité dans le but de preserver ma sécurité j'opterai pour le lacher prise et a la gloire de ma propre image, ma "reputation", elle n'est que la guigne de l'ego, fruit de l'orgueil et reflet nourricier de mon pathos.
    MASTER T partie1

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    1. "Revenons un peu sur un autre triptyque sémantique, celui d'Aristote"

      Celui de Ricoeur est le triptyque éthique "je veux", "je dois", "je peux". Je crois qu'il s'accorde bien avec à la fois avec ma vision lamarckienne et avec le modèle de société que je propose un peu plus haut. Chacun commence par le désir ("je veux") d'améliorer son bien-être. Mais il y a des contraintes impossibles à transgresser ("je dois"). Chacun peut alors exercer son libre arbitre dans l'espace restant ("je peux").

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  9. le LEVIATHAN, c'est la construction d'une logique comportementale mortifere qui conduit a l'unisson au desenchantement du monde... Le LIBRE ARBITRE n'est pas compris car le sens de l'existence n'est pas saisis, la religion des grégarités s'est construite sur un langage des signes, des gestes et des paroles qui conduit l'Humain dans une impasse conceptuelle (logique/logos) restreint le cercle environnemental de l'ethos et developpe un pathos deletere. La revolution de l'espece passera par la prise de conscience de qui l'on Est et de pourquoi l'on Est et ceci avec le concours des sciences cognitives, celles de la physique quantique, et de la thanatologie. En effet la VIE se trouve etre le pendant de la mort, il devient donc imperatif d'integrer dans nos existences du "sacré" , car il met du sens véritable et constitue de fait une révolution complete face au constat consternant que fait HOBBES de l'Humain. La Mort n'est que l'apoptose du corps sensible, ce cocon qui renfermait jusqu'ici le papillon que nous etions (cf KUBLER ROSS)... la conscience est une énergie qui emprunte des milieux d'expressions sensibles ou elle commence toujours par s'y confondre ,au bout du cycle , s'en échapper en étant charger d'experiences.
    Je n'irais pas au de la, et vous laisse la possibilité d'exercer votre libre arbitre a vos propres fins selon vos propres dogmes (ethos).
    MASTER T partie2

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