jeudi 7 novembre 2013

De l'inéluctabilité de l'avénement des enfants en bocal

Un sujet ô combien sensible.

Et qui me déchire d'autant plus que j'y ai été confronté dans ma chair. C'est surement pour ça d'ailleurs que j'ai été amené à y réfléchir.

Je pars d'un constat simple. La médecine a fait des progrès phénoménaux depuis deux siècles, et là où la sélection naturelle faisait son travail même sur les hommes pour éliminer les organismes les plus faibles, ce n'est plus le cas désormais. Et c'est tant mieux.

Des humains qui avant seraient morts avant de pouvoir avoir des enfants pour cause de maladies ou de malformations, peuvent désormais atteindre l'âge adulte et avoir des enfants.

Il s'en suit une dégradation de la "qualité" (le mot me pique) des humains en occident. Ça se voit assez bien d'ailleurs alors que je perçois que les français de souche sont de plus en plus souffreteux quand les gens issus de l'immigration, et qui n'ont pas eu accès à cette médecine de pointe dans leurs pays d'origine, me semblent, en moyenne, en meilleure forme.

Dernièrement, je vous avais posté un lien sur la naissance d'enfants génétiquement modifiés aux USA, de parents porteurs d'une maladie génétique il me semble. Ce n'est donc plus de la science fiction. On y est. Et si la démarche ne s'est pas généralisée pour nos enfants, je pense que ça le sera pour nos petits enfants.

La modification génétique des humains à naître, en plus de faire en sorte d'arrêter la dégradation du patrimoine génétique, pourra servir aussi à renforcer les humains contre les maladies de la modernité en béton plastique (cancers, diabètes, Alzheimer, allergies, etc, etc)...

Bref, c'est un monde strange qui nous attend. Mais franchement, je n'y vois aucune alternative crédible et surtout, acceptable.

Et le système n'aura nullement besoin de l'imposer. Ça se généralisera tout seul. Comme on le voit dans Bienvenue à Gattaca, les parents souhaitant le meilleur pour eux et leurs enfants, choisiront spontanément de faire des enfants fabriqués en laboratoire. Surement d'ailleurs qu'on obligera les parents qui refuseront de s'y plier à assumer les frais de santé éventuels des enfants à naître.

Là dessus, on peut imaginer toutes sortes de dérives. Tout d'abord que se mettent en place des sortes de "CV génétiques" (cf Gattaca). Ou encore que ces modifications génétiques servent à des choses autres que purement liées à la santé. Amélioration de la force, de l'intelligence, de la taille, de la beauté. Le pouvoir pourrait utiliser ça pour faire en sorte d'inhiber les gènes de la rébellion et avoir des humains soumis... On peut imaginer l'instauration de castes alpha, beta, gamma, delta, à la meilleur des mondes...

L'enjeu majeur également, transverse, va être celui de l'éducation des enfants par des parents biologiques identifiés. Avec cette reproduction en bocal, nul doute que des extrémistes maçonniques à la Peillon qui ne rêvent que d'instaurer l'Homme Nouveau arraché à tout passé, tradition, culture, famille, pourraient utiliser ce genre de technologies pour nous faire entrer de plain pied dans le meilleur des mondes... Là encore, on peut imaginer plein de variantes, alors que le fait d'avoir des enfants et de les élever pourrait être réservé à une petite élite oligarchique dynastique (ce qui collerait parfaitement avec le monde qui se dessine)...

19 commentaires:

  1. Rien ne change dans le fond.
    Autrefois la sélection se faisait par le plus beau, le plus fort.
    Les géniteurs étaient tirés au sort par le hasard génétique.

    Au fond, la différence est que désormais, la classe dominante tend à se préserver des conséquences de la consanguinité, grâce à la technologie. Mais ici on peut utilement évoquer Tainter : il faudra de plus en plus d'intervention pour préserver un déséquilibre, car les manipulations s'avéreront de moins en moins efficaces.

    L'individualisme qui fonde notre civilisation refuse désespérément de se questionner. Or l'équilibre naturel passe par l'élimination des plus faibles (certaines civilisations ont glorifié ce sacrifice, pour rétablir un équilibre psychologique). Mais nous refusons désormais le sacrifice de l'un pour tous.
    Or perturber ce mécanisme immuable nécessitera de plus en plus d'énergie, pour aboutir à ce constat : un survivant d'Afrique aura plus de chances de survie qu'un habitant du Nord génétiquement et artificiellement préservé, quand la technologie arrivera à ses limites.

    Les rêves technicistes se cogneront de toute manière sur le plafond des ressources. Et c'est TANT MIEUX.

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    1. la sélection naturelle ne se faisait pas par le plus beau mais effectivement par la résistance aux maladies (2 enfants sur 3 n'atteignaient pas l'âge adulte au moyen age) et la sélection des gènes qui augmentent la capacité à survivre au cour des centaines de milliers années (par exemple augmentation de la résistance aux maladies, de la taille du cerveau), ça s'appelle l'évolution.
      la question que vous posez est y a-t-il une dé-évolution (plus de sélection des meilleurs gènes, la taille du cerveau est en diminution, réduction de la fertilité, augmentation des allergies etc...) et comment l'homme va le gérer


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    2. La sélection par la beauté est un phénomène un peu négligé, mais elle existe.
      Cela étant, elle est fortement tempérée par le bruit statistique, et surtout le brassage ethnique.
      Mais dans certaines contrées isolées pour des raisons historiques ou topographiques, on a pu observer ce type de phénomène.

      Il n'empêche que les autres facteurs que vous évoquez sont tout aussi pertinents.

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  2. Il y a aussi un sujet sur le jouir sans entrave.
    Le taux de difficulté croissant des couples à avoir des enfants est sans doute en partie lié à l'usage de la pilule qui est une vrai cochonnerie.
    On jouit sans entrave d'un côté en contraignant et en empoisonnant le corps, et quand on veut une descendance pile au moment qu'on a choisi, le corps n'est parfois plus dispo.

    Mais ça on ne peut pas le dire.

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    1. La difficulté croissante des couples a avoir des enfants est surtout du aux multiples composés chimiques dont le corps humain est en contact quotidiennement depuis quelques décennies. Que ce ce soit dans les logements (isolants, colles, peintures...) dans l'habillement, dans les jouets et ustensiles du quotidien (matières plastiques), ou via la pollution atmosphérique.

      La pilule n'as pas grand chose a voir la dedans, le problème se situant plutôt au niveau de la qualité du sperme.

      Donc oui, effectivement, on ne peux pas dire que le "jouir sans entrave" est la cause de l'infertilité... ;-)

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  3. Bonjour,

    Je ne suis pas d'accord avec le contenu de cet article. Je respecte la prise de position mais les problèmes ne sont pas bien posé parce que les définitions sont floues.

    Il n'existe pas d'humains génétiquement modifié ! C'est à dire qu'il n'existe pas d'humain auquel l'homme a transféré un gène venant du porc, de la méduse ou encore complément synthétique ! En revanche, il existe un eugénisme latent. Dans certains cas précis, les enfants peuvent être éliminés avant la parturition (trisomie par exemple). Mais l'eugénisme est beaucoup répandu qu'on ne le croit (cf le sexe ratio biaisé dans certains pays comme la chine ou certains etats indiens).

    De plus, il est impossible à l'heure actuel de faire, juste avec des outils génétiques, des enfants plus intelligent ou plus fort ! Dans ce genre de caractère complexe, l'environnement dans lequel grandit l'enfant est au moins aussi déterminant que le bagage génétique.

    En revanche, il est possible que certains industriels veuillent faire croire qu'on peut façonner génétiquement enfants... C'est impossible à l'heure actuelle ! Soyez critique !

    Pour le sujet encore bien plus épineux de la sélection naturel dans les sociétés humaines ! La sélection naturel n'est pas absolue... Elle agit dans un referenciel donné : un environnement et une sociéte pour l'homme ! Ainsi en caricaturant à l'extréme : un européen est performant dans une société et un environnement de type européen mais moins dans un environnement et société africaine... Si un jour l'environnement et la société européenne bascule sur mode africain alors il y a peut-être du souci à ce faire. Mais le problême est encore plus complexe si ajoute la part non négligeable que joue l'environnement sur le developpement d'un homme (il semblerait que l'homme soit encore plus plastique des mammiféres).


    PS : Je travaille en génétique sur l'évolution des caractères complexes...

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    1. pas d'homme OGM ? les coureurs cycliste le sont peut etre déjà !!!
      en tout cas la tentation de tester les thérapie génique de la mucoviscidose avec virus transfectant a du être forte

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  4. Tu viens de découvrir le transhumanisme.

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  5. Malheureusement, je crains que tu n'aies raison et j’ai beau ne pas être si vieux, je me sens comme ces vampires qui finissent par se suicider parce qu’ils ne sont plus adaptés à leur temps.
    Je me souviens, enfant, je rêvais de voyager dans le futur, voir nos découvertes, notre conquête de l’espace, etc…
    Aujourd’hui, ce à quoi nous assistons ressemble seulement à la mise en place des pires dystopies imaginées par la littérature. Et je ne vois pas comment nous allons y échapper, puisque comme tu le soulignes, nous sommes consentants…

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  6. bah y a qu'a faire des labels 'bio équitable' 'label rouge' 'non omg' pour les enfants :-)

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  7. La question que tu poses rejoint celle de l'acceptation des limites, et celle du sacré (le fait qu'il existe des choses qu'on ne peut pas toucher). Ce sont des repères culturels fondamentaux, qui ont été grandement malmenés par la civilisation techno-industrielle et le consumérisme qui va avec. La technique en se développant de façon exponentielle a bouleversé et désacralisé plein de choses, et de ce fait, comme nous sommes (encore) humains et que nous avons besoin de sacré, nous finissons par sacraliser la technique (comme le disait Ellul, revoir également ses entretiens http://auxinfosdunain.blogspot.com/2013/08/faillite-de-la-religion-maconnique-de.html).
    Les transhumanistes en sont un peu la caricature en souhaitant joyeusement un monde en plastique où on serait tous des Super Jamie et des Steve Austin. Perso cette artificialisation intégrale m'inspire un rejet instinctif profond.
    Sur les limites voir également Benasayag www.youtube.com/watch?v=8LHPR9uawrI‎

    Je trouve que la question des limites et du sacré est aussi liée à la mort. La vieillesse, la fragilité et la mort deviennent un tabou dans nos sociétés, probablement car elles vont à l'encontre de l'idéal de performance et d'efficacité. Les vieux qui avaient autrefois la sagesse et le savoir à transmettre aux jeunes adultes sont maintenant mis à l'écart en attendant leur mort car ils ne servent plus à rien. L'imperfection devient de plus en plus malvenue, des plus lourdes (enfants trisomiques qu'on élimine) aux plus lègères (les gens bodybuildés, botoxés, bronzés aux UV etc).
    C'est par les enfants que cette artificialisation cherche à trouver sa "porte d'entrée" je crois. Car personne n'a envie de voir ses enfants être malades ou mourir, ça aussi c'est viscéralement humain. Et la médecine et la chirurgie se trouvent un peu à une bifurcation. Technique conviviale et autonomisante permettant de vivre mieux en réparant des "ratés" de la nature, ou outil d'artificialisation de l'humain. Il faut vraiment être attentif à ce niveau, pour ma part Illich et Dupuy m'aident à y voir plus clair. La question de la convivialité, de l'autonomie/hétéronomie et de la contre-productivité a été très bien résumée en quelques paragraphes par Jean Pierre Dupuy http://auxinfosdunain.blogspot.com.es/2013/04/dechainement-de-la-matiere.html Ces concepts ont été développés avant lui par Illich, qui d'ailleurs après avoir déclaré un cancer avait volontairement choisi d'assumer jusqu'au bout sa tumeur sans vouloir la traiter (il a vécu 20 ans avec), car le traitement du cancer était pour lui un exemple médecine contre-productive (le patient meurt de guérir).

    Ma position par rapport à la question des enfants en bocal c'est
    - refuser de prendre tout le paquet (accepter l'artificialisation en même temps que la médecine), tout comme de rejeter tout le paquet (se priver de ce que la médecine a de bon en rejetant l'artificialisation)
    - choisir ce qui est autonomisant et en deça des seuils de contreproductivité, refuser le reste. choisir la chirurgie qui fait vivre, refuser ce qui nous dépossède et nous plastifie.

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    1. Enfants en bocal.

      Pour moi la question des enfants en bocal renvoie au néo-darwinisme et au dogme central de la barrière de Weismann qui interdit toute action du soma sur le germen. Le néo-darwinisme, qui était dogme d'état* pour les nazis car il participait à l'explication de la pureté de la race aryenne, justifie, pour les mêmes raisons, ce genre de comportement de nos "élites néo-darwiniennes hors-sol" actuelles.

      Va-t-on vers un néo-nazisme? Quelle est la validité de la théorie néo-darwinienne? Quel est le rôle du génome?
      Pour René Thom "le rôle du génome apparaît comme un dépôt culturel des modes de fabrication des substances nécessaires à la morphogénèse". Thom écrit également (1990)): "On ne pourra que s'étonner -dans un futur pas tellement lointain- de l'étonnant dogmatisme avec lequel on a refusé toute action du soma sur le germen, tout mécanisme lamarckien."
      Pour moi le choix entre le néo-darwinisme et le lamarckisme n'est toujours pas tranché (outre l'oeuvre théorique de Thom voir par ex. le cours d'Edith Heard au Collège de France). Peut-être est-on en train de tripatouiller le génome en lui attribuant un rôle qu'il n'a pas?

      * J'ai lu que le lamarckisme était dogme d'état chez les bolchéviques (je ne me souviens plus de la raison).


      Le sacré.

      J'aime beaucoup la définition que le lacanien Charles Melman donne de la barbarie dans "L'homme sans gravité [l'homme nouveau hors-sol!]": "La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel." Avec cette définition il est pour moi clair que nous nageons en pleine barbarie!
      Je reprends à mon compte ce qu'écrit Melman un peu plus loin: "Pour ma part, je ne prônerai sûrement pas pour autant un retour à la messe, aux offices ou à la synagogue...".
      Que faire alors, sachant que les merdias nous ressassent, on comprend pourquoi, qu'il n'y a pas d'espace entre le néo-darwinisme et le créationnisme? Je m'intéresse actuellement à l'anthropologie, à la formule canonique des mythes de Lévi-Strauss, aux rapports que Jean Petitot établit entre cette formule et la théorie des catastrophes de Thom. Une troisième voie? Je trouve en tout cas cruciaux et fascinants les problèmes que posent le sacré, le mythe, dans l'organisation des sociétés.





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    2. Petit addendum.

      L'analogie corps humain/ corps social a été faite depuis longtemps (Spencer) à mon avis avec raison parce que les dynamiques qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés sont les mêmes. La théorie néo-darwinienne est la pierre angulaire des théories économiques des Chicago boys en général et de celle de Friedman en particulier. Donc! Donc?

      Le lamarckisme accepte une action du soma sur le germen. Le néo-darwinisme non (barrière de Weismann). Par analogies soma/peuple et germen/élite, le lamarckisme social se trouve être plus démocratique que ne l'est le néo-darwinisme social (démocratie directe vs démocratie du chèque en blanc).

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  8. Vaste sujet.

    Certes, l'évolution NATURELLE n'est possible que grâce à la sélection naturelle qui favorise les "plus adaptés à survivre".
    Mais aussi, il est évident que cette notion du "plus adapté à survivre" est bien mal comprise par beaucoup.

    La survie d'une espèce passe par DEUX volets absolument complémentaire :

    - La survie du plus "fort, du plus adapté à son milieu"... au détriment du faible.

    -Mais aussi et surtout, par la naissance de tous les dits " faible, taré" qui sont effectivement amener à mourir en "TEMPS NORMAL" plus ou moins rapidement.
    Mais qui se révélé être un RÉSERVOIR PERMANENT et INSTANTANÉ pour toute évolution futur de l'espèce.

    Lors des bouleversements violents et soudains du milieu, certains individus dans la classe "des tarés faibles" sont amenés à perpétuer l'espèce , tandis-que les "forts de l'ancien monde »  meurent..
    Et, ce moment venu, faute « de taré prêt à », l'espèce s’éteint!

    La sensibilité n'y peut rien, pas plus que la morale.
    Se priver de "faibles" c’est condamner l'humanité à la prochaine mutation environnementale violente (microbe, virus, parasite, radioactivité climatique, etc...).

    Certains diront que les scientifiques trouveront la parade le moment venu.
    ...Mais oui, à l'instar des centrales nucléaires en perditions!!!

    (Propos facile d'une personne en bonne santé qui n'a jamais côtoyé la souffrance de vivre le handicape, ni de lui-même, n'y d'un proche).

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  9. je suis naïf, le rapport homme mourant de cause maladie virus, famine, hygiène qui ne le serait pas aujourd'hui je vois plus de la chance que de la sélection naturelle et je vois pas en quoi le ratio d'hier par rapport à aujourd'hui serait plus faible sur les gens faibles en imaginant que les maladies ne sont toujours pas prise en charge je préfère la solidarité d'hier.

    encore pire de croire que les gens d'importation rapide sont en meilleur santé que les autres, je prends cela pour de l'endoctrinement visuel par exemple à trop regarder le foot ou les autres ne sont plus admis dans les clubs de foot dés les 1er ages, regarde plutôt la natation, regarde les coureurs du dimanche et regarde le KFC plutôt que le mcdo, le festif est plus rapide que le lapin.

    je préfère les racines du moins pire et c'est même plus négociable .

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  10. Attention, énorme vidéo de Farida :
    http://www.dailymotion.com/video/x16mtgj_farida-belghoul-sur-la-theorie-du-genre_news

    Même si on arrivait pas à fabriquer, par limitation scientifiques, de enfants en bocal, voilà ce qu'on va en faire.

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  11. "[...] les maladies de la modernité en béton plastique (cancers, diabètes, Alzheimer, allergies, etc, etc)... [...]"

    CQFD

    Je ne suis pas partisan du "C'était mieux avant !".
    Tonio, tu sautes à pieds joints dans le biais du survivant.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Survivorship_bias
    Même les pharaons avaient du diabète et des cancers (avantage de pouvoir autopsier les momies).
    Et pour le béton plastique, le taux de cancer des poumons et d'allergies chez les meuniers, boulangers, menuisiers n'a rien de très réjouissant non plus.

    Autrefois, ces maladies étaient mal connues, mal diagnostiquées, des fois ne portaient même pas de noms on parlait juste de maladies honteuses, de démences, de personnes séniles qui sucrent les fraises ...
    On mourrait plus facilement d'une simple grippe, de la douve du foie, de la goutte, du scorbut, de la tuberculose ... ou tout simplement d'une mauvaise fièvre !

    Globalement jusqu'à récemment (à l'échelle de l'humanité), la qualité des diagnostics était très mauvaise. Avant il fallait faire des saignées, du fait des humeurs, de la phase de la lune et des saisons, etc ... bref on savait trop peu de choses et on confondait beaucoup plus facilement causes et conséquences.

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    1. J'ai un doute et pas les moyens de faire des stats poussées mais je suis souvent surpris de l'age de certain de nos grands ancêtres, de mémoire :

      Victor Hugo : 83 ans

      Platon : 76 ans

      Galilée : 78 ans

      Pourtant le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il vivaient à une époque où la médecine ne pouvait pas grand chose pour prolonger la vie.

      Ces exemples qui font partie de l'élite, étaient bien logé (comme nous), bien nourrit (comme nous), ne faisaient pas la guerre (comme nous) mais n'avait pas la médecine qui prolongera la vie de l'immense majorité d'au moins 10 ans.

      J'ai le sentiment que la pollution et l'industrie chimique sont en train de nous reprendre allègrement ces 10 ans de bonus.

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    2. Vous mélangez tout.
      Si l'espérance de vie était beaucoup plus faible auparavant, c'est parce que le taux de mortalité infantile était très élevé. Et un gosse qui meurt à 1 an, ça vous plombe salement une moyenne.
      L'humain qui avait survécu ses 20 premières années avait de bonnes chances de vivre au-delà de 50 ans, quasi autant que nous, en fait (l'environnement de meilleure qualité étant contrebalancé par des conditions de vie moins confortables).

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