lundi 11 novembre 2013

DéPIBification et exode urbain

Toujours le même ton insupportable du journaliste, mais le reportage n'est pas inintéressant du tout...

DéPIBification et exode urbain...

Pour l'instant, la télé en parle parce que c'est anecdotique, mais que ça prenne de l'ampleur, et vous verrez le ton de la pravda changer... La survie du système groucho financier est en jeu. Et la déPIBification du peuple est clairement la voie vers sa sa faillite accélérée.

Reportage sur une nouvelle manière de vivre
France 2, 11/11/2013 (en Français texte en français )


   Distribution de poules => oeufs, recyclage des déchets de cuisine,
   Jardinage, potager, compostage...
   Recyclage, récupération, deuxième vie,
   Reruralisation, petit capitalisme réel, avec d'ailleurs dans le reportage, un long moment sur une entreprise socialiste concrète, du bas. Avec un choix du temps consacré à chaque sujet, qui donne d'ailleurs clairement le biais gaucho babelien du journaliste, quand dans le même temps, l'idée très simple (et au potentiel de déPIBification sans commune mesure avec ses expériences de SCOP anecdotiques) de refaire du potager chacun chez soi est exposée en 30 secondes...

Sauf que comme le dit très bien le commentateur, qui n'a pas l'air de bien comprendre ce que tout ce cheminement de réenracinement implique pour l'idéologie babelienne, ni d'où vient l'argent qui le paye : "quand on se met à réfléchir différemment, il paraît qu'on peut plus s'arrêter"...

Je confirme...

3 commentaires:

  1. Et en même temps, ça paraît surréaliste qu'il faille des reportage pour dire "regardez, les poules pondent des oeufs, et nous comme des cons on va au mégamarché en acheter qui sortent de batteries, où se rejoue un holocauste animal permanent..." Ben oui mais nous msieur on a plus de terres, on est 1 million à s'empiler en tours de 15 étages... on se serait pas fait baiser hein ?"

    RépondreSupprimer
  2. Pour le moment seuls deux épisodes de carnet d'utopie. Toutes ces choses là amènent à des thèmes comme la décroissance, Paul Ariès, avec du monde qui se revendique vraiment à gauche et contre les fachos de l'extrême droite. Bref, j'ai aujourd'hui l'impression que le bateau prend l'eau de toute part et tout le monde se divise encore sur tellement de sujets.

    Bref...

    RépondreSupprimer
  3. Les inconvénients du PIB, B comme Brut sont bien connus. Ainsi quand un problème a plusieurs solutions Babel choisit celle qui augmente plus le PIB, donc la plus coûteuse. Exit le préventif, vive le curatif surtout s'il y a beaucoup à soigner: polluons, nous créons le marché de la dépollution.

    Adam Smith et al.: "Chaque individu poursuit son intérêt particulier (utilitarisme) par la maximisation des satisfactions et la minimisation de l’effort (hédonisme). L'harmonisation des intérêts étant naturelle, il n’y a dès lors plus aucune raison pour qu’un pouvoir politique -l’Etat - fasse passer l’intérêt général au dessus de la somme des intérêts privés."
    Tout le libéralisme repose donc sur l'affirmation que "l'harmonisation des intérêts particuliers est naturelle". Le libéralisme remplace la maximisation des satisfactions et la minimisation de l'effort par la maximisation du "profit", ce qui permet de remplacer un problème qualitatif par un problème quantitatif, et la validité de la théorie économique libérale repose alors sur la naturalité de "la main invisible du marché". Ce problème du dogme de l'harmonisation par la main invisible du marché a été surétudié. Pour aboutir au théorème d'équilibre d'Arrow-Debreu qui n'est satisfaisant ni d'un point de vue théorique (il n'y a pas d'unicité de l'équilibre, on ne sait rien de la stabilité des équilibres sous l'action de perturbations) ni d'un point de vue pratique (les hypothèses faites sont à la fois très restrictives et irréalistes).
    Mais je pense que le problème qualitatif initial peut avoir une solution acceptable. Le principe de cette solution consiste à remplacer le mesure quantitative du PIB par la mesure qualitative d'un (ou plusieurs) Indice(s) de Satisfaction (IS), le progrès consistant non plus à chercher à maximiser le PIB mais à maximiser l'IS. La balance entre maximisation des satisfactions et la minimisation de l'effort va, j'en suis convaincu, amener à rechercher les solutions les plus simples et donc les plus locales et donc celles demandant le moins d'Etat. La course au PIB et au progrès babélien est pour moi pur non-sens. A l'inverse de la marche (rien ne sert de courir, il faut en laisser aux générations futures) à l'IS qui, elle, me semble pleine de bon sens (le président Sarkozy l'a suggérée en son temps). L'économie politique globale de la course au PIB menée par l'élite babélienne conduit à la construction d'une tour de Babel/Ponzi qui ne peut, à mon avis, que s'effondrer. Je vois dans la marche à l'IS un moyen de construire une société beaucoup plus stable, pyramidale, stratifiée, fédérale. Mais, au contraire de ce que Babel-Europe essaye de nous imposer, une construction fédérale à partir de la base et non à partir du sommet (on ne construit pas une maison en commençant par le toit!). Pour moi c'est la construction d'une Europe fédérale par le bas qui minimisera le rôle de l'Etat (il faut commencer par la France jacobine, une révolution!). Mais je suis convaincu que l'Etat est plus que la somme des individus qui la composent: pour moi la famille, première fédération d'individus de cette construction fédérale, est plus que la somme des individus qui la composent...

    PS: tout ça est, dans ma tête, parfaitement cohérent avec mes idées lamarckiennes.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.