vendredi 1 novembre 2013

Europe : retour au réel

Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 28 Octobre 2013: Les affaires vont moins bien mieux, ou encore quand l’accélération décélère! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 28/10/2013 (en Français texte en français )
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Ce titre est idiot, mais nous cherchons à nous adapter, à ne pas trop détonner, donc nous nous mettons au diapason. On n’entend un peu moins Moscovici et Hollande claironner que la reprise est au coin de la rue ces derniers temps. Ils ont été remis à leur place il y a peu par Draghi qui a récusé l’idée d’une reprise significative. Ils viennent de prendre une claque avec la publication des indices PMI de jeudi. Les enquêtes justifient notre titre et nos papiers antérieurs. A peine relancée, la croissance Européenne ralentit. Pire, il n’y a que l’Allemagne qui en bénéficie!





Le Markit Flash Composite PMI vient d’être publié, il pointe déjà dans le sens du ralentissement après les résultats de Septembre enflés par les propagandes gouvernementales.

Il est évident que normalement il y aurait place pour une petite amélioration en France, les données purement chiffrées le justifieraient, mais c’est sans tenir compte du climat détestable, des bévues à répétition et de l’incertitude réglementaire et fiscale. L’incertitude tue, annule toutes les évolutions positives qui pourraient se dessiner à la faveur du slipping, du report de l’austérité à 2015. Ils ont réussi à gâcher la lucarne qui a été offerte par la tolérance de Maitre Roehn!



Mister market and Doctor Conjoncture du Vendredi 1er Novembre 2013: Conjoncture en Europe- On revient sur terre!
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 01/11/2013 (en Français texte en français )
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Nous avons critiqué la campagne des pestiférés européens cet été. Nous l’avons considérée comme irresponsable. Quelques maigres hirondelles statistiques ont, vous vous en souvenez été montée en baudruche, afin de faire croire à un retournement positif de l’activité économique.

Draghi s’est chargé de remettre les choses à leur place, suivi par les officiels allemands.

La reprise est marginale, elle est fragile, elle est très inégale selon les pays. Par ailleurs certaines zones bénéficient d’anomalies saisonnières et climatiques. En fait rien dans les données objectives n’allait dans le sens de la confirmation de ces indications positives. La création de crédit privé en particulier reste à la traine et c’est de l’understatement.



Les chiffres de l’emploi/chômage viennent d’être publiés, ils sont horribles, L’amélioration du mois d’aout a été révisée en baisse, le chômage est bien de 12,2% et non de 12%. Les records continuent d’être pulvérisés, en particulier du cote des jeunes de moins de 25 ans.



Tout cela est normal, même si cela est scandaleux:

- Pas de progression du pouvoir d’achat.
- Ponctions fiscales et sociales accrues.
- Incertitude fiscale et reglementaire.
- Chute de la confiance dans les responsables et leur capacité à gérer.
- Change de l’euro élevé.
- Poursuite de l’atonie du marché global.

Comme nous le signalons régulièrement, les forces de déflation, la tendance à la déflation au lieu de s’atténuer, reprennent de la vigueur.

Et cela est vrai aussi bien aux États -Unis, qu’en Europe. Les cataplasmes monétaires n’ont pas une action supérieure à l’aspirine sur le mal déflationniste.

Nous publierons sous peu un article qui explique pourquoi. Il faut en plus tenir compte du fait que les plans d’austérité ont été reportés en Europe, que serait-ce si ils avaient été maintenus! Nous espérons, nous souhaitons que ces évolutions économiques conduisent à une remise en question des politiques suivies. On ne peut continuer à prendre des risques monétaires non testés, mais colossaux, sans résultat. Les Diafoirus de l’économie vont finir par tuer le patient.

Les chiffres de l’inflation eux aussi sont horribles. Horribles si on prend l’inflation dans le sens dominant bien sûr, pas celui des ménages et de ses victimes.



La hausse des prix est l’objectif poursuivie par Draghi et les régulateurs, ils appellent cela lutter contre les tendances déflationnistes. Et bien la hausse des prix a encore ralenti en Europe. On est à +0,7% année sur année, au plus bas depuis 2009 ! On vient de 1,1% année sur année.

C’est le même phénomène que celui que l’on constate aux USA, la politique monétaire qui vise l’inflation est un échec.

A ce propos, il convient de faire une digression sur le caractère paradoxal de l’inflation.

Vous sentez, nous sentons tous, que les prix, nos prix montent et que notre pouvoir d’achat se réduit. En conséquence, nous nous étonnons que l’on puisse dire que la déflation est forte, voire se renforce. Cela parait en contradiction avec les indices.

Il y a certainement plusieurs explications :

- Indices plus ou moins bidons c’est à dire pas vraiment représentatifs de vos dépenses.
- Jeu des prix relatifs, qui nous fait confondre les mouvements relatifs avec la hausse générale.
- Dérive des prix des services, protégés de la concurrence, que nous utilisons tous.

Nous pensons qu’il faudrait introduire, comme en météo la notion d’inflation ressentie pour compléter la notion de hausse des prix mesurée par les indices officiels. En domaine de météo, on a introduit cette notion qui complète celle de température objective. La hausse des prix officielle est un opérateur, un concept qui, en fait sert à alimenter les raisonnements et les modèles économétriques, elle ne correspond pas à un usage que nous qualifierions de « social ».

Il n’y a pas à notre connaissance de mesure alternative de la hausse des prix dans nos systèmes européens. Aux États-Unis, il y a Shadow-Stat qui fournit des séries représentatives de hausse des prix -et de beaucoup d’autres grandeurs.- fort utiles.

Pour terminer, signalons que la consommation en France a baissé de 0,1% au troisième trimestre.




The Four Horsemen Of Europe's Deflationary Threat
ZeroHedge, 29/10/2013 (traduire en Français texte en anglais )
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We recently noted that, despite all the hot money flows and self-congratulatory extrapolation, European macro data is collapsing (as opposed to supporting ideas of recovery). In fact, it is falling at the fastest pace in over a year as the prospect of the euro area falling into deflation may be increasing







2 commentaires:

  1. PricewaterhouseCoopers (exerçant sous la raison sociale de PwC) développe des missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil. Dans un nouveau rapport alarmant, PwC étudie les actifs pourris que les banques européennes ont dans leurs livres.

    Selon lui, les banques européennes avaient dans leurs livres 514 milliards d’euros d’actifs pourris en 2008.

    Fin 2012, elles avaient dans leurs livres 1187 milliards d'euros d'actifs pourris, et ce chiffre va continuer à augmenter dans les années qui viennent !

    Selon PwC, le portefeuille de créances douteuses que les banques européennes devraient chercher à revendre ou à passer en pertes se monte à 2400 milliards d’euros !

    En clair :

    Les banques européennes sont en faillite.

    Les banques européennes sont des banques-zombies.

    Mardi 29 octobre 2013 :

    La valeur des prêts à risque des banques européennes a doublé en 4 ans pour atteindre 1.187 milliards d'euros.

    Le montant des prêts à risque des banques européennes a doublé entre 2008 et 2012, indique un rapport de PwC. L’aggravation enregistrée cette année, qui se monte à 100 milliards d’euros, a été principalement alimentée par les hausses enregistrées en Italie, en Grèce, en Espagne et en Irlande.

    Le rapport indique que les prêts à risque sont passés de 514 milliards d’euros en 2008 à 1.187 milliards d’euros à la fin de l'année 2012, et il prédit une hausse à l’avenir, compte tenu du « climat économique incertain ».

    Selon Richard Thompson de PwC, le rééquilibrage des bilans du secteur bancaire européen, qui doit passer par l’épuration de ces prêts défaillants, devrait encore prendre quelques années.

    Il estime que le portefeuille de créances douteuses que les banques devraient chercher à revendre ou à passer en pertes se monte à 2.400 milliards d’euros.

    http://www.express.be/business/fr/economy/la-valeur-des-prets-a-risque-des-banques-europeennes-a-double-en-4-ans-pour-atteindre-1187-milliards-deuros/197795.htm

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    1. PwC est encore un vendu aux intérêts américains.
      Pourquoi parle-t-il des actifs pourris des banques européennes, et trouve d'un autre côté que les banques américaines vont bien mieux ?
      BA, fais gaffe, quand tu transmets des infos, à ne pas faire de propagande, stp...

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