samedi 9 novembre 2013

Face à face avec les Bonnets rouges : un gendarme témoigne

Face à face avec les Bonnets rouges : un gendarme témoigne
Egalité & réconciliation, 09/11/2013 (en Français texte en français )
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Surtout sur la fin, c'est particulièrement instructif sur l'état d'esprit des corps constitués...

12 commentaires:

  1. ce gendarme ne sort pas de l'éna ; nul besoin pour lui et ses collègues d'en passer par là , il est tout à fait censé dans son témoignage ; humain , compréhensif , courageux , aimant son travail , au service des français....que les connards qui dirigent et ont dirigé ce pays en prennent de la graine ; qu'ils mettent le peu d'intélligence qui leur reste au service de ce pays , parce que sinon , les français vont leur voler dans les plumes et ce sera bien mérité ;
    christ

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  2. Sommes nous a la veille d'une grande revolution dans ce pays?
    A ecouter ce gendarme, a lire ici et là la contestation qui monte chez les militaires des 3 armes, tout laisse a penser que la grogne vient de partout: de la societe et de ses institutions régaliennes.
    La pression fiscale, les magouilles polititiennes qui pervertissent la société et a travers elles les décisions qui spolient le peuple, les conflits d'interets qui se font a contrario des interets du pays... tout cela se révele un peu plus chaque jour aux vues et au su des gens de maniere limpide. Ceux la meme qui sont sensés faire tampon entre le peuple et le gouvernement éprouvent dans leur chair et leur conscience le role indéfendable, illégitime moralement, que l'on leur demande de tenir; ils savent qu'en face les revendications sont justes, que le pays connait sa plus grande crise sociétale depuis le 18eme siecle et que ces gens sont leurs voisins, leur famille.
    On ne peut ignorer les problemes aujourd'hui, internet est passé par là. La revolution de l'information et de ses differents medias converge avec celle de la mondialisation par ses pressions croissantes sur l'économie, la culture, le social avec une imigration "open bar" sous perfusion fiscale des classes moyennes qui doivent accepter cette exigence, des élites qui nous gouvernent, au nom des droits de l'Homme, alors meme que cette fumisterie intellectuelle ne tient pas la route puisque l'incompatibilité s'avere flagrante quand ce pays "d'acceuil" est parcourus d'une pandémie chronique de chomage qu'aucun traitement ne vient a bout... bien au contraire, on amplifie le mouvement au nom du progres, de la necessaire augmentation démographique qui devrait solvabiliser les retraites futures, ce shémas de Ponzi-Maddof, cette "cavalerie" du quantitatif immigrationniste qui nous promet-on sauvera la france de demain... C'est un crime de la raison au nom de l'angélisme, angélisme humaniste qui sert d'autres interets que ceux qu'on nous prechent depuis 40 ans. La desindustrialisation a débuté depuis 1974, et on continue depuis a faire de l'immigrationnisme un bienfait sociétal alors qu'elle se sur ajoute aux problemes déja bien ancrés, "l'open bar" de l'espace "schengen" ("chaine again", dira t on) vient achever cet assassinat en bandes organisées... tous ont oeuvré, main au porte monnaie, pour qu'au nom de "l'Europe de la Paix" on nous construise une tour de Babel ou une seule voie, une seule langue, un seul modus operandi opere. La religion d'Etat c'est la vente a la découpe du monde Ancien pour un Nouveau monde ou l'oligarchie pourra faire son marché librement, sans contrainte, s'adjuger les entreprises enracinées d'abord en les entrainant dans les mises aux normes europeennes qui sont les alibis permettant la mise sous tutelle financiere de ces dernieres qui n'ont d'autres choix que d'emprunter aux banques scélérates et de faire la manche a l'Europe de l'autre coté... c'est le pseudo libéralisme dans son expression la plus machiavélique, celle qui conditionne les forces vives du pays dans la SERVITUDE, servitude de la dette, la plus efficace qui soit.
    MASTER T partie1

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    1. Je citerai Edgar Morin (en raccourci) : "il est vain de ne polémique que contre l'erreur : celle-ci renaît sans cesse. Il est vain de de prouver le phénomène: les preuves s'oublieront. J'ai compris qu'il était sans espoir de seulement réfuter : seule une nouvelle fondation peut ruiner l'ancienne".
      Et en même temps il met en garde contre les grands systèmes, les idées, car "la totalité est la non-vérité" : tout système qui vise à enfermer le monde dans sa logique est une rationalisation démentielle.
      Ne jamais tout -idéaliser -rationaliser -normaliser.

      A mon sens, il faut laisser sa chance à une démocratie citoyenne, dont la formule est forcément encore inconnue (se débarrasser des partis politiques, une fois encore, est à mon avis la meilleure chose par laquelle commencer). Mais il faut marcher en avant car : "Les méthodes viennent à la fin" Nietzsche.

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    2. "La totalite est la non verite": c'est juste vraie quand celle ci s'impose par le haut, et quand bien meme fut elle validée par un peuple, car la perversion d'une idée est ce qui combine fantasmes et réalité des faiblesses humaines. Une élite élue, promue, est toujours prompte a conserver le pouvoir, a s'addicter de la puissance qu'elle instille et distille mais quant a la capacité a appliquer les idées pour lesquels on les a choisis, ces idées se cristallisent dans les actes et font qu'un "systeme" les fige en totalitarisme.
      "Tout système qui vise à enfermer le monde dans sa logique est une rationalisation démentielle.": c'est parfaitement juste, d'ailleurs "enfermer" c'est réduire, circonscrire, limiter, c'est cadenasser le libre arbitre, empecher le déploiement des possibles mais aussi la responsabilisation des sujets qui voudraient expérimenter la vie. N'oublions pas que la vie a besoins de cadres aussi.
      Une "rationalisation démentielle" articule 2 puissances: l'une vient du coeur et l'autre la prolonge, la raison. La démence ici se confirme comme symptome de l'ignorance fondamentale, prélude aux desillusions, revers de l'existence que le mauvais sort de la réalité rattrape inévitablement.
      A la difference de NIETZSCHE ("l'antechrist") qui réfute l'idée de l'existence de l'au dela et argumente autour de cet axe toute une philosophie qui se révele juste et vraie au demeurant en tant que segment de raisonnement, il n'empeche que l'arbre s'avere mauvais si la seve qui y circule est mauvaise ( la "substantifique moelle"), quant a ses fruits c'est bien evidemment pareil.
      Admettons que l'au dela existe, et mesurons alors ses implications, admettons que la FRATERNITE est le paradigme central d'ou découle les notions de LIBERTE et d'EGALITE. Admettons l'idée que DIEU existe et qu'il est AMOUR, partant de la il ne s'agirait pas d'imposer un systeme car les faiblesses de l'homme sont la norme, hors, nous savons tous ce que la "raison démentielle" est capable de faire sur l'humanité "au nom de DIEU". La LIBERTE supreme est d'experimenter la vie, mais la sagesse s'acquiert par l'EDUCATION, sans forcer les gens a croire, mais en les incitant a réfléchir sur eux meme et ce qui fait sens. Les sciences cognitives, la physique quantique et classique sont a la veille me semble t il de faire un bond en avant. Elles peuvent s'insérer dans une dynamique d'apprentissage sur qui nous sommes et une certaine idée de la "raison d'etre" sur ce que nous sommes.

      MASTER T

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  3. Alors OUI la REVOLUTION sera notre bienfait, quand bien meme la douleur nous accompagnerait, car nous devrons payer le prix fort pour CHANGER LE MONDE tel qu'ils ont voulus nous le construire, a force de mensonges transmis de génération a generation pour que LE GRAND OEUVRE se fasse... ils ont tenu leur AGENDA et maquillé la réalité comme des des magiciens, pendant longtemps ils ont promis monts et merveilles ("pensée magique"), construit ce grand theatre ou les demis-verites tenaient lieu de paradigmes, moyens et de perspectives, scandées par des acteurs; ces fameux personnages qui font l'Histoire en la bricolant et dont les scénaristes, planqués dans leur loge écrivent le script.
    Rien ne peut m'enlever cette croyance, ce pari sur le reel, que tout ceci participe d'un scénario écrit a l'avance dans ses grandes lignes et modifié a la marge quand la réalité ne converge plus et bute contre cette "pensée magique", construite par eux pour nous, autour de la croyance religieuse que le monde leur appartient et qu'ils le façonneront comme Dieu le fit du monde et des Etres. Le monde devient chimérique, grotesque tourné sur lui meme comme l'OUROBOUROS (le serpent qui se mord la queue).
    MASTER T partie 2

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    1. La révolution ne consiste pas à changer le monde mais a s'y adapter.

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    2. S'adapter nécessite parfois des ruptures avec l'ordre ancien.
      Ce sera le cas si on veut une révolution verte.

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    3. "La révolution ne consiste pas à changer le monde mais a s'y adapter."
      S'adapter dans ce cas , n'est ce pas suivre la tendance générale en mimant le conformisme général, en empruntant une attitude de soumission?.
      Quand M.L.KING se vit poser la question de la methode de ses engagements dans sa lutte, sur une présupposée inadaptation de la "NON VIOLENCE" alors meme que la violence est "le nouveau cri de guerre, ne craignez vous pas, en restant non violent, de perdre contact avec les gens du ghetto et de vous retrouver en marge de notre temps?"
      A cela il répondit en rappelant d'une part que sous Hitler des opposants n'étaient pas antisémites mais comme des sondages d'opinion donnaient une grande majorité d'antisémite, ils adapterent leurs discours " pour ne pas etre en marge, pour garder le contact, ils se firent complices d'un des crimes les plus atroces que l'histoire ait jamais connus- un véritable leader n'est pas forcément celui qui se soumet a l'unanimité; C EST CELUI QUI LA FACONNE".
      Voyez vous ici il n'est nullement la necessite de transiger avec une methode qui serait considérée inadaptée a l'atmosphere générale car celle-ci correspond au fondement paradigmatique d'une morale philosophico-spirituelle qui ne concede rien aux diktats du moment. ( source "Ou allons nous?" 1968.)

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  4. «Ainsi, la représentation devenue proportionnelle à la contribution directe remettra l'empire entre les mains des riches ; et le sort des pauvres, toujours soumis, toujours subjugués et toujours opprimés, ne pourra jamais s'améliorer par des moyens paisibles [...]. Au reste, les lois n'ont d'empire qu'autant que les peuples veulent bien s'y soumettre » Marat

    1) il n'y a pas de politique sans affirmation d'un pouvoir
    2) il n'y a pas davantage de politique, si, de la manière la plus complète possible, le citoyen, c'est-à-dire la figure essentielle de la démocratie, ne peut faire usage de sa liberté.

    Si les corps armés qui garantissent la stabilité du pouvoir en place doutent, c'est bien que toute la société doute, et qu'il se joue quelque chose. En même temps il faut faire très attention car les mêmes corps armés ne sont que des outils, et ils ont plus souvent été "retournés" pour mettre en place des régimes autoritaires que l'inverse.

    Selon moi le peuple est mûr pour se détacher des partis politiques. Depuis 1789, ils ont été les échafaudages qui ont permis au peuple de hisser sa conscience politique. Mais ces échafaudages, sont rouillés, prêts à d'effondrer, et il faut aujourd'hui les écrouler pour mieux contempler le peuple. Le peuple qui ne souhaite plus se faire représenter, qui ne souhaite plus entendre des partisans, mais des français. Le peuple est grand, il a l'âge de la majorité politique, il est responsable de lui-même et n'a plus besoin de tuteurs idéologiques. Il veut être libre de penser, de changer d'avis, de débattre un jour contre quelqu'un, puis le lendemain pour, sans pour cela avoir une carte.

    Donnons les institutions qu'ils méritent aux français pour décider eux-même de ce pour quoi ils veulent décider. Interdisons les partis politiques comme un outrage à la liberté d'expression.

    On ne changera rien si on ne change rien.
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Simone_Weil_Note_sur_la_suppression_generale_des_partis_politiques.pdf

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  5. Toute la pourriture du système résumé dans ce témoignage.
    On prend le chemin de la Grèce, point barre.

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  6. À l'attention de MASTER T & Yannick Lecitoyen.

    Derrière vos remarques et descriptions du paysage politique se cache une bête bien plus immonde et ignoble que je nommerais "appareil d'État ".

    Aucun parti ne le maîtrise. Aucune réforme ne l'arrêtera. Aucun lobby ne l'influence. Il n'est que symbolique et composé d'une armée de fonctionnaires déconnectés les uns des autres. Elle est là cette bête immonde, à boucher les trous qu'elle creuse, à effacer ce qu'elle écrit, à tuer ce qu'elle fait naître, à dénoncer la violence qu'elle crée… Juste pour un besoin du moment.

    Les politiques se reposent sur cet appareil. Faire tomber ces portiques ou autres édifices symboliques de son expression et bien plus préoccupants qu'une révolution proprement dite.

    C'est la fin d'un système qui s'est protégé derrière le mot démocratie. qui entre nous n'a jamais existé et qui n'existera jamais.

    Nous avons de nouveaux moyens pour évoluer, mais cela remet en cause les rapports établis. Le sang va donc couler une fois de plus inutilement, car la violence et l'horreur sont les seuls rapports d'un ordre perdu. L'armée à bien évidemment le rôle du maintien de l'ordre en dernier recourt et certainement pas la police, qu'elle soit privée ou d'état.

    Toutes les composantes structurelles de notre société (économiques, politiques, culturelles, justice, éducation, armée, police, société civile … vont maintenant s'entretuer pour suivre leur propre logique de survie. Ne cherchez pas la raison, il n'y en a pas. Les limites sont franchies depuis belle luette (regarder la gueule d'un juge par ex) et aucun homme providentiel n'y arrivera à bout.

    Nous sommes en faillite financière, politique, sociale et seul le mensonge s'affiche pour en devenir une vérité criante. L'impuissance règne, et Hollande avec son gouvernement la transcendent merveilleusement. La nullité éteint tout autre espoir.

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    1. Je ne mise ni sur une réforme, ni sur un homme providentiel. Je mise sur la prise de conscience d'une nation sur la politique et l'économie, qui certes explosera, mais peut engendrer quelque chose pour l'avenir si elle est préparée à l'explosion.
      Comme je suis en plein dedans, je re-citerai Morin, qui parle de la découverte du big-bang : "pour nous annoncer enfin l'extraordinaire nouvelle : l'Univers est en miettes."

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