samedi 2 novembre 2013

h16 : Quelques intéressantes statistiques de la Banque de France

Quelques intéressantes statistiques de la Banque de France
hashtable, H16, 02/11/2013 (en Français texte en français )
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Un aimable lecteur m’a fait parvenir les dernières statistiques en matière de production monétaire de la Banque de France. Ici, il s’agit de la partie purement physique, c’est-à-dire les pièces et les billets. On y découvre quelques éléments intéressants qui viennent corroborer mon billet d’hier.

Dans celui-ci, j’évoquais le fait que les Français sortaient actuellement de plus en plus de billets de leurs comptes en banque et semblaient clairement préférer l’argent physique par opposition au numérique stocké dans les serveurs bancaires. Les statistiques fiduciaires de la Banque de France confirment deux tendances.

D’une part, comme l’indique ce graphique, on note … une petite déflation (en fait, un ralentissement de l’accroissement, pour être plus précis) :



Je reviendrai sur cette déflation dans un prochain billet. La seconde tendance, c’est l’impression toujours plus importante de billets, notamment des coupures de 20, 50 et 100 euros en France.



Eh oui : les Français, très manifestement, aiment bien les coupures de petit montant, faciles à échanger. Le 20€ est ainsi la première coupure échangée un peu partout (et de loin, puisqu’elle représente plus de 40% des coupures émises). Il est vrai qu’il est bien plus simple de payer son garagiste, son plombier ou son assistante maternelle avec des billets de 20 ou de 50 qu’avec des billets de 100, 200 ou 500…

Ce qui n’occulte pas le fait que, dans le reste de l’Europe, le billet de 500€ a encore la cote :



Ce qui, là encore, n’est pas étonnant. Lorsqu’il s’agit de thésauriser de fortes sommes, le billet de 500 est difficile à battre. Les Allemands sont, bien sûr, les grands spécialistes de ce genre d’opérations ; mais on peut parier qu’ils ne sont pas les seuls…

Si je comprends bien, les chiffres donnés sur les billets correspondent bien à l'augmentation de la quantité de chaque type de billet... Avec un taux de croissance de la masse monétaire en billets de 5% par an, qui est bien supérieur à la croissance nominale du PIB, et encore plus au M3... Ce qui doit très certainement signifier qu'en plus de la thésaurisation, la part de l'économie au noir explose.

2 commentaires:

  1. Le scandale de l'année 2013 : le nouveau siège de la BCE.

    Selon l'ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ce nouveau bâtiment devait coûter aux contribuables 500 millions d'euros.

    En réalité, les contribuables devront payer ... 1,15 milliard d'euros.

    C'est une confirmation : les dirigeants de la BCE sont des incapables et des incompétents.

    Mais ça, on le savait depuis dix ans déjà.

    Lisez cet article :

    Les coûts de construction du nouveau siège de la BCE explosent : de 500 millions d'euros à 1,15 milliard d'euros.

    Le 19 mai 2010, Jean-Claude Trichet, qui présidait alors la Banque Centrale Européenne (BCE), avait organisé une cérémonie à Francfort pour célébrer la pose de la première pierre de l’immeuble de 45 étages qui allait devenir le futur siège de la BCE. « Nous devons nous assurer que les coûts de construction ne dépassent pas le budget estimé », avait-il alors déclaré.

    Mais Der Spiegel rapporte que 3 ans ½ plus tard, les coûts de ce projet ont explosé, passant d’une estimation de 500 millions euros à 1,15 milliard, voire même jusqu’à 1,3 milliard d’euros.

    Chaque espace de travail aura coûté environ 600.000 euros, soit l’équivalent d’une maison familiale très confortable, alors qu’en matière d’immobilier professionnel, à partir de 30.000 euros par bureau, on parle de haut de gamme.

    Le site de la BCE propose des photos et une visite guidée virtuelle de l’immeuble visibles ici :

    http://www.express.be/business/fr/economy/les-couts-de-construction-du-nouveau-siege-de-la-bce-explosent-de-500-millions-deuros-a-115-milliard-deuros/197926.htm

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  2. Tonio,

    Un article sur Atlantico :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/inquietude-banque-france-hausse-nombre-billets-en-circulation-francais-basculent-dans-black-jean-marc-sylvestre-884942.html

    Le conclusion de l'article :
    "Le travail au noir c’est la façon soft que la classe moyenne emprunte pour échapper au carcan fiscal, dans tous les pays, à toutes les époques...Les Français n’ont désormais plus confiance dans l’euro ni dans leur gouvernement."

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