vendredi 1 novembre 2013

La France en face

La France en face
France 3, 28/10/2013 (en Français texte en français )
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Résultat de trente ans de changements, la France a aujourd'hui deux visages. Dans les 25 métropoles qui totalisent 40% de la population sont concentrés les cadres, les techniciens spécialisés et l'essentiel des immigrés. C'est là que 80% du PIB du pays est produit. Hors de ces villes, dans le reste de la France, se retrouvent des millions d'employés et d'ouvriers, qui constituent la «France des fragilités». Ils vivent dans la précarité et constatent le fossé grandissant qui les sépare des urbains entrés dans l'ère numérique. A travers des rencontres, des témoignages et l'étude de travaux de spécialistes, c'est le portrait d'une France oubliée qui apparaît.



Documentaire très intéressant, que je commente, sur un de ses aspects, dans un autre post, sur la chute de Rome. Parce que tout ce petit monde qui nous parle de l'attractivité des agglomérations, raisonne dans un paradigme qui prévaut depuis 30 à 40 ans, à base de distribution d'argent gratuit et de dette, en prolongeant tendentiellement une réalité devenue parfaitement insoutenable.

3 commentaires:

  1. J'avais regardé cette émission et l'avais trouvée tres instructive. Ce qui me choquait c'est le constat sans appel d'une desindustrialisation chronique dont l'épicentre temporel débute en 1974, soit quelques mois apres la crise pétroliere de 1973, dans le sillage du décrochage du dollar par Nixon de l'or. La destruction manifeste des entreprises familliales (TPE PME) par l'arrivée massive des grands centres commerciaux répondant a la logique de massification du commerce couplée a la restructuration des villes en de vastes dortoirs pour ouvriers déracinés de la capitale et de la campagne auquel se sur ajoute une immigration laborieuse qui commence, avec le " francais de souche", a découvrir un mal inconnus jusqu'ici: LE CHOMAGE DE MASSE.
    La France défigurée par cette démolition transgénérationnelle du paysage industriel et, originellement du monde agricole, continue sa grande mutation en un monde absurde de services...aburde car déraciné de ses attaches.
    La France est comme une grande tour qui s'affaisserait sous le poids de sa propre indigence:
    le monde paysan s'effondre (secteur primaire) et entraine celui (secondaire) de l'industrie qui tres logiquement devrait entrainer celui du tertiare... En fait, on a sacrifié la paysannerie par le truchement du techniscisme associée a une energie pas chere et tres rentable en terme de benefices directs et indirects (revolution agraire et massification de la production au détriment de la Nature et de l'homeostasie nationale de nos campagnes/grandes villes).
    Ce deséquilibre a vu la migration/desertification de nos campagnes s'accellerer avec l'engagement dans le long et douloureux processus irreversible de desindustrialisation d'ou s'est opéré une saignée du monde ouvrier, ceci, depuis plus d'une génération sociale.
    Aujourd'hui, la saignée paracheve son mouvement avec l'immiction combinée du monde/meute de la finance apatride et , des autoroutes de l'information, de l'hyper competitivité globale (libre échangisme), de politiques "plebicides" et des magouilles titrinogenes qui operent dans l'opacité et la celérité la plus criminelle( alliance finance/gouvernement/grandes entreprise)
    PARTIE 1 MASTER T

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  2. La grande destruction massive continue son oeuvre. Pour que le jeu dure et aussi parceque les armes de destruction massives sont disséminées au coeur meme du systeme, nous devrions voir s'accellerer l'effondrement du monde entreprenarial par des outils complexes comme les LBO (leverage buy out): "L'opération de financement par LBO promet aux capital-investisseurs appelés les mezzanines, les seniors ou les juniors, une valorisation financière de l'entreprise en portefeuille avec un rendement attendu de 25%. L'entreprise est devenue une saucisse à vendre qui ne cesse de se rallonger, mais pas à cause de son contenu, mais à cause du bavardage autour de sa valeur qu'elle prétend avoir. Une entreprise n'est plus une entreprise, mais un syndrome ou une maladie contagieuse. Le but est de spéculer sur une augmentation de la valeur de l'entreprise-cible au terme du LBO pour rembourser la dette d'acquisition et faire une énorme plus-value lors de la revente de cette entreprise en portefeuille. Le LBO offre d'abord aux capital-investisseurs l'accès instantané à leur profit avec une fraction minimale de mise de fonds propres et avec le rachat ultérieur de leur dette d'acquisition à effet de levier avec les moyens dégagés par le non-respect des conventions collectives, la mise au chômage massif pour réduire les coûts de fonctionnement, par l'appauvrissement des salariés et des populations dans des Pactes de Compétitivité imposés par chantage." LE CIMBRE.
    N'oublions pas que tout ceci a un sens: la refonte par la "destruction créatrice" du monde ancien et un pompage croissant et acceleré par la kleptocratie internationaliste et apatride/déracinée de toute la "substantifique moelle" de l'economie et de la Nature!
    L'Empire se meurt pour mieux renaitre...pensent-ils?
    MASTER T PARTIE 2

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  3. et sur cette glorieuse émission positive retraçant 40 ans de chute ( sauf pour 2-3 générations) ils ont parlés d'émigration des retraités vers le sud, sud ouest et ils nous montrent une cruche prolétaire ( bac + 5 connerie ) sans emploi et des clochards salariés le cul entre les 40% et les 60% ?

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