samedi 23 novembre 2013

La recomposition

Les temps de crise sont des temps de recomposition. Et l'histoire s'acccélère...

Plus dure sera la chute
Contrepoints, Baptiste Créteur, 23/11/2013 (en Français texte en français )
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Les Français se réunissent toutefois dans leur désamour pour leur gouvernement, se rassemblent contre le Président du rassemblement. En apparence du moins. Car la machine à diviser pour mieux régner est en marche ; les minorités n’ont jamais eu aussi peur que sous un président qui a fait campagne pour elles.

L’antisémitisme est d’autant plus décontracté qu’il se fait ambigu, la quenelle évoquant avec assez de distance les recettes des années 30 pour que sa signification fasse débat.

Les homosexuels n’ont jamais autant ressenti l’homophobie qu’aujourd’hui. En faisant passer en force de nouveaux droits, le pouvoir en place a braqué toute une frange de la population que ses détracteurs aiment à qualifier de réactionnaire.

La normalisation du Front National sous un président normal a de quoi surprendre ; elle est dénoncée par les habituels chiens de garde de l’antiracisme et de l’antifascisme, qui ne manquent pas de souligner la résurgence du racisme et de la xénophobie voire, n’ayons pas peur des mots, du fascisme. Les antifascistes se trompent de camp, certes ; le racisme et la xénophobie n’augmentent pas, certes ; mais ils sont plus ressentis, d’une part car ils sont plus souvent exprimés, d’autre part parce qu’ils sont rendus plus visibles.

Les femmes redeviennent féministes ; elles sont encore trop souvent battues et victimes de discriminations.

Les musulmans craignent l’islamophobie que certains discours attisent, et la haine qu’une partie d’entre eux provoque sans distinction envers tous.

Les catholiques se sentent menacés ; leurs valeurs sont moquées, et ils sont accusés d’à peu près tous les maux. Réactionnaires et conservateurs, ils deviennent traditionalistes, opposés au changement, attachés à des valeurs d’un autre temps comme si chaque temps avait ses valeurs à l’exclusion des autres. Et seraient de plus en plus à droite, presque extrêmes ; et bientôt nationalistes, fascistes, royalistes, que sais-je. Autrefois épars, le segment « blanc catholique hétérosexuel » se rassemble autour d’un sentiment de rejet permanent par des médias qui aiment trop la nouveauté, le progrès, la diversité et les subventions pour présenter la réalité telle qu’elle est. La qualité de l’image s’améliore sans cesse, mais sa fidélité ne suit pas la même tendance.

Les Français ont sans doute rarement été aussi divisés et méfiants vis-à-vis des autres catégories de Français. Et ils ont partiellement raison.



Manifestations en Bretagne: les syndicats font moins bien que les Bonnets rouges
L'Express, 23/11/2013 (en Français texte en français )
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Les syndicats veulent reprendre l'avantage face aux actions des Bonnets rouges qu'ils qualifient de "poujadisme". Pourtant, les Bretons étaient bien moins nombreux dans la rue ce samedi pour exiger des mesures sociales dans le Pacte d'avenir pour leur région lancé par l'État.

Entre 6 500 et 13 000 personnes ont battu le pavé samedi en Bretagne, une mobilisation inférieure à celles des Bonnets rouges début novembre à Quimper, alors que les syndicats espéraient reprendre la main en exigeant des mesures sociales dans le "Pacte d'avenir" lancé par l'État.



Emmanuel Todd: "Les bonnets rouges, une chance pour la France"
Marianne, 22/11/2013 (en Français texte en français )
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La Bretagne offre un exemple extrême mais caractéristique de basculement dans la révolte d'une région que les commentateurs percevaient comme prospère, de gauche, européiste et stable.

Cette région lancée sur les rails de l'européisme est aujourd'hui touchée de plein fouet par la logique européenne du jeu sur le coût du travail, sous contrainte de l'euro. Et nous constatons que son dynamisme culturel donne à cette région la force de la révolte. Les historiens savent bien que les révolutions sortent du progrès, pas de la régression. La tradition d'entraide et de solidarité héritée du catholicisme contribue à l'efficacité de la protestation. A cela vient s'ajouter un autre élément de cohésion : la Bretagne est une région où l'immigration ne compte pas. Il suffit de feuilleter l'annuaire du Finistère pour s'apercevoir que les noms y sont massivement bretons. Ces milieux populaires ne sont pas divisés par l'immigration. Cette société politique n'est pas désorganisée par le Front national, insignifiant régionalement. Ce que montre paradoxalement la révolte bretonne, c'est à quel point le FN, parce qu'il divise les Français, est une aide au système, fait partie du système. Quand le FN n'existe pas, la société a la cohésion nécessaire à la révolte.
Passage assez pathétique, qui par sophisme, impute au FN, la décohésion sociale voulue par les élites traitres, qui ont divisé le peuple par l'immigration.

C'est incontestable, les revendications sont floues. Mais comment cette révolte pourrait-elle être cohérente puisque l'idéologie au pouvoir elle-même n'est plus cohérente, en cette période crépusculaire d'échec de l'euro, dans une province qui croit à l'Europe ? De toute façon, une révolution n'est jamais cohérente dès le départ. Toutes les oppositions s'expriment et les forces dominantes n'apparaissent que par étapes.

Mélenchon s'est démasqué. Il montre son appartenance aux élites parisiennes et son mépris du peuple. Certes, la stupéfaction est la même partout, spécialement à gauche. La CFDT nationale a développé un hallucinant discours antipatrons bretons, assez amusant quand on se souvient de la façon dont la CFDT a aidé Hollande et le patronat à rendre plus «flexible» le marché du travail. Mais au moins peut-on voir dans l'hostilité de la CFDT à la révolte sociale une trace du catholicisme de la CFTC, avec son respect de l'autorité, sa préférence pour la collaboration des classes. «Merci, notre maître»...

Le cas Mélenchon, lui, ne correspond à rien de connu. Cet homme se gargarise du mot «révolution» mais traite des révoltés porteurs de bonnets rouges d'«esclaves», il est insensible à la symbolique du rouge et du bonnet dans un contexte français et non seulement breton. Il semble d'ailleurs dépourvu d'une culture révolutionnaire minimale : les révolutions naissent toujours dans l'ambiguïté. La Révolution française a commencé par une révolte des parlements au nom d'une idéologie qui n'avait rien de progressiste. Quant à son discours anticlérical, c'est l'élément stable de sa doctrine, puisqu'il rejette aussi la révolte tibétaine au nom de l'anticléricalisme... Loin d'être un révolutionnaire, Mélenchon est un petit-bourgeois radical-socialiste qui n'aime pas le désordre. Avec lui, la gauche de la gauche est vraiment mal barrée.

Après la révolte des banlieues, la révolte bretonne marque une étape dans la dislocation du système social et politique français. Il me semble que nous avons franchi un seuil parce que la capacité des classes dirigeantes françaises à protéger leur peuple n'est plus du tout évidente.

La révolte bretonne est une chance pour la France...



Bientôt une écharpe bleu marine pour Christophe Barbier ?
i-Tele via Egalité & réconciliation, 23/11/2013 (en Français texte en français )
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Et un avant goût de ce qui nous attend avec ce traité transtlantique que les traitres babeliens qui nous dirigent sont en train de mette en place (avec de vrais morceaux de modernité et de progrès dedans) :
“Good food, responsibly”
super no, 04/06/2008 (en Français texte en français )
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Connaissez vous “Smithfield foods” ? Non, vraisemblablement. Avant d’expliquer de quoi il retourne, j’enjoins aux personnes les plus sensibles de quitter ce blog pour aller par exemple ici .

Les plus courageux peuvent éventuellement continuer, à condition d’avoir pris la peine de se munir d’un sac à vomi, de préférence de grande contenance. Je vous aurais prévenu !

Smithfield est une société américaine. Elle produit de la viande. Surtout de porc, mais aussi de boeuf et de poulet. En clair, ils élèvent des cochons dans des conditions épouvantables, avant de les tuer et de les vendre soit sous forme de bidoche, soit sous forme de produits transformés.

Bah, me direz-vous, rien que du très banal, hélas… En France on fait la même chose… Oui, enfin presque. Pourtant je suis natif des Côtes d’Armor, département qui recense plus de 2 millions de cochons (soit 4 par habitant), et je connais fort bien les problèmes catastrophiques dûs à l’épandage de lisier : pollution de la quasi totalité des cours d’eau, eau du robinet surchargée de nitrates et imbuvable, algues vertes sur les plages, sans compter l’odeur infecte que l’on sent à des centaines de mètres à la ronde du côté de Lamballe ou de Loudéac…

Je sais qu’il y a aussi des tricheurs, qui pour contourner la limitation de taille imposée par la législation, construisent un second bâtiment à 20 cm du premier…

Pourtant les éleveurs bretons sont des enfants de choeur à côté des amerloques.

Alors que les élevages bretons les plus gros comptent en dizaines de milliers de têtes, Chez Smithfield, un élevage en Utah ou en Caroline du Nord peut concentrer 500 000 cochons ! Ils en ont ainsi tué à eux seuls 27 millions en 2005, plus du quart de la production américaine ! Juste pour info 7.6 milliards (pas “millions”, hein : “milliards”) de poulets (aux hormones et à l’eau de javel) ont été abattus dans la même période aux États Unis.

Un cochon produit 3 fois plus de déjections qu’un être humain. Donc les 500 000 cochons d’un seul élevage en rejettent autant que tout le quartier de Manhattan ! Sauf que les infrastructures de traitement des eaux usées ne sont pas tout à fait les mêmes…

Les pauvres bêtes sont parquées dans des boxes dont elles ne peuvent bouger. Ça leur évite de s’écraser les uns les autres ou de se bouffer. D’ailleurs, pour en être sûr, on leur arrache les dents et on leur coupe la queue, sans anesthésie, ça va de soi… Elles n’ont même pas le bonheur éphémère de se reproduire “normalement”, puisqu’elles ne viennent dans ce monde impitoyable que par insémination artificielle.

Les cochons sont piqués aux antibiotiques et aspergés d’insecticides pour éviter les maladies contagieuses qui ne manquent pas de proliférer dans un tel environnement. Ils sont dopés par des substances qui leur permettraient de grimper l’Alpe d’Huez plus vite qu’Armstrong. Ils sont nourris au maïs OGM qui pousse grâce aux engrais pétroliers et aux pesticides… La chaleur est épouvantable, et nombre d’entre eux meurent asphyxiés dans cet air irrespirable.

Point de paille au sol, mais du caillebotis (un sol métallique avec des trous dedans). Les déjections tombent dans un bac avant d’être évacuées par un pipeline…

Vu les quantités de déchets “produites” (26 millions de tonnes pour Smithfield en 2005), il va de soi que l’épandage dans les champs environnants ne suffit pas ! Amis de la poésie, vous allez être gâtés : savez vous ce qu’est un “lagon” ? Non non, pas ces eaux bleues magnifiques à l’intérieur des atolls du Pacifique…

Non, pour Smithfield (“good food, responsibly”, je le rappelle), un lagon c’est une fosse, de 100 mètres sur 100 mètres (plus que la superficie de 2 terrains de foot, donc), creusée jusqu’à 9 mètres de profondeur. Si on aime avoir le vertige, on peut s’amuser à en calculer la contenance : un litre fait un dm3, donc la fosse contient 1000*1000*90 = 90 millions de litres. C’est déjà le beau lagon !

Et ce lagon sert de réservoir aux fameuses déjections des cochons. Merde, pisse, mais pas seulement : on y jette aussi des cadavres et du sang. Ce qui, vu de dessus leur donne une belle couleur rose !

Ceux qui ont senti cette odeur qui imprègne tout à des kilomètres à la ronde ne peuvent paraît-il pas l’oublier, c’est la pire infection que l’on puisse imaginer sur terre. Pour aller encore plus loin dans l’horreur, sachez que si vous avez le malheur de toucher cette “substance”, votre peau sera brûlée… Et il faut tout de même signaler de nombreuses victimes humaines, asphyxiées ou carrément noyées dans cette fange…

Et quand le “lagon” est plein ? Vu qu’on ne peut rien en faire et que les cochons assurent une production continue, on en creuse un autre un peu plus loin…

Même s’il s’agit d’un déchet “naturel”, la quantité et les conditions de stockage n’ont quant à eux rien de naturel. Cette saloperie, dans laquelle grouillent plus de 100 variétés de bactéries (chaque gramme contient 100 millions de coliformes fécaux !), est en fait un poison violent pour l’environnement, et son niveau de toxicité l’apparenterait plutôt à des déchets nucléaires. Entre le “lagon” et les gaz qui s’en dégagent, on relève en effet de l’ammoniac, du méthane, du sulfure d’hydrogène, du monoxyde de carbone, du cyanure, du phosphore, les fameux nitrates et même des métaux lourds… Le tout clapotant à l’air libre…

Le fond du “lagon” est un espèce de “liner”, comme dans une piscine. Il arrive qu’il soit déchiré. Dans ce cas la saloperie s’écoule dessous, passe dans le sol, commence à fermenter, avant parfois d’exploser violemment sous la pression…

Ces insanités, en plus d’être de véritables non-sens, sont des désastres environnementaux. En 1995, la digue d’un de ces “lagons” (ce n’était pas Smithfield, pour le coup, mais un concurrent) en Caroline du Nord, s’est rompue, déversant son horreur dans la “New River” : des millions de poissons sont morts, la rivière elle-même est morte. Même si elle a curieusement eu moins de retentissement, l’ampleur de cette catastrophe a été considérée par les américains comme 2 fois plus importante que celle du pétrolier Exxon Valdez en Alaska…Rien moins donc que la plus grave catastrophe environnementale de l’histoire des États Unis.

Cadeau pour l’exploitant du lagon, qui a donc pu recommencer à le remplir sans en creuser un autre…

En 1999 l’ouragan Floyd toujours en Caroline du Nord, a provoqué des inondations gigantesques, qui ont recouvert plusieurs “lagons” de Smithfield (“Commited to corporate social responsibility”, je le rappelle) , dispersant leur contenu sur des kilomètres, et détruisant ainsi une demi douzaine de cours d’eau… En effet, presque 10 ans plus tard, ils sont toujours pollués !

Bon, j’arrête là en espérant que tout le monde a compris…

Evidemment il arrive que Smithfield soit condamné à des amendes pour pollution, mais elles sont ridicules rapportées aux bénéfices de ce groupe monstrueux.

Smithfield foods était jusqu’à il y a quelques années une société purement américaine. Mais Smithfield a décidé de se développer en Europe, en s’installant dans les pays où la main d’oeuvre est docile et bon marché (Pologne et Roumanie principalement).

Exportant son “savoir faire”, Smithfield a rapidement éliminé les petits producteurs polonais, et a mis en place dans ce pays ses premiers “lagons”. Et dès 2003, un “accident” s’est produit, le contenu d’un “lagon” gelé s’est mélangé au réseau local , l’eau du robinet prenant une belle couleur brune, et un gamin est tombé gravement malade après s’être baigné dans le lac voisin… (regardez à nouveau la photo, issue du site de Smithfield, et goûtez-en toute la saveur…)

Puis, fin 2007, Smithfield a racheté à un autre requin, Sara Lee, le groupe Aoste, ces gros malins qui jouent sur les mots en faisant croire que leur jambon industriel provient de l’artisanat italien, alors qu’en fait l’usine se trouvait originellement à Aoste, en … Isère. Smithfield est ainsi devenu propriétaire des marques “Justin Bridou”, “Cochonou”, Jean Caby (dont le slogan est “Bon appétit !”) et… “Weight Watchers” (on ne rit pas).

Il va de soi que ces marques, qui nous envahissent de pub télé, vendaient déjà des saletés industrielles grasses et trafiquées à l’aide d’additifs chimiques (comme le sel nitrité, l’ami du cancer de la prostate). Maintenant qu’elles sont dans les mains de l’amerloque, le pire est à craindre ! Et j’espère que, après avoir lu ces lignes, la nausée vous empêchera de les mettre dans votre caddie !

…et je ne peux pas m’empêcher de faire le lien avec la dérive droitière de certains dirigeants “socialistes” et leur absence de scrupules à employer des gros mots tels que “Libéralisme”. C’est ça que vous voulez ? Avec le libéralisme, c’est ça que vous aurez !

On mange quoi, à midi ?

[Si vous souhaitez en savoir plus sur la bouffe américaine (et donc sur la nôtre), et perdre vos dernières illusions sur les méthodes de l’industrie agroalimentaire et le contenu de votre assiette, je vous recommande vivement la lecture du livre du journaliste franco-américain William Reymond “Toxic” , disponible en format de poche pour quelques euros. C’est grâce à lui que j’ai appris l’existence des “lagons” et de bien d’autres saletés encore !]

7 commentaires:

  1. Des enfants de coeur lol
    Le Breizh Cola a été fabriqué à Brest, dans le Finistère jusqu'en 2007. Le site étant devenu trop petit, la production en verre a été transférée à Plonéour-Lanvern, dans une ancienne usine France Boissons[5] qui a produit en 2008 5 millions de bouteilles[6]. La production de bouteilles en plastique destinée à la grande distribution était sous-traitée à Cholet dans le Maine-et-Loire jusqu'en 2012[7]. Les arômes du fruit des arbres de Cola sont achetés à un fabricant. Trois types de noix de cola sont assemblées (d'Afrique du Sud, d'Éthiopie et de Côte d'Ivoire). Dans sa version de base, du sucre, du dioxyde de carbone, du colorant (caramel au sulfite d'ammonium, E150d), de l'acide phosphorique, et de la caféine complètent la recette.

    http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Breizh_Cola

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  2. Beaucoup d'historiens situent en 1788 à Rennes le début de la grande révolution:
    http://ablogjeanfloch.over-blog.com/article-1788-la-revolution-commence-a-rennes-104264487.html
    "En 1788 et au début de 1789, Rennes est secoué par des troubles en marge de la tenue des États de Bretagne qui détermine la politique fiscale de la province."

    "Mélenchon s'est démasqué. Il montre son appartenance aux élites parisiennes et son mépris du peuple. [...] Loin d'être un révolutionnaire, Mélenchon est un petit-bourgeois radical-socialiste qui n'aime pas le désordre."

    Pour moi Mélenchon a quasiment tout faux. Il se réclame en permanence des Lumièèèères pour affirmer par là son anticléricalisme, oubliant que la révolution des idées "lumineuses" est une révolution essentiellement bourgeoise et libérale portée par des philosophes "hors sol" profondément influencés par la révolution galiléenne. Il est ultra-jacobin, donc élitiste, il prône une assemblée constituante comme celles de 1789 et 1848. Pour moi JLM a deux siècles de retard. "Avec lui, la gauche de la gauche est vraiment mal barrée". La gauche tout court car à mon avis le PS (Parti Solférinien) navigue entre la droite du centre et le centre de la droite.

    Ceci dit l'article est de Todd... qui a écrit tout récemment "La marge de progression du FN est limitée":
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/23/la-marge-de-progression-du-fn-est-limitee_1853214_823448.html


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  3. Dimanche 24 novembre 2013 :

    Le journal SUD OUEST DIMANCHE publie un sondage sur l'intégration européenne :

    Qui sont les Français les plus favorables à l'intégration européenne ?

    Les sympathisants de l'UDI : 69 %
    Les sympathisants du MODEM : 67 %
    Les sympathisants écologistes : 61 %
    Les Français âgés de 65 ans et plus : 58 %
    Les sympathisants du PS : 56 %
    Les sympathisants de l'UMP : 53 %
    Les professions libérales et les cadres supérieurs : 51 %

    http://www.sudouest.fr/2013/11/23/les-francais-et-l-europe-un-vote-de-mefiance-est-a-prevoir-aux-elections-europeennes-1238414-710.php

    L'intégration européenne, c'est un truc de vieux riches, fait par des vieux riches, pour des vieux riches.

    Mardi 14 février 2012 :

    Le Medef s'invite dans la campagne présidentielle.

    La présidente du Medef, Laurence Parisot, a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l'élection présidentielle. Articulées en une vingtaine de points, elle fait du déficit public nul en 2015 une des priorités pour la France, avec le fédéralisme européen.

    Une Europe plus intégrée, des entreprises plus compétitives ou encore une flexibilité du marché de l'emploi...Le programme du Medef a été présenté ce matin par Laurence Parisot. Un programme intutilé "Besoin d'aire" en référence à celui de la dernière campagne mais cette fois ci avec un e à la fin.

    "Les entreprises ont besoin de respirer", a expliqué Mme Parisot. "Elles ont besoin de nouveaux horizons, de nouvelles frontières, besoin de conquérir", a-t-elle poursuivi, en présentant le programme 2012. La "top priorité", c'est l'Europe et "il faut oser le fédéralisme".

    http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/le-medef-s-invite-dans-la-campagne-presidentielle_282832.html

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  4. "L’antisémitisme est d’autant plus décontracté qu’il se fait ambigu, la quenelle évoquant avec assez de distance les recettes des années 30 pour que sa signification fasse débat."
    Le mouvement dissident et contestataire de Dieudonne n'est pas un mouvement fasciste, il suffit pour cela d'écouter les propos de l'interessé lors d'une interview avec Taddei. Son anti sionisme notoire est couplé a son anti babelisme; il est l'épine dans le pied du systeme et de la morale officielle UMPS, celle des grands medias ou la bienséance vous oblige a penser les choses dans le cadre étriqué des grands clercs de la "republique" et qui corsette le principe démocratique de la liberté de pensée a ses propres fins.
    Le sionisme est devenus la norme politique en France, probablement parceque ce pays attalien vise la création d'une nouvelle Jerusalem devenue centre géopolitique et économique du nouveau monde occidental et in extenso du monde global ?!.

    Quand on voit la maniere dont Dieudonne a été ostracisé par les médias et mis au ban de la société du spectacle, on conviendra alors que le Ben laden de la sémentique vitriolée devait etre enterré vivant, rejoignant en cela un Desproges qu'on n' oublie pas mais qu'on efface de la memoire collective (tv), lui qui avait fait pire question blagues dissidentes sur les juifs... mais il est vrai autre époque, autre attitude cléricale. L'inquisition actuelle me renvoie au "rien ne se perd, rien se cré tout se transforme" de cette société inféodée a son inéluctable entropie.
    Signe de cette entropie: les bonnets rouges( contestation pré-révolutionnaire) mais aussi la mal-bouffe qui a pour reflet l'inhumaine considération animale, la recherche maximisante du profit (quelqu'en soit le prix écologique) , l'ensemble dissimulé sous un manteau sémentique fleuris, sentant bon le terroir et la tradition: le diable s'habille en "merdia"! et la merde est son fluide vital qu'elle commerce abondamment ... D'un autre coté, on tue la paysannerie, la localité des traditions culinaires par l'etouffement toujours progres-sif d'un hygienisme fanatique. Cette idéologie mortifere et abrasive qui détruit les petites exploitations pour permettre leur remplacement par des monstres industriels "aux normes" de la ruine morale, véritable cancer de l'état de Nature, transvaluation de l'intelligence comportementale, expression de l'HYBRIS GLOBALISANT.
    L'entropie est visible, elle ne se cache plus vraiment, elle se montre de plus en plus, vivement que tout cela s'effondre au profit salvateur d'une pensée refondée sur des bases philosophico-comportementales rénovées en phase symbiotique avec notre nature d'Humain éveillé non séparée de la Nature... notre heritage commun et celui des générations futures semble t on l'oublier.
    MASTER T

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    1. D'accord avec vous. Nous sommes menés par une science sans conscience. Il nous faut refermer la coupure galiléenne, renouer le lien coupé à cette occasion entre science et philosophie, réconcilier le quantitatif et le qualitatif, le syntaxique et le sémantique. Ce n'est pas gagné, ce n'est pas un petit fossé, c'est un abîme qu'il y a entre les deux!

      Illustration à propos de l'entropie à laquelle vous faites allusion. L'entropie d'information contenue dans "entrez" et dans "sortez" est la même. Qui oserait prétendre que ces deux signifiants ont même signifié!

      Le diable s'habille en nombre, en syntaxe, en programme informatique, en signifiant sans signifié c'est-à-dire en insignifiant. La "dette" des états du monde est d'environ 50.000 milliards de dollars, une liasse dont l'épaisseur (0.13mm le billet de 1 dollar) fait 5 fois la distance de la terre à la lune! Pure insignifiance!
      autant que je sache quasiment tous les cours d'économie posent en principe la prééminence de la monnaie, du quantitatif. Position dogmatiquement tragique dont nous récoltons les fruits mortifères. Parole de matheux...

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  5. Chez Todd il y a presque toujours un mélange de bon et de n'importe quoi.

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  6. "Ce que montre paradoxalement la révolte bretonne, c'est à quel point le FN, parce qu'il divise les Français, est une aide au système, fait partie du système."

    Il n'y a rien de pathétique dans cette phrase : c'est juste l'étape intellectuelle que l'auteur du blog a du mal à franchir. Mais il ne faut pas avoir peur des choses un peu compliquées. J'ai l'air ironique mais je suis sincère.

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