mardi 26 novembre 2013

L'affrontement politique entre décence et indécence se précise un peu plus chaque jour

La France, pays soumis ?
Egalité & réconciliation, 26/11/2013 (en Français texte en français )
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Selon les derniers sondages, 42 % des Français n’excluent pas de voter FN aux municipales. Belle gifle pour le PS, qui s’en sentirait tout aplati vu la réaction fulgurante des médias, remue-ménage pour l’UMP qui a bien des cœurs à reconquérir. Certes, 42 %, ce n’est pas la moyenne absolue, mais, comme disent les masses, « ça commence à chauffer », sachant notamment que les partisans du « certainement » ou du « peut-être » représentent un cumul UMP notable.

Au-delà des chiffres, une réalité indéracinable se profile. Celle de l’insatisfaction ambiante. Politique migratoire catastrophique, voire quasi-inexistante, taxation galopante, politique familiale antifamiliale, réformes pénales encourageant la criminalité, politique internationale et notamment proche-orientale désastreuse, les ingérences de ces dernières années étant la plupart du temps mortifères pour les pays visés ou découlant de ces ingérences déplacées, je pense avant tout au cas malien.

Un bilan réjouissant ? Je ne crois pas. François Hollande est au plus bas de sa popularité et pour cause : les Français ne sont pas masochistes, il leur reste encore, primitivement parlant, cet instinct de survie qu’ont tous les êtres vivants de notre planète. Lorsque Jonathan Hayoun, président de l’Union des étudiants juifs, se fait du mauvais sang pour les métamorphoses éthiques du peuple français en évoquant les discours haineux du FN (« le FN tient des discours qui distillent la haine, attisent les peurs, agitent les préjugés ») il se retrouve automatiquement à côté de la plaque, car ne sont-ce pas les discours philanthropiques de l’équipe Ayrault qui, mis en pratique, ont contribué au morcellement de la France ? Comment peut-on continuer à surfer sur des notions dignes d’un salon d’antiquaires, le racisme par exemple, alors que les enjeux sont d’un autre ordre ?

Nous sommes dans une situation qui correspond à celle dans laquelle se trouvait la Russie avant que Poutine n’arrive, la Russie sous Eltsine, c’est-à-dire une situation où les élites sont dans la haute trahison.



Politique Friction du Lundi 25 Novembre: Carotte fiscale, ont ils au moins fait l’ENA?
Le blog à Lupus, 25/11/2013 (en Français texte en français )
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Les impôts sont le côté droit du compte, l’origine des fonds, et ceci est indissociable, même pour un énaniste de ce qui lui est organiquement indissociable, le côté gauche du même compte, la dépense.

   Une réforme fiscale qui s’exonère de la réflexion sur l’emploi des fonds, le calibrage de ces fonds, est une imbécilité.
   Une réforme fiscale qui ne passe pas par la réflexion, le débat, le vote quasi constitutionnel sur le rôle de l’Etat, est illégitime. Le mot n’est pas trop fort. C’est une violence. Violence qui entrainera la violence de la fraude, de l’émigration, de la généralisation du sentiment antisocial.
   Une réforme fiscale est la mise en musique d’une conception de la démocratie, du rôle de l’Etat, des rapports entre les producteurs et les takers, les profiteurs comme on dit aux États -Unis; c’est une codification des rapports entre les générations.

Et c’est le plus important: Qui représente la sagesse, le futur, l’avenir dans cet aéropage d’auxiliaires du pouvoir planqués ou stipendiés ? Qui représente la vie, les forces de vie, dans ces consultations honteuses que l’on nous annonce?


Douce France : De l’incapacité totale à se réformer
Le blog à Lupus, 26/11/2013 (en Français texte en français )
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Il reste aussi Michel Godet, un auteur différent, une approche décalée. Surtout «Le courage du bon sens» et «Bonnes nouvelles des conspirateurs du futur». Avec des explications de simple bon sens en effet, quel soulagement, des explications parfois troublantes qui trouvent racine dans la réalité du terrain. Le poids insupportable de la charge publique, le rêve d’un mieux d’Etat, d’un meilleur service public, d’éducation, d’importance de la famille et d’indispensable liberté d’entreprendre. Michel Godet éclaire sur les confusions maintenues à propos de productivité par opposition au taux d’emploi, le développement endogène, le lien social et l’importance d’analyser les territoires où, pourtant, la qualité de vie peut exister. Avec bien d’autres respirations. Il ne sera jamais possible de réformer un État si ceux qui devraient en décider n’y ont aucun intérêt. Il est incompréhensible qu’une commission soit chargée de repenser la réforme des retraites en étant formée à 100% de fonctionnaires qui ne remettront jamais leur statut en cause (ce qui fait de toute évidence partie du problème).

Peut-on attendre d’une population active composée d’un fonctionnaire pour 4 employés (26 millions de salariés, plus de 5,4 millions de fonctionnaires) qu’elle remette en cause les privilèges des fonctionnaires? Cinq années de travail en moins, départ avec le dernier salaire, 12% des ayants droit s’octroyant 31% des prestations dans les collectivités publiques.

Entre les RTT et les vacances, on arrive à 58 jours plus 26 jours d’arrêt maladie dans les collectivités publiques de Montpellier par exemple. «Des fonctionnaires posent leurs jours de travail autour de leur jours de repos», dit Michel Godet. Une aberration. L’ogresse administrative doit se nourrir, et elle trouvera toujours ses doses puisqu’elle contrôle en France l’amont et l’aval de toute création de prospérité. 45% du produit intérieur en prélèvements fiscaux et 57 points de PIB de ponction par l’Etat. Dix points de plus, 700.000 fonctionnaires de plus qu’en Allemagne. Comment appelle-t-on un système dans lequel une partie administre, bloque, attend que l’autre produise? Dans quelle organisation du vivant faut-il un élément organisateur pour que quatre autres produisent?

2 commentaires:

  1. c'est même plus du fromage on en ait à la truelle, épilogue :

    L'histoire est la science de la connaissance du passé.
    Grâce aux innombrables monuments, monnaies, écrits, objets de la vie quotidienne et œuvres d'art. Les historiens enrichissent chaque jour un peu plus la mémoire de l'humanité. Fouillant le sol ou dépouillant les archives, ils font revivre les nations et le peuples disparus, les civilisations oubliées.
    En observant comment nos ancêtres ont vécu, souffert et progressé, l'histoire nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

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  2. "Peut-on attendre d’une population active composée d’un fonctionnaire pour 4 employés (26 millions de salariés, plus de 5,4 millions de fonctionnaires) qu’elle remette en cause les privilèges des fonctionnaires?"

    Euh ??? ben à 1 contre 4 ça devrait aller (20% contre 80%) ? Surtout qu'il n'y a pas que les salariés ou les fonctionnaires en France.

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