lundi 11 novembre 2013

Quand même l'élite n'y croit plus

L'interview d'un transfuge de l'UMP au FN. C'est surtout un passage sur la fin qui m'a interpellé :
Martel : "Pourquoi je passe de Juppé à Le Pen"
JDD, 10/11/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Depuis la révélation par L’Express de votre ralliement au FN, comment réagissent vos amis?

Une petite minorité fait preuve d’intolérance, mais je suis plutôt agréablement surpris. Deux anciens ministres poids lourds de droite m’ont félicité. Et je ne compte pas les ex-conseillers ministériels ou cadres du RPR qui me disent : "Comment peut-on t’aider?" J’ai reçu aussi des signaux d’encouragement de grands patrons, et un écrivain adulé par Les Inrockuptibles, Libération et Canal + m’a appelé pour me dire : "C’est couillu ce que vous faites."

On dirait que tout est prêt pour la révolution. Par révolution, je n'entends pas forcément violence. L'essentiel est d'où on part et où on arrive. Et par exemple, il y a bien eu une révolution entre 1970 et aujourd'hui. Feutrée, qui avance masquée, mais révolution quand même. Révolution, parce qu'on a clairement changé de monde, et ce sans tenir compte des changements dus au progrès technique, mais juste d'un point de vue de l'organisation de la vie en société occidentale (politique et économique surtout).

Et là, on voit que parmi l'élite elle même, de plus en plus de monde ne croît plus aux mensonges de la dictature maçonnique babelienne... Si on couple ça à l'interview du gendarme posté hier sur les bonnets rouges, on va vite se rendre compte que le roi est nu. Et que la dictature maçonnique ne tient que par une ultra minorité qui terrorisait jusqu'ici quiconque la contestait, mais que cette terreur ne marche plus, et qu'elle est même contre productive désormais.

6 commentaires:

  1. Des grands patrons qui le soutiennent pour passer au FN ?
    Là tout est dit.
    On change de bourrique pour continuer comme avant... mais avec encore plus de profits.
    Cf le financement du NDSPA quand les grands trusts et le patronat ont compris ou était leur intérêt.

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    1. Le problème est qu'il y a beaucoup de gens comme vous, pour qui il faut abslolument être minoritaire, faible et opprimé pour paraître respectable.
      Comme je l'ai déjà fait remarquer sur ce blog, dès que le FN monte un peu trop, des voix s'élèvent pour dire que c'est bien la preuve qu'il "fait partie du système" ou "est récupéré" ou un truc du genre...

      La politique, c'est sale, c'est imparfait, c'est mettre les mains dans le cambouis pour faire des choses. C'est faire des compromis, donc "se compromettre", si vous voulez.
      La politique, ce n'est pas pur, pas autant que l'inaction ou l'impuissance en tout cas. Si vous n'êtes pas prêt à accepter cela, occupez-vous d'autre chose que de politique.

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    2. PS : point Godwin, au fait.

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    3. "On dirait que tout est prêt pour la révolution."

      Pour moi une révolution est d'abord un changement de vision du monde, un changement de paradigme. Ainsi la révolution galiléenne a secrété la philosophie des Lumièèères qui, à son tour, a secrété la révolution de 1789 et la révolution darwinienne (dont, pour moi, le mérite essentiel a été de déthéologiser le problème de l'évolution). Mais le darwinisme et le néo-darwinisme ont ôté toute finalité à l'évolution. Il ne faut donc pas s'étonner de l'émergence de l'homme déraciné.

      Le lamarckisme me semble donner une réponse beaucoup plus satisfaisante car la possibilité d'action du soma sur le germen héréditairement transmissible réenracine l'homme. Par une analogie biologie/sociologie, pour moi licite, cela permet d'envisager d'un jour nouveau le fameux problème évoqué initialement par Adam Smith (philosophe écossais des Lumièèères) de "la main invisible" selon lequel le caractère égoïste des agents économiques conduit à l’harmonie sociale.

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    4. Je suis en train de lire un papier sur Pareto (je croyais que c'était seulement un économiste, c'est en fait surtout un sociologue): http://ress.revues.org/172
      Le paragraphe "Elite et circulation des élites" (paragraphes 50 à 61) met en perspective la désertion de Martel.
      Pareto: "Les aristocraties ne durent pas. Qu’elles qu’en soient les causes, il est incontestable qu’après un certain temps, elles disparaissent. L’histoire est un cimetière d’aristocraties." Pareto décrit le processus de régénération des élites comme un processus lamarckien (mon obsession!): peuple/soma/légitimité vs élite/germen/légalité. A mon avis pas très différent de la dialectique maître/esclave de Hegel. En tout cas, s'il y a bien, ce dont je suis convaincu, analogie entre biologie et sociologie alors cela invalide le néo-darwinisme et sa barrière de Weismann.

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  2. @ Durand :
    Le pouvoir corrompt.
    Et l'argent aussi.
    Regardez qui sont les cadres du FN.
    Tous déjà corrompus.
    En souhaitant son arrivée au pouvoir, vous garderez les mêmes maux que ceux subis actuellement à cause des partis corrompus, mais il faudra subir en plus tous ceux engendrés par l'extrémisme et le racisme.
    Quel est l'intérêt ?

    La révolution est de plus en plus évoquée en ces lieux, et il faudra bien au minimum réformer le système politique, si la reproduction des erreurs actuelles n'est pas souhaitée.
    La politique actuelle, "c'est sale, c'est imparfait," pour vous citer, alors pourquoi n'en tirez-vous pas une conclusion rationnelle ? Pourquoi vouloir perpétuer une politique corrompue ?
    Ne vaudrait-il pas mieux envisager comment la changer pour la rendre transparente, plus adaptée à notre degré de civilisation, de culture et d'éducation, avant que notre société ne régresse dans un âge sombre ?

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