lundi 11 novembre 2013

Une explication au prix des logements en centre des grandes agglomérations et dans la capitale

Il y a certes l'explication de la rareté du foncier, mais ça n'explique pas tout.

Dans les capitales, tout est beaucoup plus cher.

Et aujourd'hui, même si les gens gagnent plus à Paris qu'au fin fond du Limousin, je suis convaincu qu'un couple à 4000€ net par mois en petite couronne parisienne vit désormais moins bien qu'un couple de deux smicards à la cambrousse, proches d'une petite ville.

Il y a 50 ans, lors de l'exode rural, c'était l'inverse. Les gens fuyaient les campagnes pour aller vivre à la ville, parce qu'ils pouvaient réellement espérer y vivre bien mieux.

Ainsi, si effectivement les salaires sont plus élevés à Paris, de disons 1,5 fois à 2 fois, les prix des logements eux sont 6 à 7 fois plus chers. Et il en va de même pour la plupart des biens et services, qui à service égal, coûtent bien plus cher que la seule différence des salaires.

Ceci s'explique par le fait que nos économies tournent depuis 30 ans désormais par la création de fausse monnaie dette, sans contrepartie réelle. Les capitales (dont on dit qu'elles créent le PIB de la France   ) agissent comme des aspirateurs à cette fausse monnaie créée. Mais comme il n'y a pas de contrepartie réelle derrière tout cette fausse monnaie, tous les prix (surtout ceux des actifs) explosent bien plus vite que les salaires.

Ainsi aujourd'hui, un jeune à Paris, même s'il est mieux payé qu'un jeune à la cambrousse, vivra concrètement moins bien.

Ainsi on comprend le white flight, qui est la concrétisation d'un simple arbitrage, et pourquoi l'agglomération parisienne devient progressivement une ville étrangère, alors que Babel se retrouve obligé d'importer des miséreux faute de candidats locaux, qui eux s'enfuient.

Pour nous vendre l'attrait des centre villes, il y a bien encore quelques babeliens extrémistes pour nous mettre en avant l'argument culturel, alors qu'Internet apporte désormais la culture (la vraie) partout, et que dans le même temps, la culture d'État subventionnée des centre villes est devenue parfaitement insupportable et sans intérêt.

En plus de la question de la santé, qui ne se pose pas vraiment pour la plupart des gens quand on a 25/30 ans, la seule chose qui sauve encore les villes, c'est le coût du transport. Mais encore, même ça, ça s'effondre. Il faut voir le prix d'une carte orange 3 zones à Paris.

Et on nous dit que le plus dur à la campagne est de trouver un travail. Mais forcément si on y cherche un de ces emplois fictifs parisiens, aspirateurs à valeur symbolique, en espérant y avoir un salaire parisien, on est mal barré. Mais si on est courageux, et qu'on accepte un boulot au SMIC/SMIC et demi, avec une maison à moins de 10km d'une petite ville de 10 000 habitants, on se rend compte qu'on trouve facilement.

D'ailleurs, c'est à la campagne profonde que les taux de chômage sont les plus faibles.


Regardez le Gers. Département 32. Et regardez ce que vous avec comme maison entre 75 000 et 100 000€...

Sans parler du fait qu'on peut se faire un complément de niveau de vie, en mode autarcie (potager, poules, menuiserie, etc etc)...

Je suis persuadé que cet arbitrage de bon sens va se faire de plus en plus sentir.

Et même pire que ça. On commence à voir très clairement qu'un jeune, bien enraciné et les pieds sur terre, travailleur, qui n'est pas allé dans le ponzi éducatif pour obtenir un diplôme à la con de bac + 5 sert à rien prouvant qu'on est vaguement incompétent dans un domaine abscons ultra pointu, et qui aura commencé à bosser à 18 ans, sera monté sur le tas, vivant proche de sa famille (et donc des solidarités familiales ainsi que du bon vivre qui va avec), vivra bien mieux que le jeune qui aura tout bien écouté les conneries du système, avec son bac + 5 de sert à rien, et son emploi à 1700€ net par mois à 400 km de sa famille dans une grosse agglomération hors de prix et aliénante. C'est un véritable crime envers la religion maçonnique du progrès et de la modernité, du ponzi éducatif, de la société du savoâr et de la cônnaissance, et du déracinement obligatoire...

Et comme d'un côté, les babeliens n'ont aucune intention d'arrêter leur économie d'escrocs et de mensonge à base de fausse monnaie sur laquelle ils vivent grassement, et que de l'autre côté, on commence à sentir des dissensions de plus en plus fortes sur l'appel à l'immigration alors que les babeliens, même ghettoisés en centre ville inabordable, voient leur cadre de vie s'effondrer, je ne serais pas étonné qu'ils nous pondent une loi ou un système (de gôche cela va sans dire, au nom du progrès) qui n'avancera pas clairement son but, mais dont le but réel sera de maintenir dans les banlieues en béton plastique des agglomérations hors de prix, une jeunesse populaire esclave qui chercherait spontanément à fuir.

8 commentaires:

  1. Dans cette émission, Edwy Plenel nous dit que 80% des Français habitent dans des villes et que le reste c'est la ruralité et des bouseux qui n'ont aucun intérêt.

    http://www.lcp.fr/emissions/politiques/vod/152977-marc-blondel-president-de-la-federation-nationale-de-la-libre-pensee

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    1. Note :
      80% des cadres vivent en métropoles.
      60% des français vivent à la "province", qui comportent beaucoup de petites villes.

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. http://www.youtube.com/watch?v=_jk660e8w9w Faux-la-Montagne...Quoi de mieux pour illustrer cet article...

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    1. Je n'arrive pas à trouver la vidéo dont vous parlez, dommage.

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  4. bjr
    j'habite le 53, en vert foncé sur la carte. Taux de chômage faible donc.
    tu m'étonnes ...
    ils sont tous fonctionnaires ici. Nationale, territoriale, santé. et quand on creuse un peu, le secteur para public c'est la moitié du reste ...
    une indication d'un pote dans l'immo : les transactions au delà de 120 000 €, c'est des acheteurs ... de la fonction publique ... et les vendeurs : des vieux qui se barrent au soleil ...

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  5. Je bosse à la Défense, j'ai vécu en Limousin et mes parents y sont restés. Je partage exactement le même sentiment que vous : je conclus souvent auprès de mes collègues qu'on a un meilleur pouvoir d'achat à 1500€/mois à Limoges qu'à 3500€ à Paris.
    Bienheureux et celui qui monte sa PME en Haute-Vienne, les subventions tombent à flots et la fibre optique passe quasiment partout (région prioritaire pour le developpement numérique & autres programmes), j'ai jamais vu un débit Internet aussi élevé qu'en Limousin.
    Quant à moi qui bosse dans la finance ... je pense que mon avenir n'est pas en France vu que tout est à Paris.

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  6. @discotonio

    Certes, quand je vois comment mes potes se débrouillent, quand je compare leurs situations à la mienne... je me dit que je suis vraiment le dernier des cons à avoir gober les clowneries de l'ednat et de la fac.
    Et vu le taux de retour positif des CV, qui frise le 0%, ça me donne envie de me flinguer...

    Tous mes potes se sont arrêtés à bac+2 maxi, ils touchent mieux, trouvent du taf facilement, et ont pu se construire une famille et une vie, alors qu'à 30 ans, j'en chie à 1370 euros par mois en ville à finir mon doctorat, à 1000 bornes de ma famille, ma seule alternative pour ne pas finir clodo, et elle s’arrête dans 2 mois !. Sans les potes que je me suis fait là bas, je me serai fait péter le caisson depuis longtemps.

    Pareil pour une copine, mais en pire : elle fait une thèse en sciences humaines, avec de vrais morceaux de gauchisme dedans...

    Par contre, tonio, si tu sais comment on peut retourner à la campagne avec des diplômes, je suis preneur !
    Parce que, avec bac+5 ou bac+8, ça passe pas en tant que technicien !
    Et ces p*tain d 'ingés agro qui nous chipent tous les postes !

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