vendredi 13 décembre 2013

[Autarcie] Un maraîcher se prend 450€ d'amende pour vente de tomates non inscrites au catalogue

Voir la vidéo dans le lien... Superbe éditorial.

Les chroniques d'Olivier de Robert: des tomates hors catégorie
Ariege news, 24/09/2013 (en Français texte en français )
→ lien

7 commentaires:

  1. Dans un état de droit, il y a des règles à respecter... Cette histoire est tordue, visiblement c'est surtout parce qu'il n'avait pas de carte officielle qu'il s'est fait pincer. Sinon pour les catalogues... En vérité ce sont des dizaines de milliers de variétés qui sont légales !
    http://gnis.fr/index/action/page/id/7/titre/Catalogue_des_varietes

    Faut pas croire tout ce qu'on trouve sur l'interweb.

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    1. Dans un état de droit il y a des règles à respecter..... notamment celles de maintenir des catalogues de variétés ou de populations marginales ou anciennes AUSSI !
      Or ces catalogues ont bizarrement disparus à la veille du vote de la Loi du 28 Novembre 2011 (par seulement 28 députés présents ) !
      L'acte de plagiat pour lequel les sociétés obtentrices devaient apporter la preuve n'a plus lieu d'être avec cette Loi. En effet, c'est --désormais-- au paysan-producteur d'établir la preuve que les populations qu'il cultive sont identifiables afin de ne pas s'exposer au chef d'accusation de multiplicateur-falsificateur de variétés, quant à elles, inscrites sur le catalogue officiel des variétés. Faute de catalogue de variétés anciennes ou marginales, dites-moi Monsieur l'expert comment il va pouvoir faire ??
      Faute d'une réponse précise de votre part, nous pourrions être en mesure d'établir de qui relèvent, en fait, les "histoires tordues", n'est-ce pas ?!

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    2. La simple idée d'avoir un "catalogue officiel" répertoriant les variétés qui sont légales (même si elles sont des milliers) est complètement absurde.. Cela signifie que tout un tas de variétés qui peuvent être très intéressantes sur de nombreux plans (gustatif, primeur, résistance aux maladies etc...) sont illégales....
      Il es évident que ce genre de catalogue ne profite qu'aux semenciers....D'ailleurs, ce sont eux qui les inscrivent....ça tombent bien ils en sont les propriétaires et, encore mieux, très souvent elles sont hybrides (on ne peut pas les ressemer car leur descendance dégénère ou est stérile...)
      Bref il est temps que vous goutiez une tomate hors catalogue... (pour info ce n'est pas encore la saison...)
      Juste pour le fun : quelles sont les sources qui indiquent qu'il s'est fait pincer car il n'avait pas de carte ?
      tea

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    3. Ah, et bien forcément, s'il n'a pas le tampon qu'il faut sur la carte qui va bien pour vendre des tomates qui n'existent pas mais sont pourtant bien là, c'est normal alors. Faudrait pas croire qu'on peut vendre le fruit de notre travail, hein...

      Au passage, combien de dizaines de milliers de variétés traditionnelles ne sont pas inscrites dans les fameux catalogues de ces multinationales ?

      Faut pas croire tous les commentaires des anonymes de l'interweb...

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    4. La plupart des sources sur le sujet citent le motif :
      http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/verbalise-pour-avoir-vendu-des-42016

      "Un agent de la répression des fraudes (DGCCRF) qui après lui avoir signifié qu’il devait avoir la carte du GNIS"

      Eh oui, il faut des règles, et des arbitres qui les font respecter. S'imaginer que le petit pépé qui cultive des trucs non identifiés dans son coin est a priori un absolu honnête homme est une idée au mieux complètement ridicule.

      Concernant les variétés, elles doivent elles aussi être contrôlées, pour diverses raisons, que ce soit la qualité, les propriétés organoleptiques, ou la sécurité. Ici particulièrement, les tomates en tant que solanacées peuvent être dangereuses à cause de la solanine qu'elles sont susceptibles de contenir. D'une façon générale pas mal de plantes potagères contiennent des substances plus ou moins toxiques et ont été soigneusement sélectionnées pour être comestibles. Typiquement la famille des courges s'hybride rapidement et produits des rejetons aux graines bien chargées en cucurbitacine.

      Mais tout ça on s'en fout tant qu'on peut faire du bon pognon sur la place du marché, en jouant aux ultra-libéraux babéliens, etc. ?

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    5. Bonsoir,
      Bah bah bah… Anonyme du 13 à 17:25: Je t'en prie ne fais pas d'amalgames aussi rapides, définitifs, caricaturaux et outranciers…
      1) l'hybridation entre cucurbitacées pose problème lors de croisement avec des variétés ornementales. L'une des conséquences est l'amertume. Facile à détecter.
      2) Ici on parle de tomates.
      3) La plupart des "variétés" anciennes de légumes ne sont pas des variétés inscriptibles à des catalogues car ce sont des populations (ce ne sont pas des clones).
      4) Avec cette idéologie, puisque tous les légumes peuvent muter (et donc potentiellement produire des composés toxiques), la seule et vraie nourriture est: protéines de synthèse (totale), glucides de synthèse, lipides de synthèse…

      Pour terminer, j'adore ton "Mais tout ça on s'en fout tant qu'on peut faire du bon pognon sur la place du marché, en jouant aux ultra-libéraux babéliens, etc. ?"…
      "Ultra-libéraux babéliens" en vendant des légumes maison sur le marché??
      Je ris.
      Te rends-tu compte de l'énormité stupide de cela?

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  2. c'est ce détail des semences sur catalogue qui m'a fait passer anti européen : qu'une décision qui institue une rente de situation aux semenciers puisse être prise m'a fait comprendrele caractère non démocratique des institution européenne

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