mercredi 18 décembre 2013

Bruno Bertez : Que faire ? Agir ici !

Un passage très intéressant sur le Crédit Patate...

Politique Friction du Samedi 14 Décembre 2013: Que faire ? Agir ici! Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 14/12/2013 (en Français texte en français )
→ lien
Que faire? C’est la fameuse question posée par Lénine, question que vous nous posez sans arrêt. Les hommes politiques font sans arrêt la même réponse à la question que le peuple se pose : le changement, c’est maintenant. Comme, jusqu’à présent, ils ont sans cesse échoué et qu’ils ont sans cesse trompé, nous proposons de changer la réponse et d’abandonner le « maintenant » pour le « ici ». Le changement, c’est ici, dans la vie quotidienne, dans votre environnement, dans votre comportement, que vous pouvez l’imposer.

Que faire?

D’abord, nous répondons que la première des choses est de savoir ce que l’on veut.
Ensuite, nous répondons : il faut comprendre la situation contre laquelle on a envie de lutter.
Enfin, nous répondons : il faut être réaliste, matérialiste, ne pas rêver ou croire aux miracles.

Il faut savoir ce que l’on veut, cela signifie reconnaître que tout n’est pas possible et qu’il y a des priorités à tracer, des sacrifices à faire. Ceux qui veulent maintenir leur niveau de vie et de consommation, leur sécurité, n’ont pas les mêmes priorités que ceux qui veulent par-dessus tout être libres, indépendants, dignes, pour eux et leurs enfants.

Il faut comprendre la situation, cela signifie démystifier les propagandes, avoir de l’esprit critique, travailler dur, car comprendre à notre époque est un luxe de riche, de privilégié. Il faut lire l’histoire, suivre les mouvements des idées.

Enfin, il faut admettre que les miracles n’existent pas. Il ne suffit pas de rêver à la Révolution comme le font Marine et Mélenchon. Il ne faut pas croire que par la puissance de sa déclamation, on change le monde, non !

Il faut comprendre que chaque individu a le pouvoir de changer ici et maintenant la situation et que, s’il ne se passe rien, c’est parce que les individus font le choix de l’impuissance. Ils préfèrent vivre confortablement dans la vie quotidienne et utiliser leur force de révolte… pour déclamer, se soulager; le tout, pour être, pour maintenir durablement leur impuissance. La révolte est en général un discours, rien d’autre.

Savez-vous que vous avez la clef du départ ou du changement des dirigeants? Eh oui!

Ils vous laminent, vous découragent, vous désincitent à consommer et travailler, par leur action fiscale, réglementaire, c’est une évidence.

Mais que faites-vous? Vous prenez dans votre épargne, vous tentez de tourner les lois et règlements, etc. Bref, vous vous adaptez comme ils le veulent, c’est à dire que vous compensez leurs imbécillités, soit par des efforts supplémentaires, soit en prenant des risques. Grâce à vous, l’activité économique baisse moins qu’elle ne devrait baisser, le chômage est moins élevé qu’il ne devrait l’être, etc. Vous corrigez leurs erreurs par votre comportement individuel, cela faisant, vous les autorisez à durer. En quelque sorte, sans vous en rendre compte, vous acceptez de payer pour eux alors que vous pouvez y échapper.

Quotidiennement, vous n’arrivez pas à intégrer le fait que ces gens vous ont déclaré la guerre, à vous et à ce que vous représentez, c’est pourtant la réalité. Mais ils jouent sur le fait que vous n’y croirez pas, que vous tendrez la joue gauche, que vous vous sentirez coupables de vouloir encore vivre debout et non pas à genoux.

Voici un exemple tiré de la vie quotidienne qui montre ce que chacun peut faire pour un système moins pourri et plus conforme à une économie de liberté. Cet exemple, c’est le Crédit Agricole, lequel vous abreuve de publicités mensongères à la télévision en ce moment.

Le Crédit Agricole vient de perdre plus de 20 milliards dans des opérations aventureuses à l’étranger. Et que dit sa publicité, aux imbéciles chantant et dansant qui l’interrogent ? Il dit, votre argent, c’est près de chez vous qu’on l’utilise. La preuve qu’il ment est donnée par une nouvelle subreptice qui vient de sortir.



Les Echos viennent de révéler un plan secret des francs-maçons du Crédit Agricole pour spolier les Caisses Régionales, vos caisses, en leur transférant ce que l’on appelle pudiquement du risque, entendez par là des pertes à venir. On va leur transférer du risque, donc du coût du risque, donc des pertes, donc on va pomper les fonds propres et les ressources, vos soi-disant ressources puisque l’on dit que ce sont des coopés!

Déjà la gestion des Caisses Régionales est un scandale pénal avec les opérations immobilières contestables de Caisses comme celles du Crédit Agricole du Nord de la France. Ils sont non seulement incompétents, mais ils abusent dans tous les sens du terme.

Bien entendu avec la bénédiction du gouvernement, des Finances, des Autorités Européennes, des Allemands et de Roehn et des Loges réunies.

Ils sont toujours ravis de vous spolier quand il s’agit de conforter le système klepto qui leur est cher à eux, mais coûteux, à nous.

Le Crédit Agricole, contrairement à la pub, n’est pas une vraie coopérative, c’est une organisation à multiples vitesses et niveaux, comme les grades maçonniques dans lesquels on achète la complaisance des pseudos dirigeants des Caisses Régionales par les prébendes et avantages indus. On nous signale logements de fonction, prises en charge d’impôts locaux, voitures de fonction, qui seraient courants chez cette nomenklatura.

Sous cet aspect, c’est une association de malfaiteurs qui se gobergent sur le dos des déposants, des débiteurs, des porteurs de Certificats d’investissement des Caisses locales. Bien entendu, au niveau régional et local, on met en avant des notables qui ne connaissent strictement rien, ni à l’économie, ni à la finance, ce sont des notables que l’on honore pour servir de paravent. Et bien entendu, le recrutement maçonnique s’impose.

Dans la forme, c’est le public qui est actionnaire des caisses régionales, mais dans la réalité, c’est la communauté klepto et les grands dirigeants qui sont « propriétaires » du Crédit Agricole, Caisse Centrale. Nous entendons par propriétaires ceux qui ont droit de se servir.

Donc la manœuvre est simple, on va voler les Caisses Régionales, c’est à dire vous, pour renflouer la Caisse Centrale, c’est à dire les kleptos.

C’est ce que l’on a fait avec la Caisse d’Epargne, la Bred, Natixis, etc. En toute impunité.

Des correspondants locaux nous alertent en plus sur les fermetures d’agences locales, déplacements scandaleux de personnel alors que le gaspillage, le népotisme et les abus de bien sociaux se multiplient, impunis. La tactique consiste à amadouer les syndicats par des avantages particuliers ou des pseudo-concessions afin d’éviter qu’une prise de conscience claire ne se fasse. Ceci explique que puisse coexister au même moment une pub scandaleuse au niveau national et un comportement encore plus scandaleux au niveau local et régional. Nous vous renvoyons à la lecture des liens que nous fournissons ci-dessous.

L’exemple du Crédit Agricole que nous avons pris la peine de décortiquer est tout à fait symptomatique de ce qui se passe à l’échelle de la nation. Mais il est aussi exemplaire en ce sens que vous, salariés, clients, porteurs de certificats du Crédit Agricole, notables locaux, vous avez le pouvoir, ici, de faire en sorte que cela change. Si vous ne pouvez rien contre Moscovici, vous pouvez beaucoup sur votre propre territoire.

4 commentaires:

  1. Quand il dit que ces gens nous ont déclaré la guerre, penserait-il à la citation de Saint-Just "Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement ; le vôtre vous a fait constamment la guerre avec impunité" Saint-Just 1793
    Mais alors si ce constat est vrai, il sera toujours. Comment résoudre ce problème ? A vous de réfléchir.

    RépondreSupprimer
  2. J'étais justement en train de rédiger un article pour "changer de banque", ben c'est pas si facile en fait de choisir la moins pourrie et pas trop chère.

    RépondreSupprimer
  3. Le Crédit Coopératif ?

    RépondreSupprimer
  4. Et la Caisse d'Epargne ? Même combat !
    En 2009 j'ai un dossier contre elle. J'assigne la Caisse centrale, qui légalement est solidaire de ses filiales provinciales (j'avais pas envie de me trotter à Marseille). La Caisse centrale écope de la condamnation.
    2010, autre dossier dans le même cas de figure.
    Je remets le couvert de manière identique mais là, surprise ! l'adversaire m'objecte que l'article du Code monétaire et financier dont je m'étais servi a été abrogé il y a peu...

    Traduction : les Caisses d'Epargne de France ne sont plus solidaires entre elles. L'une peut faire faillite sans que les autres soient tenues de la renflouer.

    Sachez-le.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.