lundi 9 décembre 2013

Entretien avec Olivier Delamarche : « Arrêtez avec la loi de 1973 ! »

Entretien avec Olivier Delamarche : « Arrêtez avec la loi de 1973 ! »
Le blog à Lupus, 06/12/2013 (en Français texte en français )
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L’équipe d‘Agence Info Libre a rencontré Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion pour lui soumettre quelques questions d’actualité.
Il nous livre son analyse sur les thèmes suivants :

- La Chine songerait à ne plus acheter de dollars, peut-on vraiment prendre cette information au sérieux ?
- L’or, le bitcoin, l’immobilier : des investissements intéressants ?
- L’actuelle répartition des revenus : quelles conséquences ?
- Démographie mondiale vieillissante : un problème pour nos économies ?
- La loi de 1973 : seule responsable de la dette ?
- Réactions sur le discours de Bernanke concernant l’inefficacité de la planche à billet sur l’économie.
- Serait-il possible de revenir à un équivalent étalon-or ?

15 commentaires:

  1. La loi de 1973, un des points de désaccord avec les deux Olivier (Delamarche et Berruyer).
    Ils ne répondent pas à la question. Alors peut-être que la réponse est "populiste", trop simpliste etc... Mais il faut quand même y répondre.

    "Il faut trouver toujours un coupable, c'est très francais". Au contraire, rechercher les vraies causes est un raisonnement sain.

    A qui doit doit revenir le taux d'intéret ? A l'Etat ou aux investisseurs privés ?
    Est-il normal de financer de la dette PUBLIQUE avec des investissements PRIVES ?

    J'ai peut-être une vision simpliste, mais dans un système ou il n' y a plus de croissance, continuer à financer de la dette publique avec de l'argent des préteurs consiste à appauvrir l'Etat donc le peuple (celui-ci étant obligé de sabrer les budgets de santé, militaire et autres) au profit de ceux qui ont déja trop.
    Quand Delamarche dit qu'en cas de défaut, ce ne sont pas les prêteurs qui seront rincés mais tout le monde, euh non, ceux qui ont le plus à perdre sont ceux qui ont le plus d'argent dans ce système. Ceux qui ont une misère sur le livret A ne perdront pas beaucoup. Le problème vient surtout des assurances-vies. Mais que dire des 10, 1, ou 0.1 % les plus riches investits en bourses, et dans divers fonds en euros ?

    Enfin dernier point, l'intérêt cumulé de la dette française doit représenter les 3/4 du montant total. Donc une fois un certain volume critique atteint, la dette se nourrit d'elle-même. Donc c'est bien une cause du problème.

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    1. "au profit de ceux qui ont déja trop"

      C'est très subjectif "ceux qui ont trop", par les temps qui courent, il semblerait que le curseur ait tendance à descendre de plus en plus bas.
      Sinon, les intérêts du livret A (difficile de faire plus populaire comme placement) sont en partie issus des intérêts sur de la dette française.

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  2. Ce qui est interessant avec la loi de 1973, c'est qu'elle a été un magnifique cataliseur de connaissances économiques chez les internautes français qui en avaient bien besoin. Avant ce débat monnétaire, personne ne savait comment était créé la monnaie. Maintenant tout ceux qui s'y sont interessé savent que cette question est bien plus qu'économique: elle est politique et chaque citoyens devrait apprendre ce qu'est la monnaie, et ce dès on plus jeune âge. Que ce soit la loi de 73 qui ait mis l'état français sous la coupe des marchés financiers ou Maastricht, peu importe au final. Le plus important, c'est que les gens aient compris que le financement de l'état devrait être publique (le finacement privée pouvant être lui privée ou public). C'est ça la révolution! Et cela n'a été possible que parce que ce débat a fait du bruit sur internet qu'il a pu faire son entré dans les grands médias.

    Dire que ce n'est pas la loi de 73 qui est directement responsable de la crise, c'est vrai, mais c'est occulté toute l'idéologie qui se cache derrière avec la fameux "le marché se régule lui-même". Delamarche fait là son pilier de comptoir une fois de plus et c'est bien dommage.

    En plus appeler planche à billet le financement d'une partie du budget de l'état par la banque de France est ridicule, surtout venant de quelqu'un qui devrait savoir qu'il y a eu 15% de création monétaire par an de 1995 à 2008 en Europe, et que depuis 2008, c'est même 30%. Le privé fait beaucoup mieux que l'état en somme. L'avantage avec le privé, c'est qu'il n'y a pas de responsable: c'est le marché, la crise, la conjoncture, mon cul sur la commode...

    Quant au personnage Delamarche, même si les voix discordantes sont toujours interessantes à écouter, son ralement de gorge chronique pour se donner de la consistance et marquant le signal de départ du javanovicien "l'argent papier ne vaut rien" est tout simplement ridicule. L'argent ne vaut pas rien car c'est du papier, il perd de la valeur si il est en trop grande quantité, c'est pas la même chose! Et là pardon mais il me semble que Delamarche nous annonçait l'hyperinflation il n'y a pas si longtemps que cela; il a du mettre de l'eau dans son vin car maintenant il nous dit qu'il n'y en a pas car la vitesse de circulation est nulle. Evidemment qu'elle est nulle, car cet argent n'est là que pour remettre les banques dans les clous de Bale 1,2,3, et pour financer les états indirectement par les banques selon le deal: "je te permet de te refinancer à 0% en gardant la garantie de l'état, et en échange tu finances mon déficit". Cet argent repart de toute façon dans les caisses des banques qui sont assis sur des milliards d'euros d'obligation d'état, et qui viendra alimenter les bulles d'actifs boursière et immobilière.

    On est dans un scénario de déflation à la japonaise au niveau mondial. Je pense qu'il peuvent continuer un moment comme ça, car tout peut bien creuver autour d'eux, ils ne lâcheront jamais l'euro, et donc les banques. La sortie de cette folie sera politique: sortie d'un pays de l'euro car trop cher à sauver ou élection d'un dirigeant populiste genre Marine le Pen, qui veuille sortir en sortir. Les Allemands ne prendront jamais la responsabilité devant l'Histoire d'être responsable de l'explosion de l'euro par manque de financement, par conséquent le scénario populiste me semble plus plausible, cela dépendra du seuil de resistance à la pauvreté des européens.

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  3. Oui tu as raison, ces débats ont au moins le mérite d'infuser la connaissance.

    Mais dans le fond : loi ou pas loi de 1973... si AU DEPART les états mafieux ne ressentaient pas l'impérieuse nécessité de DEPENSER PLUS que leurs RECETTES, et donc de créer des DEFICITS, afin d'acheter des clientèles, alors il n'Y AURAIT PAS DE PROBLEME.

    Les politiciens font tout pour se défausser de leurs responsabilités. Trop facile !

    Et je vais même plus loin : les politiciens sont notre reflet. Donc nous sommes collectivement responsable.

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    1. Rectification, les politiques élus sponsorisés par les médias ont endetté le pays pour neutraliser le pays et couper toute contestation ou refus possible. Comme on dit, la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit.
      Et endettés, la France n'a plus qu'à la fermer et les élus peuvent se la couler douce et tout faire avaler....

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  4. Ton raisonnement semble séduisant ("on va endetter les veaux pour les transformer en esclaves")... mais donne à mon avis trop d'intelligence et de machiavélisme aux politiciens.

    Pour une raison très simple : le système est en pilotage automatique... Il lui en faut toujours plus... Or, plus tu ajoutes de dettes, plus tu te rapproches du moment ou tout l'édifice s'écroulera.

    Ce qui est en contradiction avec l'objectif : maintenir l'élevage dans le calme, sous pression mais contrôlé.

    L'endettement comme outil de contrôle social... est une question d'équilibre.

    Or on le voit aujourd'hui, il n'y a plus d'équilibre : juste une course folle vers le mur.

    Voilà pourquoi je ne crois pas au plan machiavélique. Tout au plus une démonstration très humaine : l'appât du gain.

    Toujours plus.

    Regarde les fonctionnaires. Malgré la récession, des impôts au plus haut, et 5,5 millions chez Pôle Emploi... leurs syndicats veulent négocier avec le gouvernement... des hausses de salaire !

    Ils ne comprennent même pas que ce faisant, ils scient consciencieusement la branche-baobab sur laquelle ils sont assis.

    C'est humain : toujours plus.

    La folie collective.

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    1. Je dirais, ni l'un, ni l'autre :

      - Pas de plan machiavélique,
      - Pas d'arrosage à tout va non plus.

      Juste une compétition avec les autres économies comparables. Tous les pays qui le pouvaient, ont pris l'argent, ça fait toujours un petit plus au niveau de l'économie.

      Après 30 ans, c'est sûr, il y a comme un petit problème. Et encore, à voir les US ou le Japon, il semble que la fête est finie depuis 5 ans et pourtant ça tient toujours.

      Effet de bort, mettre tout les régimes en déficits, ça fonctionne très bien pour mettre un bon gros bouchon sur les revendications.

      Il n'y a qu'à voir sur ce blog, la plupart pense que notre richesse est indus ... contre toute logique de l'évolution et du progrès. C'était surement pas le but recherché, mais ça fonctionne très bien.

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    2. entièrement d'accord.tu rajoutes la cupidité exacerbée par les injections des banques centrales

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  5. Malek Bouthi commence à comprendre l'arnaque du système ou plutot, il commence à entrer en dissidence :
    https://www.youtube.com/watch?v=_omGZwss3D0#t=407

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  6. Pour abolir la loi 1973, faut d'abords récupérer la souveraineté et sortir de l'Euro.
    Donc il a raison, c'est à des années d'être un problème.
    Peux-être qu'un jour quand les gens comprendront les priorités et la culture civique.
    On pourras en faire une solution.
    Pour le moment faut mener une vie juste pour espère voir ce changement
    grandir dans la vie publique...

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  7. A tous et toutes;

    L'acte fiduciaire consiste à anticiper sur un effet de levier que des conditions particulières permettent (sur une durée non indéfinie) et qui se traduit au final par des richesses supplémentaires dont l'évaluation est aisée. Lors de l'épopée du Far-West, par exemple, pour une anticipation fiduciaire d'un dollar et dans un laps de temps assez court, le rendement d'accumulation de nouvelles richesses induites par ce dollar était vraiment très élevé. Et pour cause ! Des terres vierges et fertiles, des matières premières facilement exploitables avec des migrants n'ayant rien coûté à la société américaine et pourtant vecteurs de nombreuses expertises acquises en Europe ou ailleurs sans compter avec une main d'oeuvre captive et bon marché dans les états du sud.
    "Deus ex machina !" pourrait-on dire, mais voilà, ces conditions-là ne se vérifient plus de nos jours, ou vraiment de façon très infime. Qui plus est, la maintenance de certains paramètres que le système refuse tout bonnement d'intégrer dans ses comptes, quant à elle, explose. On peut encore tenter un certain temps d'en masquer les incohérences mathématiques et comptables en justifiant par des écrans de fumée de bons sentiments en continuant à racketter les capitaux humains des pays sous-développés ou en voie d'un développement très lent. On peut continuer à se mentir en occultant que l'environnement constitue à lui seul un capital dont la préservation-maintenance exige qu'il soit intégré comptablement au même titre que des capitaux immobiliers...
    C'est pas plus compliqué que cela, et ergoter sur autre chose est vain et futile.

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  8. je l'aime bien delamarche mais sur la loi 1973 il part en vrille ....
    il est scandalisé par les banques centrales mais ne parlent jamais de ceux qui les contrôlent et à qui elles profitent ...
    bernanke ou draghi ne sont pas des imbéciles ou des incompétents .comme le pense delamarche ...ils savent très bien ce qu'ils ont fait...


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  9. La banque centrale du Japon (BoJ) achète chaque mois 7000 milliards de yens d'obligations de l'Etat japonais.

    « La BoJ alimente un spectaculaire programme d’assouplissement quantitatif. Chaque mois, elle achète sur le marché pour 7.000 milliards de yens d’obligations d’Etat nippones. »

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203157810431-le-japon-emporte-sa-premiere-bataille-contre-la-deflation-633478.php

    Résultat : échec total.

    Evolution du PIB au Japon :

    Premier trimestre 2013 : + 1,1 %.
    Deuxième trimestre 2013 : + 0,9 %.
    Troisième trimestre 2013 : + 0,3 %.

    Ce coup de frein de l'économie nippone soulève de nouvelles questions quant à l'efficacité des « Abenomics », cette politique de relance massive, inaugurée par M. Abe fin 2012, qui vise à sortir l'archipel du marasme déflationniste où il s'enfonce depuis dix ans.

    «Il s'agit d'une politique très ambitieuse, mais ses effets commencent à flancher », commente Philippe Waecther, chef économiste chez Natixis AM.

    Ces « Abenomics » comportent trois « flèches». La première flèche consiste en une politique monétaire très expansionniste, visant à relancer l'inflation et à soutenir les exportations en favorisant la baisse du yen.

    La seconde repose sur des plans de relance budgétaire, et la troisième sur des réformes structurelles censées regonfler la croissance potentielle du pays.

    Selon les experts, les « Abenomics » se révèlent décevantes pour trois raisons. D'abord, malgré les incitations du gouvernement, les salaires stagnent. Résultat : la consommation des ménages stagne.

    De plus, le gouvernement n'a pas encore commencé à s'attaquer à la réduction de sa dette publique, qui frôle désormais les 230 % du PIB.

    Enfin, les réformes structurelles promises, notamment celles censées augmenter la participation des femmes au marché du travail, sont encore très floues.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/09/au-japon-la-croissance-faiblit_3527640_3234.html

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  10. Les banques italiennes ont dans leurs livres 147 milliards d'euros d'actifs pourris : record historique battu.

    Les banques italiennes prêtent de moins en moins d'argent au secteur privé.

    Les prêts au secteur privé italien sont en baisse de 3,7 %.

    Les prêts aux entreprises sont en baisse de 4,9 % sur un an.

    Mais en revanche, les banques italiennes achètent de plus en plus d'obligations de l'Etat italien : 399,5 milliards d'euros en tout.

    Lundi 9 décembre 2013 :

    Italie : forte baisse des prêts aux entreprises en octobre.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/italie-forte-baisse-des-prets-aux-entreprises-en-octobre-935346.php

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  11. http://christroi.over-blog.com/m/article-121519437.html

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