mardi 31 décembre 2013

Jean-Claude Michéa dans ses oeuvres





L'histoire ne dit pas ce qu'il va advenir de cette religion du progrès et de la modernité, et de sa société babelienne qui ne connait que la sur consommation comme plus petit dénominateur commun, quand le pouvoir d'achat va mathématiquement s'effondrer...

Il y aura d'une manière ou d'une autre un retour à la tradition.

Car il n'y a tradition que dans la mesure où d'une génération à l'autre, on retrouve des constantes dans la manière de vivre, dans la routine du quotidien. "A world without end" comme le nom de la série dont je vous parlais dans un post précédent. Un monde sans croissance également...

Depuis un siècle, la tradition est morte, du fait que les quotidiens des gens ont été bouleversés, et ce à chaque génération. Il n'y a plus eu de commun d'une génération à l'autre. Le quotidien de nos grands parents ayant été fondamentalement très différent de celui de nos parents, lui même très différent du notre.

Et ce qu'on appelle aujourd'hui tradition, c'est surtout du folklore. Pour donner un exemple, les œufs de Pâques en chocolat n'ont plus aucun attachement à la réalité du quotidien des gens (qui correspondait à la consommation des œufs du poulailler accumulés, dans une société rurale et chrétienne, à la fin du carême). A l'inverse, dans ma famille, on s'est tous rendu compte que nos légos, playmobils et trains en bois de notre enfance, étaient compatibles avec ceux d'aujourd'hui, et on les a transmis à nos enfants, en les complétant un peu. On pourrait très bien imaginer une tradition nouvelle de ce côté-ci.

Quoi qu'il en soit, la mort de la religion du progrès et de la modernité, va signifier également que les conditions de vie ne seront plus bouleversées d'une génération à l'autre (en tous cas, pas sans intervention de la petite clique d'hystériques babéliens qui nous dirigent, et surement pas sur le réel des conditions de vie matérielles).

Tout ceci devrait générer un nouvel équilibre, une reconnexion au réel, à l'histoire, à ses grands parents (vous imaginez pas ce qu'on a à se raconter avec mes grands parents depuis que je plante des tomates et des salades). Tout ceci ne peut que ramener dignité, enracinement, convivialité et solidarités familiales de don/contredon. Bref, de la décence commune, au sens où je l'entends moi...

Mais ne vous inquiétez pas. Babel veille. Leur projet vient de loin. Et il est religieux. Ils trouveront bien un truc. Mais alors, cette fois ci, il va falloir tomber le masque du démocrate à faux nez, et assumer pleinement le totalitarisme, car vous n'êtes plus dans le sens du vent...

10 commentaires:

  1. J'ai justement lu mon premier Michéa "le complexe d'Orphée" la semaine dernière. Ne soyons pas aveugles, changer l'imaginaire techo-technique du capitalisme pour revenir à un imaginaire plus humain, naturel, cosmique ne se fera pas en une génération. Nous notre tâche c'est d'arrêter arrêter ce train qui roule sur une voie dont on juste qu'elle se jette dans un ravin, et qui a déjà filé la gerbe à tous ses passagers, sauf les machinistes. Après les traditions ne peuvent se fonder que sur un lien aux cycles, et les cycles sont dans la nature. Peut-être quand la capitalo-république sera effondrée, cette effondrement sera la première fête à réinstaurer sur le calendrier ;)
    Bonne et fructueuse nouvelle révolution... solaire ! ;)

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  2. Finir l'année sur deux vidéos de Mr Michéa, je dis BRAVO disco.
    Bonne fête @tous et à l'année prochaine.

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  3. Tonio tu devrais plutôt finir l'année en beauté, par un geste fort et promis à un bel avenir... une Quenelle (épaulée) !!!

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    1. Non pas de quenelle pour ma part.

      Je suis Soral et Dieudonné, et je vous pousse ce qu'il y a de plus pertinent. J'y trouve bcp de choses intéressantes, mais leur obsession sur les élites juives est contre productive.

      Babel, ça va au delà de ça.

      Et il manque trop de choses... Conflit de générations, gabegie publique et nouvelle aristocratie ponctionnaire, grand remplacement...

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    2. Je suis bien d'accord avec toi, Tonio....Babel, ça va au delà de ça.....En clair, Babel fait un usage très particulier du parcours d'un peuple sur lequel semblent s'exercer dès avant la scène du temple de Jérusalem toutes les expérimentations sujettes aux paradoxes liés aux états sédentaires et nomades tant des hommes que de leurs activités. Au lieu d'en stigmatiser certains tangages, nous serions plus inspirés d'essayer d'en faire des lectures-synthèses à même de nous aider à mieux appréhender les écueils rencontrés par les élites-laboratoires de notre histoire occidentale. Pour aller de l'avant, il ne sert à rien de vouloir faire table rase du passé. Et dans ce passé, il y a un indéniable héritage judéo-chrétien.
      Certes, il y a place à la critique de certaines dérives, comme celle d'un Apartheid à l'égard des palestiniens..... Mais qui, oui, qui n'a pas commis de génocides ou de déplacements de populations, de négations d'identités sous prétexte d'assimilation à la moulinette ??? Que le premier qui n'a pas péché en ce domaine jette la pierre !
      Et, il n'y aura pas grand monde.
      Que des critiques-humoristes éclairés aient le courage de dénoncer ce genre de dérives, d'accord, mais seulement en ne se focalisant pas sur UN seul coupable. En place et lieu à ce genre de geste assimilable à des saluts qui nous font encore froid dans le dos, le port du Kiffa palestinien eut été tout aussi éloquent et productif. En clair, ce genre d'ânerie ne fait que donner encore plus de caractère d'impunité à ce qui mériterait vraiment d'être dénoncé.

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    3. Et c'est même au delà des hommes et de leur volonté. "L'infrastructure détermine la superstructure" comme on dit en bon marxiste si je ne m'abuse.

      L'ordre de la société est intimement lié aussi à la disponibilité des ressources à un moment donné.

      Que cette disponibilité diminue, et forcément, l'ordre va changer. Il va bien devoir s'adapter au réel.

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  4. Michea c'est quand même autre chose que Soral! Franchement, entre le paranoïaque de la judeo maçonnerie, et la critique fine de la common decency, on boxe pas dans la même catégorie...

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  5. Pas d'accord : Michéa audience quasi nulle. Dieudonné et Soral : font trembler le système. En termes d'efficacité y a pas photo !

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    1. Argument de peu de poids. Habermas aussi ne soulevait pas les foules quand Hitler "faisait trembler le système". Les fascismes se sont toujours appuyés sur le rejet d'élites décrédibilisées et incapables de résoudre les problèmes de leur époque.

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    2. Pardon, je voulais dire 'Heidegger', évidemment!

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