lundi 2 décembre 2013

La PBoC annonce ne plus vouloir accumuler de réserves en dollars

PBOC Says No Longer in China’s Interest to Increase Reserves
Bloomberg, 21/11/2013 (traduire en Français texte en anglais )
→ lien
The People’s Bank of China said the country does not benefit any more from increases in its foreign-currency holdings, adding to signs policy makers will rein in dollar purchases that limit the yuan’s appreciation.

“It’s no longer in China’s favor to accumulate foreign-exchange reserves,” Yi Gang, a deputy governor at the central bank, said in a speech organized by China Economists 50 Forum at Tsinghua University yesterday. The monetary authority will “basically” end normal intervention in the currency market and broaden the yuan’s daily trading range, Governor Zhou Xiaochuan wrote in an article in a guidebook explaining reforms outlined last week following a Communist Party meeting. Neither Yi nor Zhou gave a timeframe for any changes.

10 commentaires:

  1. Accélération de l'histoire ... et de la guerre monétaire.
    Quand les US seront les seuls a acheter leur propre dette (en dehors de la France des couillons vassalisée bien sûr)... que va-t-il se passer ? QE4 ? défaut ?
    Après tout, la seule raison de ne pas faire défaut, c'est bien pour ne pas froisser les chinois non ?
    Les autres ils s'en foutent un peu à mon avis.

    Le divorce semble prononcé.

    D'autres analyses ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il l'est depuis que les Chinois ont fait passer le terme "désaméricanisé" dans le langage courant.
      Mais vont-il s'asseoir sur la moitié de leur capital ?
      Si on les observe depuis quelques années, on s'aperçoit que leur technique est plutôt celle du "soft power".
      On fait une annonce (prudente) on voit que c'est pas le patatras, que les USA réagissent pour se protéger (encore plus de dette) et on recommence, petit à petit.

      Une grande victoire pour eux serait que l'Iran accepte le Yuan comme monnaie d'échange. Mais pour ça il va falloir laisser flotter le taux.

      Donc on y vient mais à leur manière : quand les esprits seront prêts.
      En fait ils avancent de manière à faire passer un intérêt et un seul : le leur.
      Quant à l'Afrique, elle tombera comme un fruit mur quand l'Occident s'y sera décrédibilisé. Nous on vend des armes, eux des infrastructures.

      On ne gagnera pas.

      Supprimer
    2. Ce principe de "Soft Power" me refait penser à un ancien reportage ou un haut cadre Chinois comparait les USA à un tigre (ou lion ?!) sur la scéne internationale et il disait que la Chine visait à devenir l'éléphant !
      Ca m'avais bien plu cette image !

      Supprimer
  2. Comme l'a justement bien identifié Eric ZEMMOUR, l’obsession à la Scipion-l'Africain de Washington ( "il faut brûler Carthage") apparaît être de plus en plus la Chine. On les comprend.
    Un certain usage de l'Europe pourrait leur permettre d'atteler la Russie, vaille que vaille, à une zone dite de libre échange pesant près d'un milliard trois cent millions d'occidentaux et d'énormes réserves de matières premières non renouvelables à caractère stratégique pour les futures technologies (palladium, terres rares etc...) du sous-sol sibérien.
    L'autre axe stratégique consiste à prévenir de toute main-mise des asiatiques sur le continent africain. Un usage circonstancié des mouvances terroristes pourrait faire partie de leur panoplie destinée à agir par procuration, comme en ce moment avec nos forces d'intervention et notre réseau diplomatique. En clair, nous pourrions devenir sous peu les larbins gratos, ou presque (si on y intègre quelque feux verts de l'Oncle Sam pour des contrats d'armes, voire même de rafales) !
    Ca n'est certainement pas exactement tout à fait ça en ce moment, mais ça pourrait très bien en prendre la forme sous peu.

    RépondreSupprimer
  3. Attendez les gars... Le mec dit "basically", "basically" il répète le textbook que nous CONNAISSONS TOUS.

    Mais... et surtout avec les Chinois, ce ne sont pas les mots qui comptent.

    Mais les faits.

    Mais les actes.

    Donc, en l'espèce, le timing.

    Car dans leur esprit vicelard peut-être que la BC chinoise arrêtera d'accumuler des USD... dans 3 ans. Ou 10. Ou 30 !

    "Basically" le destin du RMB est de devenir :
    -flottant
    -et de réserve (l'un et l'autre étant lié)

    Mais quand ? C'est toute la question !

    Assez de parlottes, de déclarations, d'intentions, de théories... Si Pékin veut jouer, alors il faut montrer les cartes et arrêter de blablater.

    Bref, pour l'instant rien de neuf sous le soleil.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben tiens...
      Allons-y, restons sourds aux signaux faibles.
      Tic, tac, tic, tac...

      Les USA n'ont pas voulu d'une devise internationale basée sur un panier de devises fortes via le FMI, ils ont viré DSK.
      Eh ben on va voir !

      Rien de neuf sous le soleil ?
      Attends un peu.
      Si dans 10 ans on en est encore là, c'est que VRAIMENT le système est invulnérable.
      Et les Chinois trop cons.

      Supprimer
    2. Euh... comparer DSK et la Chine, excuse moi mais c'est franchement limite... en terme d'échelle.

      Je dis que pour l'instant, la Chine n'est pas prête.. Donc il faut arrêter de crier au loup d'un qu'un sous-fifre chez eux, ou un média, parle du RMB convertible, du RMB de réserve, et de l'arrêt de l'accumulation d'USD etc.

      Tout cela on le sait, c'est du réchauffé. Ce qu'on veut c'est de l 'action.

      Pékin veut manifestement jouer sur plusieurs plans (envoi de la sonde sur la Lune, musclage au-dessus des iles disputées avec le Japon, etc) et bien qu'elle le fasse sur le plan monétaire.

      Qu'elle mette à mort cette saloperie de USD, et qu'on en parle plus. Mais pour l'instant, c'est de la parlotte.

      Supprimer
    3. Il bruisse que c'est parce qu'il avait porté le projet chinois de monnaie mondiale au FMI que DSK s'est fait virer. Idem pour Khadafi. Hypothèse reprise de manière que je trouve crédible par Naomi KLEIN.

      Mais pour la Chine tu as raison : c'est une boîte noire.
      Est-elle prête à prendre un leadership ? ou pas ?
      Son truc, c'est plutôt le soft power que l'Hégémonie. L'empire du Milieu le reste.
      Mais elle en a clairement marre de financer les déficits européens.

      Alors bon...

      Supprimer
  4. "Mais elle en a clairement marre de financer les déficits européens"......

    Et nous on n'en a pas marre des multiples distorsions de concurrence intégrant une monnaie sous évaluée de près de 43% ???
    Ils se servent du système dit libéral des occidentaux pour mieux les attraper à leur propre piège. Avant que d'être complètement cuits, carbonisés, dépassés technologiquement etc, ne devrions-nous pas phosphorer sur un autre système plus autotrophe, plus vertueux, les privant ainsi de nous phagocyter ??
    La vertu est, et restera toujours, la fille des contraintes.
    L'activation enzymatique de cette nouvelle ère passe par des (R)évolutions à caractère comptable.
    Quel sera le bon pédagogue pour nous en convaincre, voilà plutôt la bonne question. Un peu comme dans le mythe de la caverne, savoir donner une bonne interprétation des ombres projetées sur l'écran de nos réflexions et de nos activités marchandes.

    RépondreSupprimer
  5. Marre de financer les déficits européens ? A voir... Elle a intérêt à ce que l'Europe s'enfonce dans la crise... lui permettant ensuite de faire ses courses, et de racheter à vil prix des tas d'actifs (mais des vrais, pas des banques).

    En outre, la Chine fait 86 milliards d'euros d'excédents commerciaux avec la zone Euro (chiffres janvier à novembre 2012), et 135 milliards avec l'UE (27 pays).

    Donc, financer ses clients est un bon moyen pour la Chine d'accroître son pouvoir, en continuant de détruire les capacités productrices de l'Europe.

    Il faut le voir comme un investissement !

    -je détruits les capacités de mon concurrent, via un mercantilisme outrancier (manip de ma monnaie, subventions à mes propres industries)
    -je finance mon concurrent, pour accroître le phénomène, sur la durée
    -une fois que j'ai bien foutu la merde (éco, sociale), j'arrive et je fais mon marché

    Je disgresse, mais il faut dire et répéter que la décision (au forceps) d'accepter la Chine dans l'OMC fut un véritable crime : un génocide économique, une trahison, une forfaiture.

    Il faudra un jour traduire en justice les responsables.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.