mardi 3 décembre 2013

LEAP2020 : 2014 – internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent

Quand le Leap2020 enlève ses lunettes grotesquement roses sur l'Europe, ça devient tout de suite beaucoup plus intéressant et pertinent :

GEAB N°79 est disponible ! 2014 – internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent
LEAP 2020, 15/11/2013 (en Français texte en français )
→ lien
« C'était la nuit, et la pluie tombait ; et quand elle tombait, c'était de la pluie, mais quand elle était tombée, c'était du sang. » Ces mots d’Edgar Allan Poe (1) s’appliquent à merveille au lent processus de dislocation mondiale en cours, où tous les événements en apparence anodins (« la pluie ») viennent se combiner pour saper les fondations du système international qui se meurt (« le sang »). Si ce processus est lent, si ces événements peuvent paraître anodins, c’est paradoxalement parce que la crise actuelle est la première crise systémique véritablement mondiale : bien plus profonde que 1929, elle touche tous les pays et bouleverse le cœur du système. Là où 1929 était une crise d’adolescence de la nouvelle puissance mondiale, les États-Unis, nous vivons actuellement les derniers jours d’un condamné, et ce condamné est la superpuissance qu’on a connue depuis 1945. Mais toute l’organisation du monde s’est bâtie autour des États-Unis et personne n’a intérêt à ce qu’elle s’écroule avant d’en être complètement découplé. Il s’agit donc pour tous de s’en dégager en douceur en sauvegardant les apparences usuelles afin d’assurer une transition sans heurt, ce qui explique la lenteur du krach en cours.

C’est un peu comme des parents qui tentent de quitter la chambre de leur bébé à pas de loup pour éviter qu’il se réveille et se remette à brailler : le bébé est le dollar, et les parents sont indignes puisqu’ils sortent pour l’abandonner.

La Chine est passée maître dans cet art mais on voit de toute part d’autres pays qui abandonnent progressivement les États-Unis de manière plus ou moins subtile, comme l’Arabie Saoudite par exemple (2). Pour l’Union Européenne, quasiment le dernier bastion américaniste hors des US, la tâche est plus ardue. Notre équipe anticipe que les élections européennes de 2014, où la montée des extrêmes droites et des forces eurosceptiques est inévitable, mèneront à une explosion du cadre actuel de l’UE avec la possibilité pour l’Euroland de s’affirmer à sa place. Nous analysons en détail le cas européen dans ce numéro du GEAB.

Internationalisation à marche forcée du yuan qui vient décrédibiliser un peu plus le rôle central du dollar, perte du soutien saoudien qui était une pièce maîtresse dans l’édifice du pétrodollar, et perte du bastion américaniste UE remplacé par l’Euroland qui, s’appuyant sur l’euro, constitue une nouvelle menace pour les États-Unis : trois des derniers soutiens essentiels de la puissance américaine disparaîtront en 2014, poursuivant insidieusement le bouleversement mondial.

Les États-Unis ont fait le pari que la barrière de potentiel (3) entre le statu quo et le monde d’après est trop douloureuse à franchir, et que les pays, bien qu’ayant tout à gagner d’une nouvelle organisation du monde, ne passeront pas le Rubicon. C’est par exemple la Chine avec sa montagne de dollars en réserve qui ne vaudront plus grand- chose si elle bouge trop ostensiblement ; ou encore l’Arabie Saoudite qui perdra un gros client et une sécurité assurée si elle lâche les États-Unis. Sauf qu’il s’agit ni plus ni moins d’un froid calcul de coûts/bénéfices, et pour nombre d’acteurs les bénéfices commencent à dépasser les coûts. Selon LEAP/E2020, le pari américain est d’ores et déjà perdu.

Plan de l'article complet :

1. À L’OUEST, RIEN DE NOUVEAU
2. L’IMPOSSIBLE REPRISE US
3. TOUT SE RETOURNE CONTRE LES ÉTATS-UNIS
4. ARABIE SAOUDITE : OUVERTURE D’UN PAYS FERME
5. INTERNATIONALISATION DU YUAN
6. FRACTURE EST/OUEST
7. 2014 : RÉSOLUTION DE LA QUESTION NORD-CORÉENNE PAR LES BRICS
8. L’EUROPE EST MORTE, VIVE L’EUROPE !
9. EUROPE-D’AVANT, EUROPE-D’APRÈS
10. ÉMERGENCE DE CONTRE-SYSTÈMES

Nous présentons dans ce communiqué public des extraits des parties 1, 2 et 8.


À L’OUEST, RIEN DE NOUVEAU (4)

Les marchés peuvent être contents, Janet Yellen qui succèdera à Ben Bernanke à la tête de la Fed en janvier, a suggéré qu’elle souhaite continuer le programme d’assouplissement quantitatif de son prédécesseur (QE3) (5). Certes elle n’a guère le choix puisque l’illusion d’États-Unis encore debout ne tient que grâce à ce programme qui a permis aussi bien de relancer artificiellement le marché immobilier que les marchés financiers, ou de financer le gouvernement américain à bas coût.

Mais il n’y a que les marchés qui célèbrent la nouvelle. Les pays étrangers se demandent quand les bulles exportées par la Fed vont cesser, comment cela va pouvoir finir, comment sevrer les États-Unis et, s’ils n’ont pas encore suffisamment découplé leur économie, quelles seront les répercussions chez eux. La société civile sait déjà que les « bénéfices » du QE ne parviennent jamais jusqu’à elle (6) : comme si l’intégralité d’un New Deal par an (7) était absorbé uniquement par les marchés et ne profitait pas à la population. Et l’économie réelle se demande quand les taux d’intérêt vont pouvoir remonter à une valeur normale afin que des investisseurs soient à nouveau incités à financer de vrais projets grâce à une rémunération non nulle.

Du côté de la Fed, rien de nouveau donc. Rien de nouveau non plus aux problèmes du pays qui s’amoncellent et s’aggravent. On parle dorénavant de famine aux États-Unis dans les journaux mainstream (8) ; les crimes sont en augmentation constante depuis deux ans (9) ; la consommation de drogue explose (10) ; malgré les réductions budgétaires qui forcent des prisons à relâcher leurs prisonniers (11), il y a plus de prisonniers aux États-Unis que d’ingénieurs ou d’enseignants du secondaire (voir figure ci-dessous) ; malgré des chiffres officiels encourageants, le chômage de masse continue (12) ; les infrastructures sont sacrifiées (13) ; la recherche scientifique n’est plus financée correctement (14), etc.

[...]


Nombre de prisonniers, d’ingénieurs, d’infirmières, de professeurs du secondaire, etc., aux États-Unis. Source : Huffington Post.

L’IMPOSSIBLE REPRISE US

Les problèmes des États-Unis ne peuvent en réalité pas être résolus dans le cadre actuel car le pays se trouve face à un dilemme : si l’économie commence à reprendre des couleurs, la Fed doit arrêter son programme de soutien, mais alors ce sera la panique sur les marchés comme on l’a vu en septembre, ce qui cassera la reprise...

Plus généralement, si une once de vraie croissance US pointe son nez, la montagne de dollars imprimés par la Fed et exportés chez les émergents va revenir en partie aux États-Unis pour profiter de l’aubaine, provoquant une forte inflation et tuant la reprise dans l’œuf. (22) Ces « oscillations » entre espoir et désespoir vont donc continuer tant que la crise est affrontée avec les outils du monde-d’avant, ou jusqu’à ce qu’un choc vienne rappeler la situation catastrophique. Car ce n’est pas le QE qui va sauver l’économie, puisque ses meilleurs résultats sont de maintenir artificiellement en vie des zombies économiques et de gonfler des bulles financières.

[...]

L’EUROPE EST MORTE, VIVE L’EUROPE ! (42)

Résolution des conflits, commerce, finance... on voit donc que le fossé se creuse avec l’Occident. Néanmoins, à l’image de cette nouvelle route de la soie qui relie l’Asie et l’Europe, cette dernière peut encore basculer à temps dans le monde-d’après si elle parvient à couper le cordon avec les États-Unis, après les élections de 2014 qui serviront de détonateur.

Montée des extrêmes droites et des partis eurosceptiques, déficit démocratique, poids des lobbies et éloignement des citoyens, centralisation bruxelloise, bureaucratie et technocratie... l’Union Européenne se meurt (43). Selon notre équipe, les élections européennes de 2014 vont provoquer l’explosion du cadre actuel de l’UE et initier une repolitisation de l’Union, à commencer par un grand débat sur l’avenir de l’Europe. Cette remise en question a d’ailleurs déjà commencé, avec par exemple les Verts qui se dotent de candidats communs sur tout le territoire de l’UE (44), initiant ainsi une « vraie » élection européenne, ou avec les partis socialistes qui poussent le très sérieux candidat Martin Schultz à la tête de la Commission (45).

Mais selon LEAP/E2020, cette refondation, si elle réussit, prendra du temps, beaucoup de temps, et la vraie échéance pour une UE démocratique est donc l’élection de 2019. Nous analysons longuement le sort de l’Europe dans la partie Télescope.

Or cette Union Européenne qui se meurt, c’est l’Europe inspirée et noyautée par les intérêts américains. C’est l’Europe réduite à un vaste marché commun qui doit sans cesse s’élargir. C’est l’Europe qui se couche devant Monsanto et s’en remet aux États membres (46), laissant ainsi le champ libre à la multinationale américaine. Ce faux-nez des politiques anglo-saxonnes, cette troisième béquille américaine, s’effondre. Mais ces décisions dictées par le cousin américain passent de plus en plus difficilement (47). Un autre exemple en est donné par l’adhésion de la Turquie à l’UE, choisie par l’agenda américain et non par les citoyens européens ni turcs (48) : déjà laborieuse, celle-ci sera définitivement condamnée lorsque des partis d’extrême droite investiront le Parlement européen en 2014.

Mais le continent n’attendra pas 2019 pour se réorganiser et la question concerne la forme que prendra l’Europe-d’après. Entre-temps, comme nous le verrons à la partieTélescope, l’Euroland a la capacité de construire un projet politique qui viendra combler le vide laissé par l’Union Européenne. [...]

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Notes :

1 Tirés de Silence, 1837.

2 Chose inconcevable il y a peu...

3 En physique, cette notion désigne un obstacle qu’une particule ne peut franchir que lorsqu’elle a suffisamment d’énergie.

4 Titre d’un roman d’Erich Maria Remarque (1929).

5 Source : Business Insider, 13/11/2013.

6 Lire l’article édifiant « Confessions of a Quantitative Easer » (Wall Street Journal, 11/11/2013) ou sa traduction en français surles-crises.fr.

7 Les dépenses du New Deal sont estimées à 50 milliards de dollars au total entre 1933 et 1940 (source :Forbes. Avec l’inflation, cette somme représente environ 850 à 900 milliards de dollars actuels (cf.US inflation calculator, alors que la Fed injecte 1020 milliards par an, soit plus d’un New Deal par an. Voir aussiAnswers.com.

Il faut néanmoins nuancer ces chiffres puisque QE3 représente 6% du PIB alors qu’à l’époque les 50 milliards du New Deal représentent environ 50% du PIB (étalés sur 8 ans, soit également 6% par an).

8 « America’s new hunger crisis »,MSNBC (30/10/2013). Voir aussiReuters, 12/09/2013.

9 Source :Time, 24/10/2013.

10 Source :Bloomberg, 13/11/2013.

11 Source : par exempleCBS, 27/02/2013.

12 Sources :CNS News (22/10/2013),ZeroHedge (08/11/2013).

13 Source :Business Insider, 01/11/2013.

14 Sources :ThinkProgress (30/08/2013),The Tech (07/05/2013), etc. Même le prestigieux MIT est fortement touché :Boston Globe, 20/05/2013.

[...]

22 Lire à ce sujet l’analyse d’Andy Xie,Caixin (05/11/2013).

[...]

42 En référence à la formule « le roi est mort, vive le roi ! » prononcée initialement à la succession de Charles VI en 1422. Source :Wikipédia.

43 Il est intéressant de constater que toutes les « unions » (Union Européenne, Royaume-Uni, États-Unis) sont toutes en graves difficultés ; en particulier, le choix de ce nom reflète des principes de gouvernance qui ne sont plus adaptés à notre époque où une gouvernance décentralisée en réseau devient impérative pour gérer les grand blocs régionaux.

44 Source :EUObserver, 11/11/2013.

45 Source :Huffington Post, 10/10/2013.

46 Source :Die Zeit, 06/11/2013.

47 Ainsi, le maïs de Monsanto mentionné ci-dessus devrait encore être bloqué par de nombreux pays.

48 Seuls 20% des Européens et 44% des Turcs pensent que l’intégration de la Turquie serait « une bonne chose » (source :Hurriyet, 19/09/2013). Tandis que Hillary Clintondisait en novembre 2010 : « the United States [...] support the membership of Turkey inside the EU. [...] We don’t have a vote, but if we were a member, we would be strongly in favor of it. »

15 commentaires:

  1. le titre est juste incompréhensible. ça veut dire quoi : "trois des derniers étais du dollar s’effondrent"

    heureusement que l'article est intéressent.

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  2. Non attention. Aucune lunette enlevée.
    Pour eux l'UE est un obstacle sur le chemin de lumière de l'EuroZone ...
    Biancheri avait bien expliqué la nuance. Il sont toujours Eurobéats ...

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  3. Yoananda a raison. Aucun changement de fond.

    C'est comme les bons vieux communistes : "le communisme véritable n'existe pas... mais demain oui... il faut continuer sur la voie".

    C'est très clair quand ils écrivent : "mèneront à une explosion du cadre actuel de l’UE avec la possibilité pour l’Euroland de s’affirmer à sa place".

    Ou encore :"l’Euroland a la capacité de construire un projet politique qui viendra combler le vide laissé par l’Union Européenne"

    Ainsi l'Europe ne marche pas (comprenez le cadre actuel)... Il faut donc.. plus d'Europe (réalisation de l'utopie demain) !

    Toujours le même délire.

    Leur haine des USA est toujours identique.. en venir à comparer le nombre d'ingénieurs... avec le nombre de détenus ! c'est ahurissant. c'est quoi le rapport avec la choucroute ?

    C'est la stat parfaite pour gogos. Comparer des oranges et des stylos à plume en disant "vous voyez ! c'est très clair !". Aucun lien de cause à effet.

    Pathétique petite réthorique à 3 balles de troskiste haineux.

    Pour le reste, le même blabla (Arabie Saoudite, ah ouais ? La Chine, le RMB convertible, ah ouais ? le dollar etc.)

    Bref... business as usual.

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  4. "perte du bastion américaniste UE remplacé par l’Euroland qui, s’appuyant sur l’euro, constitue une nouvelle menace pour les États-Unis" (Leap2020)

    Moi, ça me va :)

    "Ainsi l'Europe ne marche pas... Il faut donc.. plus d'Europe" (Anonyme 3 décembre 2013 13:14)

    Dans l'idée du LEAP (et d'autres), c'est surtout que l'UE inclut le Royaume-Uni, tandis que l'eurozone non.

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  5. Il y a une Europe qui se couche et une autre qui s'assume.

    Ca se retrouve très bien ici. Et il y a comme une oscillation entre l'un et l'autre. Rien n'est encore acquis. D'un côté des tendances autonomistes, favorables à la reconstitution d'un axe Eurasiatique (ce qui va dans le sens de la logique géographique) et un axe transatlantique que le fameux Traité-passé-dans-le-dos-des-peuples est censé verrouiller.

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  6. Pour critiquer le LEAP il faut s'en fier aux résultats. Chaque fin d'année ils évaluent leurs anticipations de l'année (selon une méthode simple et vérifiable: réussi = +1 /raté= 0), et tournent autour de 80% de succès. Ce n'est pas 100%, ce n'est pas 50% non plus. La grande majorité de leurs erreurs ne se situe pas sur l'issue des tendances mais sur le timing.

    Sur l'euro, beaucoup leur crachent dessus, mais pour l'instant les faits leur donnent raison: les bourses font n'importe quoi et l'euro est tranquillement à $1.35, n'en déplaise aux rageux et aux médias financiers américains qui protègent la suprématie du dollar. Si l'euro disparait, ils auront eu tort, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Il faut raison garder.

    Par ailleurs, la plupart des commentaires se basent sur les communiqués publics, qui sont le papier marketing fait pour attirer le badaud. La publication mensuelle creuse les sujets sur une 30aine de pages, c'est sur ca qu'il faut parler pour être honnête. On ne critique pas un livre sur sa préface.

    > Pathétique petite réthorique à 3 balles de troskiste haineux.
    Quel apport pour la compréhension des tendances du monde, merci d'avoir illuminé ma journée de cette pensée raisonnée, c'est comme cela que nous construirons un avenir meillleur.

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    1. Le rapport est que si tu es un petit trotskiste haineux et obsessionnel.. c'est comme si tu avais des lunettes noires sur les yeux.

      Fâcheux quand on prétend faire preuve de clairvoyance, ou à tout le moins de finesse de vue et de hauteur d'analyse.

      Le LEAP aligne les platitudes prises dans le newsflows (Arabie saoudite, convertibilité du RMB... mais oui, mais oui), mais en revanche montre 2 constantes : leur haine anti US... qui les aveugle (cf leur stats au sujet du nombre d'ingénieurs et de détenus !)... et leur euro béatitude forcenée et mortifère.

      L'Europe a démontré depuis 2008 qu'elle était en effet une esclave et un ramassis de crapules mafieuses bruxelloises ? Pas de problème ! II suffit de dire que avec moins de membres, qu'en passant de l'UE à l'Euroland... le paradis socialiste européen sera enfin réalisé !

      Pas grave que dans l'Euroland il y ait des pays faillis comme la Grèce, l'Espagne, l'Italie, la France.

      Non, non pas grave.

      Tout ira mieux demain.

      Et puis avec le hollandisme révolutionnaire, ça va dépoter Charles.

      La meilleure preuve que l'Europe est HACHEMENT FORTE ajoute l'idiot utile, est que l'euro est à 1.35 ! Roulements de tambour. C'est la fête du slip !

      Bref, un tel condensé de bêtises, d'obsessions qui relèvent du stade anal, et de veulerie... forcent l'irrespect.

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    2. @ Anonyme3 décembre 2013 21:58

      Il est clair que le LEAP2020 a un parti pris sur l'UE, sûrement car ils sont financés par les instances européennes (à vérifier) : "On ne coupe pas la main qui nous donne à manger."

      Toutefois, ils font partis des rares qui contre vents et marées ont prévu:
      (A) la crise de 2008 avec 2 ans d'avance.
      (B) les révolutions arabes avec 2 ans d'avance.
      Et à l'époque, il fallait y aller pour oser émettre des prévisions en dehors du mainstream des analystes.

      Le LEAP2020 reste une source d'information intéressante sur certains points et bien parti pris sur d'autres, comme la quasi-totalité des analystes qui est capables de vous expliquer aujourd'hui pourquoi ils avaient tort hier ... D'où l'intérêt de multiplier les sources d'information.

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    3. > Il est clair que le LEAP2020 a un parti pris sur l'UE, sûrement car ils sont financés par les instances européennes (à vérifier) : "On ne coupe pas la main qui nous donne à manger."

      Absolument faux: le LEAP 2020 n'est financé que par les souscriptions de ses publications, au contraire de nombre de think tanks, c'est justement une des garanties de leur liberté de ton.
      Il est amusant de jeter du feu sur l'huile pour exciter le peuple, mais un peu de vérité ne fait pas de mal.

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    4. source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Leap/Europe2020

      "Le LEAP [...] fait l'objet d'éloges mais aussi de critiques son discours très pro-européen."
      "Les dirigeants [du LEAP], au travers de leur parcours et de leurs écrits, ne font pas mystère de leur engagement pro-européen."

      > Il est amusant de jeter du feu sur l'huile pour exciter le peuple, mais un peu de vérité ne fait pas de mal.
      Ils avouent eux-même être parti pris ... avec ou sans financement européen (que je n'ai jamais affirmé par ailleurs), donc range ta bave.

      Je reste convaincu que le LEAP2020 est une très bonne source d'information, mais pas sur tous les sujets.

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  7. Gros retournement de veste sur les modalités de ce qui pourrait se passer sur l'Europe... ça fait pas très crédible.

    Car pardon, mais dire que le substitut est l'Euroland, c'est à dire l'euro, avec tout les canards boiteux insolvables grecs et autres, est juste une blague.

    Que du sophisme eurosocialiste..

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  8. Je précise, "juste du sophisme eurosocialiste qui sent le vent tourner"... et essaye de s'en arranger...

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    1. Le GEAB a toujours fait son autocritique.
      Pour l'Iran il battra sa coulpe d'avoir trop cru en l'influence d'Israël.
      Pour l'Europe il y a un peu d'idéologie, et un ajustement du discours, mais qui reflète sans doute l'évolution des rapports de force.
      Le GEAB n'est pas une doctrine, pas une idéologie.
      Ils se livrent au difficile exercice de tenter d'annoncer des événements à l'avance.

      Et puis bon, c'est toujours plus positif d'envisager un européisme qu'une satellisation ad vitam aux USA, non ?

      Vous préférez être des valets, ou vous assumer ???

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  9. Que la montée des régionalismes et indépendantistes favorise l'axe eurasiatique et ennuie l'axe transatlantique, je n' y crois pas une seconde. aux contraires les us favorisent la fragmentation des états européens. On va voir aujourd'hui le "plan breton", ca risque d'être interressant de lire entre les lignes.
    La clef de tout c'est l'Allemagne. Est-ce qu'elle va accepter de faire ce qu'il faut pour favoriser le fédéralisme européen ? A peu près tout le monde est d'accord pour dire que c'est impossible et que l'Allemagne va refuser de payer ce qui fera exploser l'euro. Si c'était le cas, et que l'Allemagne attende l'affaiblissement des USA pour jouer sa carte personnelle et se tourner vers l'Est et contrer le monde anglo-saxon, je ne crois pas que l'Allemagne accepte le suicide démographique qui est le sien. Par contre, l'explosion du dollar et de l'euro synchronisé pour donner naissance à une monnaie transatlantique, qui continuerait de dominer le monde, ca c'est très plausible.

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  10. Schulz..c'est pas le gars qui soutient le traité transatlantique ? Et donc il se dit socialiste ? Il faut croire que le PS s'est fait racheter par le Kapital. C'est quand même pas de chance..

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