lundi 27 janvier 2014

Charles Gave : Avis de tempête

Avis de tempête Par Charles Gave
Institut des libertés, Charles Gave, 27/01/2014 (en Français texte en français )
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Un ‘bear market » se produit quand les opérateurs de marché se rendent compte d’un seul coup que la rentabilité du capital sera plus faible que ce à quoi il s’attendaient et ajustent donc le prix du capital, à la baisse bien sûr. Cela se passe, en général mais pas toujours après que les autorités, (gouvernements, banques centrales) aient commis l’une ou l’autre ou toutes à la fois des cinq erreurs suivantes qui toutes réduisent la rentabilité du capital investi.

  1. Première erreur: une guerre
  2. Deuxième erreur: des mesures protectionnistes (autre forme de guerre)
  3. Troisième erreur: Une augmentation massive des impôts (guerre aux riches)
  4. Quatrième erreur: Une envolée réglementaire du style blocage des prix (guerre au marché)
  5. Une considérable erreur de politique monétaire (guerre contre la monnaie)

La semaine dernière, nous avons eu des marchés des actions quelque peu chaotiques un peu partout, mais surtout dans ce qu’il est convenu d’appeler les « marchés émergent »: Turquie, Brésil, Russie, Afrique du Sud, Argentine … se sont fort bien ratatinés.

Bien sûr, il y a des raisons domestiques particulières à chaque pays qui peuvent expliquer cette mauvaise performance et les journalistes s’en donnent à cœur joie pour les relever. J’ai lu la presse pendant le Weekend, et à l’exception d’un bref éditorial dans le Wall Street Journal, personne ne pointe du doigt la « cause première » de cette débâcle. Tout le monde semble remarquer les arbres mais personne ne s’intéresse à la foret.

En bon disciple d’Aristote, il me va falloir donc expliquer aux fidèles lecteurs de l’IDL qu’elle est donc la cause première derrière ces mouvements qui pourraient bien être le début de quelque chose de fort désagréable. Et la cause première de tous les ennuis que nous risquons d’avoir est une invraisemblable erreur de politique monétaire faite par la banque centrale Américaine.

Je m’explique.

Une banque centrale peut agir sur deux variables; la quantité de monnaie et/ou le prix de la monnaie et la Fed a agi sur les deux. Pendant la crise de 2008 -2009, elle a massivement augmenté la quantité de monnaie et fait écrouler les taux courts, ce qui était normal. Depuis, et devant l’écroulement de la vitesse de circulation de la monnaie , elle a continué à faire croitre la masse monétaire au travers des opérations dites de QE, ce qui était très bien.

Mais là ou l’erreur a été commise c’est qu’elle a décidé de maintenir les taux courts à zéro c’ est à dire d’offrir une rentabilité négative à l’épargnant.

Cette politique, à moyen terme a des effets désastreux tant sur l’économie domestique que sur l’économie internationale.

Dans le papier de cette semaine, je voudrais revenir une fois encore sur les dégâts qu’une telle politique a sur les économies en dehors des USA.

Chaque monnaie a trois fonctions
  • C’est un outil de mesure des valeurs marchandes
  • C’est un moyen d’échange qui permet d’éviter le troc
  • C’est une réserve de valeur qui permet la constitution de l’épargne

Le dollar est en plus la monnaie de réserve du monde, ce qui veut dire que les autres pays acceptent d’être payés en dollars lorsqu’ils commercent les uns avec les autres.

Lorsque la Fed décide de maintenir des taux réels négatifs, ce qui est le cas aujourd’hui avec des taux à zéro et une inflation entre 1 % et 2 %, elle envoie le message suivant à tous les épargnants en dehors des USA : ‘Nous ne voulons pas de votre argent et donc, nous ne sommes pas prêts à le rémunérer » . Les épargnants reçoivent le message cinq sur cinq et cessent d’envoyer leur argent vers les USA et de ce fait le taux de change du dollar s’écroule .

Cette première phase a eu lieu grosso modo de 2002 a 2007.

Mais le dollar ne va pas baisser jusqu’ à la fin des temps.

Aprés un certain temps (aux alentours de 2007) , le dollar va devenir très sous évalué et là, il va cesser de baisser pour se maintenir mettons aux alentour d’une horizontale. Pourquoi? Parce que les monnaies retournent toujours à la parité des pouvoirs d’achat disent les économistes (voir mon article sur ce sujet). Si le dollar est sous évalué de 20 %, si je ne suis pas pressé, je peux acheter du dollar et engranger à terme une plus value de 25% (je passe de 80 a 100), qui me compensera et au delà pour les intérêts que je n’ai pas touché.

Normalement, le dollar devrait se mettre à monter, mais comme la banque centrale maintient les taux à zéro, tout le monde comprend qu’elle ne veut pas que le dollar monte et attend donc l’arme au pied pour l’acheter et il continue donc à se trainer a son niveau sous évalué.

Résumons nous: Le « faux prix » sur les taux d’intérêts US amène à un deuxième « faux prix » mais cette fois ci sur le taux de change du dollar.

Or TOUS les prix dans notre système capitaliste dépendent d’une façon ou d’une autre de ces deux prix, ce qui veut dire que l plus personne ne peut prendre une décision rationnelle et que tout se grippe.

Dans les lignes qui suivent , je vais montrer la logique qui préside au dérèglement du commerce international’ laissant de cote les dérèglements à l’intérieur des Etats-Unis

Avec un dollar sous évalué, les comptes courants (c’est à dire la balance commerciale, ou CC dans la suite de l’article) commencent à s’améliorer, en général avec un délai d’environ trois ans.

Or le dollar est la monnaie de réserve du monde entier, ce qui veut dire une chose et une seule: les USA sont le SEUL pays au monde à ne pas avoir de CONTRAINTE DU COMMERCE EXTERIEUR.

Les USA « soldent » leurs déficits extérieurs en payant leurs créditeurs …en dollars . Et ces dollars, une fois à l’extérieur deviennent les réserves de change des autres pays. Et ces réserves de change servent aux pays tiers à commercer les uns avec les autres , la Corée commerçant avec la Turquie en dollars. C’est ce que Jacques Rueff appelait « le privilège impérial ».

Je ne porte pas de jugement de valeur sur ce système, je dis simplement que c’est le système que nous avons mis en place depuis 1971 et que Les USA sont en train de le détruire, ce qui va causer des dégâts..

Les comptes courants Américains sont donc la source de liquidités primaires pour le développement du commerce international.

Imaginons que les CC, à la suite de la dévaluation sauvage du dollar soient en tain de s’améliorer, ce qui est le cas. Depuis 2006, les CC US sont passés d’un déficit d’environ 7 % du PIB US à un déficit d’environ 3 % du même PIB. Un certain nombre de pays vont se retrouver en récession, ayant « perdu » 4 % du PIB US. Mais certains de ces pays vont aussi se retrouver non seulement en récession, mais aussi avec un déficit de leur commerce extérieur, puisqu’ils ont perdu des parts de marché au bénéfice des USA.Et ces pays ont une contrainte du commerce extérieur. Et ces déficits, ils doivent les solder avec des dollars US, qu’ils ne gagnent plus . Ils vont donc devoir mettre en place une politique extrêmement restrictive pour comprimer la demande interne et faire chuter leurs importations, alors même qu’ils sont en récession, ce qui risque de déclencher une dépression donc, CHAQUE FOIS que les CC Américains se sont ‘AMELIORES » depuis 1971, nous avons eu une grave crise financière internationale …



Les pays en déficit, qui ont fait des investissements massifs ( et c’est pour ça qu’ils sont en déficit) se retrouvent avec une rentabilité très faible sur ces investissements, concurrencés qu’ils sont par l’appareil de production US opérant à partir d’une monnaie sous évalué. De l’autre coté, toute une série de sociétés aux USA qui auraient du disparaitre restent en vie …

Que voila une merveilleuse mauvaise allocation du capital …

La croissance des pays émergent s’arrêtent donc net et avec elle la croissance du commerce internationale. Or 80 % de la croissance mondiale depuis 10 ans provenait du développement des pays émergents….

Les USA sont en fait en train de faire subir au monde ce que l’Allemagne peut faire subir au reste de l »Europe , grâce à l’Euro…

Dans les années 30, Roosevelt avait cru malin de dévaluer le dollar alors même que les USA avaient des comptes courants extérieurs excédentaires, transformant une vilaine récession US en une dépression mondiale.

Aujourd’hui, les USA ont des CC excédentaires hors énergie et Chine et font la même chose…

Achetez des obligations US et larguez les voiles, si vous ne l’avez déjà fait..

Avis de tempête.



Et Bertez également :
Alerte rouge du Lundi 27 Janvier 2014: Nouvelle alerte sur les marchés, la périphérie craque Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 27/01/2014 (en Français texte en français )
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De sinistres craquements se font entendre dans le monde global de la finance, les premières touchées sont les devises des pays émergents, les assets tanguent, les spreads de risk se tendent, la contagion entre les émergents et le « core » se manifeste par les reculs des cours des banques mondiales. Les Treasuries US et le Bund allemand bénéficient d’achats de « safe haven ». On trinque, y compris sur l’OAT française, on monte de 6 points, spread record depuis 9 mois si nos souvenirs sont bons.

Nous vous demandons de bien vouloir vous reporter à nos articles de Mai, Juin et suivants. Nous avons, à cette époque, analysé les raisons fondamentales de la fragilité des émergents. Nous avons expliqué que la déstabilisation des marchés constituait le risque majeur, analyse qui a été validée peu après à Jackson Hole par les grands banquiers du monde. Ils ont émis un conseil et une recommandation de prudence. Ceci a conduit la Réserve Fédérale américaine à différer son « taper ».

L’analyse est simple et ne vous laissez pas influencer par la propagande de l’establishment. Les marchés de la périphérie sont fragiles et vulnérables à tout accès de risk-off. Un accès de risk-off réduit la liquidité globale, et on vend d’abord ce qui est le plus spéculatif, c’est à dire le plus risqué.

C’est une constante des marchés depuis que le temps est temps: les déstabilisations commencent toujours par les périphéries et, au début, le premier réflexe est toujours d’écarter le risque d’un revers de la main, sous prétexte que c’est loin, petit, et surtout que c’est un cas particulier. Toute la propagande vise précisément à entretenir le mythe du cas particulier, c’est à dire l’idée qu’il ne peut y avoir de contagion. Comme le disait Bernanke à propos des subprimes: le problème est « contained »! On a vu la suite.

Nous sommes en présence d’une vague de risk-off. Voilà la réalité. Va-t-elle monter ? Nul ne le sait, nous sommes dans l’aléatoire, l’incertitude, pas dans la mesure bidon du risque par la volatilité. Le risque est là, à nos portes. Nous ne prétendons pas qu’il va frapper cette fois, surtout pas, car souvenez-vous de notre adage: on sous-estime toujours la capacité des Maîtres à retarder l’inéluctable. C’est peut-être une répétition, un test de la détermination de Yellen à faire jouer le fameux « Put » de la Fed.

La contagion, si le risque frappe à la porte, est dans l’ordre des choses par:

- L’interconnexion bancaire.
- Les besoins de liquidités.
- Les dérivés et le problème de la solidité des contreparties.
- Le mood global, le sentiment, l’humeur, les animal spirits, l’esprit moutonnier.
- Le monstre du carry mondial à partir de la devise de financement, le yen.
- Le regain de tendance à la déflation qui se manifeste un peu partout dans les économies réelles.

Mais la corrélation ultime que tout le monde voit, mais que personne ne perçoit, c’est que tout, absolument tout, n’est que du papier. On croit que, dans la pyramide, il y a une différence entre les devises, le crédit, les bonds, les actions, les dérivés, et bien non, tout cela a un dénominateur commun, un soubassement unique, le papier. La corrélation ultime, c’est la demande mondiale de papiers. C’est à dire de contrats, de conventions fondées sur la confiance et l’ordre. Tant que les arbitrages se font à l’intérieur des classes de différents papiers, le risque est encore loin. C’est le jour où aucun papier ne servira plus de « safe haven » que l’on approchera de la fin. Cette semaine, on a encore recherché les papiers Treasuries US et les Bunds allemands. En revanche, on a eu des touches sur l’or physique très grosses et le métal est à 1276, en hausse de 5,3% depuis le début de l’année.

Nous attirons l’attention sur la vraie situation des marchés: rien n’est à son prix. Tout, absolument tout, est soutenu par la dépréciation implicite des monnaies qui découle, sans se manifester encore, du gonflement des bilans de quasi toutes les grandes Banques Centrales. Un vieil adage boursier dit : tout ce qui est soutenu finit toujours pas tomber. Nous nuançons, c’est vrai à titre de tendance, il y a une tendance de plus en plus difficile à contrer à l’alourdissement de ce qui est soutenu, mais cette tendance produit sa réaction, sa force opposée. On crée de plus en plus de munitions monétaires pour lutter contre la difficulté croissante à maintenir les fausses valeurs. Et, in fine, on peut se trouver dans la situation, type Argentine ou Zimbabwe, où ce ne sont pas les valeurs qui s’ajustent, mais la monnaie. Vous savez que c’est précisément notre scénario préféré.

Voici la liste des « craquements »:

- La muraille de Chine du crédit se fissure, les PMI conjoncturels sont inquiétants, la bulle du crédit chinois est estimée à 23 trillions!

- La Turquie est menacée de chaos économique, politique et social, avec des déficits extérieurs colossaux, la lire turque descend aux enfers

- Le rand sud-africain est menacé, les troubles sociaux déstabilisent un pays fragile et vulnérable

- L’Argentine s’enfonce dans sa énième crise, tout se disloque phase « trois »

- Le Brésil ne sait plus où donner de la tête, quelle politique suivre, dislocation phase « un »

- L’Inde s’achemine à grands pas vers la catastrophe, hémorragie, perte de confiance, fuite devant la monnaie, besoins de refinancements colossaux du secteur bancaire problématiques, on a besoin de 300 milliards sur 2 ans.

Nous ne citons que pour mémoire les indicateurs inquiétants en provenance de l’Indonésie, de la Russie, de la Colombie et du Chili.

La spirale vicieuse a succédé au cercle vertueux. Les devises chutent, les taux montent, le crédit se tarit, les valeurs des assets collatéraux plongent, l’économie ralentit, l’insolvabilité gagne de proche en proche, le risk-off se met en place.

La fragilité du crédit des souverains est multipliée par dix au niveau Corporate en raison de la politique idiote de recherche du rendement à tout prix qui a été provoquée volontairement par les Banques Centrales.

D’où peut venir l’étincelle, le catalyseur ? Personne ne sait tant les foyers dangereux sont multiples.

Nous avons parlé du carry sur le yen, monnaie mondiale de financement de la spéculation. On emprunte en yen, qui est en tendance baissière et ne coûte rien, pour spéculer partout et sur tout.

Le yen a monté cette semaine, cela n’est pas bon. Cela fait des contre-pieds coûteux. Il peut y avoir des effets de ciseaux horribles. Pertes sur les actifs sur lesquels on spécule et pertes sur la monnaie de financement que l’on utilise. Le risque peut également être chinois, là-bas, tout est faux.

Pour clôturer ce panorama d’une semaine qui devrait susciter la vigilance, nous livrons à votre réflexion la remarque suivante: la tendance haussière des marchés qui a prévalu depuis le début des mesure non conventionnelles, et la décision de s’enfoncer dans le mensonge comptable en mars 2009 -FASB 157-, cette tendance haussière n’est pas causée par la réussite des politiques menées, mais par la certitude de plus en plus évidente de leur échec, échec qui conduit et oblige à en faire toujours plus!

8 commentaires:

  1. Charles Gave est constant il avait prédit une chute des émergeant et le retour au pays des dollars (dont une réévaluation du dollard) il y a au moins un ans mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il recommande les obligations US car la montée du dollars ne semble pas avoir beaucoup de potentiel de mon point de vue

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    1. "je ne comprends pas c'est pourquoi il recommande les obligations US "

      Dans les périodes troubles, les investisseurs reviennent à la maison…en lieu sûr si vous préférez et dès que les obligations commenceront à flancher, ils seront déjà ailleurs.

      Suivez JP-Chevalier pour plus de précisions.

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    2. ce qui peut aussi se passer, c'est qu'au lieu de se précipiter sur les obligations US... Les détenteurs de capitaux se mettent à solder leurs dettes... C'est ce qui s'est passé la dernière fois que les émergents ont dérouillé. A la surprise de tout le monde les taux US avaient monté conjointement à la baisse des émergents...

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    3. "A la surprise de tout le monde les taux US avaient monté conjointement à la baisse des émergents..."
      Gave réfléchis comme ci l'occident n'était pas en faillite et toujours hégémonique!
      Le plus gros détenteur de T bond (après les FED, mdr) c'est la chine, si les secousses touchent la chine, nous amis du PCC vendent les 3300 milliard de T bonds et que ce passe t-il???
      Y'a vraiment que les ploutos comme Gave pour croire que les chinois vont tendre la joue, il n'a toujours pas compris que son beau monde fait d'un libre marché au propriété divine est en train de crever!!
      Les oints du seigneurs européiste valent les béat du marché de son espèce, ce sont des fanatiques

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  2. Les taux courts ne peuvent pas être très élevés quand la masse des liquidités émises reste en constante progression. C'est parfaitement IMPOSSIBLE donc d'affirmer que la seule raison du Krach qui s'annonce pour avant Avril tient au fait d'avoir maintenu des taux zéros. C'est parfaitement absurde. Une des erreurs a été de faire marcher la planche à billets, comme jamais, sans avoir commencé à assainir les mécanismes ayant participé à l'émergence des bulles parmi lesquelles la première à avoir explosé a été celle de l'immobilier. La politique du Dollar bas correspond à une période de remboursement des dettes du trésor US. Depuis la fin de la convertibilité du Dollar en or par Nixon en 71, ils ne savent faire que çà. Leur palette de coups fourrés est lamentablement étroit. Ce qui fait que fait impérial ou pas, tout le monde a fini par en décrypter les grimaces. Et c'est bien là la nouveauté, car devant la situation réservée à la zone €, les argentins dont l'économie n'est pas sur les mêmes courbes que celles de l'Espagne, par exemple, anticipent sur un plongeon général. Et les autres vont TOUS suivre. Et pendant ce temps, notre brave Président nous annonce le projet d'un référendum sur la question de l'adhésion de la Turquie à une Europe (sous dialyse), en pleine déroute économique--à deux doigts de dévaluer sa monnaie-- alors que si référendum il devrait y avoir ça serait plutôt celui sur la question de rester ou non dans la zone €.
    Franchement, j'ai l'impression que nous tous, les 66.5 millions de français, nous sommes désormais associés au sort qui a été réservé à Valérie. Amen.

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  3. Mardi 28 janvier 2014 :

    Gérard Miller, Cédric Klapisch et Paul Bocuse ont des comptes en Suisse.

    “Le Monde” publie la liste des contribuables qui ont détenu, ou détiennent encore, un compte outre-Léman. Un impressionnant who’s who qui ne devrait pas laisser Bercy de marbre.

    “un ancien coéquipier de M. Karembeu en équipe de France, lui aussi champion du monde en 1998, titulaire de 1,6 million d’euros chez HSBC, de même que deux monstres sacrés du cinéma français, un humoriste star, une vedette de la chanson, une ancienne Miss France” détiendraient des avoirs en toute illégalité. “Et enfin, un sénateur UDI. Ils n’ont pas donné suite à nos sollicitations”, ajoute Le Monde.

    Le réalisateur Cédric Klapisch (pour 247 000 euros), le psychanalyste médiatique Gérard Miller, l’avocat Michel Tubiana, l’ancien président du Crif Richard Prasquier (qui déclare avoir régularisé sa situation en 2010) et le célèbre cuisinier Paul Bocuse (pour 2,2 millions !) auraient également été titulaires d’un compte non déclaré au fisc français. La plupart plaident l’étourderie, affirment qu’ils ne savaient pas que c’était “illégal” ou qu’ils étaient sur le point de régulariser leur situation…

    http://www.lepoint.fr/societe/gerard-miller-cedric-klapisch-et-paul-bocuse-ont-des-comptes-en-suisse-27-01-2014-1784791_23.php

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  4. Turquie, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Brésil : les commentateurs anglophones sont très inquiets de l'effondrement de ces "fragile five"

    Ces "fragile five" sont en train d'entraîner toute la planète dans leur chute.

    Mardi 28 janvier 2014 :

    Inde : hausse du taux directeur de la Banque centrale de 0,25 point, à 8%.

    La Banque centrale indienne (RBI) a augmenté mardi de 0,25 point son taux directeur, pour le porter à 8%, une décision surprise destinée à maîtriser l'inflation qui reste supérieure à l'objectif visé par l'institution.

    A l'issue d'une réunion à Bombay, la capitale financière indienne, la RBI a annoncé que son taux repo, auquel elle prête aux banques, était relevé à 8%, contre 7,75% auparavant.

    Les économistes estimaient que le taux serait maintenu après l'annonce d'un net ralentissement de la hausse des prix de gros - la statistique la plus suivie pour l'évolution des prix - à 6,16% en décembre sur un an, contre 7,52% le mois précédent.

    Mais le gouverneur de la RBI, Raghuram Rajan, a estimé mardi dans un communiqué que les pressions inflationnistes demeuraient, en particulier en raison d'une progression des prix des services.

    "Il est essentiel de s'attaquer résolument à ces risques inflationnistes afin de stabiliser les perspectives d'inflation, même s'il faut reconnaître que l'économie est faible et que des restrictions budgétaires sont probables au quatrième trimestre (janvier à mars)", a-t-il estimé.

    Alors que les milieux d'affaires ont plaidé pour une baisse des taux afin de soutenir la croissance et doper l'investissement, une telle réduction accroîtrait aussi la pression sur la roupie, qui a chuté lundi à son plus bas niveau de ces deux derniers mois.

    Depuis l'arrivée de Raghuram Rajan à sa tête début septembre, la Banque centrale indienne a déjà relevé ses taux par deux fois, en septembre et en octobre, pour contrer l'inflation. Mais elle a ensuite surpris les marchés en décembre en maintenant ses taux alors même que l'inflation accélérait pour atteindre un sommet en 14 mois.

    http://www.romandie.com/news/n/Inde_hausse_du_taux_directeur_de_la_Banque_centrale_de_025_point_a_811280120140731.asp

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  5. Et le gold dans tout ça ?

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