lundi 27 janvier 2014

Dérouillée émergente

Turquie, Argentine, Chine, Inde, tout ceci a été évoqué sur le blog, mais ça a semblé cristalliser vendredi dernier... Ça tangue...

Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement chez Carmignac Gestion
BFM Business, 27/01/2014 (en Français texte en français )
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Accumulation de signaux économiques douteux
hashtable, H16, 27/01/2014 (en Français texte en français )
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Il y a tout d’abord l’Argentine, dont la monnaie s’est effondrée à tel point que le gouvernement (socialiste, est-ce nécessaire de le rappeler) argentin a été obligé d’abandonner le contrôle des changes.





Start of a Global Currency Crisis?
Mish's Global Economic Trend Analysis, Mike Shedlock, 26/01/2014 (traduire en Français texte en anglais )
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Turkish Lira vs. US Dollar

Already fragile Greece is particularly exposed to the Eurasian republic. Turkish credit as a proportion of total Greek bank assets stands at over 5%, compared to 0.7% for the next two largest (Dutch and UK banks).

8 commentaires:

  1. Content que tu reprennes du service...
    Aqua.

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  2. La dernière courbe est bien celle de la monnaie turque ?
    C'est la gamelle générale qui se profile à un horizon de quelques semaines..... gamelle !!

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  3. Interessant comme l'oeil Wall Street ne peut se détacher de son nombril:
    Si le commerce international avec la Chine baisse, c'est en grande partie conséquence de leur stratégie de développement de leur marché intérieur. C'est une bonne nouvelle pour eux, une mauvaise pour Wall Street.
    Imaginer une ligne entre ce qui se passe en Argentine, Turquie et Ukraine n'a aucun sens, et ceux-là ne représentent qu'une petite portion des "Emergents", par ailleurs entité totalement hétérogène. Après, ces émergents sont plus ou moins sensibles aux variations des flux financiers et des taux.
    Conclusion: si certes quelques émergents font n'importe quoi en ce moment, ceux qui prennent peur ce sont les grands manitous dont la machinerie est si complexe et si fragile que le battement d'une aile de papillon à Buenos Aires déclenche une tempête sur Wall Street...

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  4. Lundi 27 janvier 2014 :

    Etats en difficulté : la Buba prône une taxe sur le patrimoine.

    La Banque centrale allemande, la Bundesbank, a défendu l'idée d'une taxe sur le patrimoine privé pour les Etats menacés de banqueroute, avant qu'ils ne réclament l'aide de leurs partenaires, dans son rapport mensuel publié lundi.

    Une telle taxe "correspond au principe de responsabilité nationale, selon lequel les contribuables sont responsables des obligations de leur gouvernement avant de réclamer la solidarité des autres Etats", a expliqué la Bundesbank, sans davantage préciser son idée.

    "Mais sa mise en oeuvre est difficile et risquée, a-t-elle ajouté, soulignant qu'elle doit intervenir dans des situations exceptionnelles comme la nécessité d'éviter qu'un Etat ne devienne insolvable."

    Rappel :

    Quels sont les Etats européens insolvables ?

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,310 milliards d’euros, soit 171,8 % du PIB.
    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2068,722 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 210,965 milliards d’euros, soit 128,7 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 204,696 milliards d’euros, soit 124,8 % du PIB.
    5- Chypre : dette publique de 18,403 milliards d’euros, soit 109,6 % du PIB.
    6- Belgique : dette publique de 393,603 milliards d’euros, soit 103,7 % du PIB.
    7- Espagne : dette publique de 954,863 milliards d’euros, soit 93,4 % du PIB.
    8- France : dette publique de 1900,848 milliards d’euros, soit 92,7 % du PIB.
    9- Royaume-Uni : dette publique de 1431,399 milliards de livres sterling, soit 89,1 % du PIB.

    http://www.romandie.com/news/n/UEEtats_en_difficultla_Buba_prune_taxe_sur_le_patrimoine_RP_270120141455-17-441059.asp

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  5. Certains étudiants de Grenoble où j'habite entretiennent depuis 8 ans sur le campus un potager autogéré. Aujourd'hui ils sont traînés devant la justice, voici leur dernière lettre :
    "Nous cultivons collectivement depuis 8 ans deux belles parcelles de potager autogérées et squattées sous les fenêtres de l’Université de Grenoble. Trophée ou mémoire du mouvement d’occupation anti CPE, ces jardins sont avant tout un espace de liberté pour les habitant-e-s du campus.
    Chaque semaine, nous partageons d’agréables après-midi les mains et les pieds dans la terre, à produire une nourriture autrement gastronomique que celle des RU industriels. La survie de ces jardins est le fruit d’un rapport de force permanent depuis leur création.
    Seulement voilà... nous n’échappons pas à la logique de « grands projets inutiles » de la « gauche caterpillar ». La ville de grenoble subit depuis plusieurs années l’énorme pression de la technopôle scientifique et de l’urbanisme sécuritaire pour lesquels le campus est aux avants postes. Pour céder la place à un délirant « campus de l’innovation » à plusieurs dizaines de millions qui produira demain les gadgets les plus pénibles et les technicien-ne-s les plus dévoué-e-s, la direction du PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) fait place nette.
    Et ce n’est pas tout à fait une surprise : depuis que ce conseil des sages, élu par personne, compte en ses rangs des représentant-e-s d’entreprises du « bassin d’emploi », toutes les initiatives autogérées ou en gestion étudiante en ont pris un coup. « Ce n’est pas le rôle des étudiants de gérer ces choses là. », dira le directeur Claude Calvayrac en retirant aux associations étudiantes la gestion d’un de leurs lieu de vie, EVE. Ce bouillonnement populaire bailloné cherche alors à s’exprimer par des moyens différents comme la réoccupation de bâtiments vides et l’organisation d’événements gratuits et libres, comme c’est le cas du collectif « La Poudrière », expulsé lui aussi récemment.

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  6. [SUITE]
    Courant 2013, nous avons appris qu’un projet « d’esplanade conviviale à dominante verte » devait remplacer les jardins d’utopies. Une idée tout droit venue de la direction du développement durable du campus, dans le cadre de l’opération campus qui doit voir sortir de terre de nombreux laboratoires publics-privés. Ainsi, nous avons reçu la visite d’huissiers et de la police dressant un procès verbal aussi hilarant que déconcertant. « constatons la présence de légumes poussant en pleine terre... ayant provoqué la disparition de la pelouse en gazon... ».
    Arbitraire supercherie du « greenwashing » pour une fac au service du pire des mondes possibles (nanotechnologies, biotechnologies, managment de l’énergie,etc...), qui n’hésite pas à acheter à son personnel des clés USB en bois d’érable pour signifier son engagement envers « la planète ».
    Après quatre mois d’attente, voici le collectif convoqué au tribunal pour contravention de grande voirie. L’expulsion des jardins d’utopies parachèverait le projet de faire de l’université un temple à l’idéologie du progrès, à la croissance, et produisant en série des individus dépendants au système, incapables de se rapproprier leur vie, ou même de l’envisager un jour. En huit ans d’existence, beaucoup de gens sont passés par là, et nous avons tissé une vaste toile de soutiens. Une pétition lancée quelques jours après le procès verbal a recueilli quelques 6000 signatures. Nous recevons de nombreux messages d’encouragements et témoignages pour le procès. Plusieurs paysan-ne-s de la région sont impliqués, ainsi que de nombreux grenobloi-se-s. Néanmoins, la menace est très sérieuse et nous avons besoin de tous les relais et bonnes volontés. Évidemment, nous n’envisageons pas de quitter les lieux (les amendes encourues sont de 1500 euros par personne par jour d’occupation... sur huit ans !) Il est également très utile d’appeler la direction de l’aménagement durable pour dire ce que vous pensez de ce projet d’esplanade de la convivialité verte : Tél. : 04 76 82 40 55, demander Jean-François Vaillant. Projet inutile, expulsion imminente : plus de doute, les jardins d’utopie sont aussi une Zone A Défendre. Nous ne nous laisserons pas faire.

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    1. une solution:plantez vos cultures dans les jardins et plates-bandes publiques.mettez des graines partout,ça ils ne pourront pas le controler

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    2. Je plussois Anonyme 05:36 (se lève tôt, lui !)

      Un projet juste ne prospère pas avec des moyens illégaux.
      Sur le plan symbolique, vous serez perçus comme le passéisme brimant les recherches d'avenir (celui qui voit loin sait que c'est l'inverse, mais les apparences sont contre vous).

      Je vous conseillerais plutôt un repli en bon ordre en jouant à fond sur le capital victimisation auprès des média, pour mettre en avant qu'un développement durable est avant tout harmonieux et que le tout-béton est une impasse (s'inspirer ici du modèle Shanghai).
      Vous ferez bien mieux passer votre message.
      Ou reprenez le modèle cubain : cultivez sur les terrasses, les toits. Réinvestissez le tissu urbain.

      La Révolution verte est une vague citoyenne, pacifique et légale.

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