mercredi 1 janvier 2014

h16 : Un futur plein d’avenir

C'est clair que ce n'est pas ma ligne.

Et on pourra retourner le truc dans tous les sens, je reste persuadé qu'il n'y aura pas de ressources pour que 4 milliards de consommateurs aient le même accès aux ressources qu'un seul milliard 20 ans plus tôt... Pour ce milliard de consommateurs occidental qui consommait seul les ressources de la planète jusqu'en 2000, ça va signifier devoir partager, et forcément, une forte chute du niveau de vie.

Quoi qu'il en soit, l'article est intéressant, et montre que la religion du progrès a encore des cartouches sous le coude, même si à mon avis, le mur des ressources reste entier...

Et au passage, j'en profite pour vous souhaiter une bonne année. Il paraît que ça se fait, même si cet exercice du bonané m'apparaît de plus en plus surfait, fastidieux, voire à la limite du pénible...

Un futur plein d’avenir
hashtable, H16, 01/01/2014 (en Français texte en français )
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Ça y est, nous y sommes : 2013 est remballée, 2014 vient de sortir, toute neuve ! Normalement, ici, le rédacteur moyen insère une petite phrase bateau du style « je vous la souhaite bonne avec santé et amour » ou une autre puissante pensée issue en droite ligne d’un de ces petits biscuits chinois qui achèvent un repas, généralement plantureux en cette période.

Ensuite, le rédacteur, qui est autant moyen qu’imbibé (il faut bien ça de nos jours) en rajoutera une couche pour se lamenter sur les terribles vexations (fiscales, politiques, économiques) qui nous attendent, puis tentera de faire rire en ajoutant une petite pensée confucianiste ou simplement confuse pour conclure sous les applaudissement polis d’un lectorat lui même très émoussé.


Et le rédacteur moyen aurait bien tort de se priver : ce ne sont pas les sujets d’atermoiements qui manquent. La France inquiète, son président consterne et son gouvernement effare.

Mais pas cette fois. Enfin, je veux dire que même si j’entends bien vous souhaiter une excellente année 2014, disons que je n’ai pas envie de m’attarder sur les prochaines prouesses électorales que le pays va connaître et encore moins sur les troubles économiques certains qu’il va traverser. Non, cette fois, je veux parler d’un avenir qui se jouera peut-être sans la France, mais qui offre néanmoins des perspectives plus que réjouissantes.

Ici, je pourrais, à l’instar de Guillaume Nicoulaud dans son excellent article paru récemment sur Contrepoints, revenir sur les trente dernières années et constater à quel point elles furent décisives pour faire sortir un nombre toujours croissant de personnes de la pauvreté.

Je préfère cependant regarder le futur, qui continue de se remplir de promesses alléchantes. En effet, pour qui s’informe du monde par-delà les frontières de la Hollandie Démocratique Socialiste, si tout n’est certes pas rose, il y a quelques solides raisons de penser que la situation s’améliore pour l’Humanité.

Ainsi voit-on se multiplier les solutions concrètes à deux défis majeurs : l’accès à l’eau potable d’une part et à l’énergie d’autre part.

Pour l’eau potable, la récente découverte d’une nappe phréatique géante (on parle de 200 km³ !) au Kenya pave la voie à d’autres découvertes ; Alain Gachet, le Français (eh oui), auteur du système à l’origine de celle-ci, explique en effet qu’on va pouvoir, grâce à son expertise et sa technologie, trouver de l’eau partout dans le monde. Pour beaucoup de pays, cela représente une véritable révolution capable de sortir leurs populations de la misère dans laquelle le manque d’eau les contraint à vivre. On peut s’étonner de la modeste médiatisation d’une telle découverte ; l’actualité est trop encombrée de quenelles, semble-t-il.

Quant à l’énergie, j’ai bien sûr déjà évoqué les développements actuels dans la filière du Thorium (en Chine, au Canada, en Allemagne, en Inde, en Israël, au Japon, en Norvège, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne), ce qui permet de continuer à rester extrêmement confiant devant les alarmistes du peak oil qui n’en finit pas de ne pas arriver. Mais de façon générale, la recherche d’autres méthodes efficaces de stockage d’énergie continue de plus belle.

Ainsi, pour la production de pétrole à partir d’algues, véritable serpent de mer écolo/économique, des avancées notoires ont été rapportées dans les derniers mois de 2013 qui permettent un optimisme raisonnable ; pour le moment en effet, l’équation économique renvoyait cette technique particulière dans le domaine des lubies non rentables : pour obtenir la précieuse huile, il fallait jusqu’à présent séparer l’eau contenue dans les algues (par séchage) ce qui coûtait en temps et en énergie. Le procédé développé au PNNL, Pacific Northwest National Laboratory, par l’équipe de Doug Elliott, permet à présent de passer directement des algues humides au pétrole sans ce séchage préalable. Bien évidement, là encore, il y a fort loin de la recherche à l’étape industrielle, mais le simple fait qu’il existe maintenant une telle technologie permet d’atténuer les pessimismes.

Du côté des batteries électriques, les récentes recherches et l’utilisation ingénieuse de l’impression 3D ont permis de produire des batteries minuscules avec un très bon rendement. Sans présager d’une industrialisation massive qui sera, on s’en doute, assez complexe, des solutions se dessinent donc nettement de ce côté.

Et puisqu’on parle d’impression 3D, notons l’usage de plus en plus poussé de cette technique. Très clairement, là où l’impression 2D a connu son heure de gloire lorsque la couleur est devenue abordable pour le plus grand nombre, et que, de nos jours, n’importe qui peut disposer d’une imprimante pour moins de 100€, l’impression 3D est encore loin d’arriver au même résultat. Et si l’on peut trouver pratique d’imprimer chez soi son billet de train ou ses photos de vacances, le besoin courant d’impression d’objets reste anecdotique.

En revanche, la technique est très prometteuse puisqu’elle abaisse considérablement le coût des objets uniques. Or, la médecine constitue le domaine roi de l’objet unique, qui, s’il n’est adapté qu’à un seul individu, n’en demeure pas moins très rentable voir vital. C’est le cas, bien sûr, des prothèses à façon ; l’année 2013 a vu se multiplier les vidéos expliquant comment tel amputé, en recourant à l’impression 3D, a pu obtenir un usage satisfaisant d’une prothèse trop coûteuse si elle avait été réalisée autrement. Et ce qui marche pour des prothèses semble fonctionner pour des cellules organiques ; dans un avenir possiblement proche, tissus et organes seront littéralement imprimés pour vous.

Et comment parler d’avenir sans parler déplacements ? Ici, ceux qui me lisent régulièrement penseront immédiatement aux billets dans lesquels je relate le développement des voitures autonomes et ils auront raison puisque certains constructeurs ont déjà mis une date sur l’apparition dans le commerce de tels engins. Et 2020 n’est pas très loin (6 ans). Mais à la limite, je préfère m’attarder sur une autre technologie, elle aussi en pleine expansion : celle des drones.

Si ces derniers sont évidemment porteurs de menaces très nettes en matière de libertés civiles, d’atteinte à la vie privée, en ce qu’ils permettent (par exemple) un flicage précis et omniprésent, ou représentent un bond en avant inquiétant en terme d’armes volantes, il ne faudrait cependant pas voir exclusivement le verre à moitié vide. Les drones sont aussi les vecteurs potentiels de changements majeurs de paradigmes.

Récemment, ils ont été évoqués comme moyen de distribution pour Amazon ; deux minutes d’analyse permettent bien sûr de refroidir tout enthousiasme à ce sujet. Cependant, derrière les annonces médiatiques d’un Jeff Bezos malin, on peut aussi trouver des projets bien plus sérieux. Celui d’Andreas Raptopoulos est, par exemple, porteur d’immenses promesses d’ores et déjà réalisables avec les techniques modernes. Si l’idée de distribution d’Amazon souffre de problèmes légaux (le survol de zone densément peuplées par des engins trimballant des kilos de charge pose de gros problèmes de sécurité) et économiques (la rentabilité face à un coursier en scooter est catastrophique), celui de Raptopoulos s’en affranchit fort bien.

La vidéo suivante, que je vous encourage à regarder (vous avez le temps, on est le premier janvier, hein), explique fort bien ce qu’il compte mettre en place. Le plus intéressant n’est pas que l’idée est, dans ses conséquences d’organisation, révolutionnaires, mais dans le fait qu’actuellement, elle est réalisable techniquement :



J’ai choisi les quelques éléments de ce billet parce qu’ils ont chacun le pouvoir de changer profondément les vies de millions d’individus sur la planète et montrent de façon éclatante que si l’avenir est rempli d’incertitudes, si l’on peut certainement y voir les germes de désordres ou de problèmes, on peut aussi y découvrir d’immenses espoirs de révolutions douces, de bénéfices partagés et de progrès concrets. Le tropisme naturel des médias les force à s’attarder sur les trains en retard ; ceux qui arrivent à l’heure n’ont que rarement droit de cité. Et ceux qui arrivent en avance et amènent avec eux ce qu’on attendait le plus sont oubliés au milieu du flot banal des turpitudes humaines.

L’Humanité s’est engagé dans un combat plusieurs fois millénaire pour l’amélioration de ses conditions d’existence. Et depuis peu, elle est en train de le gagner. Je vous souhaite une bonne année 2014.

22 commentaires:

  1. perso je prends les analyses du monsieur avec des gants. Dernièrement ce dernier n'a pas manqué de faire de l'idéologie, voir de la religion, saupoudré de réflex pavlovien.

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  2. mwai...... celui là même qui écrivait des articles prometteurs sur le gaz de schiste ou le bitcoin. Mais là dernièrement on en parle plus....

    L'auteur est complètement aveuglé par son libéralisme excessif. Il croit en tous les mythes ...relisez ses folles interventions sur le gaz de shiste ou le bitcoin pour bien vous rendre compte de la folie.

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  3. Quel journaliste médiocre ! Il commence par "ce petit livre" puis ce "beau petit livre"... Mais qui est-il donc pour qualifier ainsi un livre ?

    La médiocrité est et restera donc l'un des signes forts du bipède de l'année 2014. Beurk !

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  4. Oui c'est claire, bonne santé quand même, bon mariage pour tous et bonne TVA à 20% profite bien l'année prochaine ce sera peut-être 23 ou 27 et une loi sociétal en moins que l'année suivante, finalement il y aura quelque chose à fêter chaque année.

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  5. Mon dieu que le futur va être formidable!
    On dirait les promesse d' un des articles de "Science et vie" des années cinquantes qui nous promettait un avenir radieux dans les années 2000.
    Après les surgénérateurs,après le gaz de schiste on nous fait maintenant le coup du thorium...
    Serrez les fesses maintenant mais après vous aurez un avenir formidable!
    Ce sont les mêmes qui nous ont fait le coup du " trickle down effect (ruissellement) cad d'accord maintenant vous vous serrez la ceinture et nous on s'empiffre , mais après vous verrez comme vous allez être ,vous aussi,riche et heureux...
    Toujours nous manipuler avec des promesses et l'espoir .
    L'homme ne fonctionne pas (encore!) au thorium mais comme toujours aux endorphines cad avec l'espoir (religion,politique,technologies...) HOPE IS DOPE!

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  6. Un autre article plus fouillé sur les raisons de l'optimisme (exposé au dernier Leweb):
    http://www.fabricegrinda.com/personal-musings/the-case-for-optimism/

    Quelques remarques, sur le futur au delà de 2014:
    1. il ne s'agit pas d'amener la planète entière à un style de vie occidental précis: l'important est d'améliorer pour chaque peuple sa qualité de vie. Les émergents sont aujourd'hui dans leur grand majorité très enthousiastes car la santé s'améliore, l'habitat s'améliore, le travail est moins pénible. Oui, il est irréaliste de penser que tous mangeront des T-bones en 2100. Mais tous mangeront sans doute des steaks à base d'insectes qui seront tout à fait savoureux, sains et acceptés. Il n'y a pas dans ces pays de nostalgie mais une grande curiosité d'un meilleur futur. Garder en tête: le bonheur est relatif, et pour la plupart, les choses s'améliorent.
    2. le pessimisme aujourd'hui est justifiable pour certains pays en chute libre (Espagne ou Grèce par exemple), et pour eux le futur est triste. En France il s'agit d'une grande peur de perdre une supériorité historique, qui se traduit par un blocage total, au lieu de provoquer un sursaut d'innovation et d'imagination: c'est un choix.
    3. Il existe une énorme quantité de projets scientifiques dont bien sûr beaucoup n'aboutiront jamais, mais qui permettent de développer de nouvelles énergies ou technologies et finalement échapper aux peaks. Il ne s'agit pas d'imaginer out le monde en petite voiture volante, mais si les vêtements portent des capteurs capables d'optimiser la santé en préventif et curatif, le gain en qualité de vie sera énorme.
    4. Certes la démographie est un mur réel, mais avec le développement elle baisse.
    5. Plus les gens sont informées, plus le risque de dictature baisse ou de guerres mondiales car elles réagiront à temps et ne seront pas dupes sur les discours. On commence à voir ca en France d'ailleurs, mais aussi aux USA.
    6. Bien sûr que des crises sont à venir, des guerres locales, des épidémies, des catastrophes naturelles, des pénuries d'eau ou d'aliments, qui provoqueront des drames humains, mais en comparaison avec l'histoire de l'humanité, les capacités de réaction sont déjà bien supérieures.
    7. On s'achemine vers une société mondiale davantage segmentée, avec de riches actifs globalisés et une masse localisée. Certaines technologies seront inaccessibles à beaucoup, comme c'est déjà le cas aujourd'hui. Mais globalement tous y gagneront, sauf les classes moyennes des pays riches d'aujourd'hui. Et encore, ce n'est pas si simple: certes les vacances au bout du monde pour eux disparaitront, mais comme le reste du monde ils auront accès à de l'énergie à bas coût, à plus de temps libre, un habitat agréable, plus d'accès à l'information, etc.

    Donc à moins d'être nombriliste et de refuser de se bouger en se crispant sur une image d'épinal qui ne correspond plus à rien, force est de constater que les choses se présentent plutôt bien.

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    1. Certes. Pour le monde vu dans son entièreté.

      Sauf que moi, je suis pas citoyen du monde. Tout au plus je suis français, et plus spécifiquement aquitain. Tant mieux pour les chinois et les maliens, mais mon quotidien à moi, ce n'est pas le leur.

      Et tu le dis toi même :
      "globalement tous y gagneront, sauf les classes moyennes des pays riches d'aujourd'hui"

      Ça tombe mal, je suis de ceux là, comme 80% des français...

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    2. Tes ancêtres étaient jurassiens, tu es aquitain aujourd'hui, dans 20 ans qui sait, et pour tes enfants encore moins...

      Ce que je ne comprends pas, c'est cette crispation francaise face à l'évolution du monde. Les chinois et maliens se bougent, tant mieux pour eux. Pourquoi pas nous?

      La France d'il y a un siècle était pleine d'ingénieurs et d'artistes dynamiques, qui inventaient des voitures, des avions, le cinéma, fabriquaient la Tour Eiffel, rêvaient par l'impressionisme, tout cela en prenant des risques, souvent avec des accidents. Mais il y avait une foi dans le fameux génie francais, cette capacité unique de lier technique et art pour développer un mieux être. Pourquoi aujourd'hui ne pas faire revivre cet élan?
      Serait-ce parce qu'on s'est trop habitués à attendre des solutions qui vienent du haut, en particulier de la classe politique (corrompue et incapable comme on le sait)?
      Serait-ce parce que la vie trop facile nous a engourdi rendu incapable de nous lever du canapé?

      Debout! Rêvons en concret, chacun à son niveau!
      Des idées? A lire: "Le Rebond économique de la France" http://www.amazon.fr/Rebond-%C3%A9conomique-France-Vincent-Lorphelin/dp/2744065129

      Contrairement à d'autres, on a encore largement de graisse nécessaire pour prendre des risques et surprendre tout le monde, à commencer par nous-mêmes.

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    3. Je suis d'accord avec toi Tonio : dans le grand ordre des choses, les drones qui apportent des "médicaments", ou les échantillons de sang à l'hosto pour analyse VIH en Afrique... je m'en tamponne.

      Et pour dire les choses encore plus crûment : c'est de la folie.

      La folie du "toujours plus" démographique.

      A quoi sert ce "toujours plus" s'il n'est pas accompagné d'une réelle augmentation du niveau de vie ? D'une réelle éducation ?

      A quoi ça sert de sauver un bébé africain du paludisme... si c'est pour ensuite le laisser crever de faim, de misère dans un township, un bidonville, ou pour en faire ensuite un enfant-soldat qui découpera à la machette ses camarades, ou un criminel analphabète ?

      Je force le trait... mais "quand même"... il est stupéfiant que l'on n'ose pas poser les vraies questions, dans leurs vrais termes.

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    4. "Mais tous mangeront sans doute des steaks à base d'insectes qui seront tout à fait savoureux, sains et acceptés"... c'est un conception de l'humanité... Tu sais aussi qu'il y a des civilisations qui sont arrivées à perdurer culturellement sur des millénaires, et qui auraient certainement pu perdurer autant de temps si le pire des fléau ne leur était pas tombé dessus : la civilisation européenne. Enfin je suis Français, et c'est justement parce que j'aime la France et l'Histoire que quand quelqu'un proclame "la fin de l'Histoire", sous un dehors neutre c'est justement la pire des idéologies.

      Maintenant si au regard du saccage infernal que l'homme chosifié a réussi à infliger à lui-même et à son milieu d'origine, la Nature, en quelques décennies, c'est formidable ton optimisme. Les pays émergents sont dans l'illusion que nous avons nous-même vécue jusqu'ici, ils ne sont pas conscients de tout ce qu'ils sont en train de perdre irréversiblement juste pour s'asseoir devant un écran (un écran par définition, "fait écran" entre soi et la réalité d'ailleurs).

      La vraie question, c'est celle des besoins humains réels, et du contrôle de la production et de la recherche. Arrêtons avec ce marché qui ne contrôle rien. Ré-orientons tous ces capitaux inhumains vers le développement d'une véritable autonomie (travail, habitat, alimentation, coopération à échelle humaine), d'une agriculture pérenne et portant la vie, et mettons le paquet sur la recherche médicale, la seule foncièrement utile. Autonomie et santé.

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    5. @Anonyme du 01/01/2014 15:02;

      Tout d'abord mes meilleurs vœux à toutes et à tous, surtout côté santé.

      ..."Donc à moins d'être nombriliste et de refuser de se bouger en se crispant sur une image d'épinal qui ne correspond plus à rien, force est de constater que les choses se présentent plutôt bien.".....
      Se bouger....oui, mais comment ?
      En saccageant l'environnement, en épuisant les ressources halieutiques, en établissant artificiellement des zones sans pouvoir d'achat où toutes les formes de rackets sociaux peuvent s'y exercer et d'autres zones destinées pour une période impartie à consommer et à n'exister que par la sur-consommation de biens et produits fournis par les premières zones ?? L'aveuglement béa et candide pour un système qui a instauré l'exploitation systématique du principe des différentiels pour le bénéfice d'une minorité dont la soif de pouvoir ne sera jamais étanchée ??
      Se bouger pour épuiser toutes les ressources d'un continent et s'en aller aussitôt plus plus loin pour recommencer et transformer la planète en Terre en planète sans vie ?
      Ou se bouger pour semer une autre civilisation, moins hétérotrophe, plus autotrophe ?
      On peut dénoncer les limites atteintes par un libéralisme cannibale sans forcément être un sédentaire en voie de fossilisation, aussi.

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  7. C'est un littéraire, il n'y comprends rien a tous ces techno et ne sais pas faire un calcul de rendement (pas plus que les journalistes). Mais le thorium dans 30 ans est possible.

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    1. Le Thorium a été laissé de coté car les grands pays développés ont mis leur efforts sur la filière uranium, qui était beaucoup plus attractive pour les applications militaires ( production de plutonium ). Il y a du potentiel, mais ça implique de recréer une filière nucléaire entière ... Faut mettre un très gros chèque sur la table pour qui se lancera.

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    2. Oui le Thorium il y a des prototypes depuis les années 50 ou 60 je sais plus.
      Mais une filière industrielle ? Non.
      Et ça ne va pas sortir du sol en 1 an, même avec des myards (qu'on n'a plus soit dit en passant).

      Donc, je maintient : d'ici à 30 ans peut-être, on verra. En attendant, l'heure tourne, les comptes des compagnies pétrolières commencent à montrer de signes de faiblesse, et je maintient que le signal fort du pic pétrolier sera la faillite d'une major.

      Déjà que tout se déstabilise alors qu'on est censé avoir tout plein de pétrole, qu'est-ce que ça va être quand la production va faiblir ;-) !

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  8. salut Tonio, ouaip pareil, le bonané est une corvée, surtout quand on a conscience qu'une crise financière énorme peut péter dès demain.

    j'ai lu "Quel futur pour les métaux ? : Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société", dont un graphique avait été présenté sur ce blog. Très intéressant. Je le recommande.

    je pense lire "La grande saignée - Contre le cataclysme financier à venir" de Francois Morin. Quelqu'un ici l'a lu ?

    sinon, il y a aussi "Crise financière : Pourquoi les gouvernements ne font rien" de JM Naulot.
    http://www.youtube.com/watch?v=c5DGKLDp3bg

    bonne lecture
    yongtai

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  9. La bonne années est une tradition qui remonte à très loin, les traces les plus veille sont la Babylone antique (non je n'ai pas dit babae! :) ) ou elles étaient la fête la plus importante.
    Donc bonne années et bonne santé et le paradis à la fin de votre vie.

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  10. Bonne année, Tonio, et merci pour votre blog qui est une source précieuse et aussi une raison de ne pas désespérer, tant est important en ces temps rudes et troublés le sentiment qu'on n'est pput-être as dingue finalement, , puisqu'on n'est pas seul à voir les choses telles que ceux qui tiennent le haut du pavé ne les voient pas...

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  11. Bonne année, Tonio, et merci pour votre blog qui est une source précieuse et aussi une raison de ne pas désespérer, tant est important en ces temps rudes et troublés le sentiment qu'on n'est pput-être as dingue finalement, , puisqu'on n'est pas seul à voir les choses telles que ceux qui tiennent le haut du pavé ne les voient pas...

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  12. C'était amusant, hier, lors du repas que j'organisais avec des amis, quelqu'un a demandé ce qu'on pouvait souhaiter pour 2014.
    Gros et lourd silence...

    Tout ce que j'ai pu suggérer c'est : "qu'elle soit le moins pourrie possible".

    C'est ce que vous souhaite à tous, mes amis, si vous êtes un minimum réalistes.
    Mais bon, ce qui est angoissant n'est pas le déclin, mais l'inconnu.
    Une fois que l'on a la conscience claire de ce qu'il faut faire, on le fait.

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  13. La France décroche.. Totalement.

    http://www.businessinsider.com/france-pmi-2014-1

    Neuneu Hollande et sa clique sont cuits.

    On va les faire rôtir bien à coeur en 2014.

    Mettons les en faillite !

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  14. Alors, là, les bras m'en tombent !

    Quid de :
    - la disparition du poisson dans les mers
    - de l'extrême pollution des eaux de la planète ?
    - de l'inexistence de solution de remplacement pour le pétrole (Voir Jancovici)
    - de la désertification croissante ?
    - de la dette exponentielle

    J'arrête . Ce type est trop nul.

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  15. 2014 une bonne année pour une grande guerre
    article de Graham Allison le danger est plus que réel sur le piège de Thucydide


    lorsque une puissance en croissance rapide représente un défi pour une puissance dominante, des troubles s'ensuivent.
    Dans 11 des 15 cas répertoriés au cours de ses 500 dernières années, le résultat a été la guerre.

    http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=&to=fr&a=http%3A%2F%2Fnationalinterest.org%2Fcommentary%2F2014-good-year-great-war-9652

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