dimanche 26 janvier 2014

La France dans 20 ans: la barbarie sous tutelle de l'Etat

La France dans 20 ans: la barbarie sous tutelle de l'Etat
La lime, Fboizard, 26/01/2014 (en Français texte en français )
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Voici ma vision de la France dans 20 ans (pas celle que je préfère, mais celle qui me paraît la plus vraisemblable) : la barbarie sous tutelle de l'État.

C'est la prolongation de la tendance actuelle.

Sous la pression de l'assistanat, du socialisme et de l'immigration, les liens sociaux ont été détruits. Il n'y a plus en France un peuple français mais des populations vivant sur un territoire administratif qui s'appelle, part coïncidence, République Française. Le «Française» étant purement ornementatif il est voué à disparaitre. Nous dérivons vers la barbarie.

Le rôle de l'État sera, demain comme aujourd'hui, d'empêcher toute reconstitution spontanée des liens sociaux qui pourrait, à terme, remettre en cause sa suprématie. Pour continuer de régner en tyran, l'État empêchera de combattre la barbarie.

Cette reconstitution des liens sociaux ayant pour objet la défense des Français, le principal rôle de l'État sera (là encore, comme aujourd'hui) d'empêcher les Français de se défendre : défense physique (poursuite et condamnation de l'autodéfense), défense démographique (surveillance constante que rien ne fait réellement obstacle à l'invasion migratoire et promotion de l'avortement), défense intellectuelle (promotion du crétinisme, lois anti-blasphématoires du politiquement correct), défense linguistique (corruption du français, encouragement des langues étrangères), défense économique (par l'assommoir fiscal et réglementaire, s'assurer que les Français n'ont pas les moyens de conquérir l'indépendance économique), défense spirituelle (cathophobie compulsive et acharnée).

Ce n'est pas très réjouissant, mais c'est ce que j'ai de plus vraisemblable à vous proposer.

Il faut tout de même considérer que l'histoire est imprévisible et, dans cette incertitude, réside l'espoir.

14 commentaires:

  1. je ne suis pas d'accord pas cette vision de la france. Oui l'état va vers cette barbarie, mais le pays réel n’ira pas aussi loin. Il y a de plus en plus de divergence entre les 2. ça va péter avant. Pour imposer une idéologie sans être en dictature, il faut proposer une qualité de vie, sinon le peuple ne suit pas. On le voie en ce moment que notre élite est en confrontation avec le peuple réel (dieudonné, le mariage pour tous, le bijoutier de Nice). Avec la crise le peuple se réveille, il s'instruit, il essaye de comprendre (j'en suis l'exemple type, fils d'entrepreneur, étude supérieur, intellectuellement j'ai tendance à me tourné vers l'histoire, maintenant je me tourne plus vers la géopolitique et la politique). Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui Soral n'a jamais été aussi écouté (c'est noleau qui le dit dans le grand journal), et que notre président à 15% d'opinion favorable.

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    1. Je viens de lire le livre tiré des cours de Jacques Ellul sur "la pensée marxiste" (c'est plus synthétique et digeste que l’œuvre de Marx, mais formateur), Vous verriez comment Marx a analysé l'état du 19ème siècle et la république, c'est décapant!!
      Franchement plutôt que de suivre l'autre parano de Soral, vous feriez mieux de lire ceux qu'il l'ont inspiré: Marx, Sorel, Gramsci ou Clouscard!!! Il ne faut pas oublier que Soral a été biberonné au PC, tout son bagage intellectuel est marxien!! Son fantasme de rapprochement de la gauche radicale et de la droite non-libérale (nationaliste, chrétienne ou royaliste) c'est le cercle Proudhon de Mauras, c'est vieux d'un siècle!!!
      Je vous pousse une interview d'un vrai intellectuel penseur du socialisme, JC Michéa: http://www.marianne.net/Michea-face-a-la-strategie-Godwin_a234731.html
      Bonnes lectures!!

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    2. Je viens de lire le livre tiré des cours de Jacques Ellul sur "la pensée marxiste" (c'est synthétique, digeste et édifiant), Vous verriez comment Marx a analysé l'état et la république au 19ème siècle, je le conseille à tous ceux qui parle de Marx sans en avoir compris l'apport.
      Franchement plutôt que de suivre l'autre parano de Soral, vous feriez mieux de lire ceux qu'il l'ont inspiré: Marx, Sorel, Gramsci ou Clouscard!!! Il ne faut pas oublier que Soral a été biberonné au PC, tout son bagage intellectuel est marxien!! Son fantasme de rapprochement de la gauche radical et de la droite non-libérale (nationaliste, chrétienne ou royaliste) c'est le cercle Proudhon de Mauras, c'est vieux d'un siècle!!!
      Je vous pousse une interview d'un vrai intellectuel penseur du socialisme, JC Michéa:http://www.marianne.net/Michea-face-a-la-strategie-Godwin_a234731.html
      Bonnes lectures!!

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  2. Voir à ce propos l'article du dernier Monde diplomatique "Comment l'obsession sécuritaire fait muter la démocratie" de Giorgio Agamben. Résumé :

    Les physiocrates (Quesnay) introduisent l'idée de sûreté. On passe à cette époque au paradigme économique comme paradigme dominant de la société européenne pré-capitaliste. C'est la doctrine libérale physiocrate : "laisser faire, laisser passer". On libéralise, on laisse advenir (famine du grain à l'époque), et on gère à l'arrivée. C'est un renversement qui bouleverse la hiérarchie traditionnelle cause/effets. Puisqu'il est vain et coûteux de gouverner les causes, il est plus sûr de gouverner les effets.

    Cet axiome est toujours en vigueur dans nos sociétés, de l'économie à l'écologie, de la politique étrangère à la sécurité intérieure.

    L'auteur se demande si l'on vit vraiment dans des sociétés politiques, en les comparant à la démocratie athénienne. L'historien Christian Meier montre que la politisation de la citoyenneté avait pris alors une forme concrète et institutionnelle. Le citoyen, membre de la "polis", n'était plus défini essentiellement par son appartenance sociale mais par son exercice politique actif. La "polis" était le lieu public, LIBRE, où le citoyen pouvait ressentir dans sa chair sa citoyenneté. Avec distinct de l'autre côté, l' "oikos", la maison (oikos qui donna oikonomia, économie), le privé.
    Aujourd'hui la citoyenneté est devenue une condition purement passive, où action et inaction, public et privé se confondent. Le citoyen est avant tout un sujet de l'Etat qui accepte la soumission de son identité corporelle à des contrôles de plus en plus étroits, dans le privé comme dans le public. On passe d'un Etat démocratique vers un Etat de souveraineté (ancien régime) vers un Etat de population vers un Etat de contrôle.

    Puis enfin on arrive à l'Etat de sécurité (security state).Il n'y a plus de "raison d'état" mais des "raisons de sécurité". La police (de "politia", administration de la cité) devient le rapport de force d'un Etat avec lui-même. En se plaçant sous le signe de la sécurité, l'Etat moderne sort du domaine politique. La police est la main armée et souveraine de l'Etat pour gouverner tout ce qui menace la "sécurité publique".

    Face à un tel Etat la vraie vie politique est devenue impossible, or démocratie et vie politique sont synonymes. Il nous faut repenser les stratégies traditionnelles du conflit politique. Dans le paradigme sécuritaire, tout conflit et tentative de renverser le pouvoir fournissent à l'Etat l'occasion d'en gouverner les effets au profit d'intérêts qui lui sont propres.

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  3. Là, ça devient du délire.
    Certes, l'état des lieux en 2014 n'est pas génial. Avant que de se lancer sur des projections alarmistes, il conviendrait certainement plus de mieux analyser des raisons tangibles ayant participé à la situation d'atomisation de nos sociétés actuelles. Et le cas français n'a rien de spécifique en comparaison avec les Etats voisins.
    Le sacro-saint capitalisme a tout crin tient les appareils de l'Etat en otage avec la menace d'amplifier le mouvement des délocalisations et autres nomadismes fiscaux. Et c'est pareil ailleurs. Au lieu de pleurnicher à longueur de débats sur Babel et sur des complots supposés, faudrait juste un peu solliciter ce qu'il nous reste de matière grise pour construire des contraintes tangibles et durables à ce système. On n'avance pas loin quand, à l'instar de nos chères générations passées, tout ce qui ne trouve pas d'explication immédiate relève du diable (Babel) avec les dérives des inquisitions ou du Jansénisme. Il manque à ce genre de discours à l'emporte-pièce une approche logique et scientifique indéniable.

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    1. Oui c'est du délire, cela relève même à mon avis plus précisément de la science fiction, ou de l'exercice d'anticipation. On prend des éléments marquants du présent, on les extrapole vers le futur et on regarde ce que ça donne.

      L'exercice n'est-il pas intéressant ? Faut-il tout jeter en bloc ? Quand on tente de se projeter dans l'avenir, ne faut-il pas considérer le pire des cas ?

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    2. Cette analyse est tout de même plus que légère :

      Je cite :

      " Le «Française» étant purement ornementatif il est voué à disparaitre. Nous dérivons vers la barbarie." Si je comprend bien, si nous ne sommes plus de "vrais" français nous sommes des barbares. Mouhai.....

      "défense démographique (surveillance constante que rien ne fait réellement obstacle à l'invasion migratoire et promotion de l'avortement)" : Ha ! Ha ! Le délire récurrent des cathos à propose de l'avortement. Comme si l'avortement avait un impact sur la démographie. Du grand n'importe quoi.

      "défense spirituelle (cathophobie compulsive et acharnée)." Ha ben houai, je comprend tout ce qui a été écrit au dessus....... Ou y'a t-il une cathophobie ? Les cathos se sentent persécutés depuis les lois sur le mariage homo. Faut qu'ils s'en remette. Personne ne les empeche de pratiquer, de croire. Il n'y a pas d'oppression anti catho. QU'ils croient ce qu'ils veulent et qu'ils foutent la paix aux autres.

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    3. « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »
      L'auteur : Le grand Charles !

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  4. Si cet "exercice d'anticipation" est le pire des cas, rien n'interdit d'en analyser les causes, non ?

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  5. Oui, si on met de coté :
    * le pic pétrolier "absolu" (2017 env)
    * dans 20 ans, les vieux qui tiennent le système actuel par leur connerie ne seront plus la, et les jeunes qui les auront remplacés seront véner grave

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    1. Pour ce qui est des "jeunes" qui vont les remplacer... Quand je vois la génération qui aborde la quarantaine (et dont je fait presque parti), je suis certain que l'effondrement va se prolonger, voir s'amplifier. Je n'ai jamais vu de gens aussi mesquins et matérialistes.Nourris de frustrations lié à leur déclassement social ils regrettent leur vie actuelle et rêvent d'accumuler les objets de consommation statutaire. Ni totalement moderne et plus du tout ancienne. Peureuse parce qu'elle s'accroche à ce qui lui est resté, calculatrice, elle mélange l'agressivité et l'envie. Elle ne fera que s'abattre sur le pays comme un vol de criquet pour arracher tout ce qu'elle peut.

      Pour moi, ils feront pire. C'est une génération plus pourrie encore que la précédente.

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    2. @archibald
      possible ... a voir pour les jeune (15/25) ce qu'ils donneront. Mais biberonné aux iCrottes ... pas sûr que leur révolte ne soit autre chose qu'un feu de paille virtuel.
      On verra, les révolutions sont souvent faites par une poignée.
      Cependant, je vois mal comment la situation pourrait tenir face au prochain choc pétrolier.

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    3. J'ai l'impression qu'au sortir de la seconde guerre mondiale TOUT les peuples avaient consciences qu'ils avaient BESOIN de leurs compatriotes pour défendre leurs intérêts communs mais aussi tout simplement leurs patries.

      Aujourd'hui, c'est bien fini, les pays sont des hôtels et les petits capricieux s'exilent dans des pays où ils trouveront la même chose, voir pire. Les grands capricieux, ça fait longtemps qu'ils gardent tout pour eux, c'est la concurrence fiscal que voulez-vous. Et dire que des milliers de soldats sont morts pour sauver ça !

      Faut dire qu'ils nous l'ont tellement pourrie la solidarité avec un monde médicale vendu aux labos, une classe politique qui ne touche plus terre et un clientélisme entreprise publique/fonction publique qui lui aussi se détache de plus en plus de la réalité.

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  6. Prochain choc pétrolier ?
    Nous n'aurons même pas le temps de l'attendre, avec la chute du Peso, c'est parti .......
    Encore 7-8 semaines et ce sont toutes les bourses qui explosent.

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