dimanche 12 janvier 2014

Que faire ? Réponse de Claude Bourguignon et Lydia Bourguignon

Que faire ? Réponse de Claude Bourguignon et Lydia Bourguignon
Arte, 08/01/2014 (en Français texte en français )

10 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord...mais on a passé le point de non-retour avec les clowns à roulettes qu'on a aux manettes... Pas la peine de demander un "peu plus d'environnement" il faut d'abord les éliminer...le monde des bisounours vient de rencontrer la main de fer de Babel...gros clash

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  2. les marionnettes viennent de rencontrer du mouvement sur le fil.

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  3. l'un des malheurs de notre temps, c'est que les écolos qui devraient être en pointe là dessus, parlent de tout sauf d'écologie. ils parlent de léonarda, des clandestins, de l'armée, du 14 juillet mais alors sur l'environnement c'est quasi quedal. ce sont des escrocs, des traitres a leur cause.

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  4. . Pour ma part, j'ai parcouru l'aventure des cultures sous serres avec au départ, dès l'installation de mes parents en HCF en 67, une formidable mise en application des recettes de l'époque. Recours sans commune mesure à de l'énergie fossile à bas coût, ce, jusqu'à la guerre du Kippour en 73, recours à des méthodes de contrôles climatiques basés sur l'électricité (extracteurs) à volo...Phytos, en veux-tu en voilà etc....
    Les techniques de greffage n'eurent pas le temps de décoller, eu égard aux problèmes dits de fatigue des sols, que déjà des ingénieurs en mal de complexifications technologiques au détriment d’approfondissements des connaissances scientifiques de l'agronomie fondamentale, que la technique dite du Hors-Sol était LA solution alternative pour contourner le problème en question. J'ai fait partie de ces praticiens qui ont pratiqué cette technique au milieu des années 80. Je l'ai arrêtée vers 91-92, car mes faibles surfaces couvertes ne satisfaisaient pas aux économies d'échelle pour une station de tête (mélangeurs, injecteurs etc...) y incluant celles du temps passé à constamment contrôler et rectifier les solutions-mères. Par ailleurs, ce qui alors commençait à être ma culture fétiche, le piment doux long des Landes (le meilleur au monde !), acceptait modérément ce mode de culture qui contribue à diminuer--plus que sensiblement-- les arômes et goûts des produits qui en sont issus.
    Progressivement, en pleine -terre sous serres (en effet, trop nombreux sont ceux qui font l'amalgame obligé entre cultures sous serres et hors-sol) la conduite a inexorablement du évoluer dans le sens du bio. Oh, plus par pragmatisme que par religion, car les limites du tout minéral en pleine terre avec son corollaire du tout phytosanitaire, ou presque, avec la vulgarisation du recours aux auxiliaires, induisait des contre-performances assez inquiétantes.Anticipant sur la disparition-interdiction de certaines molécules, j'ai recouru à des produits dits naturels pour faire face à un parasitisme souterrain un peu spécifique au Sud-Ouest, en l’occurrence, la Scutigerelle Newport. Il s'agissait de tourteaux de ricin et de neem. Mais arriva ce qui arrive souvent quand on se limite à une parade exclusivement de lutte "directe", un phénomène d'accoutumance a commencé à apparaître au bout de 12-15 ans de ce mode de traitement-amendement organique.
    Il s'avère avec la recul que l'apport de quantités sans cesse croissantes de ce genre de matières organiques fraîches, qui plus est dans des conditions particulières avec la présence d'une nappe phréatique assez proche de la surface sur près de 75% des surfaces cultivées, induisait une trop forte spécialisation de la biomasse dans le sens de la phase digestive des matières organiques. Il y a donc eu un déséquilibre au sein des biomasse au détriment de celle qui est dédiée à la minéralisation finale. En en ignorant la réalité, car insuffisamment formé par les enseignements d'agronomie, on va dire basiques, je tentais de compenser cette insuffisance minéralisante en...augmentant les apports de matières organiques. Ce faisant, je ne faisait qu'amplifier le déséquilibre en question et ce malgré des recours à des produits dits informés, à des milliers de litres de purins et de lactos-ferments tous élaborés" maison " et même à la pratique de la biodynamie.
    Heureusement qu'il y a des copains en réseaux pour m'avoir permis de rencontrer quelque(s) sommité(s) scientifiques qui m' aident à restaurer un équilibre tangible. Contrairement aux idées reçues, il est parfaitement possible de pratiquer quasiment de la monoculture avec des résultats agronomiques et culturaux parfaits en suivant des protocoles dont les critères d'analyses reposent presque exclusivement sur ceux qui sont relatifs aux matières organiques et à la biomasse qui en accompagne l'évolution.

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    1. Ce qui confirme que l'apport de matière organique, ce n'est pas "plus on met, mieux c'est". Il y a un équilibre à trouver.

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    2. M Bourguignon donne un chiffre de 5% de Mo. De mémoire, il me semble que cela correspond au niveau d'un sol forestier en bonne santé (forêt de feuillus, litière de feuille bien décomposé, humus de type Mull).

      Pour le BRF, ce n'est pas évident de bien l'utiliser. Après une première expérience ratée, je compte refaire un essai cette année. Mon erreur grossière aura été d'avoir tenté un semis direct (des radis par exemple) sur un BRF insuffisamment décomposé.
      Je pense qu'il faut "charger" en BRF à l'automne, mais par la suite, "ouvrir" le BRF pour les plantules les plus faibles.

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    3. Les taux optimum de MO varient selon la granulométrie des sols. En effet, si,comme dans le cas de mes sols, vous disposez de 6.1% de MO pour 3.5% de C organique mais avec une biomasse qui bien qu'étant bien représentée peut très bien rester un peu paresseuse. C'est par le rapport du CO2 dégagé à 9-14 jours (Technique de la respirométrie) / la biomasse mesurée selon la méthode validée en agro-alimentaire, l'ATP==> plus ce ratio est élevé et plus cela indique que la biomasse minéralisatrice est active. C'est ainsi que l'on peut avoir une idée du rapport entre les deux formes de biomasse. Car la première biomasse est exclusivement dédiée à la phase dite "digestive" des MO, sa caractéristique étant que les oxydations y sont majoritaires. Si cette première est trop "boostée", c'est au détriment quasi-automatique de l'autre forme de biomasse.C'est donc l'apanage de facteurs biotiques type micro-algues et micro-champignons dont se nourrissent...certains myriapodes dont les scutigerelles. D'où l'intérêt de bien cerner l'état d'équilibre ou de déséquilibre entre ces deux biomasses. Celle dédiée à la minéralisation doit pouvoir cohabiter avec la première alors qu'elle évolue plutôt en conditions réductrices, donc moins riches en O2. Et c'est là toute la subtilité de l'agronomie telle qu'on ne l'enseigne pas encore même dans les grandes écoles d'ingénieurs sauf peut-être à l'ENSAT de Toulouse où se succèdent beaucoup de doctorants en agronomie pure et dure. Cette biomasse majoritairement composée de bactéries trouve ces conditions d'habitats.....au sein du compartimentage des acides humiques. Tiens-tiens..., il a peu encore que le rôle dévolu à ces acides humiques plus ou moins associés aux amines se limitaient à celui d'une participation architecturale, structurale du complexe argilo-humique. Pour résumer, il faut tenir compte du % des argiles, du PH du sol, de sa roche-mère quand elle existe, et du taux de C organique pour déterminer le seuil optimal du ratio
      CO29j / ATP. Les toutes premières analyses de ce type vont démarrer dans un labo en Suisse dès février. Je vais y faire parvenir un échantillon de mon sol pour connaître avec précision l'état actuel de ce ratio afin de vérifier, ultérieurement, de la pertinence d'un protocole qu'un scientifique relevant de la physique nucléaire et expérimenté dans ce domaine va me proposer de mettre en place dans mes cultures sous serres.

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  5. ça confirme que la monoculture intensif....

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  6. Superbe texte.

    http://russeurope.hypotheses.org/1907

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    1. Mouais...
      On en a déjà débattu chez nous (les écolos).
      D'abord Hollande bousille l'image du mariage, puis il parachève le boulot en prenant maîtresse. Ca fait vraiment fin de règne décadent...
      Mais ne sera-t-il pas sauvé par la crise ?
      A notre avis, il le sera tant que les gens auront un espoir de s'en sortir en maintenant les structures en place. Donc merci l'Allemagne et la BCE, qui maintiennent le bazar en place au forceps (et au flan).

      Mais que se généralise l'idée qu'on est foutus et alors là...

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