mardi 4 février 2014

A lire : Bertez : Une autre vision de la Crise, une bien triste sortie de Crise

L’Edito du Lundi 3 Février 2014: Une autre vision de la Crise, une bien triste sortie de Crise par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 03/02/2014 (en Français texte en français )
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Je finis par penser que la crise, ce que l’on appelle « la crise », est une poudre que l’on jette aux yeux des citoyens pour les aveugler. La crise, comme tentative de faire émerger un ordre nouveau plus satisfaisant, a dérapé. Elle a failli à sa mission. « Ils » sont en train de gagner…



En 2005, une note de Citigroup a fait scandale. Un scandale restreint car elle a été retirée de la diffusion et caviardée. Cette note défendait l’idée qu’en matière d’investissement, il fallait « jouer », miser sur la Ploutonomy. La Ploutonomy, c’est l’économie par et pour les ultra-riches.

La note expliquait que la conjonction :

- de la globalisation

- de l’argent bon marché et abondant

- de l’arbitrage international du travail

- de politiques favorables au capital et à la spéculation

- des innovations technologiques

- des progrès de l’ingénierie financière

allaient bénéficier considérablement aux ultra-riches et que ceux-ci allaient créer une économie à deux vitesses rendant toutes les mesures moyennes inadaptées.

La note prévoyait la mise en place d’une économie et de comportements tout à fait spécifiques dont les investisseurs devaient tirer partie. Citigroup avait créé un indice spécial représentatif de cette économie ploutocratique.

Ce qui nous intéresse n’est pas là. Ce qui nous intéresse, c’est le fait que la crise de 2008/2009 n’a pas remis en cause la Ploutonomy, au contraire, et que Citigroup a estimé que rien ne pouvait remettre en question son analyse. Sauf, disaient les auteurs, si des forces sociales et politiques se déchaînaient, forces qui pourraient se conjuguer afin de contrecarrer la tendance à toujours plus d’inégalités de revenus et de patrimoines, et si ces forces s’opposaient au maintien à un niveau incroyablement déséquilibré du partage des valeurs ajoutées dans les économies.

Il faut constater que nous en sommes là, la Plutonomy n’a cessé de croître et s’enraciner. Et le fait que Davos se soit intéressé à la question des inégalités, dans son infinie bonté, ne fait que valider les prévisions de Citigroup.

La crise, semble-t-il a été dialectiquement retournée: de quelque chose de douloureux, mais de l’ordre d’un accouchement, les élites, ceux que j’appelle les dominants, en ont fait une opportunité. Une opportunité pour elles, pour franchir à marche forcée les étapes vers le monde, la structure du monde global à deux vitesses qu’elles veulent imposer.

Nous en arrivons à cette conclusion d’étape, d’abord et avant tout, à partir de l’analyse de ce qui se passe au niveau européen, car le chemin au niveau mondial est encore long. Le traité qui a été imposé par Merkel à la suite de la crise de 2010 n’aurait jamais été envisageable sans l’effondrement de la solvabilité des pays du Sud et sans les attaques scélérates des Anglo-saxons contre la charnière centrale de la construction européenne qu’est la France.

Le TSCG, ce Traité que nous désignons souvent par le Traité Sarkozy-Merkel, parachève en quelque sorte les étapes précédentes, celles qui ont supprimé la souveraineté monétaire, celles qui ont favorisé les transferts de pouvoirs aux fonctionnaires supranationaux, l’abandon des contrôles des parlements, la suprématie du droit communautaire, etc. L’Europe, depuis le TSCG, en tant que système, est en réaménagement subreptice total. On a enlevé aux parlements nationaux le droit de décider des impôts, de voter les dépenses. De choisir les orientations des politiques publiques. On impose maintenant le modèle social européen, contrôlé par les technocrates, la BCE, le FMI et même l’OCDE. Les directives, les règlements, les supervisions et maintenant, les « contrats » voulus par Merkel, ont vidé de toute substance la souveraineté nationale.

Qui ne voit à quel point Hollande est pitoyable dans sa tentative de faire passer pour une décision personnelle et française le grand subterfuge du « Pacte de Responsabilité ». Il tente de faire passer pour sienne une décision imposée par l’extérieur. Le meilleur révélateur en a été le chorus d’applaudissements que cette annonce de Hollande a déchaîné. La claque a été trop peu discrète.





Les instruments d’une politique autonome, nationale, ont été, soit détruits, soit transférés. Les deux plus importants, mais il y en a beaucoup d’autres, le monétaire et le budgétaire, ne sont plus, ni dans les mains des institutions nationales, ni dans les mains des exécutifs et législatifs souverains, non ils sont transférés. Ce qui s’est passé, ce qui est en train de se passer, c’est le Grand Transfert, complément du Grand Remplacement de peuple, c’est la mise en place d’un ensemble Post-Démocratique.



Et, en attendant que tout soit en place, on neutralise, on détruit. On neutralise par les directives, les contrôles et les « contrats » passés avec les Maîtres européens. C’est le sens du discours de Nouvel An de Merkel, révélé en clair en Janvier dans Le Monde, cet auxiliaire d’asservissement: « Nous ne pouvons plus en Europe communiquer de manière diplomatique. Nous devons, comme en politique intérieure, aborder les problèmes sans fioriture et les résoudre ainsi ».



Les idiots n’ont pas commenté ces lignes terribles. Pourtant, Merkel dit: c’est la fin de la diplomatie, donc la fin de la souveraineté nationale! Elle dit que tout doit être réglé comme les problèmes intérieurs, mais sous quel contrôle démocratique ? Aucun, bien sûr. C’est un monde où règne la technocratie, il n’y a que des problèmes à résoudre bien sûr, pas de choix politique, en fait il n’y a qu’une solution, celle de Merkel et des eurocrates réunis. La politique, le choix des peuples, est évacué, il n’y a que des problèmes, c’est X-Crise, c’est la Synarchie, la Cagoule, c’est le vrai Fascisme. Il y a ceux qui savent, et il y a les autres. On ne choisit plus son destin de peuple, on se plie au destin implicite contenu dans des modèles économiques idéologiques élaborés ailleurs.



On détruit, par ce que l’on appelle improprement « les marchés ». Nous y insistons , nous disons improprement car il n’y a pas plus de marchés, en ces années, que de beurre en branche dans le système actuel. Parler de marchés est une escroquerie, une mystification, il n’y a que des lieux de manipulations, des champs de bataille truqués, des soi-disant marchés, dirigés, auxquels on, le grand « ON », fait dire aux gogos ce que l’on veut qu’ils disent. Un peu comme dans les sondages.



Le marché est un imaginaire qui recouvre :

1) l’espace manipulé par les Pouvoirs

2) ce contre quoi on prétend lutter pour tuer ce qui reste d’expression des libertés individuelles.


Le marché s’est dialectiquement retourné contre ce qu’il avait pour fonction de préserver, le choix, la liberté. Le marché est l’espace balisé par le plus fort, espace où il fait s’affronter les autres pour en tirer les marrons du feu et renforcer son imperium. Les tyrans faisaient s’affronter les esclaves dans l’arène afin de les monter les uns contre les autres et de les affaiblir. Le marché est un grand champ de désinformation où se manifestent les combats des Banques Centrales complices et en même temps rivales, les combats pour détruire tout ce qui résiste au rouleau compresseur de la globalisation version américano/compradoro/financière, toutes les couches sociales archaïques, larguées par cette mondialisation.

Le marché, ce faux marché où les paramètres et valeurs essentielles sont truqués ou imposés, est un instrument de destruction des formes récalcitrantes. Les marchés sont aux mains des géants de la Finance, protégés par les Guelfes des Banques Centrales Ils constituent un instrument de géopolitique; confère ce qui vient de se passer avec le coup de force de la dévaluation japonaise destinée à renforcer le nippon pour contrer le chinois. Un outil pour saboter ces formes qui s’opposent encore à l’extension du Pouvoir des Maîtres, Kleptos, Ploutos, Politiciens, Fonctionnaires complices, Médias connivents.

Ce faux marché, statistiquement non réparti, oligopole, manipulé, dirigé, est un outil qui sert à propager le monde à deux vitesses, le monde du développement inégal, ce monde dans lequel il y a les gagnants de la globalisation/mondialisation, les nouveaux seigneurs et, de l’autre, les perdants, les manants, les futurs serfs bêtement attachés à la terre de leurs ancêtres.

Ce faux marché que les idiots « béni oui-oui » à courte vue encensent, alors qu’il est le champ où se déroule leur destruction. Les défenseurs du libéralisme actuel sont des idiots s’ ils ne font pas le travail de base qui consiste, d’abord et avant tout, à montrer, à démontrer que nous ne sommes pas dans un système libéral, pas dans un système de marché, mais dans un système d’économie et de pouvoir dirigés dont l’objectif est l’asservissement. Il y a d’un côté ceux qui devraient, comme les gladiateurs dans l’arène combattre à mort, s’entre-tuer librement (!) et de l’autre, dans les gradins et sur les trônes, les maîtres qui, eux, échappent à la soi-disant loi du marché, s’en exonèrent et prospèrent sur les dépouilles. A eux les Pouvoirs, les fastes, les palais et les femmes, n’est-ce pas Hollande !





N’oubliez jamais que la construction européenne, nous y reviendrons, n’a pas seulement détruit les instruments de la régulation et de la souveraineté nationale, elle a imposé par l’Acte Unique, le règne absolu de la Concurrence. Soit-disant concurrence bien sûr,car il s’agit essentiellement d’une concurrence destructrice dont la fonction historique et systémique est de détruire les formes économiques et sociales d’avant la dictature européenne, et d’avant la mondialisation, bref détruire tout ce que les Maîtres ont décrété comme étant archaïque.

Le règne de leur Concurrence, nous précisons bien, de leur Concurrence, c’est le règne de l’indifférencié. La concurrence a pour fonction de gommer, de tuer les différences, les spécificités. De ramener à un équivalent général. De faire disparaître les conditions de l’origine.

La Concurrence dit: « le travail du chinois vaut celui du Français, celui du Suisse; le produit là-bas équivaut au produit ici ». La Concurrence, leur Concurrence, produit un ordre du monde nouveau, banalisé, sans spécificités, sans différences. Tout doit devenir Commodity, tout doit devenir marchandise soumise à équivalence. Qui dit équivalence dit pouvoir d’imposer cette équivalence, de dire ceci équivaut à cela et surtout de pouvoir en profiter pour faire des arbitrages, pour tirer parti de l’écart. Les trente dernières années sont celles de la mutation du capitalisme productif en capitalisme d’arbitrage à l’anglo-saxonne. Le capitalisme a cessé d’exister, en tant que système de production, il est devenu système d’arbitrage. L’extraction de la plus-value se fait par le jeu sur les valeurs et l’échange inégal, il ne se fait plus, pour la sphère développée, par la production/exploitation.

On le voit chaque jour sur les marchés financiers, il n’ y a plus d’investisseurs, il n’y a que des mafias dont la « mission » est l’arbitrage. Elles arbitrent l’argent gratuit des Banques Centrales contre des autres papiers, des actions, des bonds, des instruments de crédit dont on a assuré la fongibilité, par des théories fausses. C’est ce que nous avons appelé en son temps: l’unification du champ des assets financiers, et maintenant immobiliers, sous la houlette des Banques Centrales par le biais de la manipulation des taux, du prix du risque et le « Put » généralisé. Qu’est-ce que le fameux QE, si ce n’est l’arbitrage gigantesque, historique, entre le mistigri des liquidités qui ne rapportent rien et les assets qui rapportent encore un peu, le tout sous la bénédiction, la guidance des Guelfes.

D’où les processus complémentaires et indissociables, de suppression des différences, de généralisation de la non-différence. Les Maîtres ne veulent voir qu’une seule tête, sans distinction de race, de nationalité, de genre sexuel. Vous comprenez mieux le sens profond des attaques contre la famille, la nation, la patrie, la race, la culture, le sexe. Tout ce qui fait différence, tout ce qui produit une différenciation est l’ennemi de ce système. Le Grand Remplacisme des populations en cours, fait évidemment partie de ce qu’il faut imposer.

La fameuse main invisible du marché est tellement grosse, géante, que c’est vrai , on ne la voit pas. Elle crève les yeux, les privant de toute possibilité de voir.

- Qui fixe les règles du jeu? Les États-Unis.

- Qui contrôle la monnaie mondiale qui impose les équivalences? Les États-Unis.

- Qui fixe le paramètre majeur de la vie économique, les taux d’intérêts? Les États-Unis.

- Qui a le marché financier dominant, l’ancrage de la valeur de tout chose ? Les États-Unis.

- Qui fixe la référence du coût du capital mondial, variable clef de l’investissement, et donc du chômage? Les États-Unis.

- Qui fixe la valeur des grands inputs des économies. Matières premières, énergie, etc? Les Etats- Unis?

- Qui gère l’universel, le modèle culturel, les désirs ? Les États-Unis.

- Qui fixe la valeur des marchandises échangées sur le marché international? Le couple concurrent/connivent Etats-Unis/Chine, la Chinamerica.

Il n’y a pas de marché, nous sommes dans un système dont les règles du jeu et les variables essentielles sont fixées par le plus fort, le détenteur de la puissance impériale et son atelier de serfs, la Chine et ses vassaux géopolitiques et militaires, le Japon et les Pétromonarchies. Et le sens de la construction européenne est de faire rentrer l’ensemble européen dans ce système de vassalité. Car ne vous y trompez pas, la construction européenne n’est européenne que de nom, elle n’est que la constitution d’un sous-ensemble dans un système plus vaste, féodalisé, post-démocratique, subordonné aux objectifs de ce capitalisme perverti. Ce qui se construit, ce n’est pas une Europe, c’est un magma informe, une masse, appelée à rejoindre la grande Zone Transatlantique de Libre Echange voulue par les Américains et applaudie par la Commission.

Quand le Maître accorde une faveur à ses vassaux japonais de dévaluer comme ils viennent de le faire, alors, les autres vassaux doivent s’incliner et accepter de subir la concurrence du vassal japonais qui bénéfice d’un « bon de pillage » de la demande mondiale, c’est à dire européenne. Les Maîtres réorganisent leurs jeux, leurs échiquiers, sur lesquels nous ne sommes qu’un pion…des pions réactionnaires, racistes, ringards et pourquoi pas, pour faire bonne mesure antisémites!

La fonction de ce pseudo marché est de véhiculer les valeurs, les prix, la concurrence, qui doivent détruire les formes rebelles, archaïques. Mais elle est aussi de dénigrer la vraie économie de marché et de liberté des hommes, des entrepreneurs, selon un procédé vicieux. Tout ce qui foire, c’est le marché et tout ce qui est bien, c’est eux, les Maîtres. Ils corrigent, disent-ils, les imperfections du marché! Ils se donnent ainsi le droit de limiter, de contrôler votre liberté, vos préférences, telles que vous cherchez à les exprimer sur les marchés. Les marchés ne sont plus un lieu de confrontation de vos préférences individuelles, d’échange de vos efforts et de vos peines, non ce sont des lieux d’esclavage tenus par une Main de fer, dissimulée derrière la propagande anti-marché, anti-libérale.

La financiarisation est produite par les Maîtres, elle est inséparable de la globalisation.



Globalisation et finance marchent la main dans la main, tout comme on l’avait vu lors de la première grande mondialisation, celle qui avait conduit à la guerre de 1914. On se reportera à l’ouvrage de Suzanne Berger « Notre Première Mondialisation ».Tout comme le progrès technique, tout cela forme un ensemble, mais nous verrons cela plus tard.

Pour globaliser, il faut recycler les excédents et compenser les tendances déflationnistes à la baisse des prix en créant sans cesse de la monnaie, ce qui produit à jets continus de nouveaux assets financiers qui entretiennent et aggravent les inégalités. Puis, on se sert des inégalités pour taxer les classes moyennes en laissant le Très Grand Capital prospérer. Si on laisse se développer les tendances à la déflation, alors le système saute, puisqu’il est basé sur le crédit et les dettes, lesquelles, dans les déflations, renchérissent et rendent le système insolvable de proche en proche. Ainsi, on gouverne et on impose par le spectre de la révulsion générale, on instrumentalise le chaos, ainsi tout est permis.Cela fait se tenir tranquille les peuples.



Vous vivez dans une économie de marché dirigé, instrumentalisé, pilotée dont l’objectif est triple :

1) véhiculer la destruction

2) renforcer le pouvoir des Maîtres

3) Gagner en se posant comme dénonciateurs des effets négatifs des soi-disant marchés.

Ceux qui défendent le libéralisme et l’économie de marché dans les circonstances présentes sont de fossoyeurs à courte vue: ce sont des idiots utiles, comme l’on dit. La tache essentielle des amoureux de la liberté et des récalcitrants au nouveau féodalisme est de montrer que nous ne sommes pas en économie de marché, pas en économie libérale, et que, défendre le système actuel, c’est donner aux autres, aux ennemis de l’aide, aide pour nous asservir.



Les gens de l’ultra-gauche qui continuent de crier haro sur le libéralisme, en fait, sont les complices objectifs des Maîtres exploiteurs. Il faut, dans les analyses critiques, intégrer les renversements, les mystifications, dont le modèle est contenu dans cette phrase simple: « A l’avenir, ce sont les fascistes eux-mêmes qui dénonceront les autres comme fascistes ». Il y a là un modèle de la propagande qui vise à faire prendre les vessies pour des lanternes. « Ils ont dénaturé les marchés pour les rendre haïssables et ils se posent comme le recours contre ces marchés qu’eux-mêmes ont pervertis et pourris ». Nous sommes dans un système dans lequel les pyromanes se prétendent pompiers. Ils paupérisent, montent les gens les uns contre les autres, afin de pouvoir se poser comme arbitres ou protecteurs. Ils terrorisent, prétendent dominer la planète, détruire toutes les identités, suscitent la révolte, les rebellions, les jacqueries, puis prétendent vous en protéger. Au passage, ils gagnent le droit de vous taxer, de vous épier, de vous surveiller et, finalement, de vous punir:

Car exploiter ne suffit pas, il faut mater!




Humeur de Loup du Mardi 4 Février 2014: La Déraison d’Etat Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 04/02/2014 (en Français texte en français )
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La France n’est pas un État de droit. Cela est grave car une classe politique a décidé de déclarer la guerre aux Français, de leur faire rendre gorge. Cette classe a, sous prétexte de réformes dites sociétales, entrepris un changement de nos règles morales. Elle se permet, en la personne d’un ministre de l’Intérieur, de choisir qui a le droit de s’exprimer et qui doit se voir refuser ce droit.

Face à la chute de légitimité du pouvoir en place, la violence, les pressions, la force, se substituent subrepticement mais sûrement au droit. Nous sommes sortis de la Constitution de la Cinquième République sous beaucoup d’aspects ponctuels, mais nous en sommes aussi sortis globalement car le lien entre le Président et le peuple, lien fondateur de la Cinquième, est rompu et, au lieu d’en tirer les conséquences, « On » utilise le mensonge, la ruse et la tromperie.

17 commentaires:

  1. Bertez m'enerve, avant d'utiliser de grandes citations, on verifie la source. Abraham Lincoln n'a jamais fait cette declaration au congres. Cette citation date de 1916 et a ete prononce par l'homme de clerge et auteurs de pamphlets William J.H. Boetcker. Encore du mauvais copier/coller.

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    1. Tu as sûrement raison mais on s'en branle de qui a dit quoi, l'important c'est : "est ce que la phrase a du sens"

      Tout ces grands homme que l'on cite, ce ne sont pas des prophètes.

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    2. Oui j'ai raison. Bien évidemment la citation a son importance mais avec internet aujourd'hui, avec un "minimum" d'effort, on peut vérifier certaines citations. Ce n'est pas une question de prophète. Et Bertez fait du copier/coller en chopant une bonne partie de ses dessins sur zerohedge.com en plus sans mettre ses sources sur d'autres graphiques et illustration. Peux importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, c'est bien ça?

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    3. "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, c'est bien ça?"

      Oui tout à fait, voilà bien une phrase sans auteur et on se fout de qui l'a dit.

      Si Albert Einstein avait dit : "on peut faire confiance aux politiques, ce sont des gens honnêtes et consciencieux" on fait quoi ?

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  2. Bon anniversaire, le coup d'Etat !

    C'était il y a six ans, le 4 février 2008, à Versailles.

    Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès, à Versailles, pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

    Si les députés et les sénateurs avaient voté "contre", un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

    Si les députés et les sénateurs avaient voté "pour", il n'y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

    Résultat :

    Les députés et les sénateurs français se sont rendus complices d'un coup d'Etat : ils ont voté "pour" (560 voix).

    Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d'Etat : ils ont voté "contre".

    Conséquence : il n'y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

    Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français.

    Le peuple français a donc vu son vote au référendum du 29 mai 2005 bafoué.

    La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

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    1. Donc, depuis ce jour de HAUTE TRAHISON*,
      Les français, sont sous un régime DICTATORIAL FASCISTE**.
      Qui ne dit pas son nom,.. comme toute bonne dictature vu de l’intérieur.

      TRAÎTRES ET LÂCHES qu'ils sont !
      ...Et ils ont le culot de pavoiser!


      *)A l'instar du mercredi 10 juil 1940...
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940


      **) Fascisme, dans le sens propre du terme.
      A la nuance près de remplacer : "l'exaltation du sentiment nationaliste" , par "l'exaltation du sentiment EUROPÉEN".
      voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme

      Haro sur la base.



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    2. Merci BA donc si on suit ton raisonnement il y a
      - Ceux qui nous considèrent comme du bétail ou qui collabore pour X raison (les pour),
      - Ceux qui combattent le fédéralisme ou qui n'ont aucune casserole au fesse (contre)
      - Ceux qui ne veulent pas de conflit avec les forces pro-fédéraliste (leur carrière d'abord).(abstention).
      Cela donne en épluchant un peu pour les plus exposés sous les projecteurs.
      ..
      ..
      GROUPE SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (205)

      Pour : 17

      Jack Lang, Manuel Valls,

      Contre : 91

      Henri Emmanuelli, Laurent Fabius,

      Abstention : 94

      M. Jean-Marc Ayrault, , Julien Dray, M. François Hollande, , Pierre Moscovici, , Michel Sapin,
      Donc plus d’abstention que de contre (bizarre non)
      En passant tous les communistes ont votés contre pas même un abstentionniste.(là c'est déjà plus clair).
      Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, ont votés contre.
      François Bayrou a voté pour.
      ..
      ..
      Il nous reste à ne pas l'avoir trop courte (la mémoire).
      ..
      ..
      PS: Il devrait y avoir un site gouvernemental/blog ou trouver tout les députés avec leur position prise lors des votes durant leur mandat, puisque ci dessus nous voyons que l'abstention et une forme de position.

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  3. Et pendant ce temps, les branleurs vous saluent bien, et vous marchent sur la gueule avec le sourire. N'oubliez pas de bien préparer votre premier tiers...

    ************************
    Une grève d'enseignants programmée… plus de six mois à l'avance! Du jamais vu de mémoire de syndicaliste. Mais la question des vacances et du temps de travail est toujours extrêmement sensible dans le milieu enseignant. Obligés de rentrer de leurs vacances fin août en 2014, certains ne décolèrent pas. «Le Snalc-Fgaf, réuni en bureau national ce matin, a décidé d'appeler à la grève le vendredi 29 août 2014, jour de la prérentrée», indique ce mardi 5 février ce syndicat d'enseignants via un communiqué de presse.

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    1. Ah on me signale dans mon oreillette, un autre groupe de branleurs qui nous marchent sur la gueule avec le sourire : les postiers.

      Les pauvres chéris sont persécutés (???)... et donc.... GREVE.

      Merci de bien provisionner votre premier tiers.

      *******************
      SUD-PTT a annoncé aujourd'hui avoir lancé un appel à la grève nationale à La Poste pour le 14 février, afin de protester contre la "répression antisyndicale" qui "s'intensifie" dans l'entreprise, selon le syndicat.

      Au cours d'une conférence de presse, des responsables syndicaux ont expliqué vouloir "tirer la sonnette d'alarme" sur le fait que "la répression syndicale s'intensifiait" au sein du groupe qui emploie quelque 240.000 personnes, La Poste souhaitant, disent-ils, "faire des exemples". Ils ont évoqué à titre d'exemple "sept procédures disciplinaires" rien qu'en janvier (six contre des militants SUD et une contre un responsable CGT), dans le secteur du colis.

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    2. Juste un rappel la poste est privatisée depuis le 1er mars 2010, et tout comme France telecom, elle fait subir des réorganisations pressurisantes pour le personnel. Sinon question "branleurs" le privé a les siens tout comme le public, c'est un fait. En meme temps les branleurs c'est comme les cons, si ils volaient il fairait nuit, nullement besoins d'etre syndiqué pour cela. ( je ne suis pas syndiqué).
      master t

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  4. Bon on voit que le système, l'Intercapital, résiste, à tous les constats objectifs et à toutes les critiques éclairées. Je pense qu'il reste un angle d'attaque : le soutien par l'absurde.
    Après tout Voltaire n'avait aucun génie, mais il a ridiculisé la monarchie et le clergé, c'est en ça qu'il a été utile.
    On est bien conscient que le pouvoir ne tient plus en place que par sa volonté. Mais la critique incessante finit par produire une sinistrose guère volontaire. Et puis ça fait 150 ans que Marx a montré tous les mécanismes abusifs et déshumanisants du capitalisme, mais il est toujours là plus fort que jamais. On va remettre un peu de joie, quand tout est perdu on n'a plus que ça !
    Utiliser le déférence par l'absurde permet au contraire de remettre de l'allant, et rien de tel que de se moquer du pouvoir en l'exaltant pour lui faire perdre ses repères et ses excuses de répression. Plusieurs soulèvements, une fois que le peuple est "mûr", ont apparemment été aidés à se lancer par ce procédé.

    Je lance donc un grand mouvement de soutien pour soutenir notre beau système oligarcho-financier !

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    1. Voilà le petit livre où j'ai attrapé cet optimisme : la joie de la révolution, Ken Knabb http://www.esprit68.org/infokiosque/lajoiedelarevolution.pdf

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  5. Suite à l'article ... Sur bfm ce matin Serge Papin (magasin U) à dit une chose très intéressante à mon gout.
    Le public (les gens) n'achète plus... les soldes les prix cassés, les fins de stock peu importe plus rien ne se vends.
    Perso j'y vois là une chose... le public (les gens) rentrent peut être même malgré eux dans une forme de rejet, z'en on marre de ce faire matraquer par la pub et le capitalisme en général.
    Et la pravda ne fait plus et cela depuis longtemps effet, il y a vingt ans dans Actuel un sondage demander au public (les gens) en qui faisaient ils le moins confiance .... en 2e position derrière les garagistes venait les journalistes.
    Le 11/09 l’Afghanistan l’Iran la Lydie le traité de Lisbonne ect, le public (les gens) ont peur ou essaient de marquer leurs différences.
    De toutes façon comme disait un célèbre joueur d'accordéon.
    L'intérêt de la France est de terminer la parenthèse France par un strapontin à la Bundesbank
    ...
    ...
    PS: Pour BA: "Des noms, des noms"

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  6. Les 560 traîtres qui ont voté "pour", ils sont ici :

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

    Ces 560 traîtres ont trahi la France.

    On s'en rappellera le moment venu.

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    1. Je pense que l'important aujourd'hui est de remplir le role d"éclaireur", d'informer les gens autour de nous, les amener à cogiter sur l'état de la nation, sa dissolution programmée, et , montrer/démontrer ce qui se trame avec le parachèvement de l'Europe.
      Le systeme est en voie de transmutation. La mondialisation qui est un processus long et savamment pensé/orchestré et qui implique un agendas suffisemment souple pour pouvoir épouser les éventuelles contraintes, entraine dans son sillage un chaos destructeur pour l'économie reelle mais nourricier pour nos maitres.... le parasite se régale sur le dos de son hote. Le parasite va devoir se réinventer un environnement en phase avec ses désirs et ceux-ci ne sont pas exclusivement tournés vers l'argent car il y a un messianisme spécifique qui sous tend la démarche, une volonté de sur puissance, de domination, dont le panthéon antique ne serait que l'archétype.... L'Homme Nouveau est le berger auto désigné. Son statut hiérarchique, Olympien, cotoie, sans jamais l'atteindre, la sphère divine; et c'est, affranchie de toute morale réductrice de ses désirs reptiliens, Dionysiaques que "L'Antéchrist", selon Nietszche, vibre de la Liberté la plus absolue, celle qui confère à l'illuminé cette puissance d'action et de réaction sans qu'il n'ait à craindre une quelconque rétroaction négative dans un au delà qu'il pense inexistant... Le NIHILISME, c'est l'abnégation de la Spiritualité dans ce qu'elle a de noble et transcendant, c'est l'apologie des sens pour la jouissance pure, sans tabou... Les tabous ne sont meme plus des obstacles seulement des étapes à franchir dans la lente et profonde découverte de la Bete en l'Homme; c'est le chemin initiatique, transvalué, parcourus dans le miroir de l'existence terrestre. Les porteurs de torches se suffisent à eux meme, l'oeil du coeur est fermé, l'oeil de la raison est incisif et discriminateur comme celui de l'aigle... l'embleme de tant d' impérialismes.
      Le monde est en train de basculer, la matrice mute la réalité, elle fait se muter les masses, révélant dans l'épreuve ce qui a de bon comme de mauvais chez chacun. Ainsi, on est amené à faire des choix parfois cornéliens car ceux-ci ont un impact énorme sur nos existences mais aussi sur notre entourage. Notre responsabilité nous impose de ne pas se voiler la face, d'acter nos choix en notre "ame et conscience", ne perdant jamais de vue qu'1% domine 99%... meme les kapos!.

      MASTER T

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  7. Rohh mais non t'as pas compris, ILS nous représentent !

    Même quand ils savent pertinemment qu'une majorité des français ne sont pas d'accord, ILS nous représente quand même en agissant contre notre avis.

    http://youtu.be/FfSbqpSvdzk?t=3m54s

    C'est pas nous le peuple, c'est EUX, merde, quand même, la démocratie un moment ça commence à suffire.

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  8. Bertez est brillant et plus rigoureux qu'avant. Sa grille de lecture est originale et plutôt cohérente, ce n'est pas la seule, elle en complète d'autres (celle de yoananda, de todd, la tienne disco). Mais il conserve une faiblesse qui limite sa réflexion à certaines dimension, un tabou même, un Rubicon qu'il se refuse de franchir explicitement (alors qu'il l'a fait implicitement depuis quelques années) : il continue de croire qu'un libéralisme des idées pourrait, dans la pratique, les hommes étant ce qu'ils sont, se révéler différent du constructivisme libéral, du groucho-libéralisme auquel on assiste depuis les années 70. La réalité est que, de tout temps, le géopolitique a déterminé l'économique. Le marché ne s'est jamais émancipé du politique, il a toujours été construit par celui-ci.

    Je suis plus que jamais persuadé que la clé pour comprendre de nombreux phénomènes économiques, sociologiques, psychologiques, n'est autre qu'une profonde compréhension de la physique statistique, des phénomènes critiques, de la thermodynamique hors-équilibre, ou encore de la criticalité auto-organisée (per bak). C'est l'approche de gens comme Bouchaud, Serge Galam, Didier Sornette, ou encore dans une moindre mesure Herlin, Taleb, etc. Et Roddier bien sûr : http://francois-roddier.fr/

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