mercredi 26 février 2014

Babel contre le reste du monde

   Rumeurs de remaniement : Duflot dans la balance, Pascal Lamy pose ses conditions pour aller à Bercy (blog de Jean-Marc Sylvestre)
Première condition, Pascal Lamy veut être le seul maître à bord du bateau Bercy. Pas d’interférence politique ou technique. Ça veut dire qu’il faudrait exfiltrer des gens comme Arnaud Montebourg et Benoît Hamon.

Deuxième condition, il faudrait que le président de la République assume et confirme haut et fort son engagement social-libéral par le choix d’un premier ministre politique qui soit de même couleur.

Troisième condition, il aurait demandé à ce que le nouveau gouvernement soit cohérent et homogène. Ce qui signifie le départ préalable des ministres écologistes et notamment Cécile Duflot.
Pascal Lamy, une véritable synthèse babélienne apatride, sur la plus pure ligne Monnet de haine de soi et de dissolution de ce qu'il reste de France. De gôche, c'est à dire pour le pillage des "producteurs enracinés" par les "prédateurs nomades", sur fond de progrès et modernité, c'est à dire la déconstruction de tout ce qui fait morale, peuple et cohérence pour la plus grande gloire du Grand Rien. Le déracinement (c'est à dire la précarisation) du corps et de l'âme, pour le plus grand bonheur de Goldman Sachs (là normalement, pour rester dans la ligne officielle, faudrait qu'un foireux du système apparaisse et me gueule dessus "antisémite !" mais j'en ai pas sous la main)... OMC, €URSS, PS, trésorier du club Le Siècle, Bilderberg, RAND Corporation, Notre Europe, À gauche en Europe, Les Amis de l'Europe, Transparency International, MEDEF... Parmi ses publications : "La démocratie monde : pour une autre gouvernance globale", "Monde-Europe", etc etc...

   Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre (Le Monde). En même temps, vu que le système a procédé sur cette génération à un lavage de cerveau babelien et à une ablation des couilles et de l'intelligence, il ne risque pas grand chose...

   Énorme succès de la Journée de Retrait de l'Ecole de février malgré les représailles de l’Éducation nationale ! (via E&R)
17 924 enfants retirés

   Contre la dictature de la finance : la bombe atomique suisse ! (agoravox). La votation pour instaurer un franc suisse en plein argent en est à 50 000 signatures (sur 100 000 nécessaires)

   Mieux que les tests de résistance européens ! Nos banques vont mal, la preuve par la Fed ! (Charles Sannat via Olivier Demeulenaere)
la Banque centrale des États-Unis, la FED, a publié mardi une réglementation définitive imposant aux très grandes banques étrangères présentes aux États-Unis des normes financières plus strictes à partir du 1er juillet 2016.
Deutsche Bank transfère 100 milliards de dollars hors des États-Unis pour obéir à la FED

   Italy’s Youngest Ever Prime Minister Vows ‘Radical Change' In Impassioned Speech (AFP via Business Insider)
In his speech, he pledged to review unemployment benefits, establish a guarantee fund for small companies and comprehensively reform the justice system.

He also promised to cut the tax burden by a double-digit figure within months and pay off public administration debts.

   « Lettres béninoises » de Nicolas Baverez (Contrepoints)
Sur le plan économique, trois décennies de croissance zéro ont conduit la France du cinquième au vingt-cinquième rang mondial. Sur le plan monétaire, une inflation de plus de 10% par an et une dévaluation de quelque 80% du franc depuis la sortie de la zone euro. Sur le plan social, un chômage structurel de masse qui touche plus de 25% de la population active et 65% des jeunes de moins de vingt-cinq ans. [...] Sur le plan financier, une dette insoutenable de 185% du PIB, après trois plans d’ajustement dont aucun n’a été mené à terme.
Plus la France s’enfonce dans la crise, plus elle court à la faillite, et moins elle change. Elle reste suspendue à son rêve de voir la planète entière adopter son prétendu modèle. Elle refuse l’évidence : elle est devenue un enfer pour les Français et un repoussoir pour le reste du monde. L’impôt relève ici de la foi religieuse. Il est considéré comme inépuisable et sans limites. Plus nombreuses sont les richesses qu’il détruit, plus élevés sont les taxes et les taux. Il tue les flux économiques et donc la croissance. Il spolie le capital par son caractère confiscatoire. C’est alors que la solution naturelle consiste à taxer les autres.

   Se préparer à l'après-euro (Les Echos, Jean-Marc Vittori)
La zone euro semble traverser des eaux plus calmes. Mais aucun de ses problèmes n'est réglé. Sur fond de croissance lente, le statu quo ne peut pas s'éterniser : il faudra approfondir ou démanteler. Or l'adhésion faiblit.

   Turkish Opposition Leader Says More Erdogan Evidence To Come, Urges Prime Minister To "Flee The Country" (ZH)

   Comment la CIA prépare les révolutions colorées

10 commentaires:

  1. lamy sera parfait pour le traité transatlantique ou pour faire du commerce international avec ses compatriotes fonctionnaires .

    un bon petit trou du cul au CV parfait.

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  2. Ne soyez pas aveugle : Pascal Lamy n' a jamais été de "gôche", il a toujours été libéral pur jus. Directeur de l'OMC qui a organisé la mondialisation.
    Je ne comprend pas pourquoi vous continuez à étiquetter "gôche" les politiques du PS. Il sont depuis longtemps plus libéraux que ceux de l'UMP.

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    1. De Gaulle disait bien : "je n'aime pas les socialistes parce qu'ils ne sont pas socialistes."
      Le PS est un parti libéral, point. Le libéralisme étant à la fois de gauche et de droite. Mais les socialistes ne sont pas socialistes. Il y a longtemps que le PS a oublié la valeur de justice sociale et délaissé les classes populaires.

      "Je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes, je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes, et je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’argent." Charles De Gaulle.

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    2. Putain, un jour va falloir apprendre à lire et comprendre ce que signifie la racine "liber" dont proviennent les termes "liberté" et "liberalisme".

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    3. Putain, un jour il va falloir comprendre que la première escroquerie du libéralisme c'est de faire croire qu'il a quelque chose à voir avec la liberté.

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  3. Je confirme concernant le postulant au poste de Bercy : LAMY est une crapule qui a fait carrière sur un électorat de bobos de gauche, tout en écrasant avec un mépris froid le vrai petit peuple ouvrier...

    Il a deja un poste de ministre délégué et a force de gravir les marches de son ambitions perso-egoiste démesuré, il sera prêt à vendre dans un packaging la france et sa mère le tout à prix soldé !

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  4. Michel Sapin fait dans l'humour involontaire !

    Michel Sapin me fera toujours rigoler !

    Mercredi 26 février 2014 :

    Emploi : Michel Sapin table sur une baisse du chômage à la fin de l'année.

    Le ministre du Travail Michel Sapin a dit vouloir «moins de chômeurs à la fin de l'année» 2014, mercredi, à quelques heures de la publication des premiers chiffres 2014 des demandeurs d'emploi, portant sur janvier.

    «Il doit y avoir moins de chômeurs à la fin de l'année qu'au début. Il faut faire reculer le chômage», a déclaré Michel Sapin en visitant le Salon de l'agriculture à Paris. Le ministre a affirmé ne «s'attendre à rien» quant aux statistiques publiées en fin d'après-midi, «ni dans un sens ni dans l'autre».

    Alors que l'année 2013 s'est terminée sur une hausse du nombre de demandeurs d'emploi sans activité en décembre, signant ainsi l'échec de l'inversion de la courbe du chômage longtemps martelée par François Hollande, Michel Sapin met l'accent sur le fait que la hausse du chômage a été maîtrisée, la progression mensuelle moyenne étant passée de +33.000 début 2013 à +2.500 à la fin de l'année.

    «Nous maîtrisons ce chômage, qui était à des niveaux terribles», a-t-il déclaré au micro de iTélé. «Ce qui compte, ce sont les tendances, ce qui se passe mois par mois n'a pas d'intérêt», se défend Michel Sapin, qui assure que le gouvernement est parvenu à «faire reculer la montée du chômage».

    http://www.boursorama.com/actualites/emploi-michel-sapin-table-sur-une-baisse-du-chomage-a-la-fin-de-l-annee-bb1159e6b82510fa76325f63dc9fd5cf

    Rappel :

    « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

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  5. Chômage en janvier 2014 : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    5 597 700 inscrits à Pôle Emploi.

    France entière (y compris l'outre-mer) :

    5 924 400 inscrits à Pôle Emploi.

    Variation sur un mois : + 0,6 %.

    Variation sur un an : + 5,7 %.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-CT78QI.pdf

    - « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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    1. Je trouve que l'Euro a bon dos. Personnes n'a obligé les économies non compétitives de la zone à faire des conneries (hausse des dépenses publiques, endettement public et privé, absence de réformes, hausses des salaires quand ceux de l'Allemagne baissaient).
      Les pays du sud de l'Europe sont en fait les sub-primes de l'Euro. Ils ont vécu au dessus de leur moyens et ne peuvent maintenant plus rembourser.

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    2. "Personnes n'a obligé les économies non compétitives de la zone à faire des conneries"

      Une économie compétitive est très simple :

      - réduction des salaires par le mise en compétitivité de tout ce qui peut l'être,

      - solidarité réduite au minimum, il en faut toujours un peu sinon il faut embaucher massivement des flics et comme il faut :

      - réduire les fonctionnaires, supprimer l'armé,

      - ne pas verser de retraite, chacun sa merde. L'idéal étant de promouvoir des assurances privées très économique et qui permettront aux employés de se satisfaire d'un salaire plus faible. Au bout du compte l'assureur privé fera faillite, pas grave.

      - idem pour la sécu, un système privé très économique qui abandonnera ses clients dès qu'ils seront atteint d'une maladie grave ou à partir d'un certain âge.

      On se retrouve avec une classe dirigeante très riche ayant les moyens d’investir et de faire une guerre des prix aux pays les plus solidaires et une classe moyenne supérieur d'employé assez bien payé.

      Les autres auront des job très mal payé ou seront au chômage, en alternance.

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