lundi 17 février 2014

Charles Gave : Thatcher, Reagan, Crises Financière et Crises des Monnaies

A lire absolument. A noter qu'en libéral authentique, Gave considère que justement, la monnaie ne peut être qu'un service public. LE service public.

Thatcher , Reagan , Crises Financière et Crises des Monnaies Par Charles Gave
Institut des libertés via Le blog à Lupus, Charles Gave, 17/02/2014 (en Français texte en français )
→ lien
Je ne sais pas si le fidèle lecteur de l’IDL l’a remarqué, mais ile existe une espèce de « vulgate de Gauche » pour expliquer la crise monétaire et financière actuelle.

D’après les puissants penseurs qui la représente et qui semblent constituer en France une majorité de ce que Pompidou appelait la « classe jacassière », il faudrait allait rechercher l’origine de cette crise dans les actions abominables de Thatcher et Reagan visant à appauvrir le petit peuple travailleur au profit des ploutocrates…Cette vulgate, dont on trouve une expression presque parfaite dans des publications qui font honneur à l’intelligence Française, du type l’Humanité ou le Monde Diplomatique se décline à peu près comme suit.

Thatcher et Reagan, lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir n’avaient qu’une idée: Faire baisser le niveau de vie du Peuple travailleur pour permettre l’enrichissement éhonté des Ploutocrates (ie le grand capital) qui les avaient placé au Pouvoir. Pour arriver à leurs fins, ces deux monstres d’égoïsme ont décidé de baisser les impôts, de déréglementer leurs économies tout en en privatisant des pans entiers. Leur but, avoué, était de faire repartir la croissance en faisant baisser le poids de l’Etat dans l’économie, tout en recentrant ce même État vers ses fonctions Régaliennes, Défense Nationale, Police, Justice, Diplomatie… Par exemple, lorsque Reagan fit sa première visite au Ministère des Affaires Etrangères, (surnommé Foggy Bottom par les spécialistes tant le personnel en était brouillardeux), il fit réunir tous les Directeurs pour leur faire in discours qui tenait en deux phrases: 1 ) J’ai un plan pour régler la Guerre Froide 2) Ce plan est tout simple: Nous allons faire ce qu’il faut faire pour que nous gagnions cette guerre et que l’Union Soviétique la perde.

Et il quitta la salle.

On imagine la consternation générale de tous ces esprits subtils devant tant de bêtise (Relire les grands articles de Jean Daniel ou ceux des Soviétologues du Monde de l’époque sur ce sujet est un grand motif de satisfaction…) .

En ce qui concerne l’économie, la pensée était aussi simpliste et Reagan disait que la phrase la plus dangereuse à entendre pour tout Citoyen était « Je viens de la part du Gouvernement, pour vous aider« . Quant à Madame Thatcher, elle déclarait tranquillement devant la Chambre des Députés que « le Socialisme ne durait que tant que l’Etat pouvait continuer à voler de l’argent aux citoyens productifs et que des qu’il n y en avait plus, il s’arrêtait ».Et mes deux héros firent exactement ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient, à la stupéfaction de tous les observateurs. Bien entendu, le succès tant diplomatique qu’économique fut au rendez-vous et l’une comme l’autre ne furent jamais battus lors des élections suivantes.Le Petit Peuple Travailleur, à chaque fois votait pour eux, au grand dam des "Oints du Seigneur", qui en tirèrent comme conclusion qu’il fallait cesser de faire voter le Peuple, comme on le voit chaque jour en Europe.

Il n’y a en effet pas le moindre doute que baisse des impôts, déréglementations et privatisations donnent des résultats extrêmement favorables toujours et partout, comme les exemples du Canada et de la Suède l’ont montré depuis. Mais tout cela fait baisser le pouvoir des oints du Seigneur, ce qui est insupportable. Monsieur Reagan se retira dans son ranch en 1988, mission accomplie, et Madame Thatcher, devenue trop autoritaire fut débarquée par les hiérarques du Parti Conservateur en 1992, pour être remplacée par John Major qui gagna les élections suivantes…

L’un et l’autre ont donc disparu de la vie politique il y a plus de vingt ans. Attribuer la crise actuelle à leurs actions est donc complètement farfelu… De fait, la crise actuelle trouve sa source non pas dans la déréglementation de l’économie, mais dans une prise de contrôle de la monnaie, ce bien commun , par une classe technocratico/ financière de gauche, le but étant de retrouver le pouvoir que les reformes de Thatcher et Reagan leur avait fait perdre.

Mais avant d’aller plus loin, il nous faut traiter une évidence: Déréglementer la monnaie ou la privatiser est une absurdité.

La monnaie est un bien commun, constitutif de chaque Nation. On ne peut déréglementer quelque chose qui ne coute rien à produire et donc déréglementer la monnaie ce serait produire plus de monnaie, plus d’endettement, plus de spéculation, mais cela n’entrainerait en rien une augmentation de la richesse moyenne. Déréglementer ou privatiser les lignes aériennes ou la production de voitures, est intelligent. Déréglementer ou privatiser la monnaie est idiot. JAMAIS Thatcher ou Reagan n’auraient fait une telle ânerie. Toutes les déréglementations de la monnaie dans l’histoire se sont terminées par des désastres, toutes…

Le but de notre classe n’a donc pas été de privatiser ou de déréglementer la monnaie, mais bien d’en prendre le contrôle, ce qui n’est pas du tout la même chose…Et cette prise de contrôle de la monnaie tant en Grande Bretagne qu’aux USA ne fut pas du tout organisée par des forces "de Droite" mais bien par des forces "de Gauche", le parti Démocrate avec Clinton et le Parti Travailliste avec l’ineffablement incompétent monsieur Brown.

Aux USA, les grandes banques d’affaires, puissamment représentées dans l’administration Clinton, après avoir beaucoup contribué (financièrement entre autres) à son élection étaient aux commandes. Ainsi Bob Rubin, ancien patron de Goldman Sachs étant ministre des finances, Goldman- Sachs, Morgan Stanley, etc. firent un « forcing » gigantesque pour que banques d’affaires et banques de dépôts, qui étaient séparées depuis Roosevelt, puissent fusionner. Le "négociateur" pour Goldman Sachs ne fut autre que monsieur Paulson, qui devint ensuite le numéro un de Goldman avant d’être nommé Ministre des Finances US, cette fois par Monsieur Bush (qui n’a pas compris grand chose au film). Et c’était monsieur Rubin, plus gros actionnaire de Goldman-Sachs, alors même qu’il était Ministre des Finances qui donc était chargé de donner l’autorisation… à Goldman-Sachs. Vous avez dit « conflit d’intérêts » ? Cette demande fut autorisée à la fin des années Clinton et dix ans après, comme l’on pouvait s’y attendre, nous avions une crise financière gigantesque qui est loin d’être finie. Ce même monsieur Rubin passa ensuite au conseil d’Administration de Citicorp, où il toucha plus de $140 millions de dollars de bonus, avant que cette pauvre banque ne fasse quasiment faillite en 2007, en dépit de ses excellents conseils, je n’en doute pas. (Il n a jamais rendu l’argent). Parallèlement, les élus Américains, surtout Démocrates mais pas exclusivement, tant au Senat qu’à la chambre des Représentants se débrouillèrent pour essayer de prélever leur livre de chair sur ce système bancaire qui devenait corrompu, en faisant passer des lois qui forçaient les banques à prêter de l’argent à des pauvres gens pour qu’ils puissent s’acheter une maison alors même que tout le monde savait qu’ils seraient bien incapables de rembourser… (subprime).

Les responsabilités politiques sont donc immenses dans la crise de 2008, puisque les élus se sont crus autorisés à forcer les banques à prêter à des gens dont tout le monde savait qu’ils ne pourraient jamais rembourser. En fait, à la fin des années 90, aux USA, nous avons donc eu une véritable capture de la Monnaie, organisée de main de maitre par une soi-disant élite, et cette capture a permis à cette ploutocratie technocratique de s’enrichir de façon éhontée.

En Grande Bretagne, monsieur Brown (le chancelier de l’Echiquier) décidait quant à lui de rendre la banque centrale indépendante (ce qui était une bonne idée), mais décidait aussi de lui retirer tous les pouvoirs qu’elle avait pour contrôler le système bancaire pour les confier à une agence ad hoc, le Ministère des Finances se gardant un pouvoir de supervision. Trois contrôleurs, c’est deux de trop, et les banquiers de s’en donner à cœur joie en partant du principe que si ça marchait c’était pour eux, si ça ne marchait pas, c’était pour le contribuable.

Or le capitalisme ne se justifie moralement que si le gain est la contrepartie d’un risque réel. Les banquiers ont en fait organisé avec l’aide des politiques un système de profits sans risques, c’est à dire un système qui est moralement répugnant. Une fois encore, nous constatons une dilution de la responsabilité éminente qu’avait l’Etat de surveiller la création et l’utilisation de ce bien commun qu’est l’argent.

Là encore, la Gauche est à la manœuvre, du début à la fin. Tout s’est passé comme si, à la fin des années 90, nous avions eu une prise de conscience par toute la gauche technocratique, orpheline depuis la chute de l’Union Soviétique, que leur pouvoir d’organiser nos vies allait être battu en brèche. Cette gauche technocratique, parfaitement représentée à l’intérieur des systèmes politiques a donc décidé de prendre le contrôle de la Monnaie, et c’est ce qui s’est passé aux USA, en Grande Bretagne et en Europe. Nous en avons un autre exemple parfait avec l’Euro, créé par Mitterrand, Delors, Trichet et consorts, tous hommes de gauche

Et comme chaque fois que l’Etat prend le contrôle de quelque chose, la faillite a suivie.

Et comme chaque fois, les responsables nous disent que ces choses-là sont trop compliquées pour être comprises par les Citoyens et qu’il faut laisser faire les spécialistes, c’est à dire eux, qui nous mis dans la panade pour commencer. Ils ont peut-être raison, bien que je sois persuadé du contraire. Les Suisses, les Canadiens, les Suédois, les Australiens, les Néo-Zélandais…n’ont pas connu ce rezzou en rase campagne organisé par nos technocrates et se portent plutôt bien.

Mais en tout état de cause, expliquer que la crise actuelle a été causé par un excès de Libéralisme et en attribuer la responsabilité à Reagan ou Thatcher, alors même que le désastre a été créé par la capture de la Monnaie par une classe financière et technocratique de Gauche qui ne cherche qu’à servir ses propres intérêts me parait être le comble de l’irresponsabilité.

Je veux bien me faire voler. Je ne veux pas qu’en plus, on me prenne pour un idiot.

18 commentaires:

  1. Alors la.... Félicitation. Imputer la responsablité de la crise à "la gauche" et dénoncer la privatisation de la monnaie en parallèle. Mais la monnaie est déjà privatisée et c'est bien la le problème central.

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    1. Tu contestes sa chronologie historique ?

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    2. Ben oui, il zappe un peu vite G.W. Bush.

      Comme si droite et gauche avait un sens sur ce sujet et d'ailleurs sur les autres aussi.

      Et d'ailleurs quand il mets la monnaie comme un service public, c'est plutôt un concept de gauche (et il a 1000% raison), demande à H16 ce qu'il en pense.

      Et d'ailleurs avec de bonnes idées comme celle là, tu verras qu'il faudra vite interdire le prêt avec intérêt, la libre circulation des marchandises, la détention par des intérêts privées de la presse, réguler les sociétés d'assurance et les banques, rendre obligatoire une assurance santé et retraite, bref on va vite s'apercevoir qu'il n'y a pas que la justice, la police et l'armé + la monnaie ++++

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  2. mouais, toujours aussi biaisé le raisonnement de Gave.

    Clinton n'a fait "que" signer ce qu'il ne comprenait pas vraiment totalement : Gave "oublie" de citer son dieu-(encore)-vivant, Greenspan, qui était aux commandes et était partie prenante lors du lobbying pour abroger la loi Glass-Steagall.

    --neuneu.

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  3. "Les responsabilités politiques sont donc immenses dans la crise de 2008, puisque les élus se sont crus autorisés à forcer les banques à prêter à des gens dont tout le monde savait qu’ils ne pourraient jamais rembourser. "

    Certes, certes... mais qu'en est-il de la responsabilité des banques qui les ont achetés, des superviseurs, régulateurs...

    "Nous en avons un autre exemple parfait avec l’Euro, créé par Mitterrand, Delors, Trichet et consorts, tous hommes de gauche…"

    Et Pompidou, issu de chez qui vous savez, n'est-il pas à l'origine de l’assujettissement de l'Etat aux banques privées ?

    Et qu'en est-il des plus values gigantesques dues à la techno science qui sont allées à 95 % chez les nanti ?

    Les banquiers sont par essence des voleurs, tout comme les oligarques. Ils ne travaillent pas (dans le sens ils ne souffrent pas puisqu'ils sont au chaud devant leurs écrans, etc...)
    Ces gens là finiront la tête au bout de piques.

    Cet article est d'une stupidité encyclopédique

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    1. que de mauvaise foi dans les commentaires. je comprends qu'il soit si facile de tromper le peuple pour nos dirigeants, car le peuple est un mouton qui ne demande qu'a se faire tondre. le must étant ce pauvre Clinton qui ne savait pas ce qu'il signait bien sûr.... ben voyons ma bonne dame... il était manipulé par les faschos aussi sans doute....; mouarff
      affligeant. tout comme cahuzac ne savait pas qu'il avait un compte en suisse, que moscovici ne sait pas que le crédit agricole est HS, que Hollande ne savait pas que Strauss kan était un obsédé sexuel. clinton ne savait pas ce qu'il signait il n'était donc pas responsable le pauvre.... après tout ce n'est juste que le président du plus puissant pays au monde. tous ces gens se marre et ils ont raison.....

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    2. Friedmanienmaispastrop17 février 2014 à 11:32

      Et j'ajouterais que Pompidou n'était plus au pouvoir depuis longtemps quand le projet de monnaie unique européenne a vu le jour : l'ancêtre de l'Euro, l'Ecu, a été créé en 1979 en même temps que le Système Monétaire Européen.


      On peut ne pas être en accord avec les conclusions de Charles Gave mais nier des faits évidents à la manière des "populo-socialo" de gauche et de droite ne fait pas vraiment avancer le débat.

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  4. L'UE a tué la monnaie €, démerdez-vous seul ou faites allégeances aux banques.

    Voilà ce que vous devez retenir.

    Le reste c'est de la foutaise.

    Vous assistez à un Hol up depuis 2007-2008.

    Et en silence parce que vous ne valez plus rien, mais vous avalez tout.

    Il est complètement impossible mathématiquement, physiquement, d'accorder un violon grec pour qu'il sonne comme un violoncelle allemand.

    Voilà votre Europe.

    Et vous êtes tous incapables de prouver le contraire sans être de mauvaise fois.

    Même pas besoin de rajouter la France l'Italie ou l'Espagne…profitez gentiment d'un euro à plus de 1,37 et vite c'est les soldes du siècle, avant le massacre en règle de l'épargnant, (qui a déjà commencé entre nous…) et avec une dévaluation de plus de 30% en moyenne…

    Et surtout n'oubliez pas de voter pour la couleur de la veste de votre bourreau…Car tant que les fraudeurs seront épargnés, les épargnants ne le seront pas.

    Vive la république, vive la Fraude.

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    1. Le déséquilibre des uns faisant le bonheur des autres… Vive les handicapés !

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-valse-de-l-euro-ou-les-148188#commentaires

      C'est quand qu'il faut devenir très très méchand ?

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  5. GAVE considère son travail et sa richesse légitimes,c'est la qu'il se trompe.sans injections de liquidités par les banques centrales,sans subprimes ou autres crédits a gogo,pas de spéculateurs pas de finance débridée.Si un jour on lui confisque une partie de ses biens pour renflouer les banques ce sera un juste retour des choses.Son argent aura été issu d'une bulle financière,pas d'une création de richesse normale

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    1. Friedmanienmaispastrop17 février 2014 à 13:11

      Charles Gave a plusieurs fois regretté que les règles normales de marché soient truquées par les banques centrales et les gouvernements. Si le marché était réellement libre, les investisseurs ne gagneraient pas moins d'argent mais ils le gagneraient sur base de règles plus éthiques.

      Ce sont les pouvoirs publics qui mettent leurs gros doigts boudinés dans la finance qui oblige les financiers à s'adapter, les banquiers à créer les subprimes, les spéculateurs à utiliser des leviers énormes avec "l'argent des z'autres".

      Supprimez l'intervention des "ceux qui savent ce qui est bon pour nous", restaurez l'aléas moral qui veut qu'une entreprise en faillite ... fait faillite et n'est pas sauvée avec l'argent des contribuables fut-elle une banque, supprimez l'argent gratuit, ... et vous retrouverez une finance plus utile à l'économie réelle parce qu'elle n'aura d'autre choix que d'investir dans l'économie réelle.

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    2. Ben voyons, les financiers n'ont jamais financé les campagnes électorales des uns ou des autres, ils n'ont jamais fait du lobbying pour avoir quelques avantages ou dérégulation, ils avaient un pistolet des politiciens sur la tempe pour faire les subprimes. Et évidemment la FED est totalement dirigée par les politiques. Ce n'est pas comme si elle était privée et détenue par... les banques.

      Les politiciens ont leur part de responsabilité. Et elle est grande, ne serait que parce que ce sont eux qui sont élus pour gérer tout ça et sont donc les responsables du merdier. Mais dire que les financiers n'y sont pour rien, voire même des victimes, est quand même un peu gros.

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    3. GAVE c'est un peu comme un gars qui aurait un emploi fictif dans le privé,et qui ferait la leçon aux fonctionnaires fainéants et trop payés.Un peu comme une Sophie de Menthon,mais en homme!

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  6. La vérité sort de la bouche des enfants.

    Et de celle des sénateurs PS.

    Gaëtan Gorce explique -par écrit- que les « 50 milliards d’économies »… ne sont qu’ »un leurre destiné à enfumer la Commission européenne ».

    Si, si.

    http://tinyurl.com/mo3ks47

    « Mais il est surprenant de voir tant de responsables et de commentateurs le prendre aussi au mot et s’inquiéter des conditions de la mise en œuvre de ce grand projet…..puisqu’il n’a pas été conçu pour l’être. »

    http://tinyurl.com/mu8943w

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    1. on est juste avant les élections:alors plus de taxes des économies vertueuses,de bons chiffres de croissance et une belle promesse de baisser les finances publiques,mais après.en juin on peut s'attendre a:retour de l'écotaxe,cette fois ci appliquée aux vehicules particuliers,hausses de l'edf-gdf,de l'eau,des impots locaux,et de toutes ces petites choses "indolores".une bonne claque aux socialistes permettrait de ralentir les choses

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  7. La monnaie est privatisée. La FED est privée. Elle imprime des billets au prix du papier qu'elle prête avec intérêts aux USA. Et ce sont les les impôts qui remboursent. Cette dette doit être la plus importante possible et in fine n'a pas vocation à être remboursée. Sa vocation est d'être insupportable, de créer une charge telle que l'état doivent vendre ses actifs à vil prix pour rembourser.L'achat des actifs se faisant par les propriétaires actionnaires de la FED. Remplacez FED par BCE, BdF, Banque d'Angleterre, Bundesbank... La vocation de la dette est de créer des situations à la Grecque pour piller les états la richesse, la terre, les îles, les aéroports... tout ce qui a été payé par l'épargne, la sueur et la volonté de construire une nation. Le FMI lui à été créer pour piller les pays pauvres avant qu'ils ne se développent.

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  8. Mardi 18 février 2014 :

    Japon : la BoJ (banque centrale japonaise) va prêter encore plus d'argent aux banques !

    Lisez cet article :

    Les neuf membres du comité de la BoJ ont décidé d'étendre la durée et d'élever le montant de prêts accordés aux institutions financières pour leur faciliter l'octroi de fonds aux entreprises de secteurs jugés essentiels pour la croissance. Il s'agit de deux plans de financement ciblés, pour inciter les banques à être plus généreuses.

    http://www.romandie.com/news/n/BOURSETokyo_le_Nikkei_bondit_de_313_apres_une_annonce_de_la_BoJ_dev70180220140754.asp

    En Europe, la même politique monétaire a été suivie par la BCE.

    Le mercredi 21 décembre 2011, et le mercredi 29 février 2012, la BCE a prêté 1019 milliards d'euros aux banques européennes. Durée : 3 ans. Taux d'intérêt : 1 %.

    Résultat : c'est un échec total.

    Depuis décembre 2011, les prêts au secteur privé s'effondrent.

    Les banques européennes prêtent de moins en moins d'argent au secteur privé.

    La courbe bleue représente les prêts au secteur privé :

    http://product.datastream.com/economics/gateway.aspx?guid=134ee9d5-4ae9-4dfc-b087-bc19fced1163&chartname=EZ%20money%20supply%20and%20loans%20to%20private%20sector&groupname=Euro%20zone&date=20111128&owner=ZRTN179&action=REFRESH

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