samedi 15 février 2014

Exode urbain


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Regardez des villes comme Foulayronnes, Pont-du-Casse, Bon Encontre, à 10 minutes d'Agen...

Un terrain, c'est 50 000€ à 70 000€ pour plus de 1000m².

170 000€, vous avez une maison très correcte, alors qu'aujourd'hui, sur Bordeaux, pour ce prix là, vous avez ... quasi rien...

J'ai pris Agen, mais ce raisonnement peut se multiplier à l'infini...

Il faudrait arriver à fuir les grandes agglomérations, leur économie fantoche condamnée qui consomme et ne produit rien, leur démographie fabriquée au forceps...

Surtout que maintenant que toutes les villes ont les mêmes magasin mondialisés, et que la culture se résume désormais à la merde babelienne subventionnée d'Etat, quel intérêt reste-t'il réellement à habiter dans une grande agglomération ? Et il y a même surement plus de culture à la campagne où il doit rester encore quelques magasins authentiques non babélisés...

La vraie limite c'est le travail. Mais on travaille pour quoi ? Pour payer notre logement hors de prix ? C'est circulaire comme raisonnement...

Et il faudrait arriver à s'extraire de ce cercle de l'aliénation... Histoire que la jeunesse puisse enfin avoir le droit de vivre et de toucher du doigt un petit bout de bonheur.

Et visiblement, le pouvoir a bien pris conscience de cette tendance. Naturellement, cette tendance a immédiatement été identifiée comme quelque chose de néfaste. Et on se dépêche de jouer la carte de l' "écologie" pour expliquer qu'il faut absolument empêcher les jeunes de fuir la matrice, l'exploitation, et d'avoir une vie décente.

Naturellement, vous vous en doutez bien, pas un mot sur l'immigration. Un non événement démographique, cela va de soi...

A voir également, ces données de l'INSEE.

L'exode rural s'est déjà très clairement inversé. D'un maximum de -40 000 habitants dans le rural par an dans les années 70, désormais, le rural gagne 75 000 habitants par an.

Et si je reconstitue la population de chaque zone d'après les chiffres dévolution annuels donnés, j'obtiens ce graphique ci :


On voit que c'est encore timide, et c'est surtout le périurbain et la banlieue qui s'envolent. Mais les données datent de 2007... Ça a déjà 6 ans... On voit bien un début de tendance, et je soupçonne que ça s'est encore amplifié depuis.

3 commentaires:

  1. 170 000 euros ..un prix correct ?
    je me demande combien de primo accédant peuvent dégager une telle somme ? et vu la conjoncture bancaire ....et c'est sans compter les impôts locaux qui vont exploser ...

    alors quand le quidam de base qui se sera mis 25 ou 30 ans de prêt sur le dos va se retrouver au chômage , je lui promets des nuits agités ...
    il retrouvera peut être un job payer 1 euros de l'heure comme un allemagne , ce si beau modèle éco ...

    http://www.liberation.fr/monde/2011/05/10/on-vit-moins-bien-depuis-qu-on-nous-impose-les-jobs-a-1-euro_734756


    autant s'acheter un mobil home , ou un camping car ,

    ou attendre l'efffondremment ; plus que quelques trimestre à attendre ....patience on y arrive

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    1. Tant mieux.
      Que la fin arrive. Un nouveau paradigme fera du bien.

      Un de mes cousins est nomade : de temps en temps, il travaille en suisse ou en luxembourg, sinon il vit avec sa femme et son gosse pour moins de 200 euros par mois dans son camping car.

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  2. Que c'est beau, les rêves des gens thunés urbains, mais frustrés par leur vie urbaine...

    Étant du précariat, je connais de la campagne et de la ville d'autres visages :
    - le prolétariat cognitif, qui veut se tirer mais y est coincé
    - le prolétariat des campagnes, qui alterne chômage et boulot en interim...

    Sinon, le bon plan campagne est connu depuis longtemps : fonctionnaire.

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