vendredi 25 avril 2014

Bruno Bertez : Le temps qui passe…

Les Clefs pour comprendre du Vendredi 25 Avril 2014: Le temps qui passe… Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 25/04/2014 (en Français texte en français )
→ lien
Le temps qui passe est l’arme des Pouvoirs et le talon d’Achille des citoyens. Les Pouvoirs ont l’éternité devant eux. Les institutions les protègent et si l’un, parmi les gestionnaires du système tombe, un autre, soi-disant vierge le remplace. Les hommes s’usent, mais les objectifs, les principes et les idées restent. Surtout les idées de domination. Par la mise au rencart des hommes, les Pouvoirs ont la faculté de reconstituer leur virginité en un piège fatal dans lequel les citoyens tombent. Qui se souviendra du "palotin" Hollande dans 50 ans? La dialectique des pouvoirs c’est, en même temps d’être hors du temps, de persister dans l’être, et en même temps, d’avoir la possibilité d’effacer les mémoires.

C’est pour cela que la lutte pour la liberté, la lutte contre la servitude et la domination sont sans cesse à recommencer.



Pour comprendre la situation présente, nous nous sommes propulsé dans le passé, dans la période 1914-1950. Nous y avons discerné la dure, inexorable continuité. La continuité est celle, constante, de la volonté de primauté de l’Allemand en Europe.

Continuité ne veut pas dire reproduction à l’identique. En effet, dès après la guerre de 1914-1918, il apparait une mutation et une complexification.



L’après-guerre a été marqué par l’ascension des États-Unis. Ils ont acquis les moyens d’imposer leur volonté, leur mise en ordre du monde. Toute l’action diplomatique et souterraine de Washington a consisté à remettre en selle l’Allemagne au détriment de la France. Que ce soit sur les questions des réparations, les questions territoriales ou financières.

A la fois pour des raisons historiques, commerciales et géopolitiques dirigées contre l’Union Soviétique, les Américains voulaient une Allemagne prospère, avec un grand marché/débouché et un tampon fort contre l’Union Soviétique. D’où le combat conjoint et constant entre les deux guerres des Américains et des Allemands, pour que l’on oublie les défaites et que l’on reconnaisse l’Allemagne dans ses droits, que l’on ne la rabaisse pas.

Tout au long des années 50 les États-Unis ont favorisé la constitution d’un grand marché européen dominé par l’Allemagne. Les très Grands Patrons français n’ont pas été dupes, mais ils ne s’y sont pas opposé. Pourquoi? Parce que la cartellisation des premières constructions européennes sur le charbon et l’acier leur convenait, ils pouvaient ainsi vivoter à l’abri des superbénéfices des géants allemands, et surtout parce que ces constructions se doublaient de directives et de pressions à la baisse des salaires et à la mise au pas.



Washington voulait organiser l’Union Monétaire Européenne sous le signe du Mark, ce qui fut dénoncé par De Gaulle, mais la France était en position de faiblesse à la fois à cause du tropisme qui faisait pencher les milieux d’affaires vers l’Allemagne et les États-Unis et ensuite à cause des besoins énormes de la France en capitaux. Les banques qui fournissaient ces capitaux et servaient d’intermédiaires avec les Américains, véhiculaient les exigences américaines. En particulier celles de la nécessaire Union Monétaire. L’Union Monétaire, l’unification économique ont été vendus aux peuples comme des assurances de prospérité, de stabilité et de dignité. On a vu ce qu’il en est advenu. Une Union monétaire entre le solide Allemand corporatisé, discipliné et l’instabilité, le bordel français ont produit ce que l’on voit jour après jour, l’enfoncement français. L’astuce de l’Union Monétaire, c’est le carcan des parités: finies les dévaluations dont la France et le Sud ont régulièrement besoin, et qui gênent les exportateurs Allemands. Finies les bouffées d’oxygène qui amputent le capital kleptocratique, mais relance la production et l’emploi.



Le fil conducteur de l’Histoire est celui de la recherche de l’hégémonie par l’Allemagne en Europe, puis après les deux guerres le double fil du partage et de cette hégémonie avec les USA. Les États-Unis se servent de l’Allemagne pour étendre leur impérialisme à l’Est, pour favoriser l’expansion de l’OTAN et créer un protectorat sur les colossales ressources naturelles de l’Est. Les Allemands y gagnent des marchés pour leurs entreprises et surtout un gigantesque réservoir de main d’œuvre qualifié bon marché. Qui rappelle que dès avant la Première Guerre mondiale, les Allemands avaient déjà des visées sur l’Ukraine et finançaient, là-bas, les mouvements autonomistes? Cela ne vous rappelle rien? Le pillage des richesses de l’Est, de l’ancien empire Russe et maintenant de la Fédération de Russie est une entreprise conjointe, complice, des Américains et des Allemands. Nous vous rappelons que déjà en 1930 on pouvait lire: "l’Ukraine indépendante serait un état ou dominerait les influences allemandes. Arracher cette Ukraine aux mains de la Russie serait lui arracher les dents, on se protégerait ainsi de sa concurrence et ainsi on la condamnerait au rôle de consommateur éternel des produits d’une industrie étrangère". C’est clair et déjà écrit en 1930 par un analyste polonais.

L’alliance entre les deux hegemon, l’Americain global et l’Allemand européen, est parfaitement complémentaire, on se partage les ressources naturelles et l’énergie qui manque à tout le monde, les marchés/débouchés et le réservoir de main d’œuvre pour les Allemands vieillissants



Relisant l’Histoire, pas celle des livres européistes et de l’école de la République, nous avons été frappés par la similitude des débats, des problèmes, des comportements et des propagandes. Nous assistons à une offensive conjointe dont la France et les autres pays du Sud sont les victimes désignées.

Le monde moderne est ce que nous appelons "un présentisme", ce qui signifie que l’on cherche à nous imposer la dictature du présent, de la nouvelle, de l’information télévisée sans substrat et background. On nie le passé, on escamote l’avenir. La vie vue sous cet angle se réduit à une accumulation de consommation du présent et pire, de ses signes et de ses représentations. Pourquoi? Parce que les Pouvoirs cherchent à évacuer le sens, à empêcher les interprétations, les mises en relation. Il faut, pour eux, que la vie se réduise à une combinatoire, à un jeu sur les signes, les alternances. C’est la raison pour laquelle ils prospèrent de la destruction des identités lesquelles sont de la mémoire cristallisée.

C’est pour cela qu’ils adorent l’immigration et le Grand Remplacement, les nouveaux arrivants sont des tableaux vierges sur lesquels on peut écrire ce que l’on veut. L’immigré n’a pas le bagage, l’éducation, l’instruction, la mémoire que l’on rencontre dans la population de souche et à ce titre, il est le complément de la Grande Entreprise. Le dire, oser dire cela n’a rien de désobligeant ou immoral, c’est un constat valable partout, aux USA, en Europe. L’immigré a des difficultés scolaires, il est surtout soucieux de sa survie consommatoire et peu enclin à réfléchir sur le système qui l’accueille. Le fait qu’il y ait des exceptions ne change rien au constat d’ensemble.

4 commentaires:

  1. La fin sur le "tableau vierge" est très juste, surtout en Europe. C'est triste ces personnes qui ne comprennent pas que l'amour d'une culture n'est pas la haine de l'étranger, mais tout le contraire. Pour pouvoir aimer le rouge, le vert, et le bleu, il ne faut pas mélanger les 3 ensemble dans un seau.

    RépondreSupprimer
  2. Une question: pourquoi l'élite politique et économique francaise, s'est laissée corrompre aussi facilement?

    RépondreSupprimer
  3. Depuis fatigué,
    1/la liste des belligérants:
    a/ Latins à majorité catho. Par extension religieuse, les Russes .
    b/ Germains et les cousins Hollandais anglais, par ascendance les ricains: Protestants , Sans oublier le juif errant bien souvent chassé, même pourchassé de l'Est et peu apprécié chez les Latins.
    2/ Les sujets de conflits:
    Pouvoir mondial créateur de fric qui à son tour donne le pouvoir.
    Avantage pour les Protestants: le pragmatisme et le flouze n'est pas un péché.
    Tout est dit.

    RépondreSupprimer
  4. Sur le sujet des mouvements humains, il n'y a pas qu'un type d'immigration, déjà.
    The "Brain Trust", c'est une forme élégante de racket des cerveaux à bons comptes.
    Une crise comme celle que nous vivons en Europe avec en plus des menaces de bruits de bottes depuis l'Ukraine représente une aubaine pour ce genre de hold-up des capitaux humains de premier choix au bénéfice des USA et du Canada. C'est presque à croire qu'il faille donner raison aux sionistes, merde !
    Les dés sont effectivement pipés depuis plus d'un siècle. Et nous continuons à accepter des règles dictées par les USA ?
    Vraiment, nous n'avons compris rien à rien !

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.