dimanche 20 avril 2014

Conférence de Gaël Giraud sur l'asservissement du PIB à l'énergie

Hallucinant ce qu'il explique comme quoi les gars apprennent tous à l'école que la croissance de l'énergie ne compte que pour 10% de la croissance du PIB   

Lui, arrive à 60% de dépendance... Ce qui paraît beaucoup plus logique.

Une fois encore, la dictature de la modernité et du progrès ment, et ment sur des questions fondamentales, une fois encore ramenant à Malthus...

Revue : Interview de Gaël Giraud directeur de recherche en économie au CRNS sur la contrainte énergétique et la "co-intégration" du PIB / énergie
Blog de Yoananda, 19/04/2014 (en Français texte en français )
→ lien

11 commentaires:

  1. L'économie apprise à l'école est basée sur la monnaie, avec une unité relative (euro par rapport à dollar yen etc....) et avec une quantité disponible infinie.......un ingé qui se base sur un KWh, lui même basé sur le joule (quantité d'énergie pour levé un kilogramme sur une hauteur de un mètre), le kilogramme, le mètre etc..qui ont un étalon physique. Tant que la Bioéconomie basée sur le deuxième référentiel ne sera pas enseigné (et le veulent ils (les possédants)), bah le graal des discours sera toujours de promettre la croissance (comprendre croisance physique diminuant moins vite que le trucage de l'inflation à laquelle on ne compte pas ce qui augmente).

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  2. Je confirme le commentaire précédent. J'ai fait une maitrise en sciences économiques (il y'a déjà 20 ans !!). JAMAIS la question de l'énergie n'a été abordée dans les cours !

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    1. Juste un rappel, l'acte fiduciaire, donc l'émission de la monnaie, permet d'anticiper sur des richesses ultérieures, fruits ou résultats de l'activité engagée par l'effet de levier généré par le contrat de confiance qu'il y a eu au moment de la phase d'investissement. Sans anticipation, pas d'investissement. Cela repose sur un contrat de confiance reconnu par tous les acteurs. Pour un dollar investi lors de la période de conquête de nouveaux territoires riches en ressources naturelles non renouvelables ( non renouvelables ou faiblement renouvelables dans un contexte technologique donné) il en ressortait 10 voire 50 dollar en richesses nouvelles. Les 9 ou 49 dollars de gains intégrant la contribution des richesses naturelles jusqu'à ce jour NON COMPTABILISEES. Dont l'énergie pour partie. Les ressources dites naturelles s'amenuisant au fil du temps et la pression des besoins d'une population humaine toujours croissante et énergivore (plus matières-premières-- vore) génère des coûts collatéraux liés à la dégradation de notre environnement (gaz de schistes et perte accélérée de la fertilité des sols agricoles, pollutions des eaux de surface et souterraines, des océans, recul des forêts véritables régulateurs du CO2 etc....).
      Moralité là où 1 dollar rapportait 10 ou 50 dollar, dorénavant le bilan est nul voire négatif tant que nous ne nous remettrons pas en question sur l'ensemble des modalités mathématiques d'appréciation des facteurs dits économiques. Pour en compenser l'erreur que nous ne voulons pas voir, les bulles spéculatives sont en train de saper toute forme de contrat de confiance, y compris sur des bases tangibles d'appréciation comme celui d'avec l'or physique.
      Continuons donc à nous voiler la face et à tenir des débats vides !

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  3. c'est quand même incroyable, c'est un peu comme si l'énergie humaine qui sert à fabriquer ne comptait pas dans le prix d'un pull, d'une paire de basket, une voiture, la majorité des pièces d'un bus d'un train... et que le prix du transport du produit en couté 10% et rien avant.

    > Déconnecté de toute réalité
    > pas étonnant qu'ils importent des chances pour la france dont le métier est de pondre

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    1. http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2014/04/20/10001-20140420ARTFIG00162-les-musulmans-en-froid-avec-la-gauche.php

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  4. 10% pour la pensée unique,
    100% ou presque pour JM Jancovici,
    60% pou Gaël Giraud, ca semble un bon compromis.

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  5. 10% ou 60%.... que de calculs venant de gugusses qui ne sont jamais sortis de leur bureaux du CNRS. Tout ça ne sert à rien. Déjà c'est trop macro, ça ne prend pas en compte les spécificités de l'agricole, de l'industrie, du tertiaire et du numérique.En plus c'est vague, plein d'hypothèses, d'approximations...

    Si on veut juste se faire une idée de la dépendance énergétique, pas besoin de gros calculs, il suffit de sortir et d'aller visiter une chaîne de production ou une chaîne logistique pour demander directement aux gestionnaires. Mais aujourd'hui c'est le bon sens qui manque.

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  6. Pour ma part je suis un peu surpris de voir que dans cette conférence n'apparait nulle part l'action humaine ou politique. Je suis bien d'accord qu'il est difficile d'imaginer qu'il y ait croissance sans énergie, c'est d'ailleurs ce que fait remarque olivier delamarche a propos de la croissance chinoise: "ils ont inventé la croissance sans énergie", avant 'l'injection d'énergie' il me semble que la cause est une décision: on augmente la production ou on investit, la consommation d'énergie augmente, la production augmente et l'augmentation de PIB arrive après. De même le capital en tant que variable utilisée par l'auteur ne me semble pas pertinent, il me semble que l'investissement, plus que le capital installé, peut être considéré comme paramètre de la croissance. Quand a la déflation celui qui la cherche dans son modèle ferait mieux de s'intéresser a l'histoire économique... Conférence fort intéressante. Je laisse de coté la référence aux climatologues ne sachant pas de quand elle date, mais quinze ans sans réchauffement avec augmentation continue du CO2 peuvent laisser dubitatif sur la cointégration température/co2.

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    1. Concernant la réchauffement, il y a vraiment de quoi laisser perplexe, c'est dommage qu'il ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement. Il dit que d'après les données, le GIEC a trouvé causalité entre température et CO2 : une hausse de température est toujours suivie d'une hausse du CO2. Non seulement ceci ne nous donne pas la cause des hausses de températures, mais en plus la réciproque n'est pas prouvée ; une hausse de CO2 (dont nous sommes la cause) n'impliquera pas forcément une hausse de température. Sous-entendu les gens du GIEC sont des enfumeurs.

      Peut-être qu'il est resté dans l'implicite pour éviter de se cramer au yeux de la communauté.

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    2. Nous passons juste d'un monde limité en capital à un monde limité en ressources et nous sommes à la phase pseudo stationnaireet les années 70 ont été le point d'inflexion de la courbe de croissance. Pour faire de la microbiologie tous les jours, c'est tellemment flagrant. Donc oui vous pouvez investir des euros ou dollars (mais comme dit plus haut, ça n'a aucune valeur physique), car sil vous n'avez pas les KWh qui suivent derrière, et bien vous ne pourrez pas réaliser votre "investissement"

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  7. À titre personnel, mon salaire dépend à 100% du pétrole. Plus de pétrole, plus de boîte, plus de salaire.
    Et celui de mon épouse disons 50% pétrole, 50% gaz....mais encore plus directement.

    Les 60% me semblent très très sous estimés:
    Agriculture, automobile, chimie, bâtiment.... Armement.... Dépendent tous à 100% des hydrocarbures.
    Les reste n'est que services qui dépendent d'eux.
    Donc on arrive très au dessus des 60%.

    A contraposee, les 40% restant représentent quelles activités ??
    Agents immobiliers, banquiers, enseignants, clergé, coiffeurs ????
    Ahahahahah !!!!
    Sans pétrole ni gaz, pourrons nous encore supporter leur coût actuel ?

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