lundi 7 avril 2014

La droite la plus intelligente du monde

Je tiens à prendre date de suite, car comme vous le savez, je suis vent debout contre le système de salaire minmum à seuil, qui est en pratique, dans le régime ouvert qui est le notre aujourd'hui, une des pires saloperies que l'on puisse faire au petit peuple travailleur.

En revanche, je suis particulièrement attaché à l'idée que toute personne se donnant la peine de travailler, puisse avoir un revenu décent.

Pour moi, la suppression du SMIC ne doit pas être faite à blanc, mais pour le remplacer par une redistribution proportionnelle de l'écart au salaire moyen horaire (je me comprends). L'idée étant d'aplanir la pente de la courbe de Lorentz laissée à elle même.

Je préfère de suite préciser ça, car on voit revenir la fausse gôche, que j'appellerai même plutôt l'extrême droite authentique, avec la figure de Lamy, qui veut supprimer le salaire minmum, mais à blanc...

Cf Bertez sur le sujet...

Très intéressant également, la 2ème partie de Zemmour et Naulleau ce week end.

La encore, la fausse gôche (soit pour moi l'extrême droite authentique d'aujourd'hui : anti démocratique, inégalitaire, pour la ploutocratie), avec Pigasse, qui nous explique qu'il faut absolument faire de la croâssance. Et pas de la croissance qualitative, non. De la croissance en multipliant l'immigration et en faisant travailler plus les gens. Donc absolument aucune amélioration du niveau de vie des travailleurs. Au contraire, rente foncière plus chère, toujours plus serrés, journées plus longues, plus de précarité, plus de temps de transport...

Et ça c'est la gauche... Reçue par Valls naturellement...

Moi j'ai qu'une question... Cette croissance que ce grand homme de gôche veut, elle est pour qui ? (la réponse étant évidente, comme d'hab... le monstre à deux têtes de l'élite groucho capitaliste et de la bureaucratie syndicalisée)...

A noter également après la métaphore du pays hôtel, la métaphore du pays sportif... Pathétique... On notera aussi : "Le libre-échange est un fait !", "Il faut accepter la mondialisation !" (comprendre "vous devez vous soumettre").

La suite est également très intéressante. Sur les réacs. Notamment Polony qui pose parfaitement les termes du débat... Entre mondialisme gloubi boulguesque et nation enracinée, entre progressisme et continuité...

16 commentaires:

  1. Pour faire suite au propos de Pigasse sur + d immigration = plus de croissance, sur beaucoup de forum je vois que quand on invoque l immigration comme problème on nous reponds que nous les Français de souche sommes bien content de trouver des immigrés pour rammasser nos poubelles mais je vois que le taux de chomage chez les immigrés est enorme aussi.Donc je vois pas en quoi encore plus d immigration serais un remède au chomage de masse?

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  2. Moi, Tonio, en général, j'ai bien savoir à combien émargent ceux qui préconisent le libéralisme....

    Tiens par exemple, toi, Tonio, t'es au SMIC ?

    Dans un autre contexte, ceux qui sont pour l'immigration et qui résident dans des villes ou les arabes sont des émirs (comme disait le regretté Coluche)...

    PhiliP

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  3. De toute façon, au delà d'un débat gauche-droite, plus ou moins libéral, il faut comprendre que c'est un mouvement de globalisation, comme tout le reste. Donc pas d'accord. Qu'il y ait une vieille gauche un peu naïve qui s'oppose à Lamy et Goldman Sachs, et donc au grand nivellement par le bas des salaires, c'est plutôt positif.
    Je constate juste que la gauche mondialiste à laquelle on peut ajouter une fausse droite ultra-libéral, a gagné la bataille des esprits. La mondialisation est impossible à stopper car elle est souhaité par un peuple complètement con, qui ne comprend par qu'elle va le tuer. Ecologiquement, économiquement, culturellement.

    Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes. C'est la citation à la mode, mais tant qu'on ne l'a pas comprise, on ne comprend rien.

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    1. +10^10^10^10
      Tant que rien ne sera dit pour montrer comment ce que décrit ce commentaire peut être dépassé, on ne fait que tourner en rond.
      Dit d'une autre manière: tout le malheur du monde vient du fait que ton voisin veut une télé plus grande que la tienne. Certes il y a beaucoup d'idiocratie derrière, mais ce voisin est volontaire, décidé, et prêt à tout pour celà.
      Pourquoi et quand celà cesserait-il?

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  4. Rassurez vous,Lamy n'a rien contre les régimes spéciaux!

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  5. Le Smic -pour paraphraser Audiard- est "un piège à cons".

    Un hochet. Un sextoy. Un truc obscène qui fait pouët-pouët quand on appuie dessus.

    Et ça marche.... regardez-les les petits gauchistes et bobos qui s'offusquent, poussent des cris, sont terrorisés par l'intolérable turbo ultra libéralisme quand on ose aborder le sujet.

    Le Smic n'a aucun intérêt. Ce qui compte c'est... le pouvoir d'achat, comme le rappelle Tonio.

    Là, il y a un vrai débat.

    Mais on n'ose pas le poser car en France le "pouvoir d'achat" est divisé par X... en raison des charges, taxes, impôts, rentes qu'une grosse minorité mafieuse fait supporter à la majorité.

    Un seul exemple : supprimons la bubulle immo que les soixantuitards bobos ont créé pour leurs vieux jours... et alors on règle une bonne partie du problème du pouvoir d'achat et les gauchistes arrêteront de pleurnicher comme quoi ma bonne dame on ne peut pas vivre avec un Smic.

    Ensuite, baissons la TVA, d'autres taxes... Là encore, problème réglé. Bien entendu, ça fouterait sur la paille quelques millions de parasites qui vivent à nos dépens... mais c'est bien entendu un autre débat.

    Pour le reste, seul le marché devrait fixer les salaires. L'idée même d'un "salaire minimum" est une absurdité... quand c'est l'Etat lui-même, via sa rapine institutionnelle, qui fixe de nombreux curseurs... affectant le pouvoir d'achat du-dit "salaire minimum".

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    1. "Ce qui compte c'est... le pouvoir d'achat,"… "Là, il y a un vrai débat."

      Non, il n'y aura jamais de débats, soit vous avez de la création de richesse, soit vous n'en avez pas, ou peu.

      Le tourisme, moi j'veux bien, mais ce n'est pas suffisant.

      Les services et loisirs, c'est quand tout va bien, ce n'est plus le cas.

      La production, il faut être compétitif à l'international, posséder et déposer des tonnes de brevets donc innover constamment et être les meilleurs dans les domaines à hautes valeurs rajoutés.

      Les ressources nous en avons, mais nous en importons bien plus que nous exportons.

      Les savoirs faire et faire savoirs ne sont qu'une variable d'ajustement à la demande sur un marché mondial concurrentiel à outrance.

      Retirez vos taxes du PIB et vous allez comprendre sur quoi repose la richesse en France.

      Nul-Nul et re-nul, et en plus vos dettes payent les retraités étranglés en diminuant notre marche de manœuvre et sacrifiant les générations actuelles et futures.

      Le bâtiment et l'immobilier ne s'inscrivent que dans un courant de croissance démographique, de richesses liées à l'attrait du pays.

      Bref que du bonheur en France, tous rentiers des allocs…c'est l'avenir d'aujourd'hui, mais ce n'est en rien de la richesse !

      Le débat n'existe que s’il y a les miettes à se partager. Point.

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    2. Si les racines de la bulle immo était aussi simple que certaines lois et normes absurdes d'urbanisme, que les 400k normes qui étouffent le pays (cf. un certain rapport de 2013 qui a fait grand bruit, au passage l'Europe a bon dos sur ce sujet, nos députés sont bien plus responsables de cet excès de zèle), ça se saurait. Pourquoi alors la plupart des pays de l'OCDE connaissent une bulle immobilière similaire ?
      Deux évidences se bousculent dans ce débat :

      1/ Tous les individus capables de percevoir leur environnement dotés d'un minimum d'empathie savent qu'il est impossible de vivre avec un SMIC ;
      2/ Le niveau du SMIC est bien trop élevé, le salaire minimum est devenu une trappe à bas salaires, et ces derniers sont déjà largement subventionnés par les baisses de charges.

      Vous vous croyez assez malin pour trancher le noeud gordien ? Vous vous trompez.

      Autre chose, Disco, l'idée de négocier un salaire minimum par branche, entre syndicats et patronat à la mode germanique me plait, ce qui implique évidemment de dégager au préalable nos syndicats archaïques et vendus actuels ainsi que le MEDEF (ce qui me plait encore plus), et de compléter le manque à gagner par un système d'impôt négatif pour lisser la fameuse courbe de Lorentz. Ok, ça mérite d'être expérimenté, mais je vois deux biais majeurs :

      1/ Tu postules que l'économie a le potentiel pour créer des emplois à la productivité très faible, inférieure à ce que coûte un SMIC à l'employeur. Je crois que tu avais avancé un chiffre de l'ordre d'un million. J'ai de GROS doutes là dessus. Les besoins de l'économie s'orientent plutôt à moyen terme vers des créations emplois hyper qualifiés (plusieurs bac+5 dans des disciplines complémentaires), en grand nombre, ainsi qu'en bas de l'échelle un nombre plus restreint d'emplois ne nécessitant qu'une courte formation sur le tas. Et rien au milieu. Ca, c'est ce qu'on commence à voir. Possible que le peak everything nous fasse tous redescendre sur Terre.

      2/ Avec ce système, comment tu empêches les multitudes d'abus aussi bien du côté des travailleurs que du patronat ? Pourquoi employés et employeur ne se mettraient pas d'accord pour un salaire à 400 boules plutôt qu'à 800 si l'état complète, disons, jusqu'à 1000 euros ?

      En théorie des jeux, tu as un phénomène (c'est de l'empirisme, pas du constructivisme gratuit) qui s'appelle "enchères à la baisse". Si vous voulez une bonne introduction sur le sujet, exemples historiques à l'appui (courses aux armements, crise des missiles de Cuba, historique de la RAND corporation), également une réflexion sur la rationalité des comportements humain, je vous conseille ce livre : http://www.amazon.fr/Le-dilemme-prisonnier-Neumann-th%C3%A9orie/dp/2842251431

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  6. Je suis assez d'accord avec le principe que tu énnonce :

    "
    Pour moi, la suppression du SMIC ne doit pas être faite à blanc, mais pour le remplacer par une redistribution proportionnelle de l'écart au salaire moyen horaire (je me comprends). L'idée étant d'aplanir la pente de la courbe de Lorentz laissée à elle même."

    Mais un doute me gagne..... qui paie le complément de salaire, et surtout avec quel argent ?

    C'est encore un truc à fabriquer : dette et/ou impots. Il me semble que tu n'aime ni l'un, ni l'autre? Alors quelle est ta réponse à cette question ?

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    1. Il faut subventionner les riches pour qu'ils paient leurs esclaves moins cher.

      Et après on dira aux esclaves qu'ils coûtent trop cher en subvention et que c'est des parasites.

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  7. Ce que vous ne voyez pas, les uns et les autres, c'est que la course à des coûts du travail toujours plus bas comme c'est le cas en Italie et en Espagne, ne marche que si les petits copains d'à côté n'en font pas autant. En effet si tout le monde laisse les salaires piquer du nez vers des bas-fonds abyssaux, plus de pouvoir d'achat nulle part, les carnets de commande vides etc... Et on sera aussi cons que par devant !
    A force d'ergoter sur des solutions magiques qui peuvent nous ramener au niveau de vie du Tadjikistan, on va y arriver, continuez les mecs à bien délirer !

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    1. Mais pourquoi vous moquez-vous du niveau de vie du Tadjikistan ?

      Que font les Français, concrètement, pour avoir un niveau de vie supérieur à celui du Tadjikistan ?

      Vous fabriquez quoi ? De quoi est fait votre PIB ?

      Hein ? En quoi un fonctionnaire parasite fabrique t il davantage de richesse qu'un paysan Tadjik qui vend sa production sur le marché de son bled, hein ?

      En quoi Anne Hidalgo, NKM, Borloo, Valls... créent ils de la richesse ?

      Ah nous y voilà. Vous commencez à comprendre.

      Le niveau de vie = (peu ou prou) LA PRODUCTION.

      Le reste c'est du conte de fées pour les enfants (et les gogos bobos gochistes).

      Si votre pays ne produit plus rien... quel serait son "niveau de vie" ? En quoi DEVRAIT IL être supérieur à celui du Tadjkistan ?

      Le temps de bouffer votre capital (richesse accumulée dans le passé) et de bouffer votre crédit (richesse volée au futur)... tout le monde descend, terminus du train !

      Les faits sont têtus : depuis 30 ans, nous vivons à crédit. Nous "volons" littéralement notre "niveau de vie" et dilapidons notre capital.

      Alors ?

      Donc en quoi ce serait "mal" de revenir au niveau de vie qui doit être le nôtre ?

      Nous allons (collectivement) devoir arrêter de péter plus haut que notre cul.

      Oui, ça va faire mal... très mal. Mais c'est inévitable.

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    2. C'est çà, il n'y a plus qu'à ne plus avoir de cul pour ne plus péter du tout tant qu'on y est !

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  8. Pour aller plus loin dans la réflexion on peut questionner la notion de monnaie elle même :
    http://www.monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n46-yoland-bresson-eurofranc-rdb-bitcoin-et-openudc/
    f.

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  9. Quelle est l'histoire de la banque Lazard ?

    Quelle est l'histoire de Pigasse ?

    Un petit coup d’œil sur Wikipedia et tu tombes de ton siège, encore.

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    1. Tu as tout, l'ENA, le fonctionnaire reconvertie dans la banque, les US (merci Nixon et les pétrodollars) et bien sûr Jacobs "membre du comité de direction du groupe Bilderberg"

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Kenneth_M._Jacobs

      Je passe sur les noms de famille, pas le moindre communautarisme, que de la méritocratie.

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