vendredi 25 avril 2014

Le petit roquet de Kiev...

Parfaitement résumé...

Le petit roquet de Kiev...
La chute, Patrick Raymond, 25/04/2014 (en Français texte en français )
→ lien
Le petit roquet de Kiev jappe : "Crise ukrainienne : l'ultimatum de Kiev ". ça c'est de la virilité ou de l'inconscience.
Une armée ukrainienne en miettes, arrêtée à 1989, connue pour un matériel désuet, une troupe et des officiers corrompus, prêts, faute de soldes, à vendre au plus offrant, tout ce qu'il est possible et imaginable, trépigne devant Moscou.
Moscou qui n'attend visiblement qu'une chose, c'est l'effondrement économique du régime, en cours, et qui devrait s'accélérer si les mesures FMI sont trouvées.
D'ailleurs, les mineurs du Donbass s'agitent, et le clivage le plus fort est visiblement celui entre une population de plus en plus désargentée, et quelques oligarques.
Dans ce contexte, la question militaire, c'est "l'Ukraine, combien de divisions ? " Et la réponse : "C'est quoi une division ???"
Les rodomontades de la junte, ne sont qu'une preuve de sa faiblesse et de son illégitimité. D'ailleurs, ledit pouvoir est contesté par des séparatismes polonais, et subcarpathes, où, visiblement, la faillite économique, encore plus totale qu'ailleurs, fait penser que l'URSS, "c'était le bon temps".
Il faut dire qu'en matière de faillite, l'Ukraine s'y connait, pour sa trop grande proximité avec les politiques prônées par l'ouest.
Le réseau d'irrigation est mort, l'armée ukrainienne n'existe plus, les seules provinces excédentaires en énergie, la Crimée, est perdue, le Donbass s'agite.
Quand à accuser la Russie d'enclencher une troisième guerre mondiale, c'est comique. Pour la majorité de la population terrestre, elle est déjà là, et c'est une guerre US.
De plus, vouloir titiller la Russie expose l'occident européen à un effondrement aussi rapide que total...



   4 pro russes tués à Slaviansk par l'amée ukrainienne (le titre de l'article des Echos a été changé de "Ukraine : le sang a commencé à couler à Slaviansk" à "Crise ukrainienne : l'ultimatum de Kiev", on reconnaît bien là la patte de la Pravda occidentale)
   Suite aux mouvements de l’armée russe : Kiev suspend ses opérations dans l’est de l’Ukraine (E&R)
   Ukraine Gives Russia 48-Hr Ultimatum Or "We Will Fight" (ZH)
   S&P abaisse la note de la Russie Non mais là gros fou rire... S&P note la Russie quasi junk, avec sa dette publique à un pouillème du PIB, ses excédents gigantesques... Et pendant ce temps, la France est confirmée à AA+   Mais sinon, les agences sont impartiales    L'occident est en train de crâmer ses dernières cartouches de crédibilité...
   Ukraine Warns Putin "We Will Eliminate Invaders" After Pro-Russian Forces Down Ukraine Chopper (ZH)
   RIP Diplomacy: Merkel Says Geneva Accord Has Failed; G-7 Preparing Action Against Russia (ZH)

La Russie prépare sa stratégie de “la terre brûlée” financière
De Defensa, 25/04/2014 (en Français texte en français )
→ lien
L’agence de notation US Standard & Poor (S&P) a abaissé la notation de la Russie de BBB à BBB–, une notation avant le statut de “pays pourri” («one short notch away from junk status»). Cette initiative a évidemment un caractère politique, directement liée à la crise ukrainienne et à l’hostilité sans cesse plus agressive à l’encontre de la Russie du système de l’américanisme (en tant qu’entité plus qu’en tant que pouvoir organisé). S&P note pour justifier sa décision, montrant ainsi combien sa prospective est liée à une vision effectivement antagoniste de la Russie : «In our view, the tense geopolitical situation between Russia and Ukraine could see additional significant outflows of both foreign and domestic capital from the Russian economy and hence further undermine already weakening growth prospects.»

ZeroHedge.com commente ce 25 avril 2014 la nouvelle en se concentrant sur la réaction de la Russie, évidemment furieuse. Tyler Durden mentionne les premières réactions du ministère russe de l’économie, qui minorise les effets de la décision de S&P. Mais surtout, il envisage l’échéance désormais de plus en plus proche où, dans ce contexte en même temps qu’en présence de l’aggravation de la situation, avec les USA préparant de nouvelles sanctions, la Russie prépare sa riposte. Elle est aux mains du conseiller économique de Poutine Sergei Glaziev, un économiste partisan d’une attitude d’extrême fermeté contre le bloc BAO. Durden décrit ce qu’il nomme la stratégie de “la terre brûlée” de la Russie, à laquelle les BRICS seront invités à parrticiper.

«...But far more importantly, and ahead of yet another round of western sanctions which appears imminent unless Obama is to look even more powerless than he currently is (granted, a difficult achievement), Russian presidential adviser Sergei Glazyev proposed plan of 15 measures to protect country’s economy if sanctions applied, Vedomosti newspaper reports, citing Glazyev’s letter to Finance Ministry. According to Vedomosti as Bloomberg reported, Glazyev proposed:

»• Russia should withdraw all assets, accounts in dollars, euros from NATO countries to neutral ones.

»• Russia should start selling NATO member sovereign bonds before Russia’s foreign-currency accounts are frozen.

»• Central bank should reduce dollar assets, sell sovereign bonds of countries that support sanctions.

»• Russia should limit commercial banks’ FX assets to prevent speculation on ruble, capital outflows.

»• Central bank should increase money supply so that state cos., banks may refinance foreign loans.

»• Russia should use national currencies in trade with customs Union members, other non-dollar, non-euro partners.

»In other words, a full-blown scorched earth campaign by Russia.

»Granted, Russian holdings of US Treasurys are not that substantial (and could be monetized entirely in three months of POMO by the Fed), and western financial linkages to Russia, aside from trade routes, are not life-threatening, but if Russia were to take the baton, and other BRICS countries, already furious by the recent US decision to not boost their IMF status, follow suit, then Obama's life is about to become a living nightmare. Especially, if that most important BRICS member - China - does any of the many things it can do to indicate if, in this brand new Cold War, it is with or against the US...»

4 commentaires:

  1. Un autre point de vue intéressant et complémentaire sur le conflit par Quatrepoint (qui vient de sortir un nouveau bouquin, soit dit en passant) :

    http://www.youtube.com/watch?v=73-zy1yTU4A

    RépondreSupprimer
  2. La parole donnée par les occidentaux à Gorbatchev sur le respect de ne pas étendre la zone de l'OTAN dans les pays associés à l'ex URSS ayant été mangée, on va se farcir un cinglé: Poutine.
    Le traité de Versailles dicté par le représentant des USA sévèrement critiqué par Keynes à l'époque, avait conduit à Hitler. Bis repetita !
    On est reparti pour un carnage.

    RépondreSupprimer
  3. Le travail d'Olivier Beruyer est absolument édifiant sur les grossières manipulations en Ukraine.

    Il y a bien d'autres raisons inavouées, inavouables, et les remarques de Bertez sont à prendre en comptes.

    L'excuse pour une crise financière, oui, pour le gaz et les ressources d'accord, mais plus important encore, une division entre l'EU et la Russie est certainement et l'une des stratégies des US pour conforter ses positions dominantes.

    Reste encore un élément non négligeable, la dérive de l'EU, des élections mal engagées, l'absence totale de visibilités politiques, économiques, sociales…

    Une chose est certaine, la bêtise est devenue notre mode de fonctionnement, nous la contemplons tous avec incrédulité. 4000 ans d'histoires pour en arriver là! Claps, claps… Faut dire qu'avec son siège à bruxelle une fois, l'EU est devenue une histoire belge a elle toute seule.

    Voter et cautionner ce machin EU demande une inconscience démesurée…

    RépondreSupprimer
  4. Il n'y a aucune bêtise dans tout ceci.
    Il n'y a que de froid calcul.

    Quand on sent qu'un système est à bout, et qu'il va s'effondrer, la seule chose à faire est de dévier l'attention par une menace extérieure. S'il n'y en a pas, on la crée.

    Alors si nous assistons à un grand patatras économique, qui portera le chapeau, hein ?
    Ce sera le gros méchant russe.

    Tout est fait pour déclencher un conflit-diversion en Ukraine. C'est calculé.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.