mercredi 21 mai 2014

[autarcie] Toujours sur la rentabilité du potager

Voici quelques petits calculs (toujours à la louche) sur la rentabilité au m² de potager.

Voici les rendements au m² que j'ai trouvé pour ces principaux légumes :


J'ai assimilé pour la suite poivrons et concombres aux courgettes en terme de rendement.

Maintenant imaginons un potager divisé en 10 parcelles égales (ici j'ai pris 10 x 10m² mais la taille de chaque parcelle n'a pas d'importance).

Avec un schéma de culture de ce type (qu'on fait tourner chaque année) :


Le sol est mis à contribution et un tel schéma nécessite de bien l'amender, voire entre chaque culture.

Mais avec un tel schéma, sur 100m², on produit 1676€ de légumes. Et chaque m² produit en moyenne 15,14€ par an, comptabilisé en non bio. On est très au dessus des 10€ par m² estimés dans mon post précédent.

Avec de telles rentabilités, pour le potager exemple de 200m², on passe à 3 028€ de légumes par an, comptabilisé en non bio, et 5 450€ comptabilisé en bio. Pour une rentabilité horaire du travail de 9€50 en non bio et de 17€60 en bio...

Par contre, ça fait du légume...   

Autre information importante, la culture de la patate est parmi une des moins intéressantes. Elle épuise les sols, est contraignante en terme de rotation, et rapporte très peu (surtout qu'il n'y a pas beaucoup de différence à mon goût entre une patate du potager et une du commerce, contrairement aux tomates). Mais bon, ça se conserve et ça permet de faire des frites   . Mais peut-être vaut-il mieux cultiver autre chose, quitte à le troquer, et acheter ses patates dans le commerce... Idem pour le poireau.

Il s'agit là d'un schéma simplifié à titre d'exemple et il y manque beaucoup de choses. Mais c'est pour donner une idée.

15 commentaires:

  1. La patate est peut-être moins intéressante, mais c'est LE aliment anti-famine ... Le seul qui peut remplacer les céréales pour l'apport énergétique et protéique.

    Sinon, le SMIC c'est un salaire (brut ou net) ... il ne faut pas oublier les charges (et donc le doubler) qui payent l’hôpital, les routes, l'EN, la police, les pompier, la retraite, le chômage, etc...

    A moins que tu ne te considère comme ton propre médecin, etc... mais la, c'est beaucoup de boulot en plus. J'en sais quelque chose.

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    1. +1 pour la pomme de terre.

      Comme j'ai assez de surface j'en fait toujours. C'est moins que rentable mais ça reste indispensable niveau autonomie. Et les miennes sont tout de même meilleures que celles du commerce. Essayez les pompadours !

      J’agrandis petit à petit ma surface de jardin avec les pdt justement. Seulement c'est quand il faut bêcher que cela devient l'enfer vu que je pars d'une prairie tassée. Cette année je fais des tests de culture de pdt sous paille. Pour l'instant c'est mitigé niveau résultats, on verra en fin de saison, en revanche niveau énergie dépensée pour les mettre en place c'est tout bon. Et à la fin du cycle, le coin sera prêt à être utilisé pour mettre autre chose. C'est l'autre intérêt de la pdt. Ce qu'impose sa culture laisse une parcelle "propre" (question de point du vue selon qu'on travaille le sol ou pas).

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  2. Intéressant, mais pour atteindre ces rendements, il faut y être a plein temps et avoir résolu les attaques aériennes (pies, merles...) terrestres (lapin, furet...) voir souterraines, et puis le temps bien sur. Par exemple, l'année dernière, ce n'était pas possible.

    je ne suis pas trop étonné du 1.8g pour les patates, mais 5Kg/m2 pour les carottes, ça me parrait bcp.

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    1. Je fais un potager de ce type, sans travail du sol, tout paillé tout le temps, et j'y vais une après-midi par semaine.

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  3. Antikeynesprofriedman21 mai 2014 à 11:04

    Pour les patates, je les utilise en première culture sur un terrain nouvellement cultivé. Ce genre de culture n'est effectivement pas très "rentable" mais elle prépare bien la terre en friche pour les cultures suivantes en éliminant notamment les liserons.

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  4. Jai voulu récupérer des patates d'un champs et me suis aperçu qu'ils foutent même des pesticides en fin de culture pour bruler les plants. De plus les patates nouvelle type ile de ré sont incomparables donc le prix n'ai pas le même . Les dates sont curieuse tomate juillet,aout,sep,oct.

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    1. Pour les dates, tout le monde n'a pas la chance d'habiter dans le bordelais :)

      Mes tomates étaient en pleine terre fin mars, et elles font un mètre de haut déjà. Je devrais avoir les premières tomates d'ici 2 à 4 semaines...

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  5. Arrgh !!!!

    Qu'est ce qu'il faut pas lire : "surtout qu'il n'y a pas beaucoup de différence à mon goût entre une patate du potager et une du commerce"

    Il faut récolter les patates "nouvelles" et les manger immédiatement. Tu verras qu'il y'a une sacré différence avec celles du commerce. Le meilleur à mon gout : les "rattes", même pas épluchées, justes grillées à l'huile, ou même à l'eau. C'est terrible. Et tu trouvera pas cela dans le commerce !!

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  6. Je doute quand même de tes chiffres sur la rentabilité horaire : tu estime la travail à 1h30 par m² et par an, c'est bien cela ? J'ai l'impression que c'est bien plus que cela

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  7. En marge des considérations potagères, il y a aussi un moyen de s'enrichir dans le Système : y être plus malin que les autres.
    Avec l'autarcie, nous prenons des années d'avance.

    Mais nous pouvons nous contenter de nous comporter intelligemment au milieu d'un monde de crétins. Comme l'explique fort bien le photographe indépendant Ken Rockwell : http://www.kenrockwell.com/tech/how-to-afford-anything.htm

    On peut tout se payer si on sait s'adapter !

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  8. Avec des plantes exigeantes comme ça tu auras vite fait d'épuiser ton sol, engrais vert ou pas... Je ne vois pas beaucoup de fabacées dans ton plan, notamment.

    Ou alors, tu mets vraiment une dose massive d'engrais vert, mais là en comptant tout c'est plus 100m2 qu'il faut, c'est 400 ou 500...

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  9. Pour les pommes de terre, ce n'est certes pas très interessant d'un point de vue pécunier, mais cela prépare la terre pour les prochaines cultures. De plus, j'ai des beaux-parents agriculteurs qui ont prété quelques parcelles à des "patatiers", résultat : l'année d'après, plus rien ne pousse dessus tellement ils envoient du lourd en fongicide/pesticide ! A méditer sérieusement...
    Il faut que tu modères ton optimisme quant à tes chiffres, une des premières qualité qu'un jardinier amateur doit développer est l'humilité....si tu as un gros orage avec grelons tu peux perdre 50 % de ta récolte..ou plus..et dans le bordelais tu es certainement bien placé pour le savoir....
    En plus du paillage, le systeme des buttes style hugelkultur semble itéressant...plus plantation/semis régulière de fruitiers...Dans le Sud Ouest le systeme des joualles est certainemen un des plus efficient et résilient...à tester sans doute, il y a des exemples..je crois que le conservatoire végétal d'Aquitaine a lancé des expériences (haies, agroforesterie, joualle, etc..)
    Lobjet d'un prochain post ?
    A te lire !
    Tea,

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  10. Bonjour,
    nous c'est la deuxième année que l'on fait notre potager dans notre nouvelle maison. Sinon, cela fait 6 ans que l'on fait un potager mais avant on était en location maintenant on est chez nous. Que vous dire, on ne s'est jamais trop occupé de la rentabilité de la chose, mais on achète quasiment plus de légumes et au jour d'aujourd'hui on mange encore des légumes de l'année dernière (congelés). Pourtant notre potager n'est pas très grand (120 m²), mais on est que deux. En fait le plus gros problème c'est la conservation des légumes, pour l'instant tout passe par la congélation en attendant de trouver mieux. On essaye de faire des légumes "exotiques" (topinambours, scorsonères ...). Ah, au fait 0 engrais, 0 pesticides tout avec compost, fumiers, purins d'orties ...

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  11. http://www.pauljorion.com/blog/?p=65217

    Le progrès ira peut être plus vite que toi et on aura sûrement bientôt des hectares de permaculture sans intrants et entièrement automatisé.

    Une fois de plus, c'est les publicitaires et le capital qui prendront les plus gros profits et le petit agriculteur sera obsolète et en faillite face à une machine qui le replacera avantageusement.

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