jeudi 22 mai 2014

[autarcie] Toujours sur la rentabilité du potager sans travail du sol : le cas de la ferme du Bec Hellouin

J'avais déjà posté cette étude de l'INRA sur la performance économique du maraîchage biologique permaculturel sur le cas de la ferme du Bec Hellouin.

Voici le rapport d'étape n°2 :
Maraîchage biologique permaculturel et performance économique - Rapport d’étape
INRA, 01/07/2013 (en Français texte en français )
→ lien

Il y est question d'une surface cultivée de 1000m².

Sur un an, le temps passé dans les jardins est de 1400 heures

Soit 1,4 heures par m². Avec mon estimation de 1,5 heures par m² de potager cultivé, j'étais donc à peu près bon.

Pour ce qui est de la rentabilité au m², je regarde uniquement les parcelles sans serre, et on y affiche un CA annuel moyen par m² de 20,8€/m² sur planches plates peu visitées, et de 13,2€/m² sur buttes rondes très peu visitées... Là encore, c'est en ligne avec mes estimations...

Je vous invite à parcourir cette étude passionnante. Et j'avoue être assez fier d'être arrivé à des résultats similaires avec ma petite expérience potagère et quelques calculs de coin de table...

Enfin, on m'a conseillé par mail de faire une formation en permaculture... Je ne pense pas être un ponte, mais de par ma petite pratique, et la théorie que j'ai epluché sur le net et dans des livres de bibli, les différentes vidéos, je me rends compte que je n'apprends plus grand chose. Sur le site même de la ferme du Bec Hellouin, il y a un petit fond documentaire et je n'y apprends rien...

Aujourd'hui, avec Internet, plus personne n'a d'excuse pour ne pas savoir. Tout est dispo, et j'ai tout recensé ici sur ce blog sur le tag Autarcie.

L'étape suivante, c'est de mieux maîtriser les espéces végétales. Car j'ai bien compris le mécanisme général, maintenant, je dois m'attacher à connaître les différentes espèces de plantes, de légumes, d'arbres, de graminées, de mauvaises herbes... Et continuer de pratiquer...

Quant à la permaculture, si il fallait en donner une définition, telle que je la comprends, c'est un espace de culture en cycle clos ne nécessitant aucun apport extérieur. Et sans intervention mécanique sur le sol. Il laisse une belle part à la jachère extensive pour alimenter la surface potagère intensive en engrais (équilibre agro sylvo pastoral).

4 commentaires:

  1. La loi ne réglemente (pour l'instant!) pas la vente de légumes pour un jardin de moins de 500m² et rattaché à l'habitation.
    Donc, déjà la moitié d'un smic, en théorie, en s'appuyant sur l'étude du bec hellouin. Et donc si je me souviens bien 5 heures et quelques, divisé par deux, de travail quotidien. Sans compter "l'investissement santé" car avec le marché transatlantique, les ricains vont gaver l'europe de produits à l'huile de vidange usagée. Et le plaisir d'entreprendre, de bosser dehors et de faire parti du secteur primaire plutot que du gang des faux-monnayeurs. :)

    Personnellement, je trouve aussi la chose passionnante, j'ai la possibilité de m'y mettre. J'ai aussi pas mal de connaissances théoriques et un peu pratiques. Il me manque juste le courage et l'énergie pour faire le saut, contrairement à toi.

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  2. Bon, tu va encore te dire "c'est qui ce petit con qui débarque pour me critiquer" mais la ferme du bec n'est pas une ferme; c'est un centre de "formation" qui s'engraisse sur le dos de bénévoles et qui profite de l'engouement par un rustissisme de façade (vla que jme ballade à cheval avec son attelage en bois et cuir qui sent bon le terroir...)

    Entre les faucheurs volontaires qui exagèrent sur leur com' et les gauchistes verts qui sont de véritables religieux de leur vision de l'écologie (ils se croient athés mais sont de vrais religieux)

    Je tiens juste à rappeler que les végétaux sont pas fait pour nous nourrir, il ne faut pas idéaliser ; pourquoi les pommes sont-elles goûteuses et attirantes? Car depuis des millions d'années les animaux; en avalant les "meilleurs" fruits; ont permis aux arbres les plus attirants de se propager via les selles de animaux ; alors que les arbres les plus "radins" même si ils dépensent moins d'énergie à "nourrir" les animaux et donc sont plus résistants aux maladies; et bien ces arbres n'ont pas pu se reproduire aussi efficacement et ont disparus.

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  3. produire son alimentation , c'est necessaire , mais pas suffisant . Il faut aussi conditionner les legumes et fruits pour l'hivers . Exemple : sechoir solaire pour secher prunes , cerises , raisins , poires , pommes . Four solaire pour conserve de haricots ,tomatas , ou preparation de rations de ratatouille pour mettre au congélateur . piece pour stocker pomme de terre et autres qui se conserve à l'air libre . J'avais réalisé l'année dernière un sechoir solaire , mais pas assez puissant pour secher en une seule journée les fruits les plus gorgés d'eau ( risque alimentaire en laissant la nuit les fruits non encore sechés ) , je modifie pour augmenter la surface exposée au soleil , et les deux ventilo 80 mm passent au 120 mm recup d'alim le tout connectée à un petit panneau solaire . pas encore de four solaire , donc les conserves se font encore au gaz , ou alors c'est direct au congélateur .

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  4. Franchement je ne pense pas que tu peux raisonner en matiere de smic ou de rendement au m2 quand tu fais ton potager. Quand bien meme tu passerais 2 heures par metre carré et n'aurait un rendement que de 10 euros pour ce meme metre carré, est ce que ca ne vaudrait pas le coup? Pouvoir nourrir sa famille avec des légumes et fruits cultivés soi meme, sains et en respect de l'environnement ca n'a pas de prix en comparaison de la merde industrialo-agro-alimentaire. Sans compter que l'expérience compte beaucoup, on ne peut pas etre aussi productif la 1ere année que la 5eme, il faut apprendre sur le temps/tas, la théorie c'est bien mais ca fait pas tout.
    En tous cas je te remercie pour ton blog notamment la partie Autarcie. J'ai moi meme démarré un potager d'environ 300 m2 depuis 9 mois.
    Par tes observations je vois que nous n'avons pas les memes problemes. Quand tu te bats contre les limaces avec du ferramol, je peste contre les oiseaux (surtout les merles) qui viennent sans cesse gratter les paillis et au passage les semis... mais mangent les limaces.
    La culture potagesque n'est pas la science de faire pousser des fruits et légumes, mais plutot l'adaptation du jardinier au terrain disponible pour faire pousser des fruits et légumes.
    Bonne récolte!

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