jeudi 22 mai 2014

Bruno Bertez : Notre Plaidoyer pour les élections européennes

Notre Plaidoyer pour les élections européennes
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 22/05/2014 (en Français texte en français )
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La chute du mur de Berlin, l’euro, l’Europe, l’ordre mondial, la guerre….

Il y a mille raisons pour lesquelles il faut voter eurosceptique, europe-sceptique.

Le débat européen est escamoté. Tout se déroule à l’image de cette construction européenne qui a été mise en place malgré la volonté des peuples : tout est subreptice. On est même aller jusqu’à violer les conclusions des consultations populaires référendaires pour fabriquer une construction européenne dont on n’a jamais explicité le projet, dont on n’a jamais osé dévoiler les contours, dont on n’a jamais osé précisé les objectifs.

Tout au long de nos textes, jour après jour, nous soulignons les conséquences néfastes du carcan de la monnaie unique. Nous mettons le doigt sur le caractère non démocratique du fonctionnement des institutions européennes. Nous donnons à voir le marché de dupes dans lequel la France est engagée face à un partenaire allemand hégémonique. Nous suggérons de plus en plus clairement et avec une conviction sans cesse réaffirmée que l’Europe, telle qu’on la conçoit, s’inscrit dans un projet mondial de mise en ordre de l’empire américain. L’Europe n’y joue qu’un rôle de vassal. La classe des dominants est devenue globale, au service de l’imperium américain, elle sert les intérêts de ce grand pays tels qu’ils ont dérivé et tels qu’ils se sont pervertis depuis l’advenue du nouveau système économique, celui qui est devenu financier. Celui qui s’incarne dans cette classe dominante des kleptocrates.

Les raisons pour lesquelles il faut voter contre l’euro et contre l’Europe actuelle ne sont pas des raisons financières. Ce ne sont pas des raisons économiques. Ce sont des raisons géopolitiques. Il faut refuser cette Europe-là qu’ils nous construisent pour éviter la guerre.

Nous irons à l’essentiel.

En 1971, l’Amérique était à bout de souffle. Elle touchait ses limites économiques et financières alors qu’elle était engagée dans la guerre froide. Une guerre ruineuse. Le refus des alliés des Américains de partager le fardeau du financement de la défense de l’Occident face à l’Union Soviétique a déterminé Nixon à faire sauter toute limite à la création de dollars et de crédit. Les vassaux européens ont baissé la tête et accepté. De Gaulle n’était plus là.

A la faveur de cette décision fondatrice d’un nouveau système, les États-Unis ont pu financer, ce que personne n’avait réussi à faire auparavant, à la fois le beurre et les canons. C’est à dire à la fois le consensus national et les dépenses d’armement. Une course s’est engagée avec l’URSS qui a abouti à l’effondrement du système soviétique et à la chute, en novembre 1989, du mur de Berlin.

Ce fut le tournant de l’Histoire. On allait pouvoir concevoir un monde nouveau, toucher les dividendes de la paix, comme on a dit à cette époque. L’imperium américain allait muter: d’un imperium guerrier, gagné par les armes, il allait se transformer en un imperium culturel, économique, financier, légal, théorique, scientifique, intellectuel. Domination sans partage qui allait nous faire passer d’un monde dangereux où proliféraient les guerres locales et où planait la menace de la guerre totale à un monde paisible, ouvert. Un monde où la confrontation allait être remplacée par la concertation. Immense espoir. Immense programme.

Immense programme du tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et qui s’articulait autour des points suivants :

- bonne gouvernance mondiale sous l’œil bienveillant des États-Unis.

- libéralisation des échanges et des mouvements de capitaux.

- lutte contre la prolifération nucléaire.

- lutte pour les Droits de l’Homme.

- règne de la loi et de la fiscalité.

- lutte contre les effets du changement climatique.

Vaste programme qui reposait sur l’illusion d’un monde de « win-win » , c’est à dire gagnant-gagnant, un monde dans lequel tous les participants étaient gagnants à la différence du monde ancien caractérisé par le zero sum game, un monde où le jeu est à somme nulle.

Mais hélas, rêve qui allait rapidement être rattrapé par la réalité : la géopolitique ancienne, celle des nations, celle des races, celle des religions, n’a pas disparu avec l’effondrement idéologique communiste. L’erreur, l’incroyable erreur des dirigeants du monde, et en particulier des Occidentaux, a été de croire que la cause des divisions et des affrontements était idéologique et qu’une fois l’idéologie disparue, tous les conflits allaient pouvoir être résolus par la concertation.

Hélas, erreur funeste, erreur contre l’esprit et l’intelligence, ce qui est premier et quasi éternel, c’est la force, la volonté de survivre dans son identité telle qu’en soi-même. Tout ce qui est humain veut perdurer envers et contre tout. Derrière l’idéologie de l’ouverture globale, derrière l’idéologie du marché, derrière l’idéologie de la coopération et de la concertation, il y a toujours et il y aura toujours les égoïsmes, le chacun pour soi, la volonté de puissance. Les États-Unis ont donné l’exemple de cet égoïsme, ce qui les a déconsidéré en abusant des privilèges seigneuriaux du dollar et surtout en conduisant des guerres de conquête inique et des entreprises de « nation building » imbéciles.

Au lieu de se contenter de favoriser la mise en place d’un ordre global bénéfique à tous, ils ont voulu utiliser leur imperium pour modeler le monde en fonction de l’idéologie d’une coterie. Ils ont voulu, non seulement le beurre et l’argent du beurre, non seulement le confort de leur population et les drones, mais aussi reconstruire le monde, mettre en place des régimes qui leur convenaient. Ils ont voulu utiliser leur position impériale pour exploiter, pour drainer vers eux, pour contrôler. Progressivement, le rêve s’est écroulé progressivement, le monde global, lequel était en cours d’unification, s’est remorcelé. Les blocs se sont reformés.

Nous sommes dans une nouvelle phase de l’histoire, nous avons tourné une page de ce chapitre qui avait commencé de s’écrire avec la chute du mur de Berlin. Les idéologies, mises à part l’Américaine, sont mortes, mais quelque chose de bien plus redoutable, de bien plus fondamental, de bien plus puissant, resurgit : le nationalisme. Le nationalisme, c’est le fondement de la vie en société. C’est le vivre avec et c’est pour cela qu’il est éternel et plus puissant que l’idéologie. Et qu’il resurgit quand l’idéologie s’effondre. De nouvelles lignes de partage du monde se sont reformées. Il y a le bloc chinois avec sa périphérie. Il se constitue sous nos yeux par le biais des dépenses militaires, par la tentative de maîtrise des routes maritimes, par les revendications côtières. Il se constitue, comme tout nationalisme, par opposition au vassal japonais, c’est à dire indirectement par opposition à l’empereur américain.

Et puis, il y a la Russie. Les États-Unis ont échoué à piller la Russie par les opérations Gorbatchev et Eltsine. Ils ont échoué dans leur tentative sur le pétrole russe par le biais des oligarques. Ils ont non seulement subi la venue de Poutine mais le camouflet de sa réélection. Ils ont bu la coupe jusqu’à la lie avec la Georgie, maintenant avec la Crimée, hier avec l’Iran et la Syrie. La liste des défaites géopolitiques des États-Unis s’allonge de jour en jour. Et elle se magnifie par les pitoyables sanctions -autant d’aveux d’impuissance- mises en place contre les Russes avec l’aide des vassaux.

Nous soutenons depuis de nombreux mois que le monde global est en train d’éclater sous nos yeux, que l’histoire est à nouveau en marche. Que les imbéciles qui ont prétendu la mort de l’histoire sont de faux prophètes et de vrais escrocs. Que la Chine, que l’Inde, que la Russie, que l’Iran, entre autres, montrent chaque jour, d’abord qu’elles ont compris dans quel monde nous vivions, ensuite quelles étaient les intentions de domination de l’empire américain, enfin, qu’elles acceptaient le risque de relever le défi et de refuser un ordre du monde, non seulement inique, mais profondément contre-nature.

Nous sommes dans cette phase où les escarmouches et les affrontements se multiplient. Le monde est redevenu une mosaïque de guerres. Une mosaïque complexe avec des alliances paradoxales. Ainsi les États-Unis sont quelquefois alliés aux sunnites, responsables des attentats du 11 septembre ; ici il soutiennent les Frères musulmans, ici, ils soutiennent des militaires ennemis des droits de l’Homme. Le jeu devient incohérent. Il n’y a plus de possibilité de mettre tout cela en ordre proprement. Le pragmatisme, le cynisme, s’imposent à nouveau. Et tout ce qui restait de consensus et d’adhésion vole progressivement en éclats. Mais il y a une logique et c’est cette logique que l’on s’efforce à vous cacher, c’est cette logique qui se dissimule derrière la construction européenne.

Le statut de l’Europe constitue la pierre angulaire de l’action géopolitique. Les États-Unis ont besoin d’une Europe vassale, d’une Europe alignée pour affronter l’étape qui est en train de se préfigurer. Pour retourner à un monde d’affrontements, le monde a besoin que l’Europe abandonne son histoire, sa souveraineté. Besoin que l’Europe abandonne son identité et sacrifie ses intérêts à long terme. Besoin qu’elle ne soit rien d’autre que La Voix de son Maître. Alors que l’effondrement des idéologies a provoqué la résurgence de la géopolitique, les États-Unis, on le voit bien, ont accepté sous la pression des néocons, des (faux)cons et des vrais criminels, de jouer la carte du passage en force. Sur tous les plans, financier, économique, monétaire, culturel, légal, etc… Les États-Unis se conduisent comme s’ils avaient déjà abandonné leur objectif d’ordre du monde définitivement pacifié, d’ordre du monde fondé sur la concertation et la complémentarité. Ils font croire par la propagande que ceci est de la faute des Chinois, des Russes, des Iraniens, des Indiens, mais ceci est faux. Ceci n’est la faute de personne, c’est simplement la manifestation de la résurgence de l’histoire. L’antagonisme est la loi du monde. L’homme est un loup pour l’homme. Les nations n’ont que des intérêts.

Il n’existe qu’une seule parade dans un monde de force : c’est l’équilibre des forces et des alliances. Face à un monde où l’empire cherche par la force, malgré ses faiblesses, à perdurer, voire à s’étendre, il n’existe qu’une possibilité : la multipolarité. Et il n’y a qu’un ensemble qui puisse faire le poids pour que l’on puisse revenir sur le chemin d’un monde multipolaire, c’est l’ensemble européen. C’est à dire un ensemble de nations unies par des intérêts communs, par un projet commun, qui leur appartiennent, à elles, et non pas à celui qui prétend les dominer. Cette Europe-là ne peut exister avec des dirigeants à courte-vue, comme Hollande, ou des obsédés de la finance, comme les Anglais, ou des marchands, comme tous ceux que nous ne citerons pas. Cette Europe-là ne peut exister que si elle prend conscience du fait que la construction actuelle est la négation de son autonomie et de son indépendance, la négation de son rôle dans l’histoire.

L’enjeu est colossal car en fonction du côté où tombera l’Europe, le monde deviendra de plus en plus instable, de plus en plus dangereux. De plus en plus vicieux et de plus en plus militaire.


A lire également, long mais fondamental :
L’Edito du Mercredi 21 Mai 2014: De la fausse question des inégalités à la vraie question des classes moyennes Par Bruno Bertez
Le blog à Lupus, Bruno Bertez, 21/05/2014 (en Français texte en français )
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Et également intéressant :
L’Europe versus Empire allemand / Traité Transatlantique versus Empire américain : le dessous des cartes, par Jean-Michel Quatrepoint
Le blog à Lupus, 17/05/2014 (en Français texte en français )
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Plus j'avance dans mes réflexions, et plus je me dis que notre seule chance, c'est de sortir au maximum du système. Même en renonçant aux gains offerts par la division du travail, on y gagne tant la ponction est devenue phénoménale... Encore faut-il arriver à accéder au capital de départ qui permet cette sortie du monde...


Et en parlant de sortir du monde :
Un Autre Monde Est Possible: La Ferme de Sourrou..
Les moutons enragés, 22/05/2014 (en Français texte en français )
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La ferme de Sourrou, en Dordogne, c’est un lieu hors du commun, hors du temps, où nous avons eu la chance de nous rendre ce week-end ; c’est une propriété de 38 hectares où vivent Irène et Fabrice depuis bientôt 15 ans, dans une maison qu’ils ont construit eux-mêmes. La construction a commencé en 1997 et s’est achevée en 1999, pour les parties principales ; en effet ils prévoient de l’agrandir au fur et à mesure, et sont donc encore en travaux actuellement.

Leur maison, bioclimatique, a été orientée de façon à capter efficacement le rayonnement solaire tout au long de l’année et elle est autonome en énergie grâce à deux éoliennes (bientôt à une troisième), et un panneau solaire, ce qui leur permet de ne pas être reliés au réseau électrique d’EDF.



Voici une photo explicative tirée du blog d’Irene (qui est active sur internet!) :

Au début, considérés comme des marginaux un peu fous, de par la nature de leur démarche, les mentalités des gens autour d’eux évoluèrent au fur et à mesure de l’accomplissement de leur projet. Lors de la tempête de 1999 par exemple, leur maison était la seule du village avec du courant; ce qui explique que plusieurs voisins vinrent chez eux recharger téléphones portables, ordinateurs, etc.

Tout autour de la maison, sur une surface d’environ 1 hectare, on retrouve le jardin d’Irène, qu’elle cultive en respectant les principes de la permaculture, principes qui sont aussi à l’origine de leur demeure bioclimatique. Il y pousse des centaines d’espèces de plantes différentes, de la Stevia aux Potirons, en passant par les baies de Goji. La vie y est omniprésente, dans le sol comme à sa surface, les insectes pullulent. A proximité de la maison, se trouve aussi l’enclos des chèvres (angora), ainsi qu’un poulailler. En vous promenant dans le jardin vous risquez aussi de croiser quelques dindons, dindes, canards, oies, et j’en oublie surement…



Quelques photos de récoltes (prises par Irène):



Le reste de la propriété se compose d’un grand enclos de pâturage pour leurs moutons, d’un parc cynégétique (avec quelques sangliers) – où les chasseurs peuvent venir entraîner leurs chiens à la chasse du gibier – et d’une plantation de céréales, principalement du maïs.

Irène et Fabrice payent le minimum requis d’impôts et de taxes et tirent un petit revenu de la vente de produits manufacturés en laine, de leurs chèvres; ce qu’ils gagnent sert tout juste à payer les impôts et les taxes auxquels ils sont soumis, comme n’importe quel autre citoyen.

Ils pourraient largement augmenter leurs revenus, en vendant des fruits ou légumes de leur jardin, en proposant des stages (payants!) en permaculture comme le font bien d’autres, mais ils ne le font pas, par choix. Ils considèrent ne manquer de rien, et ne désirent pas travailler plus pour gagner plus.

10 commentaires:

  1. Le 1er article de Bertez (je n'ai pas lu les autres) est comme toujours un long blablatage verbeux se donnant l'air d'une démonstration mais dont on est censé admettre les prémices comme coulant de source. Un texte sans valeur mais parfait pour conforter ceux qui sont déjà convaincus.

    Sinon, dans ma "région", il y a Asselineau en tête d'une liste aux élections européennes. J'ai hâte qu'il soit "récupéré par le système" en étant élu au parlement. Car savez-vous combien gagne un député européen, hm ?

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  2. Quand on observe la grande marche du monde.... on peut se permettre d'etre pessimiste. Un exces vers une globalisation par le baton, le chantage et les mensonges ne peut que mener aux desillusions, à l'esprit de revanche, bref, à une déglobalisation conflictuelle... de celle qui précéda la "grande guerre".
    L'Histoire a cette facheuse tendance a la reproduction situationnelle (schemes et memes) bien qu'elle apparaisse toujours sous un nouveau jour.... differente, et pourtant...
    L'Histoire est une symphonie ou souffle de vie et de mort sont le rythme de l'existant. Tout se combine,le lumineux comme les ténebres, à l'image d'une existence humaine faite de joie, de tristesse et de colere.
    Si les hommes écrivent l'Histoire qu'ils veulent transmettre ils leur échappent sa quintessence, cette "métahistoire", véritable logiciel qui répond à un impératif naturel mais transcendant car inaccessible à la perception des sens si ce n'est par une intuition ouverte sur le nouménal (amont causal des phénomènes). Le sens de l'Histoire revet une double dimension, à la fois exotérique et ésotérique... la dimension intime des évenements se concoit alors relativement a l'ensemble des évenements en tant que phémonènes. L'historien se concoit (lui meme) comme spectateur objectif du monde... mais il est pourtant lui meme dans le tableau dont il semble vouloir s'affranchir... la distanciation parait compliquée, voir risquée car observer se fait dans les limites du terreau de sa propre culture, de son égo et de tout autre prisme déformant compliquant alors le degré d'interprétation et formant de manière insidieuse des convictions qui ne sont alors que des croyances sur le reel...subjectivées. Le faux se mélange au vrai et sur cette base on construit des certitudes. Quelles sont alors les proportions de vrai et de faux et quelle alchimie intuitivo-rationnelle en découle t-il?. On ne peut négliger l'objet essentiel qui fait l'Histoire:l'Humain et sa Nature fondamentale d'Etre soumis aux diktats de ses atavismes ou se prolongent toute en arborescence les traumatismes et les joies du "je".

    Face au pessimisme, à certains égards justifié, on peut etre optimiste: en effet, on substituera à la marche irresistible du monde celle plus égoiste, mais necessaire, de notre propre histoire. S'émanciper des pressions du Systeme qui constitue notre servitude implique que nous reformulions l'objet de notre propre existence en lui insufflant du Sens! Notre identité s'est construite au travers de l'image du monde tel qu'il se présentait à nous. Formulés en dogmes et coutumes que nous suivions aveuglément il nous est possible et nécessaire de refonder du sens eu égard à ce qu'instinctivement nous pressentions comme une issue salvatrice car équilibrante. La Nature est un retour aux sources en forme d'appel du coeur, elle nous oblige à reconsidérer la nature inepte de notre civilisation faite de consumérisme et d'asservissement par l'argent, de plaisirs inaboutis que l'on s'efforce de rendre pérenne confondant ceux-ci avec le Bonheur... illusion quand tu nous tiens!.
    Développer une "base autonome durable" semble, avec une évidence croissante, une solution d'avenir mais qui ne peut s'imposer à tous; nos histoires identitaires étant fondamentalement dissemblables. Le monde pourra changer quand de plus en plus de monde décidera de changer malgres ce que le systeme tentera toujours de véhiculer comme références identitaires et culturelles.... Nous pouvons, in fine, etre les contrepoids du systeme et recentrer les esprits vers des modeles référentiels qui soient source d'éveil et d'accomplissement. L'existence terrestre est d'abord ce que nous voulons en faire, nos choix de vie sont nos responsabilités, elles sont la mémoire de nos actes ici-bas.
    MASTER T

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  3. Durand, Martin Luther King, tout comme son mentor Gandhi, avait des convictions qui n'avaient pas de prix, une mystique de la pensée dont découlait la certitude du bien-fondé de leur action. De Gaulle est le mentor d'Asselineau, pretons lui les qualités de ce grand Homme qui fit l'Histoire. L'abnégation, s'il est un fruit rare, a le mérite d'exister meme chez les plus illustres inconnus. Si tu penses que tout Homme pétris de convictions politiques et philosophiques est dissoluble dans le systeme qu'il est sensé combattre, n'est-ce pas une forme aigue de pessimisme qui consisterait à se voir sois meme dans la misere humaine auquel ,par fatalisme, on ne peut échapper?
    Quand on a foi en la misere intellectuelle des hommes on devrait aussi avoir foi en leurs qualités bienfaitrices... Asselineau est un poulain sur lequel j'ai envie de PARIER!

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    1. Je n'ai rien contre Asselineau personnellement (je suis seulement contre ses idées), et je ne doute pas plus de ses convictions que de celles des autres politiciens. Je me moque simplement de la position souvent lue/entendue de la part des micro-partis selon laquelle une preuve de leur virginité "anti-système" est qu'ils ne sont jamais élus, ce qui serait donc une raison de voter pour eux.

      Sur ce blog même, je me souviens que Disco T. a posté une vidéo d'Asselineau dans laquelle ce dernier s'en prenait aux Le Pen, coupables selon lui de bénéficier des avantages liés à leur mandat de députés européens. Si Asselineau est élu, j'espère que Tonio ressortira cet extrait vidéo.

      Tout cela est absurde, tout comme est absurde le discours : "l'UE est une dictature, DONC je me présente (car la dictature permet à de très nombreuses sensibilités différentes de s'exprimer grâce à un scrutin proportionnel), AFIN DE peser pour sortir mon pays de cette dictature (car c'est une liberté prévue dans les traités de l'UE - dixit le tract d'Asselineau que j'ai sous les yeux)".

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  4. Asselineau est trop intello. Voilà pourquoi, un vote pour lui est un vote faible.

    On ne veut pas réformer l'UE. L'Euro. Bruxelles.

    Nous voulons les détruire. Point barre.

    Le meilleur vecteur est le vote FN. Qui a une dynamique en sa faveur, augmentant la "charge utile" de chaque vote.

    Il ne s'agit pas de se faire d'illusion. Le FN ne détruira pas l'UE. Mais il contribuera, avec d'autres parti souverainistes en Europe (italie, UK etc.) à foutre un sacré souk.

    Dimanche votez FN.

    Dépassez votre conditionnement de bobo, de conservateur, de gauchiste, de droite bon teint.

    L'UE, Bruxelles sont les ennemis.

    Le FN est simplement un véhicule. Une arme.

    Donc vous ne salirez pas votre conscience.

    Ne soyez plus des esclaves. Révoltez vous bon sang !

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    1. Aussi longtemps que Marine le Pen fera ses blagues vaseuses sur le Coran, elle n'aura pas mon vote. Elle est passé ou la dédiabolisation ?
      Il parait qu'elle avait tiré un trait sur la 2nde GM ?
      Si elle voulait vraiment servir son pays, elle a juste à faire un copié-collé de ce que fait Farage en Grande-Bretagne avec un peu de camembert et de Beaujolais pour adapter. Farage est le vrai leader des anti-ue non d'extreme-droite. MLP est juste un troll ambitieux qui n'a tiré aucune leçon des conneries de son père.

      Le FN une arme, une armée ? Mais dans une armée on ne prend pas des dingues, sinon c'est la catastrophe, tout le monde se tire dessus. Il faut être au moins capable de discerner son ennemi de son allié. D'ailleurs les Le Pen et Gollnisch ont voté certaines lois en faveur du Tafta...

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  5. Jeudi 22 mai 2014 :

    Coup de tonnerre dans le secteur automobile : la Citroën C3 ne sera plus fabriquée en France, à Poissy. La Citroën C3 sera fabriquée à Trvarna, en Slovaquie.

    Pourquoi cette délocalisation ?

    Parce qu'en France, le coût horaire du travail est de 35 euros, tandis qu'en Slovaquie le coût horaire du travail n'est que de 8,80 euros.

    L'Union Européenne, c'est un grand marché intérieur, sans aucune frontière, dans lequel 28 nations sont en compétition les unes contre les autres.

    L'Union Européenne, c'est 28 nations qui sont condamnées à baisser toujours plus les salaires de leurs ouvriers pour attirer les entreprises sur leur territoire.

    L'Union Européenne, c'est 28 nations qui font une course sans fin vers les salaires bas, vers les salaires les plus bas, vers les salaires toujours plus bas.

    L'Union Européenne, c'est un suicide collectif.

    Dimanche, votons pour que la France sorte de l'Union Européenne :

    http://www.upr.fr/wp-content/uploads/2014/05/Profession-de-foi-UPR-EP2014-France-metro.pdf

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    1. L'UPR devrait se rallier à Marine Le Pen, il serait plus crédible...

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  6. Bertez confond l'amérique et les entreprises multinationales.le peuple américain souffre autant que nous d'une économie axée uniquement sur le favoritisme donné aux grandes entreprises sur les populations.le lobbyisme est un cancer

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  7. Regardez bien cette video !

    C'est une video hilarante sur les promesses des socialistes de 1979 à 2014 !

    Les socialistes nous promettent depuis 1979 "l'Europe du progrès social" !

    Oui, oui, vous avez bien lu : depuis 1979, les socialistes nous promettent "l'Europe du progrès social" !

    Et depuis 35 ans, les socialistes nous font TOUJOURS les mêmes promesses sur "l'Europe du progrès social" !

    Cette video m'a trop fait rigoler !

    La video dure 4 minutes 32 :

    https://www.youtube.com/watch?v=qzV52nNCvB0

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