mercredi 18 juin 2014

À quoi servent les villes ?

Intéressant de voir que cette question de la ruralité, de l'exode urbain, que j'ai pour ma part identifié dès 2012, commence à devenir mainstream...

En attendant, moi je déPIBifie... Je viens de poser tous mes mercredis jusque septembre en congé sans solde... Autant de croâssance et de travail à ponctionner à 70% que le système n'aura pas... Pas de raison qu'il n'y aie que les cheminots et les zartistes de gôche subventionnés qui s'amusent... Moi aussi, je veux du bon temps... De toutes façons, travailler pour épargner et acheter sa maison n'a plus de sens. Chaque fois que j'économise 1, le prix de l'immobilier monte de 2. Travailler ne paye plus. Le seul espoir aujourd'hui, c'est d'hériter... Alors après tout, assumons pleinement ce système d'escrocs que nos zélites ont construit, et levons le pied... Au moins officiellement, parce qu'en pratique, aujourd'hui, je vais aller travailler 100% pour ma pomme, au potager, à récolter des légumes déPIBifiés, non taxables, économiquement furtifs...

À quoi servent les villes ?
LA CHUTE via Egalité & réconciliation, 18/06/2014 (en Français texte en français )
→ lien
Les villes sont des organismes vivants, nourris de fluides, eau, gaz, électricité, pétrole, et solide, comme nourritures, produits manufacturés divers. Or, il n’y a plus aucune justification aux villes, quand il n’y a plus d’usines.

Ce qui crée « l’emploi », dans les grandes villes, c’est la gestion d’un entassement malsain. C’est, vulgairement parlant, la gestion de toute la merde que crée un organisme vivant et qu’il expulse par son anus.

C’est aussi un emploi malvenu des ressources, car 90 % des communes françaises pourraient doubler leur population sans construire un seul bâtiment, sans employer une personne supplémentaire, sans quasiment le moindre investissement. 90 % des communes françaises le font pendant les vacances...

C’est la raison pour laquelle les crises grecques, espagnoles, voir italiennes et américaines sont significatives : les villes, révélées à leur absence de sens économique profond, sont abandonnées. Pourquoi payer la peau du cul, ce que l’on peut avoir gratuitement, ou pas cher ?

[...] Le problème principal est que la plupart des gens encore employés, notamment dans les grandes villes le sont par des emplois, au fond, aussi totalement inutiles que superflus, voir nuisibles. Ils se traduisent par un déficit commercial élevé, révélateur d’une absence totale d’utilité.

Quand, comme un lecteur, on m’envoie le budget « rémunération » d’une commune, et que ce poste atteint 800 euros par habitant, c’est qu’il y a un problème. Le problème général est que le système économique complet, est devenu fou. Il privilégie un décompte de PIB nominal, que désormais il n’arrive même plus à maintenir, à une réelle finalité des buts.

7 commentaires:

  1. Bravo Tonio !

    Ca fait plaisir de voir les gens commencer à comprendre.

    -tu baisses ton temps de travail de 20 %
    -> augmentation sérieuse de ton confort de vie (temps calme à la maison, s'occuper des mômes, moins de stress dans les transports)

    -ton revenu baisse de 20 %
    -> c'est supportable. On réduit les dépenses "superflues".

    Ajoutons à la cela l'immense satisfaction de contribuer à la chute du Système, qui devra soit trouver ailleurs les - 20% de pognon qu'il te volera, soit réduire ses propres dépenses de 20 % (totalement illusoire, de manière volontaire en tout cas).

    Dans les deux cas, l'entropie augmente !

    Nous les tenons par les couilles. Ni plus ni moins.

    Si des centaines de milliers de citoyens, travailleurs, font comme toi, si d'autres s'expatrient... C'est game over.

    Le tout est infiniment plus efficace qu'un bulletin de vote.

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  2. Si tout le monde fait comme toi on va pas s en sortir le système à besoin de fourmi pour faire vivre les cigales sachant qu' au final c est la fourmi qui l a toujours dans le baba

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  3. Et le double effet kiss kool c'est une baisse l'année prochaine de ton impôt sur le revenu :-)

    Versus

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  4. Il fut pas non plus idéaliser la campagne qui reste un trou à rat qui se meurt. L'attrait des villes est quasiment solaire, c'est un effet de mode qui dure depuis la sédentarisation des hommes. Une grande ville a un optimum qui est modeste et c'est vrai qu'une mégalopole devient vite invivable. (Paris est l'exemple parfait). Cette ville extravertie est basée sur le pétrole pas cher dixit janco-reymond mais on ne reviendra pas en arrière comme cela. Les modes de transports et de chauffage évolueront mais on ne reviendra pas au bois ni à la marche à pied. Il faut vivre avec son temps Tonio. Pour rire, va louer un gite pendant 15j au fin fond de la Creuse cet été et tu m'en dira des nouvelles. Tu préféreras à coup sur Paris au mois d'aout même si c'est pas l'extase non plus.

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    1. C'est toujours mieux chez le voisin, c'est bien connu !
      Les lumières de la ville, ça attire les campagnards comme des papillons. Mais les citadins savent de quels sacrifices ça se paie.
      Même topo pour le vert de la campagne.

      Moi, citadin, je rêve de me barrer comme de sortir d'une prison mais... pour aller où ?

      Soit tu te casses avec tes potes : l'idéal, mais pas facile à mettre en oeuvre. Et il faut que les enfants se soient barrés, parce qu'ils tiennent à leurs potes et se foutent du béton.

      Soit tu te casses et tu te fais des potes sur place : beaucoup en sont revenus !

      Raison pour laquelle, en cas de naufrage, beaucoup préféreront crever sur place. Comme en Russie (il faut relire Dmitry Orlov, il a tout dit !).

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