jeudi 12 juin 2014

Grèves SNCF et des intermittents : un exemple parfait de ce qu'est la gôche

D'un côté, les intermittents du spectacle, dont le régime de chômage ultra déficitaire et généreux est financé intégralement par les gueux du privé, qui refusent d'être traités comme le reste de la population, aristocrates de gôche qu'ils sont... Après tout, ces gens produisent de la culture. On pourrait très bien penser qu'ils bossent comme tout le monde, et se payent de la différence entre le prix de vente et le prix de revient, et que chaque spectateur paye son billet à son prix réel. Mais non, c'est l'exception culturelle. Et voila la gôche qui impose que le gueux du privé vivant dans le périurbain, multi précaire et n'allant jamais aux spectacles, subventionne (c'est à dire paye un ticket de force, même s'il n'y va pas) les spectacles pour bobos de centre ville et professeurs retraités multi proprios... Et pire que ça, cette classe d'artistes fonctionnaires chargée de vendre le babelisme intégral au peuple des gueux, et nourrie par eux via le racket d'Etat (car le babelisme, c'est pour les autres), se permet en plus de les insulter si jamais ils votent "mal"...

La gôche qu'on vous dit.

Idem sur la SNCF. On a des cheminots qui jouissent de niveaux de vie hallucinants et sans commune mesure avec le boulot qu'ils font. Et là encore, la gôche nous explique que pour défendre les privilèges de cette nouvelle aristocratie, il faut que le même gueux du privé surpaye son billet de train pour assurer le paiement des sur-salaires de toute cette clique...

La gôche qu'on vous dit.

Retraite des fonctionnaires : une escroquerie en bande organisée
Contrepoints, 22/06/2013 (en Français texte en français )
→ lien
À la SNCF, les cotisations ne couvrent que 36 % des charges de pensions. La subvention d’équilibre au régime de la SNCF est de 3,4 milliards d’euros. Le nombre de retraités à la SNCF est 342 117 (contre 156 405 cotisants). Chaque retraité de la SNCF coûte, chaque année, 10.000 € aux contribuables français

23 commentaires:

  1. "À la SNCF, les cotisations ne couvrent que 36 % des charges de pensions. La subvention d’équilibre au régime de la SNCF est de 3,4 milliards d’euros. Le nombre de retraités à la SNCF est 342 117 (contre 156 405 cotisants). Chaque retraité de la SNCF coûte, chaque année, 10.000 € aux contribuables français"

    http://www.contrepoints.org/2013/06/22/128742-retraite-des-fonctionnaires-une-escroquerie-en-bande-organisee

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  2. Les premiers profiteurs du système d'intermittence, ce sont les grosses sociétés de prod qui bénéficient d'une main d'oeuvre docile, ultra flexible et corvéable.

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    1. A chaque fois, les informations nous montrent les intermittents précaires du cinéma et du théatre mais cachent bien ceux de l'audiovisuel,ne nous parlent plus des cachets indécents de certains comédiens.Et Arthur bien enrichi sur le dos de ce systéme ,part s'installer en Belgique d'ou il nous assene des leçons de morale.

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  3. Il est toujours bon de remuer le fer dans la plaie.

    A force, peut-être que les veaux comprendront... L'éducation est l'art de la répétition.

    Il se trouve que la conjonction des deux (intermittents + SNCF) la même semaine forme une bonne synthèse.

    Des deux "bouts" de la gôche :

    -l'arrogance morale : "moi je fais de la culture, toi tu es un esclave dans le privé, tu es donc mon esclave, je suis un prince, tu es une merde (rance, populiste, d'extrême drouâte, cochez les cases)"

    -la violence mafieuse : "la SNCF c'est à nous, nous sommes les dieux du rails, tu nous touches pas sinon on te pète les genoux. C'est notre turf. C'est comme ça. Si ça te plait pas, on bloque le pays."

    Voilà les deux bouts du scandale.

    Maintenant que faire ? L'honnête citoyen se tord les mains d'impuissance. Le système étant totalement verrouillé, impossible de supprimer ces scandales.

    Et pourtant si... un moyen très simple : la mise en faillite.

    Quand ce pays aura touché le fond, quand il n'y aura plus une thune, alors... intermittents, cheminots... auront définitivement disparu.

    Game over.

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  4. les travailleurs de seconde classe en ont marre de travailler pour les privilèges des travailleurs de première classe, mais comme les travailleurs de seconde classe ne font pas bloc et ne s'uniront jamais pour descendre dans la rue et dire stop ca suffit, les travailleurs de premiere classe peuvent dormir tranquilles

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  5. Non. En disant cela, tu es victime d'un "biais" : tu extrapoles le passé sur le futur.

    Or tu oublies l'élément fondamental, la clé de voûte : le pognon.

    Seul le pognon (le nôtre, nous les serfs, et celui des générations à naître via la dette) a permis à tous ces statuts déments d'éclore, toutes ces clientèles de prospérer, tout ce système mafieux de croître.

    Un peu comme le pétrole qui irrigue nos sociétés, à la fois de manière visible et invisible.

    Or le pognon, n'est pas une donnée "fixe".

    Or... clairement les sources de pognon sont en train de se tarir :

    -d'abord parce que la mafia tire de plus en plus sur la "ressource", pour financer des dépenses en perpétuelle croissance

    -et ensuite parce que la ressource (nous les serfs) fatigue, volontairement (expatriés, baisse conso et investissement) ou involontairement (ceux qui deviennent chômeurs)

    Bref, l'effet ciseau est à l'oeuvre.

    La magie du truc c'est de l'arithmétique toute bête...

    Ajoutons à l'équation des effets de seuil redoutables et imprévisibles, comme dans tout système complexe et instable... et nous obtenons la recette absolue, simplissime pour abattre ce système de merde.

    En clair : inutile de se "révolter", de cogner les murs, d'attendre un homme providentiel, des "réformes", des "votes"... il suffit de laisser faire l'arithmétique.

    Seule une minorité d'entre nous avons une attitude de résistance active (expatriation, baisse revenus, conso, investissement)... C'est pas grave. Car nous finirons par vaincre car nous sommes du côté de l'arithmétique.

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  6. Le plus drôle, c'est la "qualité" des "spectacles" de l'exception culturelle française.

    C'est de l'art ! :

    - Écarter les cuisses, vue plongeante sur son sexe velu à la portugaise devant le tableau de "l'origine du monde"

    - A poil sur le Trocadéro, une poule attaché à sa bitte enrubannée de ruban adhésif

    - Sur scène, tout le monde nu et présentant une "chorégraphie" consistant à "tu bouges comme tu le sens" extase totale, non ?

    ce n'est pas exhaustif, et c'est dans l'air du temps : baiser à couilles rabattues, mieux encore si tu te les fait couper et que t'es pride, grosso modo, l'apothéose du socialisme

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    1. Mais non tu n'as pas compris.

      Ecoute Jack Lang : "Le régime de l'intermittence est un vivier de talents". C'est pourtant clair non ? ;-)

      En plus Jack il est toujours devant, en avant. Ainsi il ne parle pas de faire des économies. Non lui, comme pour tout et comme toujours... il INVERSE la logique.

      "Sans dépenser un centime de plus, une solution équilibrée et plus respectueuse est possible"

      http://tinyurl.com/kwwcyop

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    2. Vive joie !

      La grève des parasites SNCF est reconduite demain vendredi.
      ;-)

      Alors mes chéris ? Vous la sentez bien la transpiration dans les wagons RER transformés en bétaillère ?

      C'est pour votre bien. Les camarades de la CGT veillent sur votre bien, ne soyez pas bégueules, rances, petit bourgeois... souriez quoi !

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    3. Ha oui, éJack Lang, l'amoureux de la culture et des petits garçons bourrés de talents, même au maroc, encore un scandale étouffé dans leur gorges, voire ailleurs.

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    4. Dans le même sens : vu, ce matin même, à la télé, "Le musée vide" !

      J'te l'donne en mille....Une pièce vide !

      On a pas su combien de subventions a touché l'artiste.

      PhiliP

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    5. Mouais...
      Mais à côté de "l'exception culturelle" à la française, on a la "norme culturelle" à l'américaine.
      C'est plus efficient sur le plan économique, certes.
      Mais... la culture dans tout ça ?

      Quelques mots comme rappel (parce qu'un film américain, ça tient en un mot) : Oblivion, X-men, Batman, Spiderman, Superman... on continue ?

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  7. A écouter, le billet d'Edwy Plenel (Mediapart) pour la défense des intermittents du spectacle, cela vaut de l'or rien que le titre : "La question des intermittents : pourquoi ces saltimbanques ne sont pas des profiteurs "... http://rf.proxycast.org/902448226039242752/13194-11.06.2014-ITEMA_20640001-0.mp3

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  8. Il faudrait privatiser et ouvrir à la concurrence ce marché.
    Baisse des salaires, augmentations de la qualité pour les consommateurs etc. Cela bossterait vraiment ce marché !
    Puis une intro en bourse finaliserait un peu la chose. =)

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  9. En tout cas, moi, entrepreneur, qui a pris hier 4 heures d'avances pour aller de Paris à l'aéroport Charles de Gaulle, et malgré cela qui a failli manquer son avion pour Tokyo (la mission est à Nouméa), ... et bien, j'en ai vraiment marre.
    Je réfléchis à partir. Très sérieusement, cette fois.
    Beaucoup plus sérieusement qu'avant.

    Et la question des intermittents, je connais bien, vu que j'ai monté une boite dans le cinéma.
    Pour moi, ce sont des voyous. Qui refusent de voir qui va payer l'addition.
    Un peu comme un type qui irait manger dans un restau, et qui insiste pour ne pas payer... parce que le restaurant est plein. Et que donc l'aubergiste ne doit pas manquer d'argent. Peut-être, mais quelqu'un peut/doit payer.
    Et donc, la seule solution pour sortir de ce merdier : la dictature.
    Car, à mon avis, ils ne s'arrêteront pas quand il n'y aura plus d'argent. Quand il n'y en aura plus, ils exigeront simplement que l'on travaille plus pour satisfaire leurs besoins...

    Gilles



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    1. La dictature ? Nous y sommes déjà.

      Non, réfléchissez. Le coeur du système mafieux clientélistes est l'argent.

      Sans argent ou avec moins d'argent, le système s'effondre.

      C'est l'argent (qu'ils nous volent et aux générations à naître) qui constitue leur pouvoir. Leur pouvoir de nuisance.

      Et vous le savez intuitivement.

      -Par exemple notre système de retraite, injuste, est un vulgaire ponzzi. Quand 1 actif devrait supporter 1 crapule retraitée de la "fonction publique", ce système s'effondrera de lui-même.

      -l'AME coûte déjà 1 milliard d'euros... Ca devient trop gros, trop visible. Quand le nombre de clandestins aura doublé... et que l'AME coûtera 2 ou 3 milliards.... ce système s'effondrera.

      -Intermittents. A un moment le déficit de l'Unedic sera trop élevé, les cotisations trop élevées... Là encore, ce régime spécial disparaîtra.

      etc.

      Il faut simplement pousser le système à la faillite, à la faute, c'est à dire réduire ses recettes et augmenter ses dépenses.

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    2. Auparavant on faisait beaucoup plus facilement des affaires en France, qui bénéficiait des largesses de l'Afrique (au corps défendant de cette dernière).
      Maintenant c'est plus compliqué.
      On va devoir travailler comme un entrepreneur asiatique.
      Ils ne sont pas moins bons que nous, ils sont juste issus d'un continent qui s'extrait à peine du pillage organisé par les nations occidentales à coups de dettes qu'elles ne rembourseront jamais.

      On profite moins aux pays des profiteurs, mais on profite encore.

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  10. Et ca continue. Les parasites vous chient littéralement dessus.

    Vous êtes chômeur ?

    Lisez....
    **************
    Sept syndicats de Pôle emploi appellent à cesser le travail le 19 juin, pour dénoncer le projet de la direction de modifier les règles qui déterminent les évolutions de carrière.

    http://tinyurl.com/q7azg6v
    **************
    Payez bien vos taxes. Et vos impôts aussi. Et la CSG. Et la redevance télé. Et la TVA. Et les "cotisations sociales". Et tout le reste.

    Vous n'êtes que des serfs, au service de ces privilégiés qui en plus se permettent de vous pourrir la vie.

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  11. Vous savez, des intermittents de droite, cela existe aussi...
    J´en étais et je me suis expatrié depuis...
    Mais sur l´intermittence, beaucoup trop de gens accumulent les clichés de l´artiste bohème et fainéant et c´est de la grosse connerie...
    D´abord la plupart des gens ignorent qu´une bonne majorité des intermittents ne sont pas artistes mais techniciens (55 %)...et que leurs revenus sont en moyennes sensiblement plus élevés que ceux des artistes. Première chose.
    Le Monde a consacré, sur sa page Décodeurs, une analyse un peu plus complète et posée de la situation. 240 000 personnes assimilées au régime, 105000 indemnisées, des rénumérations médianes de 1500 € dans le secteur. Pas de quoi s´exister comme des malades
    Le cliché de l´artiste grosse vedette qui touche l´intermittence en plus est largement exagéré, car sur les gros cachets qu´ils font au cinéma, ils côtisent finalement beaucoup et à cause des délais de carence ne sont pas indemnisé si longtemps, ..leur ratio cotisations/indemnisations est somme toute assez pérenne comparé aux autres.
    Il y a des fantasmes gigantesques sur nos professions, alimentés par le statut et la notoriété de certains, mais il y a une totale méconnaissance de l´économie du terrain. Le secteur culturel dans l´ensemble est une activité économique très importante, avec des répercussions énormes sur le tourisme, le commerce, la qualité de vie...
    Quand Avignon ou Aix se sont mis en grève en 2003, les boulangers ont failli descendre dans la rue...se plaignant de leur manque à gagner. Le secteur culturel c´est bien plus que 100 000 intermittents...il faut juger du coût ( et du déficit structurel) de l´intermittence en rapport de l´activité économique générale.
    Et oui, et bien qu´à droite, je suis cependant pour sortir ce régime de l´Unédic et pour sa pise en charge par le Ministère de la Culture, comme on le fait pour l´entretien du patrimoine historique et les musées etc...

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    1. Keynésianisme, les pertes sont payer par le futur hypothétique contribuable et les marges pour les kleptocrates, julie l'Escaut se ventent d'etre bien payer par le mérite, non elle est bien payer parceque tout est produit gratuitement.

      On est foutu

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    2. Raison de plus pour ne plus être soumis a leur chantage !
      Qu'il y ai des techos derrière les spectacles gauchisant sans âme, sans talent, et sans spectateur, ça change quoi à l'affaire ?

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  12. Encore et toujours la même rengaine sur les intermittents, avec les mêmes commentaires, les mêmes arguments, les mêmes bêtises, depuis plus de 20 ans !!… Comme pour la lutte contre les trafiquants de drogues, comme pour la prostitution,… Boudiou, tout cela serait franchement risible, si la situation actuelle n'était pas catastrophique, tant sur le plan humain, qu'économique.

    La propagande ne coûte pas assez cher, il faut augmenter les tarifs et surtout faire breveter le discourt, dans 20 ans nous y serons encore…et laissez les flics faire leur cinéma TV, ils ont les scénarios et savent monter des marches sur un tapis rouge…

    C'est pour cela qu'ils ont besoin de vos votations.

    Attachez vos ceintures, zones de turbulences en vue avec plein de n'importe quoi dedans.

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  13. "ultra déficitaire et généreux" : il ne faut pas s'arrêter à ce que dit gattaz.

    plus généreux (que le régime général) si vous travaillez peu. mais moins si vous avez travaillé plus de 8 mois au cours des dernières années.

    et pour le taux des cotisations, c'est plus généreux dans l'autre sens.

    en comparant ce qui est comparable : les chômeurs intermittents sont moins déficitaires que les chômeurs ex-CDD et chômeurs ex-CDI, parce qu'ils ne sont pas complètement au chômage.
    il faut rappeler que ce qui est positif dans la caisse d'assurance chômage, ce sont les gens qui ne sont pas au chômage, qui travaillent.

    comptes d'apothicaires. vous mangerez des OGM.

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