lundi 30 juin 2014

Implosion

Imaginez une économie au PIB de 2000 milliards d'euros, qui croît à 0%, et dont les dépenses publiques, déjà à 57% du PIB, croissent de 1,2% l'an (net d'inflation), alors que les promesses du modèle social (vous savez, ce truc où les jeunes précaires locataires du privé donnent tout leur fric à une immigration chargée de les enrichir par leur diversité et à de riches retraités fonctionnaires multi proprios).

Et projetez ça sur 20 ans, jusque 2034...



Ça signifie également que pour chaque € d'économie privée produit, il faut extraire n € d'argent public :


Ce qui dit autrement, signifie que pour embaucher quelqu'un une heure, payé 8€ net, en ajoutant les coûts de structure de sa boîte estimés à la même somme (administration, rémunération patron, publicité, locaux, voitures, etc etc), puis en multipliant par (1 + le coefficient précédent), voici ce qu'il faut logiquement payer (en incluant tout, même les impôts sur le revenu que vous devez payer sur la rémunération permettant d'acheter cette heure de travail, etc etc) :


Voyez la vitesse à laquelle ça glisse... En 2034, vous arrivez à 8 fois le salaire net entre prix à payer et salaire net perçu...

A ces niveaux là de taxation, l'intérêt de la division du travail est annulé pour à peu près tout le monde. Et de plus en plus de gens auront intérêt à juste bosser beaucoup moins, pour faire eux mêmes ce que que avant, ils auraient acheté avec l'argent gagné par leur travail.

Bref, ils ont clairement intérêt à sortir un maximum de travail du PIB ponctionnable.

C'est pour quoi je maintiens que la logique à terme de ce système est l'esclavage, au mieux le servage. Afin que les gueux multi ponctionnés continuent de travailler de force pour un système devenu clairement désavantageux pour eux, par rapport à la débrouille... Afin que tout le monde soit restauré dans sa dignité de décurion...

16 commentaires:

  1. Tu oublies la "soupape"... la "baguette magique", c'est à dire l'endettement !

    Et ça tombe bien.. les chiffres pour T1 ont été publiés ce matin.

    ***********
    La dette publique de la France a augmenté de 45,5 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 1.985,9 milliards fin mars, soit 93,6% du PIB, selon les statistiques publiées lundi par l'Insee.

    Le ratio de dette sur PIB a ainsi augmenté de 1,8 point par rapport à fin 2013.
    *************

    A ce rythme, nous avons donc fin jui, largement explosé les 2000 milliards !

    Ce que tu décris est donc bien pire... Car la soupape endettement va mécaniquement se fermer, en tout cas se réduire... La réaction automatique du Système sera donc d'AUGMENTER la ponction, le vol sur le privé.

    Ce qui rendrait tes courbes encore plus inquiétantes.

    Il n'y a pas d'alternative : nous devons tout faire pour accélérer le processus afin d'atteindre l' "escape velocity".... C'est à dire la faillite financière totale, et donc la destruction du Système.

    Pas de "réforme", pas de compromis, pas de prisonniers : la destruction totale.

    RépondreSupprimer
  2. Certes, mais tu crois qu'une fois arrivé au bout ils vont faire quoi ?
    Ils vont continuer, ils vont venir de piquer ton lopin de terre, ta baraque et même ta femme si ils peuvent. Par des moyens légaux, ou plus brutaux ... et même en se disant qu'après tout, t'es sûrement ce qui se rapproche le plus d'un fasciste et que donc, tu le mérite et qu'ils font œuvre de salubrité (ou de charité) ...
    Je l'ai déjà dit : engagé sur cette voie il faut se poser la question de ce qu'on est prêt à sacrifier au nom de la survie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Perso la réponse est évidente et planifiée depuis longtemps : expatriation.

      Je jouirai de voir la destruction créatrice à l'oeuvre ainsi que la punition des crapules (car il y a une justice, ils vont tout perdre) en sirotant un jus de papaye sur une plage d'asie du sud est.

      Mais il ne faut pas être naïf.

      L'implosion financière du Système ne changera pas une donnée fondamentale sur laquelle nous n'avons plus aucun contrôle : le grand remplacement de population.

      Donc l'expatriation est la seule solution raisonnée.

      Supprimer
    2. L'expatriation, ça veut dire sacrifier ta relation privilégiée avec tes proches (famille / amis), sacrifier ton boulot, tes habitudes, voire ton jardin si tu en a un, etc...
      Sans parler de plein d'autre choses que ça implique de sacrifier parce que rien ne garantit un retour possible, etc...
      Je ne dis pas que ce n'est pas une solution, je dis que ça confirme qu'il faut se poser la question du sacrifice.... (et du risque) parce que c'est une logique d'affrontement, et que les gus en face c'est pas des enfants de coeur.

      Supprimer
    3. Pas forcement, Yoananda. Parfois la distance fait que les relations sont pacifiees - le lien n'est pas rompu (Skype, e-mail, telephone), dans mon cas il s'est plutot trouve renforce.
      Pour le boulot: c'est vrai si la personne a un poste correct en France. Si, malgre des etudes et des qualifications, il/elle galere au SMIC dans une grande ville, alors peut-on vraiment parler d'un sacrifice?

      Supprimer
    4. L'expatriation comme solution au grand remplacement de population ???
      Il n y aurait pas un petit problème de logique dans l'énoncé ?

      Supprimer
    5. Relisez SVP.

      L'expatriation n'est bien entendu pas une solution au Grand remplacement.

      Mais simplement le moyen de ne le pas subir !

      Vous aviez compris de travers ?

      Supprimer
    6. @Caro
      en dehors de ton cas particulier, en général, l'expatriation pour les personnes déjà installées (qui sont la majorité) c'est un sacrifice. Si tu es jeune et sans attache par exemple, c'est probablement une chance... mais la, le sujet n'est pas limité a une catégorie de personnes qui aurait des soucis avec sa famille et qui pourrait les régler via l'expat.
      D'autre part, toujours en dehors de cas particulier (tant mieux pour eux), la grande majorité devra se poser la question des sacrifices qu'il est prêt à faire, d'une manière ou d'une autre. Bien sûr il y aura toujours chanceux, mais ce n'est pas le sujet. D'ailleurs l'un n'exclue pas l'autre, on peut être chanceux sur un plan mais devoir sacrifier sur un autre.

      La logique de l'affrontement t'oblige à te poser la question.

      Supprimer
    7. Expatriation c'est le mot novlangue pour remplacer "fuite".

      LeMarquis

      Supprimer
    8. @Anonyme30 juin 2014 22:19
      relire ? mais quoi ?
      Pour ne pas vivre avec les étrangers sur ton sol, tu pars vivre a l'étranger sur leur sol ? lol
      Et après ? tu comptes partir et revenir ou partir définitivement et être un immigré toi même ailleurs ? Sur le long terme, c'est quoi la stratégie ?

      Supprimer
  3. Les retraites complémentaires bientôt à sec :
    http://www.lefigaro.fr/retraite/2014/06/27/05004-20140627ARTFIG00386-les-retraites-complementaires-bientot-a-sec.php

    RépondreSupprimer
  4. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/30/97001-20140630FILWWW00145-les-femen-expulsees-de-leur-local.php

    RépondreSupprimer
  5. Les kapos de la pensée n'ont plus peur de rien.

    Quand le résultat d'un sondage ne rentre pas dans les canons de la pensée unique.... alors on le déclare "consternant". Et zou, on le supprime.

    C'est revendiqué par la crapule qui se revendique directeur du Point.

    http://tinyurl.com/np79d32

    RépondreSupprimer
  6. Attention, il me semble que si les dépenses publiques sont bien à 57% du PIB, il ne s'agit pas d'une "part" du PIB, et donc que les dépenses "privées" ne font pas le reste soit 43%.

    Ca serait un abus de langage courant dans la mesure où les dépenses sont comptés plusieurs fois:
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/14/la-part-des-depenses-publiques-dans-le-pib_1603246_3232.html

    Il faudrait donc l'évolution de la dépense privée pour en déduire quelque chose.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne suis pas sûr que tout le monde se comprenne ici.
      Quand on dit que l'Etat pèse 57% du PIB, ça ne veut pas dire que 57% sont dans la poche des fonctionnaires.
      Non.
      Ca veut juste dire que 57% des fonctionnaires (ce qu'il en reste) ET boîtes privées vivent du budget de l'Etat. Un peu comme aux USA, où l'armée est un peu le client de tout le monde et donc super populaire de ce chef.

      Dans la conception de certain, l'Etat c'est un gros pot de confiture.

      Alors plus ça gonfle, plus ils sont contents ! Et ils sont les premiers à râler quand apu subventions à l'écologie, aux panneaux solaires et autres machins qui font exploser les marges.

      ARNAKOPUBLIC : machin qui garantit des profits 85% privés.

      Je sais c'est pas assez. C'est pas assez efficace. Ce serait tellement mieux si on arrivait VRAIMENT à 0% bénéfices pour le public, mais 100% des dettes.
      Mais ne rêvez pas, ça peut pô marcher...

      Supprimer
  7. "la logique à terme de ce système est l'esclavage, au mieux le servage"
    oui de toutes façons on y arrivera mais en créant une société bimodale : des services pour ceux qui pourront les payer, rien pour les autres.
    Reste à ne pas déraper dans la 2eme categorie...
    Là où ça va coincer c'est quand il faudra expliquer qu'il n'y a plus d'argent alloc, argent braguette, argent mon pauvre, etc.
    l'avenir est au sous développement ou au mieux une société à la brésilienne. des pôles d'excellence dans un océan de pauvreté.

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.