mardi 24 juin 2014

Une des impasses de la doctrine maçonnique

La doctrine maçonnique, c'est l'extraction de chacun de ses déterminismes pour en tirer le meilleur. En soi, je ne jete pas le bébé avec l'eau du bain. Mais une fois sorti de l'élitisme républicain, pour l'appliquer à la grande masse, c'est une catastrophe.

Cette prise de conscience du monde et de soi, généralisée, n'aboutit qu'au Grand Rien... En plus du fait, que ponzi éducatif oblige, si tout le monde est ingénieur, plus personne ne l'est...

Dans le meilleur des mondes d'Aldous Huxley, il explique qu'ils ont tenté une société avec que des alphas, et que ça a été une catastrophe. Idem dans Matrix, comme quoi ça avait été une catastrophe pour les récoltes...

J'ai un peu de mal à écrire ces lignes, pour ce qu'elles impliquent. Mais le spectacle du monde actuel m'oblige à l'évidence...

7 commentaires:

  1. Tu penses comme Nietzsche: une civilisation doit mettre la masse en esclavage pour bien fonctionner et produire de la haute culture. Il faut donner aux esclaves une éducation d'esclave et non de maître !

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    1. La vraie question, c'est comment tu détermines la masse ? Du temps de l'élitisme républicain, l'élite venait de toute la France, en fonction de ses capacités. Du moment où la gôche l'a détruit, les diplômes n'ont plus rien valu, et seul la sélection des élites par l'argent s'impose de nouveau...

      Comme toujours, la gôche, la droite la plus intelligente du monde...

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    2. La masse ce sont les gens en bas de la pyramide sociale.
      Au moyen-âge et pendant la renaissance on a bâti des châteaux et des cathédrales magnifiques. Aujourd'hui on serait incapable de construire des choses aussi belles. Doit-on ça à la méritocratie, à l'élitisme et aux diplômes de l'époque ou bien à la masse d'esclaves qui n'était jamais allée à l'école ?

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    3. Sagrada Família, à Barcelonne ?
      Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro ?

      Sinon, pour revenir sur le post d'avant, je n'ai pas non plus la recette miracle, mais je pense qu'il faudrait investir de grosses sommes d'argent dans la recherche biologique et sociale, pour déterminer comment fonctionne l'homme en groupe.
      Dans ma vision des choses, l'humain est un animal social, qui fonctionne dans la même logique de groupe que les loups ou les rats (j'aime bien comparer les humains avec des rats... ^^ ). Dans un groupe de rats, il y a toujours des dominants, des dominés, et un souffre-douleur. Mais attention, ce sont des positionnements dynamiques : si la composition du groupe change, toute la hiérarchie est à remettre en place. Donc aucune place n'est garantie à vie (ce qui au passage pourrait motiver à se bouger le cul, en plus d'assurer la survie du groupe).
      Il resterait à trouver des modalités civilisées pour assurer la mobilité sociale (on va pas se mettre sur la gueule à chaque fois que quelqu'un veut être chef à la place du chef).
      De mon expérience des gens, dont beaucoup n'arrivent pas à définir correctement leur place dans la société, et en souffrent, si mon hypothèse se vérifiait, on aurait enfin une solution pour redonner du sens à la vie, de la motivation à avancer et à faire bouger les choses, pour pas mal de gens (et même pour le souffre-douleur, dont le rôle est essentiel à l'équilibre du groupe).

      Par contre, le coup des classes pré-déterminées (les alphas dans le MdM), on sait déjà ce que ça donne en pratique : cooptation au sein du même groupe, héritage des fonctions, syndrome du dominant/dominé, esclavage. Le cas du système (quasi-figé) des castes en Inde est assez parlant sur son immobilisme, son blocage des innovations, des avancées, et son opposition à l'amélioration des conditions de tous les membres du groupe.

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  2. Cela fait vraiment penser à la transition ancien empire égyptien avec le moyen avec pour rappel que les 3 grosses pyramides étaient déjà. la depuis bien longtemps un peu comme la tour Eiffel

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  3. Bonjour,

    je réagis à cette vision des ingénieurs. En effet, à la base, ce que vous dites semble correct: plus on en forme, moins cela veut dire quelque chose. Dans le contexte français d'écoles pléthoriques, celà a du sens. Je suis moi même diplômé d'une grande école d'ingénieurs.

    Je vis dans un pays étranger mais francophone, où il n'y a que très peu d'ingénieurs, beaucoup d'apprentis et de bachelors en informatique.

    Mon expérience de vie est la suivante: l'ingénieur français est intrinsèquement bon. Il est très rare de trouver un ingé qui va merdoyer dans une entreprise. Réellement, ces écoles forment des professionnels de haut niveau.
    Cela ne veut pas dire que les ingénieurs d'ici soient moins bons: je ne le pense pas, je pense qu'ils sont meilleurs dans leur domaine. Mais c'est aussi leur faiblesse, souvent ce sont des gens très spécialisés. La force de l'ingénieur français est son adaptabilité alliée à une rigueur scientifique qui ne va pas de soi pour 90% de la population.

    Donc au final: peut être qu'en France les ingénieurs sont tellement nombreux qu'ils en sont dévalorisés. Mais à l'étranger, c'est l'inverse. Et les ingés français n'ont aucune raison de rougir de leur diplôme.

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  4. "Du temps de l'élitisme républicain, l'élite venait de toute la France,"
    la dernière fois c'était lors des guerres révolutionnaires où l'on pouvait devenir Maréchal en très peu de temps. le prix à payer c'était "suivez moi" (ss entendu dans la mitraille) voilà le prix de la méritocratie.
    Et depuis ? toujours les mêmes groupes qui se trouvent aux commandes, avec leurs enfants formés et cooptés dont les enfants eu aussi...
    je dirais qu'il y a eu une parenthèse où l'ascenseur social a un peu fonctionné c'est 1965-1985.
    avant il y avait le déterminisme social, le fil d'ouvrier "n'allait pas au lycée" et après le système scolaire s'est suffisamment dégradé pour que celui qui ne disposait pas des bonnes ressources soit gentiment largué.
    et malgré tout sur cette période il y avait toujours un plafond de verre du fait de son origine.
    Et même avec des diplômes type très grandes écoles, combien arriveront au top management ? et dans ce cas sur quels critères ?
    et pour anonyme de 7h44, entièrement d'accord mais en France il n'y a plus assez d'activité justifiant des ingénieurs.

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