samedi 5 juillet 2014

[autarcie] débuter au potager : rester pragmatique

Deux vidéos d'accident industriel qui doivent faire réfléchir :




C'est à la fois drôle, en mode Schadenfreude, mais aussi sincèrement dommage, parce que les gars se sont donnés du mal. Ils n'ont pas lésiné sur l'apprentissage et sur l'huile de coude.

Ça peut paraître prétentieux de critiquer du haut de ma 2ème année de potager, mais pour ma part, contrairement à eux, j'ai réussi à me lancer.

Et à mon avis, pour une bonne raison, j'ai su rester pragmatique, et monter humblement en puissance.

C'est une erreur de se lancer directement dans un potager de 250m², à vouloir appliquer tous les principes de permaculture, qui plus est sur des sortes de décors entre le lunaire et l'industriel, dont on se demande bien ce qu'ils ont à voir avec quoi que ce soit de durable...

Quelques principes de base qui me semblent essentiels pour ne pas rater son démarrage au potager :

   Commencez petit : partez sur 25m² la première année. C'est déjà du boulot. Et la première année, c'est pour apprendre, pour se faire la main. Vous avez des légumes, vous vous amusez (en famille d'ailleurs), vous découvrez, mais surtout, vous comprenez le sol, le cycle, vous vous familiarisez avec les légumes, etc etc... Mais surtout, vous appréhendez le potager, ce qui vous plait, ce que vous n'aimez pas. Il y a 100 façons de faire un potager. Il vous faut trouver la votre. Prendre le temps de réfléchir. Et ne pas faire dès le départ des choix qui ne vous correspondent pas. Et grossissez au fur et à mesure des années, à votre rythme. Faites un potager qui vous ressemble.

   Travaillez bien le sol au départ. Motoculteur ou double bêchage (pour ceux qui veulent faire du sport, résiliez l'abonnement à la salle de gym). Oubliez les conneries de la bâche en carton et la lasagne. Sur un sol argileux tassé, ça n'amène nulle part. Il vous faut un sol qui respire, sain, qui peut à la fois être humide et aéré. Vous n'échapperez pas au grand chambardement, au moins pour la première mise en culture d'une terre non cultivée depuis très longtemps. La vie du sol aura tout le temps de revenir et de se développer ensuite.

   Faites beau et proche. Pensez que vous allez y passer du temps et que votre potager, il faut le surveiller. N'allez pas le planquer tout au fond du jardin derrière une canisse. Mettez le sous vos fenêtres. Vous y passez du temps, c'est votre œuvre, et un potager bien fait, varié, c'est beau. Ne le cachez pas. Et faites quelque chose de joli. Il y a plein de manières de faire. Mais intégrez votre potager à votre jardin. Et fleurissez le. C'est un spectacle beaucoup plus intéressant depuis sa fenêtre ou sa terrasse qu'un golf de gazon...

   Commencez sur une sélection simple de légumes. Pas de fioritures. Pas de phacélie ou de consoude de Russie la première année. Vous achetez 10 types de plantes maxi pour commencer. Et pour les fleurs, des plants d’œillets au jardiland (10 pour 4€). Voire carrément des plants. Faire un potager, ce n'est pas une secte de millénaristes. Vous avez le droit de faire le glandu. Après tout, vous pourriez ne rien faire du tout !

   Oubliez les buttes. C'est pas l'essentiel. C'est un chantier de dingue pour pas grand chose, et un résultat que je trouve moche. Travaillez plutôt l'exposition. Il vous faut du soleil, des haies qui coupent les vents dominants, des murs qui gardent la chaleur, des sources de paillage et d'amendement, etc etc... L'essentiel, c'est ça. Les buttes viendront plus tard, peut-être (si votre potager est déjà moche)...

   Si vous paillez, évitez au maximum le semis en pleine terre. Et même si vous ne paillez pas d'ailleurs. Il vous faut absolument une pépinière pour faire des semis en godets. Quasiment tout pousse en godet. A part peut-être les carottes, et dans ce cas, vous faites un sillon que vous remplissez de terreau propre, et vous semez dedans (Semez en surface à peine recouvert de terreau). Essayez de comprendre la plante, et de vous mettre à la place de la graine que vous semez pour qu'elle sorte de terre. Entre une patate, une graine de haricot, de carotte ou de tomate, c'est pas du tout la même aventure de la vie... Et quand vous repiquez un petit plant fragile et "gourmand" pour les limaces, ne collez pas le paillage de suite. Laissez un cercle sans paillage autour du plant avec du feramol, le temps qu'il s'endurcisse et grossisse.

   Amendez. Quitte à juste épandre en surface. C'est même mieux à ce que j'ai compris (et vois). Les bébettes du sol, la pluie, transformeront en douceur votre matière organique en nourriture pour les plantes. Jamais de matière organique sous les racines. Au plus, vous l'incorporez à 5 cm du sol au croc.

   Le non travail du sol n'est pas une religion. Si votre sol croûte et que des algues se développent, ne priez pas sainte Gaïa, binez ! Grelinez entre chaque culture. Passez un coup de croc en surface. Tout n'est pas à jeter dans la manière de faire de nos grands parents (et qui eux, sortent du légume). Essayez en effet de ne pas mélanger les horizons, mais ne tombez pas dans l’extrémisme. Si vous coupez en deux un ver de terre, même si c'est jamais plaisant, vous ne serez pas maudit pour les 12 générations à venir. Paillez, mais sans excès, votre potager n'est pas un composteur (gare à la faim d'azote).

   Optimisez votre surface. Remplissez les trous quand il y en a. Serrez vos cultures (sans excès).

   Desherbez, mais sans excès. Une petite pousse de trèfle au pied d'un plant de tomate d'1m50, ça ne va pas lui nuire des masses... Gérez les priorités. Qu'est ce qui est le plus important à ce moment là de la croissance de vos tomates entre leur éviter le mildiou et bien les tuteurer, et aller chasser les pousses de trèfle ?

   Et enfin, un dernier conseil. Ressentez. Essayez de comprendre votre potager. Ce qu'il s'y passe, les processus à l’œuvre, la nature de votre sol, de votre environnement (ses forces, ses faiblesses)... Les conférences de Bourguignon et consorts sont une formidable porte d'entrée à cette compréhension, mais ensuite, il faut pratiquer, ressentir.

   Et enfin (promis, c'est le dernier "enfin"), acceptez qu'il y aie des pertes, des échecs. Et c'est normal. La première année,
- J'ai cultivé des choux, zigouillé au sécateur les chenilles de pierride du chou, alors qu'au final tous les choux avaient perdu leur tête dès le départ et n'ont donné aucun chou.
- J'ai cultivé des poireaux, que j'ai finis par benner au compost en novembre ne les voyant pas venir, alors que c'était des poireaux à récolter en mars.
- J'ai "oublié" d'éclaircir les carottes...
- Et la perle quand même, j'avais semé des courgettes en pleine terre (erreur !), et à force de désherber, on a vu pousser des trucs qu'on a supposé être des courgettes. Les trucs sont tombés malades, on les a même traités. Jusqu'à ce qu'on comprenne, ma belle mère et moi, qu'on cultivait des mauvaises herbes depuis 1 mois, et qu'on les avait même traitées... On en rigole encore ;)
Mais toutes ces conneries ne m'ont pas empêché de récolter 5 kilos de tomates cerise, 13 kilos de tomates, 4,5 kilos de haricots, 23 laitues et 6 concombres la première année.

A vos potagers ! Et faites moi quelque chose de beau, qui vous ressemble !











26 commentaires:

  1. Hein ???
    c'est quoi le problème avec ces potager ? moi pas comprendre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben je sais pas moi... Du genre hormis les patates et les fraises, tout crève et quasi rien ne pousse...

      Pour rater des haricots ou des salades, faut le vouloir quand même...

      Supprimer
    2. Je trouve qu'il a une bonne reflexion et une bonne méthode (naïf) (par contre à regret jai pas vue la fille) mais une dilettante incroyable, une croyance au methode improductif et un emplacement de test ridicule.

      Supprimer
  2. Disco soit humble avec dame nature et ses mystères!

    Dans mon jardin "tout" poussent sauf...les haricots!
    Tout essayé des années durant, et aucune explication à cette malédiction.
    Et une année, ils se sont mis à pousser et depuis, plus de pb.
    ..Comme quoi!

    Haro sur la base.

    RépondreSupprimer
  3. Dans le paillage, il faut planter du bulbe des oignons et des grosses graines ainsi que les plantes qui se repiquent. Le petites n'ont aucunes chance. Pour les petites graines, il faut essayer d'écarter le paillage ou alors d'étendre une fine couche de terre facilitant le démarrage.
    Sa terre à l'air sèche, tassée et pauvre (ocre). Mais il a des poules pour enrichir petit à petit. Ca va s'arranger avec le temps.

    RépondreSupprimer
  4. Les photos 2, 5 et 7 sont elles sensées représenter des jardins ?
    Ce sont des clichés de catalogues pour Parisiens...
    Cessez de tout vouloir inventer, cela a déjà été fait par nos illustres anciens.

    A la campagne on ne voit que ça, des citadins qui tentent de nous expliquer comment faire : à chaque fois ils se plantent mais ils ont toujours une bonne raison.
    Mes voisins ont eu la lubie de se chauffer au bois : patatras, mauvais bois, mauvaise coupe et mauvais séchage. Ils passent leur temps à tenter de brûler du bois vert et le reste est en train de pourrir posé à même le sol sous une bâche... sans aucun ventilation. De l'énergie et de l'argent jeté à la poubelle.
    Dame nature aura donc travaillé pour rien.

    On en a assez de ces gens qui viennent salopéguer nos petits coins de paradis.

    Citadins donneurs de leçons restez dans vos immeubles ; nous n'avons pas besoin de vous et de la pseudo diversité que vous amenez à la vie rurale. Bang, ça c'est envoyé.

    Salutations.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Y en a pour tous les goûts. A chacun de faire ça comme il l'entend.

      Là dessus je maintiens.

      Apporter le beau au potager, c'est le ramener près de la maison, vivre avec au quotidien, l'intégrer à la vie quotidienne de toute la famille, notamment des enfants. Et l'avoir sous les yeux, c'est le premier pas pour la réussite.

      Un gros plan de courgette, c'est beau. Idem sur un rang de carottes bien paillé. Des bordures autour des plates-bandes, ça coûte quasi rien, ça délimite, et tout de suite, ça change tout...

      Ca demande du boulot, de l'investissement, mais en privilégiant des matériaux pérennes, comme la pierre, on peut faire des trucs beaux, pour la quasi éternité...

      Les purs campagnard n'ont pas la réponse à tout. Moi en tant que citadin, contrairement à la quasi unanimité des autres citadins qui les méprisent, j'estime bcp les gens de la campagne, la culture, l'enracinement, le fait de toucher le sol. Mais tout ça ne suffit pas. Sinon, la jeunesse n'aurait pas désespérément cherché à fuir la campagne depuis un siècle. Ça fait 5 générations que tous vos gosses fuient votre monde. Ça devrait vous questionner un peu quand même ?

      Aujourd'hui, on a Internet, des moyens de communication extraordinaires qui permettent de réconcilier le meilleur des deux mondes. Et l'avenir est au mix du meilleur des deux mondes. Un peu du rat des champs et un peu du rat des villes...

      Supprimer
    2. Sinon, la jeunesse n'aurait pas désespérément cherché à fuir la campagne depuis un siècle.

      La mécanisation et la technologie ont remplacé l'humain dans les campagnes, qui est allé remplir les usines, c'est aussi simple que ça les 30 glorieuses.

      Supprimer
    3. @ 15:42 : quand on en est à dire ce genre d'évidence c'est que l'on part de si loin que le dialogue n'est pas possible.

      13:45 : Internet dans les endroits reculés de l'Aveyron ou de la Dordogne ??? C'est une blague...
      Quand ça marche et que l'on a 1 méga c'est le Pérou... 1 minute pour afficher une page, ou pas d'ailleurs !!!

      Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. Internet à la campagne ça ne fait ni le vêlage ni les moissons ni ne rentre les foins.
      Internet pour internet, grosso modo, c'est un truc de plouc bourgeois citadin lobotomisé "kiseprenpour1cake" et "kilaramènettletemps" !

      Le seul truc qui sert à la campagne c'est la météo spécifiquement dédie aux agriculteurs. Mais dans les faits peu l'utilisent.
      La grande différence liée au travail et qui influe automatiquement sur le mode de vie ne saurait être comblée par quoi que ce soit.
      Les animaux c'est 24/24 et 7/7 ; rien de tel chez les citadins.

      * pour en revenir au jardin, je fais bien plus confiance à mes voisins qui cultivent leur(S) jardin(S) depuis plus de cinquante années.
      Si eux ne savent pas, ce n'est pas le banlieusard spécialiste du couple métro/RER qui va leur apporter la solution.
      On en voit arriver chaque année et ils repartent souvent plus vite qu'ils ne sont venus... et cela nous fait bien marrer.

      Un jardin n'a pas vocation à être joli (sauf dans les délires des citadins qui confondent avec les jardins de Lenôtre).
      La vocation du jardin est d'être productif : PRODUCTIF.

      Supprimer
  5. Vive les jardins bordéliques quand ils sont en pleine maturité !
    Bon d'accord, faut maitriser la culture en bio

    http://www.youtube.com/watch?v=-WMbIIneBYQ

    RépondreSupprimer
  6. Habituellement, quand quelqu'un nous dit qu'il faut être pragmatique, ça veut dire qu'il cherche à nous enfumer en sous-entendant "t'es idiot, tu comprends pas, t'as tort et mes solutions sont meilleures que les tiennes".
    Ça relève du même registre de langage politique que "il faut avoir du bon sens". Oui oui, c'est cela, du bon sens... Prends moi pour un c...
    Bref, tout cela pour dire que je trouve le titre quelque peu maladroit.

    Si je puis me permettre de proposer une alternative (afin d'éviter de rester dans la critique facile) : "Débuter au potager : les bons principes de base". Ce n'est bien sûr qu'une simple proposition sans prétention dont l'auteur fera ce que bon lui semble.

    RépondreSupprimer
  7. Ton article est super motivant ! Merci !

    RépondreSupprimer
  8. J'ai commencé cette année mon premier jardin. Je n'habite pas à côté donc c' est pas simple.
    Je rajouterais un truc: Il ne faut pas désespérer, même si ça se passe mal.
    Mes pommes de terre ont chopé une maladie. Quand je vois celles des autres potagers, je suis vert. Mais grâce à internet, j' ai pu connaître cette maladie.
    Il faut fleurir votre potager pour avoir envie d'y aller.
    En plus, je suis en zone montagneuse, donc, du coup, tout met des plombes à pousser et c' est frustrant. Alors quelques arbustes, quelques fleurs, ça remonte le moral.
    Mais là bon, il est pas trop haut car le temps est moyen. Les oiseaux ont beaucoup aimé mes premières framboises.
    J'apprends, mais c' est pas si simple...
    Courage à tous

    RépondreSupprimer
  9. Attention aussi à adapter ce qu'on veut faire pousser au climat de la région dans laquelle on vit.

    Perso, habitant en ardenne belge (région froide et humide), j'ai commis quelques erreurs les deux premières années puis me suis adapté : j'ai acheté des pommiers edite et ligita (des espèces sélectionnées en Estonie et les seuls qui peuvent donner des "pommes à couteau" dans les régions froides). J'ai abandonné les tomates après deux années désastreuses et à grand regret, acheté une serre pour forcer laitues et courges à l'abris avant plantation en pleine terre que je ne pratique pas avant début juin pour les "frileuses" et ai orienté une bonne partie du potager vers les légumes "oubliés" : topinambourg, crosne, panais, ... ainsi que des légumes d'hivers (choux frisés et mâches).

    Quand je vois les deux potagers présentés dans les vidéos, je me demande si ce genre d'erreur n'a pas aussi été commise.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est sur que dans le bordelais, j'ai un léger avantage

      Supprimer
  10. bravo disco! Très bon résumé.
    De la patience, avoir un beau et bon potager prend du temps. Chaque année qui passe on gagne en expérience, on réalise des améliorations, on fait des expériences (qui marchent ou pas) et tout se construit petit à petit.
    J'adhère aussi pour la partie esthétique, plus c'est beau plus on a envie que cela le reste, on a tous fait cette expérience, il est plus naturel de laisser un endroit propre que sale.
    Nous sommes passé à l'étape de la stérilisation l'année dernière (investissement 75€ stérilisateur + réchaud gaz) et bien quel bonheur de manger des légumes l'hivers.

    Quand à "l'affrontement" campagne/ville, à mon avis il n'a pas lieur d'être, autant prendre le meilleur des deux, écouter les anciens, rechercher dans les livres et internet et faire sa synthèse suivant ses envies, l"énergie que l'on veut y consacrer.

    et merci pour tout Disco.

    RépondreSupprimer
  11. C'est bien un truc de citadin ça...avoir un beau potager ! Enfin bref, c'est l'apprentissage. Le principal à mon avis est de donner de l'amour à ce que tu fais dans le sens ou tu dois le FAIRE BIEN. Mais passez son temps à faire d'un potager une beauté visuelle ne sert à rien.

    Si un jour, on a un crash économique total, je peux te dire que tous le monde se fichera de la beauté de ton potager...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Heureusement que nos anciens ne pensaient pas comme ça.

      Sans quoi, on aurait pas toute cette France magnifique et ces villages superbes...

      Ce genre de raisonnements utilitaristes, c'est à ranger avec ceux des croâssantistes qui nous cultivent comme des tomates hors sol, et nous empilent dans des merdes en béton plastique...

      Supprimer
    2. @disco : Nos anciens ne faisaient jamais des potagers comme tu le montres sur tes photos. C'EST FAUX. Et pour avoir vécu 30 ans chez les anciens comme tu dis, une arrière grand-mère de 100 ans et un grand-père de 80 ans, je crois savoir en tant que fils de paysan d'un petit village rural de quoi je parle...

      Je ne vois pas en quoi les villages décorés ont avoir avec un beau potager...

      Et tu dérives avec : "raisonnement utilitariste"....euh c'est quoi ton potager ? tu n'avais pas dit que c'était pour affronter la probable future débâcle ?

      Enfin bref, tu te trouves les arguments bidons que tu veux :-))

      Supprimer
    3. Oui certes. Je sais qu'ils ne faisaient pas comme ça. Mais justement, sur le potager, je le conteste.

      Ça fait 50 ans que le monde du progrès et de la modernité nous impose son faux beau, voire son carrément authentiquement laid.

      Il est temps de résister.

      La vie n'a pas à être laide.

      Un beau potager, c'est surtout de l'investissement en temps. On éteint la télé le week end, et on se sort les doigts... Et on fait un beau truc au potager. Quitte à le faire une fois, perenne, avec de la pierre, fait pour durer 100 ans...

      Supprimer
    4. J'aimerai bien que tu nous trouves des photos de potagers que tu considères comme laids, et ta définition de la laideur en cette circonstance, histoire de se faire une idée plus précise.

      Supprimer
    5. Oui mais là, on ne peut pas parler de potagers quand même, non ?
      D'ailleurs tu les as qualifié "d'accident industriel " :)

      Supprimer
  12. globalement bon article où le principal est l'enthousiasme et la bonne volonté de bien faire avec souci de s'informer auprès de sources multiples.
    un petit bémol:
    personnellement je viens d'orienter mon potager sur cultures en buttes car est situé en zone déprimée et avec terre argileuse -->eau stagnante, humidité de novembre à avril-->asphyxie du sol...
    donc buttes de 30 cm sur 1m de large sol ressuyé pouvant être travaillé bcp plus tôt efforts et attention concentrés sur zones + spécifiques et travail moins pénible :terre moins basse.
    de plus très agréable à l'œil :du relief et entretien très facile des allées entre buttes: pas de planches à mettre pour éviter de tasser le terrain.

    A essayer sur une partie pour se rendre compte

    RépondreSupprimer
  13. "oubliez les buttes" pas vraiment, si tu fais du double-bêchage et que tu te laisses des allées de circulation, mécaniquement ça te fait des buttes, qui peuvent de 35cm de haut si le sol est très compacté au départ. et sur sol argileux et pauvre, des buttes ça te sauve un potager.
    sinon pas grand chose à redire, on ne peut que constater que tu as accumulé pas mal de connaissances et de savoir faire en peu de temps, et tes récoltes hebdomadaires sont plus qu'honorables pour un débutant.
    gare au mois d'août si ça se met à cogner, prépare-toi de la réserve de paillage au cas où.

    RépondreSupprimer
  14. les cultos vont tous nous fairer crever avec leur pesticides et autres saloperies

    RépondreSupprimer

Si votre commentaire n'apparaît pas tout de suite, c'est normal. Il doit être validé avant publication.